La vidéo sur Internet semble être plus qu'un étalon pour la la loi de Pareto. En effet, Numerama nous rapporte que: "selon une étude de The Diffusion Group, les vidéos personnelles ou réalisées par les internautes devraient représenter cette année 42 % des vidéos streamées sur Internet, mais générer seulement 4 % des recettes. Au contraire, 58 % des vidéos streamées seront des vidéos "professionnelles", et celles-ci devraient générer 96 % des revenus. "
Voilà qui justifie la déception de Google sur les mauvais résultats Youtube: le contenu amateur, fondement de Youtube, ne fait pas recette chez les annonceurs professionnels à cause de la qualité faible et/ou du risque elevé associé. Les bons résultats de Hulu montrent que ce sont pour l'instant les "vieux crocodiles" qui tirent les marrons du feu (certes à faible échelle comparé à la publicité Internet dans son ensemble).
Il faut vite résoudre le puzzle et trouver les clefs de la monétisation: les coûts d'infrastructure massifs (50% de l'Internet en 2012) ne pourront être supportés longtemps sans revenus correspondants.
Le procès Viacom - Youtube va encore exacerber le phénomène: les experts mandatés par Viacom vont prochainement tenter de prouver par l'analyse des données d'utilisation (que Google vient d'être condammé à livrer) que la majorité du trafic Youtube, donc la majorité de la monétisation, se fait sur des vidéos professionnelles illégalement (i.e. sans droits associés)sur Youtube.
Si Viacom arrive à ses fins, la prochaine étape sera l'obligation pour Google / Youtube de retirer les vidéos professionnelles illicites.
Et alors, la (potentielle) poule aux oeufs d'or sera stérile pour longtemps....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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mardi, juillet 15, 2008
mercredi, juillet 09, 2008
Google déçu par le 1% de Youtube (CA 2008 = 200 millions $)
Le Wall Street Journal livre un article intéressant sur les performances de Youtube: Paidcontent qui l'a analysé précise que le management de Google est déçu par les 200 millions de chiffres d'affaires projetés pour cette année (soit environ 1% du revenu global de Google prévisible pour 2008) pour une société acquise pour 1.6 milliards de dollars.
C'était pressenti déjà par Eric Schmidt qui en a fait le sujet principal de réflexion à Mountain View.
Si l'on admet les 300 milliards de vidéos vue cette année chez Youtube, cela fait moins de 0.1 cents de revenus par vidéo, soit 1$ le mille. Beaucoup trop faible vu à la fois les coûts de diffusion et la richesse émotionnelle donc la valeur publicitaire de ce média: d'autres sites de vidéo comme Hulu font 70 fois mieux même si ils restent tous petits en parts de marché.
Avec un tel prix de un dollar, on est en effet dans la zone standard des bannières très classiques. D'une certaine manière c'est normal puisque les formes actuelles de publicité sur Youtube sont des bannières ou des boîtes Adwords.
Youtube doit donc sérieusement pousser ses formes de publicité novatrices et en partager mieux les revenus pour avancer sur ce créneau qui va représenter 50% du trafic Internet en 2012.
Cette vidéo en ligne (dominée à 38% par Youtube) ne peut simultanément représenter qu'un pouillième des revenus publicitaires sur Internet!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
C'était pressenti déjà par Eric Schmidt qui en a fait le sujet principal de réflexion à Mountain View.
Si l'on admet les 300 milliards de vidéos vue cette année chez Youtube, cela fait moins de 0.1 cents de revenus par vidéo, soit 1$ le mille. Beaucoup trop faible vu à la fois les coûts de diffusion et la richesse émotionnelle donc la valeur publicitaire de ce média: d'autres sites de vidéo comme Hulu font 70 fois mieux même si ils restent tous petits en parts de marché.
Avec un tel prix de un dollar, on est en effet dans la zone standard des bannières très classiques. D'une certaine manière c'est normal puisque les formes actuelles de publicité sur Youtube sont des bannières ou des boîtes Adwords.
Youtube doit donc sérieusement pousser ses formes de publicité novatrices et en partager mieux les revenus pour avancer sur ce créneau qui va représenter 50% du trafic Internet en 2012.
Cette vidéo en ligne (dominée à 38% par Youtube) ne peut simultanément représenter qu'un pouillième des revenus publicitaires sur Internet!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, juin 27, 2008
Youtube: très visité mais pas payé!
ReadWriteWeb confirme une tendance déjà plus que claire depuis des mois: Youtube est en train de pulvériser ses compétiteurs en terme d'audience. Les chiffres ci-dessous sont américains mais plus que certainement généralisables.
Si on regarde les chiffres ci-dessus, il est presque le seul du Top5 à progresser: il a donc mangé des parts de marché significative à ses opposants directs.
Il y a cependant un souci pour Google, la maison-mère: la monétisation massive ne vient pas (même en tentant de booster le phénomène en partageant les revenus avec les producteurs de contenu UGC): Eric Schmidt a admis récemment que c'était la top priorité à Mountain View ("c'est plus compliqué que prévu" a-t-il admis)
MediaShift explique clairement le problème: le contenu Youtube majoritairement amateur est trop risqué pour les annonceurs qui ne veulent pas risquer l'association imprévisible de leur marque à des scènes "scabreuses" pour le moins (parfois)....
Conséquence: alors que le trafic de Youtube est au milliard de visualisations par jour, la seule solution publicitaire à large échelle n'est que du tout-venant avec un coût au mille stagnant sous le dollar. Les formes plus avancées ne restent que très expérimentales.
Au vu de l'explosion prévue du trafic vidéo en général et de Youtube en particulier jusqu'à 2012, Google doit rêver des coûts au mille à 60 / 70 dollars annoncés officiellement par Hulu.com qui jouit du plus d'un overbooking quasi-permanent pour l'inventaire publicitaire disponible. C'est la revanche des vieux crocodiles des médias américains (NewsCorp & NBC) face au jeune loup (Google) mais à petite échelle puisque le 100% de la pub vidéo c'est seulement 554 millions de dollars face à 21 milliards pour l'intégralité de la publicité Internet.
Le problème pour Hulu, c'est de se faire une place au soleil de l'audience: ils ne sont pas dans le top5 ci-dessus.
Dans la vidéo sur Internet, on n'arrive donc pas pour l'instant à avoir le beurre et l'argent du beurre dans le même panier....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Si on regarde les chiffres ci-dessus, il est presque le seul du Top5 à progresser: il a donc mangé des parts de marché significative à ses opposants directs.Il y a cependant un souci pour Google, la maison-mère: la monétisation massive ne vient pas (même en tentant de booster le phénomène en partageant les revenus avec les producteurs de contenu UGC): Eric Schmidt a admis récemment que c'était la top priorité à Mountain View ("c'est plus compliqué que prévu" a-t-il admis)
MediaShift explique clairement le problème: le contenu Youtube majoritairement amateur est trop risqué pour les annonceurs qui ne veulent pas risquer l'association imprévisible de leur marque à des scènes "scabreuses" pour le moins (parfois)....
Conséquence: alors que le trafic de Youtube est au milliard de visualisations par jour, la seule solution publicitaire à large échelle n'est que du tout-venant avec un coût au mille stagnant sous le dollar. Les formes plus avancées ne restent que très expérimentales.
Au vu de l'explosion prévue du trafic vidéo en général et de Youtube en particulier jusqu'à 2012, Google doit rêver des coûts au mille à 60 / 70 dollars annoncés officiellement par Hulu.com qui jouit du plus d'un overbooking quasi-permanent pour l'inventaire publicitaire disponible. C'est la revanche des vieux crocodiles des médias américains (NewsCorp & NBC) face au jeune loup (Google) mais à petite échelle puisque le 100% de la pub vidéo c'est seulement 554 millions de dollars face à 21 milliards pour l'intégralité de la publicité Internet.
Le problème pour Hulu, c'est de se faire une place au soleil de l'audience: ils ne sont pas dans le top5 ci-dessus.
Dans la vidéo sur Internet, on n'arrive donc pas pour l'instant à avoir le beurre et l'argent du beurre dans le même panier....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, avril 29, 2008
Youtube: vous êtes à 100 minutes par mois? On est 258 millions au monde....
J'avais repris le même graphique du rapport "Internet Trends" de Morgan Stanley via la présentation de Mary Meeker au mois d'Octobre 20007 avec les statisitiques de Août.

Que s'est-il passé en un semestre?
Chez moi, je peux dire que ma femme et moi faisons aussi partie de ces 258 millions même si nous ne sommes pas dans les 100 minutes par mois (25 milliards / 258 millions) mais mon fils se charge abondamment de remettre la famille dans la moyenne en compensant plus de largement les déficiences de quantité d'utilisation de ses parents! ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Que s'est-il passé en un semestre?
- Youtube est passé de 206 millions à 258 millions de visiteurs uniques mensuels. Il représente à lui seul 58% des visiteurs uniques américains de sites vidéos: on comprend mieux les parts de marché ainsi acquises....
- Ces visiteurs regardent maintenant 25 milliards de minutes de vidéos chaque mois. Vu les exigences en bande passante (même compressée en Flash comme Youtube) de la diffusion vidéo pour l'infrastructure, on comprend mieux l'explosion du trafic personnel sur Internet.
- Sur ce podcast chez J-M. Billaut, on entend même dire (vers 8min45s) le représentant de Cisco dire que Youtube représente actuellement 10% du trafic de l'Internet à lui seul. Colossal!
Chez moi, je peux dire que ma femme et moi faisons aussi partie de ces 258 millions même si nous ne sommes pas dans les 100 minutes par mois (25 milliards / 258 millions) mais mon fils se charge abondamment de remettre la famille dans la moyenne en compensant plus de largement les déficiences de quantité d'utilisation de ses parents! ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, février 13, 2008
Un policier suspendu via Youtube
La vidéo ci-dessous sur Youtube est la cause de la mise à pied hier de l'officier de police de Baltimore qui y parle un peu "brutalement" au jeune skater (je ne traduira pas tout mais il y dit: "tu dois manquer de coup de pied au c...") qu'il pousse même à terre à un moment.
Cet officier réalise un éventuel problème quand il comprend qu'il est vraisemblablement en train d'être filmé par le téléphone portable du copain du skater (qui a visiblement su comment faire croire le contraire à l'officier...)
Cette épisode me rappelle ce que je racontais au début de ce blog sur la puissance de la blogosphère: nous vivons désormais dans une société totalement transparente (tant professionnellement que personnellement)
Ceux qui la représentent feraient bien de s'en rappeler à partir de maintenant pour éviter de vivre des mésaventures similaires...
A bon entendeur, salut!
PS: impressionnant, l'impact que les nouvelles technologies combinées et répandues dans toute la société civile peuvent avoir sur elle. Une telle situation était encore inenvisageable il y a quelques années seulement...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Cet officier réalise un éventuel problème quand il comprend qu'il est vraisemblablement en train d'être filmé par le téléphone portable du copain du skater (qui a visiblement su comment faire croire le contraire à l'officier...)
Cette épisode me rappelle ce que je racontais au début de ce blog sur la puissance de la blogosphère: nous vivons désormais dans une société totalement transparente (tant professionnellement que personnellement)
Ceux qui la représentent feraient bien de s'en rappeler à partir de maintenant pour éviter de vivre des mésaventures similaires...
A bon entendeur, salut!
PS: impressionnant, l'impact que les nouvelles technologies combinées et répandues dans toute la société civile peuvent avoir sur elle. Une telle situation était encore inenvisageable il y a quelques années seulement...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, janvier 08, 2008
UGC et TV 2.0: bientôt très simplement dans tous les salons grâce à Matsushita et Google
En 2007, les premiers moyens pour réaliser la TV 2.0 (i.e alimenté par du contenu UGC créé par Mr Tout Le Monde) ont émergé: c'était en particulier un plugin pour Youtube sur le "décodeur" Apple TV
J'ai écrit que cela restait une solution de niche restreinte aux geeks de la première heure.
Aujourd'hui, avec l'annonce conjointe Matsushita-Google (via CNNMoney) d'une TV à écran plasma permettant la connexion à Internet et la visualisation des vidéos Youtube, on va passer à la vitesse supérieure! [PS: technologiquement, cela veut dire un navigateur Internet (Firefox ou Webkit ?) et le player Flash (lui aussi maintenant Open Source) intégré dans le téléviseur
En effet, Mr Tout Le Monde pourra ainsi visualiser les créations des amis, des voisins, de la famille depuis son canapé sans plus aller devant le PC.
Et alors l'audience mensuelle de Youtube gagnera sûrement un ordre de grandeur: les 200+ millions de visiteurs et les 20+ milliards de minutes mensuels actuels vont exploser!
Une vraie manne en perspective pour les créateurs rémunérés par Youtube qui partage pour pouvoir monétiser....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
J'ai écrit que cela restait une solution de niche restreinte aux geeks de la première heure.
Aujourd'hui, avec l'annonce conjointe Matsushita-Google (via CNNMoney) d'une TV à écran plasma permettant la connexion à Internet et la visualisation des vidéos Youtube, on va passer à la vitesse supérieure! [PS: technologiquement, cela veut dire un navigateur Internet (Firefox ou Webkit ?) et le player Flash (lui aussi maintenant Open Source) intégré dans le téléviseur
En effet, Mr Tout Le Monde pourra ainsi visualiser les créations des amis, des voisins, de la famille depuis son canapé sans plus aller devant le PC.
Et alors l'audience mensuelle de Youtube gagnera sûrement un ordre de grandeur: les 200+ millions de visiteurs et les 20+ milliards de minutes mensuels actuels vont exploser!
Une vraie manne en perspective pour les créateurs rémunérés par Youtube qui partage pour pouvoir monétiser....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, décembre 28, 2007
La Longue Traîne de Sa Majesté 2.0 sur Youtube
50 ans après sa première allocution télévisée pour les fêtes de Noel, Sa Majesté la Reine d'Angleterre est passée à la version 2.0 de ces voeux électroniques: le palais de Buckingham a lancé sa chaîne propre sur Youtube "The Royal Channel" sur laquelle ont été publiés les voeux de Noel 2007 d'Elisabeth II

Et le succès est au rendez-vous: bientôt 1 million de visualisation pour les 19 vidéos déjà présentes dont plus de la moitié pour cette allocution 2007. Presque 18'000 abonnés à cette chaîne!...
Finalement, tradition et modernité font bon ménage à Buckingham à moins que ce ne soit l'obligation d'imiter Tony Blair qui a ouvert en Mai 2007 la voie des grands personnages politiques sur Youtube.
Comme je le disais déjà à propos de ces diverses formes d'UGC: "Aura-t-on bientôt plusieurs classes / castes dans le "User-Generated-Content" (UGC) du genre le "MTMGC" ("Mr Tout le Monde-Generated-Content") qui ramera derrière le VGC "VIP-Generated-Content"? ;-)" Ici, on est dans le QGC = Queen Generated Content.
La Cour d'Angleterre qui maîtrise à fond les longues traînes vestimentaires voudrait-elle aussi tenter de tirer parti de La Longue Traîne ? ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Et le succès est au rendez-vous: bientôt 1 million de visualisation pour les 19 vidéos déjà présentes dont plus de la moitié pour cette allocution 2007. Presque 18'000 abonnés à cette chaîne!...
Finalement, tradition et modernité font bon ménage à Buckingham à moins que ce ne soit l'obligation d'imiter Tony Blair qui a ouvert en Mai 2007 la voie des grands personnages politiques sur Youtube.
Comme je le disais déjà à propos de ces diverses formes d'UGC: "Aura-t-on bientôt plusieurs classes / castes dans le "User-Generated-Content" (UGC) du genre le "MTMGC" ("Mr Tout le Monde-Generated-Content") qui ramera derrière le VGC "VIP-Generated-Content"? ;-)" Ici, on est dans le QGC = Queen Generated Content.
La Cour d'Angleterre qui maîtrise à fond les longues traînes vestimentaires voudrait-elle aussi tenter de tirer parti de La Longue Traîne ? ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, décembre 12, 2007
Youtube: plus de parts dans le gâteau du partage!
Il était devenu impératif pour Youtube de partager pour monétiser l'immense activité de sa communauté.
Depuis mai 2007 , le mouvement était entamé mais pour un nombre limité de producteurs de vidéos UGC: les stars de la vidéo virale et communautaire (du type des 2 nimbus Coke + Mentos)
Aujourd'hui, Youtube élargit le cercle des vidéastes accédant aux partages des revenus publicitaires. Mais il y a encore quelques restrictions, selon le post du blog Youtube, il faut:
Comme pour les blogs, la question est "peut-on vraiment en vivre"?
A mon avis, NON! Plus on s'enfonce dans la Longue Traîne des vidéos UGC, plus ces revenus deviennent de l'argent de poche. Le seul qui peut en vivre, c'est l'agrégateur, i.e. le fleuve généré à partir d'une inifinité de petits ruissellements!
Et par définition, il y a intrinsèquement peu d'agrégateurs...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Depuis mai 2007 , le mouvement était entamé mais pour un nombre limité de producteurs de vidéos UGC: les stars de la vidéo virale et communautaire (du type des 2 nimbus Coke + Mentos)
Aujourd'hui, Youtube élargit le cercle des vidéastes accédant aux partages des revenus publicitaires. Mais il y a encore quelques restrictions, selon le post du blog Youtube, il faut:
- habiter aux USA ou au Canada
- avoir développé une "audience importante" (sans chiffres précis)
- avoir toujours pour ce faire respecté les conditions d'utilisation Youttube (en particulier autour des droits d'auteur)
Comme pour les blogs, la question est "peut-on vraiment en vivre"?
A mon avis, NON! Plus on s'enfonce dans la Longue Traîne des vidéos UGC, plus ces revenus deviennent de l'argent de poche. Le seul qui peut en vivre, c'est l'agrégateur, i.e. le fleuve généré à partir d'une inifinité de petits ruissellements!
Et par définition, il y a intrinsèquement peu d'agrégateurs...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, octobre 24, 2007
Chiffres Youtube: 206 millions de visiteurs & 21 milliards de minutes en aout 2007
Comme chaque annnée, Mary Meeker a publié le rapport officiel annuel de la banque d'affaires Morgan Stanley sur l'état de l'Internet. La version 2007 est ici.
Une foule de chiffres très intéressants pour ceux qui, comme, moi cherchent en permanence des repères à jour.
Les premiers qui m'intéressent actuellement, ce sont les chiffres de Youtube:

Pour ceux qui cherchent d'autres chiffres historiques sur youtube, mes précédents billets sur le sujet:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Une foule de chiffres très intéressants pour ceux qui, comme, moi cherchent en permanence des repères à jour.
Les premiers qui m'intéressent actuellement, ce sont les chiffres de Youtube:
- 206 millions de visiteurs au mois d'Août de cette année selon Comscore. +185% en 1 an!
- 21 milliards de minutes de visualisation des vidéos disponible sur le site. +332% en 1 an!
- c'est donc 100 minutes par visiteur et par mois. Enorme! Durant le conference call des résultats du T3 2007, le management de Google a dit que la priorité était la croissance de l'utilisation plutôt que la monétisation, cela marche plutôt bien....

Pour ceux qui cherchent d'autres chiffres historiques sur youtube, mes précédents billets sur le sujet:
- les parts de marché contre Dailymotion & co
- le nombre de vidéos présentes
- les coûts de l'infrastructure
- le nombre de vidéos consultées
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, octobre 04, 2007
Youtube: la prestigieuse UC Berkeley met 300 heures de cours en ligne
La prestigieuse université de Berkeley a annoncé hier qu'elle allait mettre 300 heures de cours données en son sein sur Youtube. Elle annonce que c'est une première (mondiale)
Pour ce faire, comme Tony Blair ou la Communauté Européenne, elle a créé sa chaîne propre sur Youtube.
Les 300 heures n'y sont pas encore mais le programme annoncé (qui se trouve ici) est vaste: biologie, chimie, ingénierie, sciences sociales et même moteurs de recherches (avec des orateurs prestigieux) . Il y a déjà 201 vidéos chargées au moment où j'écris.
D'ailleurs, en bonne place trône celle de Sergei Brin (lui-même étudiant de Stanford - PhD jamais terminé..) , le fondateur de Google, quand il était venu parler de Google à Berkeley [je vais la regarder].
J'ai rapporté une fois que l'Internet favorisait les contenus courts. Je pourrais bien avoir à ravaler mon chapeau sur le sujet si le de tels programmes ont du succès....Malgré tout, pour profiter de genre d'émissions, je pense qu'il vaut mieux avoir un dispositif à la "Apple TV" pour regarder ces vidéos Internet sur le grand écran de la TV de son salon. Et, puis, ce sera aussi tellement plus confortable quand Youtube mettra à disposition par seulement la version Flash destinée aux écrans PC mais la version haute définition (qu'il est toujours en train de préparer). La télévision culturelle et éducative 2.0 sera alors née... [Note: le démarrage public de Joost, axée sur la haute définition, va peut-être booster Youtube pour offrir une version HD de son catalogue]
J'espère que cette initiative donnera des idées à nos propres universités (Sorbonne, etc...) et grandes écoles (HEC, X, etc...) à moins que l'idée de devenir (partiellement) gratuites et transparentes ne les paralyse. Si vous avez des pointeurs d'initiatives francophones déjà en cours, je prends. Merci d'avance!
Vos avis enflammés sur la désacralisation de l'enseignement par cette mixture de contenus "nobles" avec les contenus plus "funs" beaucoup plus habituels sur Youtube sont également bienvenus!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Pour ce faire, comme Tony Blair ou la Communauté Européenne, elle a créé sa chaîne propre sur Youtube.

Les 300 heures n'y sont pas encore mais le programme annoncé (qui se trouve ici) est vaste: biologie, chimie, ingénierie, sciences sociales et même moteurs de recherches (avec des orateurs prestigieux) . Il y a déjà 201 vidéos chargées au moment où j'écris.
D'ailleurs, en bonne place trône celle de Sergei Brin (lui-même étudiant de Stanford - PhD jamais terminé..) , le fondateur de Google, quand il était venu parler de Google à Berkeley [je vais la regarder].
J'ai rapporté une fois que l'Internet favorisait les contenus courts. Je pourrais bien avoir à ravaler mon chapeau sur le sujet si le de tels programmes ont du succès....Malgré tout, pour profiter de genre d'émissions, je pense qu'il vaut mieux avoir un dispositif à la "Apple TV" pour regarder ces vidéos Internet sur le grand écran de la TV de son salon. Et, puis, ce sera aussi tellement plus confortable quand Youtube mettra à disposition par seulement la version Flash destinée aux écrans PC mais la version haute définition (qu'il est toujours en train de préparer). La télévision culturelle et éducative 2.0 sera alors née... [Note: le démarrage public de Joost, axée sur la haute définition, va peut-être booster Youtube pour offrir une version HD de son catalogue]
J'espère que cette initiative donnera des idées à nos propres universités (Sorbonne, etc...) et grandes écoles (HEC, X, etc...) à moins que l'idée de devenir (partiellement) gratuites et transparentes ne les paralyse. Si vous avez des pointeurs d'initiatives francophones déjà en cours, je prends. Merci d'avance!
Vos avis enflammés sur la désacralisation de l'enseignement par cette mixture de contenus "nobles" avec les contenus plus "funs" beaucoup plus habituels sur Youtube sont également bienvenus!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
dimanche, septembre 16, 2007
Business model pub et vidéo UGC = partage 20/40/40 (Revver)
Les startups et sociétés qui vivent de l'UGC ("User Generated Content") doivent partager avec les producteurs de ce contenu UGC pour pouvoir monétiser de manière "hygiénique" sur le long terme des leurs activités de leur communauté de contributeurs.
C'est la seule manière (trouvée actuellement...) de trancher le noeud gordien entre intérêts /objectifs de la communauté et revenus de la startup. Youtube, leader mondial (voir ici ou là), a commencé à le pratiquer dans le monde de la vidéo sur Internet.
Google fonctionne depuis longtemps sur un partage 80%/20% entre les sites à qui il fournit de la publicité AdSense et lui-même. Par ce partage favorable aux producteurs de contenus qui sont donc aussi les distributeurs / publicateurs de cette publicité (plaquée dans les blogs, mashups, etc...) , Google définit clairement l'importance du rôle de ces producteurs dans la chaîne de valeur médiatique sur Internet.
Par ailleurs, on sait que Youtube, filiale de Google et leader mondial (voir ici ou là), a commencé à pratiquer aussi ce partage dans le monde de la vidéo sur Internet avec ses producteurs UGC vedettes. On ne connaît pas aujourd'hui la forme de cette répartition (en tout cas, pas moi!).
Il est donc intéressant de disséquer le business model de Revver (un Youtube-like qui partage ses revenus avec sa communauté) qui vient de publier des chiffres sur le sujet. Certes, Revver est un acteur de second plan (il n'est pas dans le graphe des parts de marché de Valleywag) mais ce sont les seuls chiffres et indications aussi clairs que je connaisse:
Si on admet que comme Google Adsense ci-dessus, il garde 20% pour la régie publicitaire , on peut considérer qu'il prend les 20% supplémentaires pourr l'exploitation d'une plate-forme d'hébergement / distribution vidéo hautement disponible et performante. Quand on se rappelle des coûts (déjà anciens) élevés de Youtube pour son réseau, ces 20% me paraissent très honnêtes.
Il faut payer cette bande passante massive : c'est incomparable avec une plate-forme de blog comme Blogger que j'utilise pour ce blog qui peut elle rester gratuite. En effet, entre texte (+qq images) et vidéo animée (même compressée...) , il y a plusieurs ordres de grandeurs de différence en volume transmis! C'est donc un moyen peu coûteux pour un intermédiaire comme Google d'aider la commnauté des "des fourmis créatrices du web 2.0" à lui permettre d'exécuter sa propre stratégie de "destruction-créatrice publicitaire"!
Dans le monde vidéo, même si la bande passante disponible explose, elle a encore un coût qu'il faut soustraire de ce que l'on peut partager avec sa communauté!
D'autres avis sur le côté équitable ou pas de ce partage? N'hésitez pas!
PS: si vous savez comment les autres (Youtbe, Dailymotion, Metacafe, Veoh, etc...) partagent avec leur communauté, je prends! merci d'avance
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
C'est la seule manière (trouvée actuellement...) de trancher le noeud gordien entre intérêts /objectifs de la communauté et revenus de la startup. Youtube, leader mondial (voir ici ou là), a commencé à le pratiquer dans le monde de la vidéo sur Internet.
Google fonctionne depuis longtemps sur un partage 80%/20% entre les sites à qui il fournit de la publicité AdSense et lui-même. Par ce partage favorable aux producteurs de contenus qui sont donc aussi les distributeurs / publicateurs de cette publicité (plaquée dans les blogs, mashups, etc...) , Google définit clairement l'importance du rôle de ces producteurs dans la chaîne de valeur médiatique sur Internet.
Par ailleurs, on sait que Youtube, filiale de Google et leader mondial (voir ici ou là), a commencé à pratiquer aussi ce partage dans le monde de la vidéo sur Internet avec ses producteurs UGC vedettes. On ne connaît pas aujourd'hui la forme de cette répartition (en tout cas, pas moi!).
Il est donc intéressant de disséquer le business model de Revver (un Youtube-like qui partage ses revenus avec sa communauté) qui vient de publier des chiffres sur le sujet. Certes, Revver est un acteur de second plan (il n'est pas dans le graphe des parts de marché de Valleywag) mais ce sont les seuls chiffres et indications aussi clairs que je connaisse:
- il a déjà reversé au total un million de dollars aux producteurs UGC
- il a encaissé au total plus de 2.5 millions de dollars
- il en a reversé 500'000 aux distributeurs de ses clips vidéos sponsorisés contenu dans leurs blogs /sites.
- Son modèle de partage est 40% pour lui (régie publicitaire et hébergement + bande passante vidéo) , 40% pour le producteur et 20% pour le distributeur
Si on admet que comme Google Adsense ci-dessus, il garde 20% pour la régie publicitaire , on peut considérer qu'il prend les 20% supplémentaires pourr l'exploitation d'une plate-forme d'hébergement / distribution vidéo hautement disponible et performante. Quand on se rappelle des coûts (déjà anciens) élevés de Youtube pour son réseau, ces 20% me paraissent très honnêtes.
Il faut payer cette bande passante massive : c'est incomparable avec une plate-forme de blog comme Blogger que j'utilise pour ce blog qui peut elle rester gratuite. En effet, entre texte (+qq images) et vidéo animée (même compressée...) , il y a plusieurs ordres de grandeurs de différence en volume transmis! C'est donc un moyen peu coûteux pour un intermédiaire comme Google d'aider la commnauté des "des fourmis créatrices du web 2.0" à lui permettre d'exécuter sa propre stratégie de "destruction-créatrice publicitaire"!
Dans le monde vidéo, même si la bande passante disponible explose, elle a encore un coût qu'il faut soustraire de ce que l'on peut partager avec sa communauté!
D'autres avis sur le côté équitable ou pas de ce partage? N'hésitez pas!
PS: si vous savez comment les autres (Youtbe, Dailymotion, Metacafe, Veoh, etc...) partagent avec leur communauté, je prends! merci d'avance
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, août 14, 2007
Google = 100 milliards de pages vue par mois - Youtube approx. 20 milliards
Même si la page vue ne veut plus dire vraiment grand chose à cause de la technologie AJAX, Michael Arrington reprend quand même des chiffres intéressants sur ce thème en provenance de Comscore:

Je note aussi la croissance de ce trafic: +30% . Clairement à corrélér à la croissance des revenus de Google et à ceux de l'industrie publicitaire en ligne (normal vu l'hégémonie googlienne...) en général!
PS: Cela me rappelle un ancien billet sur des chiffres aussi impressionnants chez Ebay
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
- Google approche les 100 milliards d'impressions de pages chaque mois. C'est plus de 38'000 pages/seconde en moyenne. On voit mieux pourquoi il faut 1 million de serveurs pour faire ceci....
- sa filiale Youtube est autour des 16 milliards. Pour elle, vu la forme d'utilisation de ce contenu (vidéo), c'est plutôt la durée de visite qui importe!

Je note aussi la croissance de ce trafic: +30% . Clairement à corrélér à la croissance des revenus de Google et à ceux de l'industrie publicitaire en ligne (normal vu l'hégémonie googlienne...) en général!
PS: Cela me rappelle un ancien billet sur des chiffres aussi impressionnants chez Ebay
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, août 06, 2007
Mais où va le trafic de Google?
Hitwise publie un graphique très intéressant: celui des 20 premières destinations vers lesquelles ses visiteurs (américains) vont en cliquant sur l'un ou l'autre des résultats de recherche.

[Pour revenir à des chiffres de base, les américains ont fait 8 milliards de recherches sur les divers moteurs en Juin 2007 - Google en accapare un bon 60%!]
A noter:
Le Web 2.0 est certes communautaire et participatif mais ceux qui en tirent les marrons (financiers) du feu ne partagent pas vraiment....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)

[Pour revenir à des chiffres de base, les américains ont fait 8 milliards de recherches sur les divers moteurs en Juin 2007 - Google en accapare un bon 60%!]
A noter:
- MySpace, Ebay et Wikipedia sont très hauts. Normal, ils ont tous par leur activités des dizaines de millions de pages référencées dans l'immense index de Google. En utilisant la directive "site:", on trouve 20 millions de pages pour MySpace, 115 millions pour Ebay et 12.1 millions pour Wikipedia. Ce que leur donne cet abondant contenu, c'est une probabilité (très) élevée d'avoir une page qui contient les mots-clefs utilisés dans une requête par un Internet. Et ce, au moins dans leurs domaines de spécialité respectifs: produits de consommation pour Ebay, vie quotidienne pour MySpace et culture / science pour Wikipedia. Ensuite, ils manient tous 3 très la "devise monétaire de l'internet" (i.e. le lien intersite) que ce soit par des liens organiques (Wikipedia, MySpace) ou publicitaires (Ebay, MySpace). Leurs pages ont donc les 2 caractéristiques essentielles pour bien manipuler (aussi au sens "abusif" du terme...) l'algorithme Pagerank de Google. Conséquence: les pages de ces sites sortent hauts (c'est critique! Voir ces chiffres) et souvent dans les résultats organiques de Google. Et donc, tout naturellement, ils reçoivent beaucoup de visiteurs
- Concernant spécifiquement Ebay, ce volume de trafic envoyé du moteur vers les enchères montre bien que les tensions avec Google sur Paypal/Checkout et l'embargo correspondant ne pouvaient pas durer longtemps. Trop d'enjeux e-commerce!...
- Concernant le trafic vers MySpace, c'est bien pour Google: le deal à revenus garantis signé avec le site de R. Murdoch est ainsi facile à équilibrer!
- Google Image Search se porte maintenant bien: la conséquence de l'Universal Search lancé récemment ? Même constant pour Youtube depuis qu'il est (mieux) intégré dans les résultats de recherche de la maison-mère.
- Google News reçoit beaucoup de trafic: le "je t'aime, moi non plus" avec les éditeurs n'est pas prêt de cesser....
- Google Mail: Google serait-il en train de lui envoyer du trafic (d'inscriptions) pour combler le retard sur Yahoo Mail?
- pour les nostalgiques de l'Internet 1.0, LE site de l'époque, Geocities(acquis par Yahoo) , pour qui voulait faire sa première homepage se porte toujours plutôt bien puisqu'il reste dans le top20!
Le Web 2.0 est certes communautaire et participatif mais ceux qui en tirent les marrons (financiers) du feu ne partagent pas vraiment....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, juillet 19, 2007
Youtube: Swissinfo a (aussi) sa chaîne!
Après Tony Blair et la Communauté Européenne, c'est Swissinfo qui lance aussi sa chaîne officielle sur Youtube.
Elle est à l'adresse http://www.youtube.com/swissinfovideos
La mission première de Swissinfo était d'informer les suisses de l'étranger de ce qui se passe dans leur pays. Maintenant avec Internet, cette mission première est moins primordiale et Swissinfo se reconvertit progressivement dans la promotion du pays.
C'est le but de cette chaîne sur Youtube
Pour ceux qui, comme moi, ne sont pas encore en vacances, 2 vidéos "touristiques" de Suisse ci-dessous:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Elle est à l'adresse http://www.youtube.com/swissinfovideos
La mission première de Swissinfo était d'informer les suisses de l'étranger de ce qui se passe dans leur pays. Maintenant avec Internet, cette mission première est moins primordiale et Swissinfo se reconvertit progressivement dans la promotion du pays.
C'est le but de cette chaîne sur Youtube
Pour ceux qui, comme moi, ne sont pas encore en vacances, 2 vidéos "touristiques" de Suisse ci-dessous:
- ballade dans les Alpes
- le Hornuss, "golf" (voir le lancer du palet!)à la mode helvétique: à voir si vous ne connaissez pas!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, juin 28, 2007
vidéo sur Internet: Google/Youtube en train de "remporter le morceau" (aux USA)
Mise à jour:
TOMHTML me signale (merci Tom!) le graphique camenbert de WalleyWag basé sur les chiffres de Hitwise ci-dessous. Il met bien en avant l'ampleur de l'avance Google + Youtube (le rouge) sur tous les autres.

Billet original:
Hitwise publie aujourd'hui un graphique qui tend à montrer, qu'aprés le marché des moteurs de recherche complètement "colonisé", Google (via sa filiale Youtube) est en train de gagner le marché de la vidéo sur Internet aux USA:
En rouge, c'est l'évolution du trafic de Youtube (nombre de visites) par rapport au trafic agrégé de ses 64 poursuivants directs (en bleu) sur le marché américain.
Alors que Youtube a augmenté de 70% de janvier à mai 2007, la somme des trafics des suivants n'a fait que +8%. Conséquence: le trafic Youtube est maintenant 50% plus haut que le total des autres réunis!
La répartition spécifique pour Mai 2007 est la suivante toujours selon Hitwise
[Note: si on ajoute Google Video, n°3 du graphique ci-dessus, c'est encore plus marqué!...]
En France, on a vu que le lancement de Youtube.fr se fait ces jours-ci avec une situation de départ beaucoup plus équilibrée: DailyMotion reste un "vrai" challenger qui va se battre avec de bonnes cartes.
Question des prochains mois: même "pillage" du marché dans les autres marchés non anglophones dans lesquels Google/Youtube vient de partir officiellement?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
TOMHTML me signale (merci Tom!) le graphique camenbert de WalleyWag basé sur les chiffres de Hitwise ci-dessous. Il met bien en avant l'ampleur de l'avance Google + Youtube (le rouge) sur tous les autres.

Billet original:
Hitwise publie aujourd'hui un graphique qui tend à montrer, qu'aprés le marché des moteurs de recherche complètement "colonisé", Google (via sa filiale Youtube) est en train de gagner le marché de la vidéo sur Internet aux USA:
En rouge, c'est l'évolution du trafic de Youtube (nombre de visites) par rapport au trafic agrégé de ses 64 poursuivants directs (en bleu) sur le marché américain.Alors que Youtube a augmenté de 70% de janvier à mai 2007, la somme des trafics des suivants n'a fait que +8%. Conséquence: le trafic Youtube est maintenant 50% plus haut que le total des autres réunis!
La répartition spécifique pour Mai 2007 est la suivante toujours selon Hitwise
[Note: si on ajoute Google Video, n°3 du graphique ci-dessus, c'est encore plus marqué!...]En France, on a vu que le lancement de Youtube.fr se fait ces jours-ci avec une situation de départ beaucoup plus équilibrée: DailyMotion reste un "vrai" challenger qui va se battre avec de bonnes cartes.
Question des prochains mois: même "pillage" du marché dans les autres marchés non anglophones dans lesquels Google/Youtube vient de partir officiellement?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, juin 27, 2007
[Truc perso] Analyse du temps de chargement d'une page
Vous trouvez le temps de chargement de votre homepage trop long et vous voulez le décomposer / l'analyser?
Alors, je vous conseille le "Full Page Test" de Pingdom, service de suivi de sites Internet, fort intéressant dont j'ai déjà parlé au sujet de la disponibilité des grands sites de l'Internet.
Ils viennent de mettre à disposition ici une page (écrite en AJAX) qui permet de décomposer tous les éléments constituants d'une page ((X)HTML, images, fichiers CSS, contenu RSS, scripts Javascript, etc...), d'en connaître le nombre, le temps et l'ordre de chargement.
[Cliquez les images ci-dessous pour les zoomer]
Commençons par le bon (l'excellent ?) élève: www.google.com

Analyse: un fichier XHTML + une image chargée "pesant" 14.5 Koctets. Et c'est tout! 250 millisecondes pour charger le tout. Le cas d'école! Bon, quand on l'affiche des (dizaines) de milliards de fois chaque mois, il faut que ce soit de la "qualité horlogère" (comme on dit chez moi dans la vallée Joux, célèbre au plan mondial pour les montres de luxe).
Rappel aux "envieux": il faut un nombre comme les 450'000 serveurs de Google répartis - qui servent aussi et surtout à calculer les résultats... - sur 25+ centres de calcul sur la planète pour atteindre ce résultat en permanence quand on traite 60%+ du trafic de recherche de cette planète.
Dans la même famille mais nettement moins spartiate (!...) : www.youtube.com


Ici, la homepage se compose de 68 objets dont 58 images. Le temps de chargement reste quand même très honnête avec moins de 2 secondes!
Maintenant, testez donc l'outil Pingdom avec une page un peu plus complexe pour voir l'intérêt du chronogramme décrivant graphiquement l'enchaînement du chargement des différents éléments. Par exemple, prenez la homepage de Media&Tech ou de votre blog si vous allez comme moi chercher des composants à droite et à gauche (myBlogLog, Critéo, Wikio, Sitemeter): vous verrez tout de suite si l'un de vos "prestataires" est particulièrement responsable du long temps de chargement de la page en question!
Je suis intéressé par vos feedbacks sur cet outil. merci d'avance!
PS: le mode d'emploi détaillé est ici
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Alors, je vous conseille le "Full Page Test" de Pingdom, service de suivi de sites Internet, fort intéressant dont j'ai déjà parlé au sujet de la disponibilité des grands sites de l'Internet.
Ils viennent de mettre à disposition ici une page (écrite en AJAX) qui permet de décomposer tous les éléments constituants d'une page ((X)HTML, images, fichiers CSS, contenu RSS, scripts Javascript, etc...), d'en connaître le nombre, le temps et l'ordre de chargement.
[Cliquez les images ci-dessous pour les zoomer]
Commençons par le bon (l'excellent ?) élève: www.google.com

Analyse: un fichier XHTML + une image chargée "pesant" 14.5 Koctets. Et c'est tout! 250 millisecondes pour charger le tout. Le cas d'école! Bon, quand on l'affiche des (dizaines) de milliards de fois chaque mois, il faut que ce soit de la "qualité horlogère" (comme on dit chez moi dans la vallée Joux, célèbre au plan mondial pour les montres de luxe).
Rappel aux "envieux": il faut un nombre comme les 450'000 serveurs de Google répartis - qui servent aussi et surtout à calculer les résultats... - sur 25+ centres de calcul sur la planète pour atteindre ce résultat en permanence quand on traite 60%+ du trafic de recherche de cette planète.
Dans la même famille mais nettement moins spartiate (!...) : www.youtube.com


Ici, la homepage se compose de 68 objets dont 58 images. Le temps de chargement reste quand même très honnête avec moins de 2 secondes!
Maintenant, testez donc l'outil Pingdom avec une page un peu plus complexe pour voir l'intérêt du chronogramme décrivant graphiquement l'enchaînement du chargement des différents éléments. Par exemple, prenez la homepage de Media&Tech ou de votre blog si vous allez comme moi chercher des composants à droite et à gauche (myBlogLog, Critéo, Wikio, Sitemeter): vous verrez tout de suite si l'un de vos "prestataires" est particulièrement responsable du long temps de chargement de la page en question!
Je suis intéressé par vos feedbacks sur cet outil. merci d'avance!
PS: le mode d'emploi détaillé est ici
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, juin 19, 2007
France: Youtube/Google = 8.5 millions de spectateurs mensuels. DailyMotion = 6.8 millions.
Au jour du démarrage de Youtube en version française, Comscore vient de publier des chiffres d'utilisations spécifiques à la France qui complète mes récentes tentatives d'estimations sur le volume des vidéos disponibles.
Ce communiqué de Comscore annonce que:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Ce communiqué de Comscore annonce que:
- 79% des français regardent des vidéos sur Internet et que cela représente 13% de leur activité online. Nous devançons Etats-Unis, Allemagne en termes de pénétration mais pas le Royaume uni avec 80%. Par contre, personne ne dépasse nos 13%
- Il y a 20 millions d'utilisateurs uniques mensuels de la vidéo. Ils initient presque 1.3 milliard de visualisation (streaming ou téléchargement). En moyenne, 64 vidéos par utilisateur unique (2 par jour grosso modo...)
- Google Vidéo associés à Youtube mènent le bal avec 8.5 millions de vidéospectateurs uniques chaque mois. Dailymotion suit avec 6.8 millions. Puis, les poursuivants: free, orange et microsoft de 2.5 à 1.5 millions.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, juin 18, 2007
Youtube: Remixer et Mobile
Après son récent accord avec Apple pour diffuser sur les écrans de nos salons, Youtube étend encore ses fonctionnalités aujourd'hui avec 2 apports d'importante:
Ce sont bien 2 preuves de plus que nous nous dirigeons vers la TV 2.0, n'est-ce pas?
D'autant plus vrai que Joost prépare exactement les mêmes choses....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
- la version Mobile, annoncée en Mars chez Guillaume, est maintenant accessible à http://m.youtube.com. L'interface se présente comme ci-après. Le nombre de vidéos accessibles ainsi est encore restreint.

- un service appelé Remixer (annoncé sur Techcrunch) permettant l'édition en ligne des vidéos que l'on charge: ajout de textes, sons, images; superpositions; césures; transitions. Ce n'est pas pour les pros mais permet à ceux qui ne sont pas équipés sur leur PC d'améliorer leurs clips simplement.

Ce sont bien 2 preuves de plus que nous nous dirigeons vers la TV 2.0, n'est-ce pas?
D'autant plus vrai que Joost prépare exactement les mêmes choses....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, juin 14, 2007
Un milliard de vidéos sur Internet ? 50% chez Youtube
Devant l'engouement énorme pour la vidéo sur Internet, Nathan Weinberg a essayé d'évaluer combien de vidéos étaient disponibles sur Internet. Il est arrivé à 128 millions de vidéos connues
J'ai refait un essai sur la partie vidéo de l'Universal Search de Google: il connaît plus de 800 millions de vidéos visibles sur un site ou l'autre de l'Internet et indexées par ses robots.
[N'hésitez pas à cliquer l'image pour zoomer]
P. Lenssen rappelle que Google semble essentiellement se limiter à au format Flash et ne prend pas en compte les formats comme WMV, MOV ou MPG.
On peut donc conclure que:
il existe au moins 1 bon milliard de vidéos facilement et librement accesibles sur Internet!
Pas mal en 2 ans environ (si on met le jour J à la naissance de Youtube en février 2005 ...) par rapport à la taille du web (estimée à 20+ milliards de pages en août 2005)
Pour le seul Youtube, c'est plus de 570 millions de vidéos qui existent pour le site (à 65'000 nouvelles par jour, ça va vite!)

[j'ai réutilisé la directive "site:" pour obtenir ce chiffre - voir ce billet pour les détails].
Voilà qui nous amènerait donc à une part de marché en volume de 50%: finalement les 1.65 milliards de dollars payés par Google, ce n'était pas si cher...
En tout cas, ces chiffres (et les audiences quotidiennes de 100+ millions de visualisations) font réfléchir les poids lourds des grands médias européens. Ils commencent à admettre la valeur de l'Internet et de Youtube en particulier pour leur promotion par les formats courts qui sont la spécifité de l'Internet.
En effet, le groupe France Télévision va profiter de la prochaine version française de Youtube pour faire la promotion via ce site: "cet accord [avec Google/Youtube] constituerait donc avant tout pour France Television un espace promotionnel où il puisse marketer et proposer ses produits ou des images en avant-première et ainsi récupérer de l'audience."
N'est-ce pas là une "étreinte mortelle" avec l'enemi de demain, la vidéo distribuée par Internet qui arrive (simplement) sur les TVs nos salons?
En effet, avec les chiffres évoqués ci-dessus et l'arrivée au pouvoir de la génération "Zapping "(i.e les ados comme celui que j'ai à la maison...) qui n'a jamais connu un monde sans Internet et pour qui quelque chose qui dure plus de 30 secondes est une éternité, je me ferais un peu de souci si j'étais responsable des programmes (longs) sur une chaîne classique ... et qu'il me reste encore plus de 5-7 ans à accomplir!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
J'ai refait un essai sur la partie vidéo de l'Universal Search de Google: il connaît plus de 800 millions de vidéos visibles sur un site ou l'autre de l'Internet et indexées par ses robots.
[N'hésitez pas à cliquer l'image pour zoomer]

P. Lenssen rappelle que Google semble essentiellement se limiter à au format Flash et ne prend pas en compte les formats comme WMV, MOV ou MPG.
On peut donc conclure que:
il existe au moins 1 bon milliard de vidéos facilement et librement accesibles sur Internet!
Pas mal en 2 ans environ (si on met le jour J à la naissance de Youtube en février 2005 ...) par rapport à la taille du web (estimée à 20+ milliards de pages en août 2005)
Pour le seul Youtube, c'est plus de 570 millions de vidéos qui existent pour le site (à 65'000 nouvelles par jour, ça va vite!)

[j'ai réutilisé la directive "site:" pour obtenir ce chiffre - voir ce billet pour les détails].
Voilà qui nous amènerait donc à une part de marché en volume de 50%: finalement les 1.65 milliards de dollars payés par Google, ce n'était pas si cher...
En tout cas, ces chiffres (et les audiences quotidiennes de 100+ millions de visualisations) font réfléchir les poids lourds des grands médias européens. Ils commencent à admettre la valeur de l'Internet et de Youtube en particulier pour leur promotion par les formats courts qui sont la spécifité de l'Internet.
En effet, le groupe France Télévision va profiter de la prochaine version française de Youtube pour faire la promotion via ce site: "cet accord [avec Google/Youtube] constituerait donc avant tout pour France Television un espace promotionnel où il puisse marketer et proposer ses produits ou des images en avant-première et ainsi récupérer de l'audience."
N'est-ce pas là une "étreinte mortelle" avec l'enemi de demain, la vidéo distribuée par Internet qui arrive (simplement) sur les TVs nos salons?
En effet, avec les chiffres évoqués ci-dessus et l'arrivée au pouvoir de la génération "Zapping "(i.e les ados comme celui que j'ai à la maison...) qui n'a jamais connu un monde sans Internet et pour qui quelque chose qui dure plus de 30 secondes est une éternité, je me ferais un peu de souci si j'étais responsable des programmes (longs) sur une chaîne classique ... et qu'il me reste encore plus de 5-7 ans à accomplir!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, juin 11, 2007
Youtube va diffuser en Juin sur les télés de nos salons
La technologie Flash utilisée par Youtube jusqu'à présent est analysée comme l'une des raisons du succès (avec le streaming qu'elle permet) de Youtube: elle est présente sur 98% des PCs car elle arrive le plus souvent préinstallée sur le PC ou avec le navigateur.
Cela garantit que tout le monde peut visualiser le contenu sans peine. D'où le succès de trafic (100+ millions de visualisations par jour) qui a conduit au rachat par Google.
La monétisation du contenu Youtube a débuté mais elle n'atteindra jamais les "grandes largeurs" si ce contenu ne parvient pas à l'écran vidéo favori de "l'humain standard": le poste de télévision de nos salons.
En effet, le relais de croissance de Google est le marché des médias traditionnels: les recettes publicitaires de la télévision dominent sur tous les marchés en particulier aux USA.
Il est donc normal que Google/Youtube fasse les efforts de qualité nécessaires à la diffusion sur ce média. Ils ré-encodent actuellement toutes les vidéos antérieurement chargées (et précieusement stockées....) tous les jours sur Youtube en qualité H.264 (pour les néophytes, c'est la technologie utilisée pour la haute définition en particulier sur les nouveaux DVD BluRay ou HD). Steve Jobs d'Apple a confirmé qu'il s'agissait d'une collaboration officielle Apple-Google (utilisable dès juin)
Les premiers plugins Youtube (dans sa qualité Flash actuelle) sur les "boxes" tels Apple TV et bientôt sûrement sur nos "boxes" européennes AOLBox, Freebox, etc... sont des initiatives "pionnières" / gadgets qui ouvrent la voie aux passionnés. Mais, elles ne passent pas la rampe pour le marché de masse.
C'est donc un mouvement préparatoire normal que Google/Youtube exécute sur ce marché. Il est aussi sûrement dicté par l'arrivée de Joost qui est lui directement parti en haute qualité!
J'ai toujours pensé que la télévision interactive et personnalisée ne viendrait pas par le câble piloté (et contrôlé par nos opérateurs qui tentent de freiner les évolutions trop "anarchiques" ) mais par un système beaucoup plus ouvert et dynamique comme l'Internet. Il faut juste avoir le chaînon manquant pour lier l'un à l'autre: c'est l'ADSL et la box que l'on met au bout!
La stratégie Triple Play actuelle de tous les opérateurs télécoms qui ont peu d'acquis à préserver dans la TV va booster ce phénomène de la TV 2.0 à partir de maintenant! Et tant pis si les opérateurs de diffusion tv traditionnels souffrent....
(Il faudra - à mon humble avis - quand même 3-5 ans pour qu'elle émerge, cette TV 2.0!)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Cela garantit que tout le monde peut visualiser le contenu sans peine. D'où le succès de trafic (100+ millions de visualisations par jour) qui a conduit au rachat par Google.
La monétisation du contenu Youtube a débuté mais elle n'atteindra jamais les "grandes largeurs" si ce contenu ne parvient pas à l'écran vidéo favori de "l'humain standard": le poste de télévision de nos salons.
En effet, le relais de croissance de Google est le marché des médias traditionnels: les recettes publicitaires de la télévision dominent sur tous les marchés en particulier aux USA.
Il est donc normal que Google/Youtube fasse les efforts de qualité nécessaires à la diffusion sur ce média. Ils ré-encodent actuellement toutes les vidéos antérieurement chargées (et précieusement stockées....) tous les jours sur Youtube en qualité H.264 (pour les néophytes, c'est la technologie utilisée pour la haute définition en particulier sur les nouveaux DVD BluRay ou HD). Steve Jobs d'Apple a confirmé qu'il s'agissait d'une collaboration officielle Apple-Google (utilisable dès juin)
Les premiers plugins Youtube (dans sa qualité Flash actuelle) sur les "boxes" tels Apple TV et bientôt sûrement sur nos "boxes" européennes AOLBox, Freebox, etc... sont des initiatives "pionnières" / gadgets qui ouvrent la voie aux passionnés. Mais, elles ne passent pas la rampe pour le marché de masse.
C'est donc un mouvement préparatoire normal que Google/Youtube exécute sur ce marché. Il est aussi sûrement dicté par l'arrivée de Joost qui est lui directement parti en haute qualité!
J'ai toujours pensé que la télévision interactive et personnalisée ne viendrait pas par le câble piloté (et contrôlé par nos opérateurs qui tentent de freiner les évolutions trop "anarchiques" ) mais par un système beaucoup plus ouvert et dynamique comme l'Internet. Il faut juste avoir le chaînon manquant pour lier l'un à l'autre: c'est l'ADSL et la box que l'on met au bout!
La stratégie Triple Play actuelle de tous les opérateurs télécoms qui ont peu d'acquis à préserver dans la TV va booster ce phénomène de la TV 2.0 à partir de maintenant! Et tant pis si les opérateurs de diffusion tv traditionnels souffrent....
(Il faudra - à mon humble avis - quand même 3-5 ans pour qu'elle émerge, cette TV 2.0!)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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