[Fun] Google préserve aussi la sphère privée des chevaux!
Afin d'éviter la catastrophe qui lui pend au nez, Google est en train de pousser au maximum (voir au-delà du raisonnable ;-)) la protection de la sphère privée dans Google Streetview avant son arrivée imminente en Europe.
En effet, à Mountain View, il semble que l'on ait décidé de flouter le visage des humains mais aussi celui des chevaux. Quid des chiens? S'agit-il d'éviter des problèmes avec la SPA?... ;-)
[Via GoogleMapsMania]
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Libellés : google, streetview
Visiteurs US: Google passe devant Yahoo
Pour la première fois de "l'histoire", Google passe, en Avril 2008, devant Yahoo en termes de visiteurs uniques aux USA selon Comscore.
[Vu les marges d'erreur de ce genre de métrique, on peut aussi admettre que c'est l'égalité....]
On va regarder si Yahoo va aussi perdre sa place historique de leader au au plan mondial
Décidemment, une période très pénible chez Yahoo: et d'autres remous s'annoncent....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Libellés : google, yahoo
Facebook, MySpace et autres réseaux sociaux: chiffres publicitaires 2006 - 2012
Emarketer fait une mise à jour des chiffres de dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis entre 2006 et 2012 (version antérieure ici)
Côté répartition, on est presque à 75% (3/4) pour les 2 leaders réunis Facebook + MySpace. MySpace se taille par contre la part du lion avec un volume quasi-triple de celui de Facebook.

Ces sommes importantes (même si elles ne sont qu'une fraction du marché online global) expliquent entre autres la récente vague d'annonces autour de FriendConnect (Google), Connect (Facebook) et DataAvailability (MySpace): les acteurs qui seront en haut de la chaîne de création de valeur (i.e. les fournisseurs) du "Social Network Service" (SNS) ont plus de chance de mieux tirer leur épingle du jeu en termes de publicité que, ceux qui en bas (i.e les consommateurs du SNS) de cette même chaîne, seront dépendants du bon vouloir des fournisseurs pour générer plus ou moins de profits...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Google Streetview: les visages (maintenant) dissimulés ... même aux USA

A propos de l'arrivée imminente de Google Streetview en France, j'ai écrit qu'il fallait s'attendre à des polémiques juridiques (procès ?) en France à cause des atteintes manifestes à la vie privée que le système peut représenter.
TomHmtl de Zorgloob m'a répliqué dans les commentaires qu'il n'y avait aucune raison: Pages Jaunes (France Télécom) le fait sans souci dans l'Hexagone depuis plusieurs années.
Mais, il semble finalement qu'il y ait "crispation" même aux USA sur le sujet: les nouvelles photos de Google StreetView de Manhattan mises en ligne montrent des visages floutés.
PS: au passage, la démonstration que Google n'a pas les 2 pieds dans le même sabot en termes de technologie de traitement d'images: il faut une détection de visages pour pouvoir ainsi les flouter automatiquement dans la nuée de photos nécessaires à Streetview (Google a confirmé qu'il faisait ce traitement automatiquement)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Libellés : google, streetview
Google FriendConnect, MySpace Dataportability, Facebook Connect: réseaux sociaux (enfin....) plus éthérés - l'ère des "automates bancaires" commence!
Après des annonces équivalentes des 3 leaders (MySpace Data Availability, Facebook Connect, Google FriendConnect via Techcrunch) en 48h, on peut dire que l'on est en train de franchir une première étape décisive dans l'ouverture des réseaux sociaux jusqu'à ici bien trop fermés et pénibles à utiliser pour être attractif à long terme pour les utilisateurs finaux.
La manière métaphore caractérisant ces annonces similaires des 3 grands vient de Wired: nous entrons pour les réseaux sociaux dans l'ère des "distributeurs automatiques bancaires" car chacun va pouvoir retirer ses biens (i.e ses données personnelles) pour les utiliser depuis partout dans la rue (i.e. les autres sites web ayant programmé avec ces nouvelles interfaces, i.e. les distributeurs bancaires. Mais, pour l'instant, vous ne pouvez pas encore changer de "banque", i.e. la référence de vos données personnelles (amis, activités) reste prisonnière du réseau social d'origine (pas d'extraction globale pour rechargement dans un autre réseau).
On a donc fait un pas: les réseaux sociaux leaders (les "Goliath") commencent à partager ce qu'ils ont accumulé avec les sites plus modestes (les "David") mais garde un contrôle sur la globalité des données.
Donc, les réseaux sociauxs deviennent plus "éthérés" mais veulent quand même rester un point de passage obligé pour disposer ultérieurement de leviers de monétisation sur les données sociales de leurs membres quand ces leviers auront été définis. ( je ne pense pas qu'ils le soient aujourd'hui!)
Le nirvana du groupe Data Portability n'est donc pas encore atteint mais ce grand pas en avant est dans la bonne direction... En tout cas, c'est sûrement grâce à ce groupe activiste que cette étape est franchie!
Si l'on revient à la structure en 3 niveaux de plates-formes de M. Andreessen, on pourrait y voir un retour en arrière: ces annonces nous ramènent au niveau 1 alors qu'OpenSocial de Google avait élevé le niveau d'abstraction au niveau 2. Mais, c'est normal: OpenSocial capture les développeurs sur l'infrastructure de la plate-forme. C'est ok pour de petits développeurs tiers isolés bien contents de se voir ainsi enlever un problème.
Mais, à titre d'exemple, pour les Yahoo, Twitter, Ebay & co qui sont les premiers partenaires de MySpace DataAvailability, travailler sur l'infrastructure de MySpace est impensable. Pour préserver leur indépendance et leurs avantages concurrentiels, ils doivent pouvoir obtenir les données MySpace chez eux afin de les intégrer dans leurs applications natives sur leur infrastructure. D'où le retour impératif à une plate-forme de niveau 1 pour cette initiative.
En détails, avec le cas Facebook Connect, les services proposés par ces APIs sont dans plusieurs domaines:
- Authentification: le réseau social garantit (de manière solide) au site partenaire qui je suis bien qui je prétends en terme d'identité
- Données d'identité: le réseau social livre au site partenaire mes données d'identité "officielles" (mon nom, ma photo, etc...)
- Données de mon "graphe social": liste de mes amis avec leurs infos descriptives
- Données d'activité: ce que j'ai fait et enregistré sur le réseau social d'origine (photos, évènements, etc...)
Bien sûr, une des clefs de ces services est leur rafraîchissement dynamique au fur et à mesure que je les fais évoluer sur le réseau d'origine ou depuis un autre site partenaire.
Concrètement,
Techcrunch donne un exemple d'une page Twitter fabriquée en fait à partir de données MySpace:

Twitter devient ainsi plus à jour (pour autant que le profil MySpace soit à jour) en réduisant les efforts de l'utilisateur qui n'a qu'une description à gérer.
Conclusion:
- en supposant que la "pression populaire" reste suffisamment forte pour faire l'étape ultime de l'extraction complète des données permettant une fluidification parfaite du transfert de sa référence d'un réseau à l'autre, c'est une excellente avancée vers le Giant Global Graph de Tim Berners-Lee.
- mais cette supposition de "pression populaire" suffisante est la clef de voûte pour la suite: si on s'arrêtait à cette étape, la situation serait finalement pire qu'avant ces annonces. Les Goliaths des réseaux sociaux auraient non seulement capturé les utilisateurs mais ils auraient en plus fait prisonniers les sites partenaires de leurs pseudos-initiatives d'ouvertures!
A nous tous d'être vigilants et actifs pour atteindre cette fluidification totale du transfert inter-réseaux! Même si les géants vont, en arrière-boutique et sans l'avouer, tout faire pour la ralentir au maximum afin de tenter de tenter les avantages financiers maximum du "magma" actuel. Ils ne sont pas là pour le seul bien de l'Humanité....
Source: blog
Media & Tech (par didier durand)
Libellés : dataportability, facebook, google, myspace
Google Images: bannières publicitaires dans les résultats de recherche
Google laisse sur la table chaque année environ 200 millions de dollars en n'incluant pas encore de publicités dans les résultats de recherche d'images, selon une interview de Marissa Meyer, senior vice-présidente et historiquement première femme employée chez Google , à Bloomberg.
Au moment où la récession s'annonce, où Google a été chahuté en Bourse à cause d'un taux de clics "hésitant", cette mansuétude est terminée! Nous aurons bientôt des publicités graphiques (bannières, vidéos, gadgets...) sur Google Image. Google est quête permanente de croissance (médias traditionnels, chevaux de Troie pour Adsense, formes publicitaires Youtube etc...) pour voir faire encore exploser ses 16.6 milliards annuels de 2007. Il faut cela en permanence pour ne pas voir écrouler son cours de Bourse.
Ce n'est quand même pas pour rien que Google a lancé des formats aussi sophistiqués que les Google Gadgets Ads à la fin de l'été dernier. Cette forme publicitaire va donc prochainement profiter de l'énorme trafic de Google Image qui est le deuxième service (en fréquentation) le plus utilisé par les 500 millions de visiteurs Google mensuels.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Libellés : google, images
Microhoo: c'est loupé ... et tant mieux !?
Aujourd'hui, on lit tout au sujet du capotage du rachat de Yahoo par Microsoft:
- Jerry Yang, le fondateur de Yahoo, va y perdre son job car Yahoo ne peut se sortir seul de sa mauvaise passe actuelle
- Steve Ballmer, le ceo de Microsoft va y perdre son job pour n'avoir pas su apporter l'acquisition-clef à ses actionnaires
- L'action de Yahoo s'écroule à cause de (1)
- L'action de Microsoft pourrait suivre à cause de (2) [à moins que tout cela ne soit que de sombres manoeuvres pour écrouler la valeur de Yahoo et revenir ensuite à la charge
Donc que des perdants ?...
Eh bien, non! A mon avis, il y a des gagnants à ce flop: c'est nous, les utilisateurs! Un rachat du dauphin par son suivant pour tenter détrôner
le monstre Google, cela ne conduirait qu'
au cartel, à
l'oligopole!
Donc, je pense sincèrement que nous pouvons nous réjouir: il reste encore [pour combien de temps?...] un semblant de pluralité sur l'Internet. Cette effervescence d'acteurs doit continuer à exister!
En effet, c'est cette pluralité où personne ne contrôle le jeu qui a fait le succès de la première vague de l'Internet, celle de la construction de l'infrastructure. Il serait dommage que cette diversité implose au début de la deuxième vague, celle des services numériques présents dans la Vie de Mr Tout Le Monde.
L'impact de cette seconde vague sera d'autant plus fort que le bouillonnement entrepreneurial créatif pourra perdurer (
même si il est destructeur) sans étouffement par un ou deux "Big Brothers" dont le seul objectif serait le maintien éternel de l'ordre établi!
Source: blog
Media & Tech (par didier durand)Libellés : google, microsoft, yahoo
Google Street View à Paris: des Astra après des New Beetle
Google Street View à Paris, c'est du "lourd" maintenant: après les New Beetle aperçues dans la capitale il y 8 mois , on a maintenant via Zorgloob et des photos concrètes d'Opel Astra avec l'équipement de prises de vues et le logo de Google.

Il me tarde de voir la réponse des parisiens ainsi que des habitants de Nice, etc... (d'içi à 10 mois selon Zorgloob - avec Turin, Rome, Londres, Amsterdam) aux équivalences hexagonales des atteintes à la sphère privée de Google Street View dans un contexte de "droit de / à l'image" beaucoup plus contraignant qu'aux USA.....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Libellés : google, streetview
Statistiques publicitaires nationales: troublées - faussées ? - par Google & Yahoo
C'est clairement une autre conclusion que l'on peut tirer du rapport "Internet Trends" de Morgan Stanley.
En effet, ce rapport donne les informations suivantes:
- Google et Yahoo se sont partagés 61% (58% un an plus tôt) de la totalité du gâteau publicitaire Internet aux USA pour le 4ème trimestre 2007. Voir le graphique ci-dessus.
- Ils ont restitués aux membres de leurs réseaux: 1.4 milliards de dollars (sur4.8 milliards) aux partenaires AdSense pour Google et 429 millions sur 1.6 milliard pour Yahoo.
Ces volumes publicitaires majoritaires ont un double impact pour les autres acteurs du monde publicitaire international (si on admet que leur part non-domestique est similaire):
- Yahoo et Google ne publient pas de répartition par pays de leurs chiffres d'affaires propres. Au maximum, dans leurs publications de résultats, ils distinguent les USA du reste du monde pour satisfaire Wall-Street
- ils subtilisent aussi les partenaires de leur réseau et leurs annonceurs du "jeu publicitaire national" pour opérer en quelque une fuite de ces sommes Outre-Atlantique.
Résultat: quand on travaille comme moi dans la publicité Internet [partie techno en ce qui me concerne], on doit apprendre à vivre avec des statistiques domestiques de plus en plus approximatives. Les sociétés et instituts nationaux de recherche publicitaire ont beaucoup de soucis d'avenir à se faire....
Vous partagez aussi la situation ou bien je n'ai pas accès aux bonnes sources? Merci de vos tuyaux le cas échéant....
Source: blog
Media & Tech (par didier durand)Libellés : advertising, google, yahoo
Youtube: vous êtes à 100 minutes par mois? On est 258 millions au monde....
J'avais repris le même graphique du rapport "Internet Trends" de Morgan Stanley via la présentation de Mary Meeker au mois d'Octobre 20007 avec les statisitiques de Août.

Que s'est-il passé en un semestre?
Comment vous vivez cela vous ?
Chez moi, je peux dire que ma femme et moi faisons aussi partie de ces 258 millions même si nous ne sommes pas dans les 100 minutes par mois (25 milliards / 258 millions) mais mon fils se charge abondamment de remettre la famille dans la moyenne en compensant plus de largement les déficiences de quantité d'utilisation de ses parents! ;-)
Source: blog
Media & Tech (par didier durand)Libellés : youtube
Notre temps passé en ligne...
.... se répartit ainsi selon le dernier rapport "Internet Trends" de Morgan Stanley:
Il semble donc que nous passons 16% de notre temps en ligne sur Facebook, LinkedIn ou MySpace après les 22% de la communication (email, messagerie instantanée, etc.) et les 35% du reste. Selon la note de Morgan Stanley, cette catégorie d'occupation n'existait pas dans leur typologie il y a encore 3 ans.
Ce sont sûrement ces réseaux sociaux avec leur partage de photos, vidéos, etc... qui font que le trafic des particuliers va dépasser celui des entreprises sur Internet en 2008. Le graphe ci-dessous présente l'évolution ces dernières années et dans l'avenir de cette répartition du trafic professionnel et domestique. Vu la croissance (prévisible via les super tuyaux qui s'annoncent) , les Cisco & co ont encore de beaux jours devant eux...

Devinette: les 12 millions de térabytes de trafic mensuel sur Internet, cela répresente 12 .....bytes? Réponse: ce sont 12 exabytes selon cette table des préfixes.
Ces 12 exabytes mensuels de trafic, c'est le double de toute l'information (physique et digitale) produite pendant toute une année il y a seulement 6 ans en 2002 (voir le passionnant rapport de Hal Varian sur la production mondiale d'informations)
Nous sommes donc clairement dans la société de la communication mais nous communiquons plus vite que nous produisons l'information transférée visiblement. Voilà qui devrait nous poser des questions sur la substance intrinsèque de tous ces bits transférés!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Serendipité et Britannica ne font pas encore bon ménage [Commentaire du jour 30]
[Commentaire du jour sur Media & Tech: quoi et pourquoi - Les autres commentaires du jour]
A propos de mon billet sur Wikipedia qui va ajouter l'imprimé comme canal de diffusion,
un parallèle intéressant est fait par Lilious (basé sur un article Ecrans.fr) pour montrer que la respectable Britannica n'a pas encore compris les bénéfices de "l'économie de la sérendipité" qu'a adopté récemment le New-York Times:
"Britannica s’est créé un flux RSS, a ouvert un compte Twitter, et surtout a lancé, la semaine dernière, WebShare. Il s’agit d’un accès libre pendant un an à l’intégralité des 32 volumes, pour toutes les personnes qui écrivent régulièrement sur le web."
mais:
"Faire des liens, c’est bien. Mais si tout le monde pouvait lire les articles, ce serait mieux. Car en proposant un lien vers un article de l’Encyclopaedia Britannica (exemple), ce dernier n’est lisible qu’aux abonnés. Les autres ont accès une version de l’article bardé de publicités, et surtout caché par une fenêtre intempestive (même s’il est toujours possible de copier-coller le texte, mais on a vu plus pratique) qui propose un essai gratuit (« Free Trial ») de l’encyclopédie pendant sept jours"
Le plus dommageable pour elle dans la démarche Britannica est qu'elle n'ouvre pas ses pages aux moteurs: elle perd donc l'immense potentiel de visiteurs qui commence leur recherche sur Google ou Yahoo plutôt que chez elle. Aucune chance donc de monétiser cette activité ponctuelle via la publicité: elle se restreint finalement toujours à sa niche d'abonnés payants...
Ce n'est pas le sens de l'histoire, en tout cas selon R. Ozzie chez Microsoft!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Libellés : britannica, serendipity