jeudi, juillet 09, 2009

Facebook: sphère privée contre publicité ?

Mark Andreessen, à l'origine de Firefox via Mosaic puis Netscape, aujourd'hui au conseil d'administration de Facebook alors qu'il est lui-même le fondateur de Ning, autre réseau social vient de faire connaître le chiffre d'affaires 2009 de Facebook: plus de 500 millions de dollars. Il le prédit à plusieurs milliards de dollars dans 5 ans et dit qu'il dépasserait dès cette année le milliard si Facebook avait décidé d'appuyer davantage sur le champignong de la monétisation...

Business Insider donne par ailleurs le découpage de ces revenus 2009:

A 85% ((550-75)/550), le modèle d'affaires de Facebook est donc publicitaire.

C'est là que le dilemme survient: la promesse initiale de Facebook, c'est la création de son réseau d'amis et le partage d'informations avec eux sur un mode privatif. Si l'on en croit ces chiffres sur les photos ou ceux-ci sur la publication d'informations des membres vers leurs amis, cela fonctionne à merveille!

Le problème résultant: une énorme quantité d'informations mais un taux de partage faible car le membre moyen de Facebook n'a que quelques (dizaines d') amis qui peuvent voir les informations qu'il publie à cause des règles de protection de la sphère privée de Facebook alors qu'une bonne partie de celles-ci pourraient finalement être publiques...

Or, les grands sites de l'Internet vivent pour une bonne partie dans l'Economie de la Sérendipité, i.e de la publicité supplémentaire rendue possible par les flots de apportés par les moteurs, Google en particulier, alors que ces internautes ne pensaient même pas venir là....

Donc, Facebook doit aussi profiter de cette manne supplémentaire sans pour autant frustrer encore sa communauté (ce qu'il a fait récemment très bien et souvent - Maintenant en progrès par sa propre Constitution! ....) en publiant de force des informations qu'il avait initialement promis de garder secrètes initialement.

C'est donc dans ce sens qu'il faut interpréter la récente annonce de la société de Mark Zuckerberg: une foule de nouvelles options de protection du contenu, les plus simples possibles mais surtout les plus flexibles possibles.

Elles doivent permettent à ses 220 millions de membres qui le veulent (ou qui le font par mégarde...) de rendre public sur Internet, par exemple via leur nouvelle page publique de profil, toutes les informations publiées qu'ils souhaitent.

Ils gagneront en visibilité et Facebook en revenus. Un deal "gagnant-gagnant", comme on dit! non ?...

Au moment où les moteurs comme Bing ou Google font out ce qu'ils peuvent pour indexer l' Internet Temps Réel au plus vite (ex. Twitter traité par MS-Bing ou par Google), Facebook doit jouer la carte de la "volubilité instantanée" de ses utilisateurs: la récente expérience LiveStream durant le concert des Jonas Brothers (1.5 million de posts pendant leur concert) ou les 2 millions de posts pendant le discours inaugural de B. Obma le démontrent !

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, juillet 08, 2009

Google Chrome OS: la loi de migration des profits attractifs encore activée!

Google semble toujours plus fan de la loi de conservation / migration des profits attractifs de Clayton Christensen: derniers cas en date Opensocial puis Android (via le cas Nokia) et maintenant Google Chrome OS avec l'annonce d'aujourd'hui!

Le principe est simple: rendre un secteur ultra-compétitif en permettant l'entrée efficace d'une multitude nouveaux acteurs par abaissment maximum du ticket d'entrée pour en laminer les prix et faire migrer (selon la théorie de Christensen) les profits du premier secteur vers un nouveau secteur où Googlepeut ensuite par sa position plus favorable sur le nouveau mieux tirer les marrons du feu!

La déclinaison par Google de cette thématique est à chaque fois le même: faire baisser les coûts et barrières d'acquisition / de démarrage des utilisateurs pour ensuite faire augmenter l'utilisation et en conséquence ses revenus publicitaires.

En effet, à chaque fois "l'utilisation" en question implique Internet ce qui veut dire publicité donc des milliards revenus publicitaires nouveaux pour Google (qui détient 30%+ de ce marché)

Au fil du temps par contre, c'est la taille du levier mis en action qui change:

Celui qui est la principale victime potentiel d'un tel assaut si il est victorieux, c'est Microsoft car Google s'attaque ainsi au business principal de son rival qu'il cherche incontestablement à supplanter: il s'est fait un coeur de métier d'une taille bientôt équivalente à celui de Microsoft mais dans un autre secteur et maintenant il vient carrément sur ses terres!

Je suis sûr que Steve Ballmer se remet à lancer des chaises et des "f...cking Google" aujourd'hui à Redmond... ;-)

D'ailleurs, comme Henri, je pense que Google ressemble à Microsoft en passant à la mode des pré-annonces (pour satisfaire aux attentes de la communauté boursico-financière?...) largement antérieures à la sortie du produit: Google Wave était le 1er cas, Google Chrome OS est le second!

Revenons à cette annonce: que dit-elle ?
  • que Google Chrome (le navigateur) est un beau succès avec 30 millions d'utilisateurs et 6% de parts de marché. Pas mal en 9 mois!
  • que Google Chrome OS est la tentative de Google pour repenser un système d'exploitation dès sa conception comme plate-forme d'utilisation intensive de l'Internet (ce pour quoi les OS actuels n'ont pas spécifiquement été conçus): sécurité maximale, rapidité de démarrage et d'exécution, etc. La base technique en sera Linux et il sera disponible mi-2010. Cette démarche d'innovations importantes dans le navigateur Chrome (processus séparés par onglet, interpréteur Javascript ultra-performant, etc...) a été l'occasion d'une énorme stimulation sur Firefox, Safari, etc.... Gageons que Chrome OS sera aussi électrisant pour MacOS, Windows 7, etc...
  • que Google Chrome OS sera open source, très certainement gratuit et qu'il vise le marché des netbooks. Pourquoi gratuit ? Cf la loi de migration des profits ci-dessus...
  • que Chrome OS est un projet clairement séparé d'Android alors que celui-ci fonctionne déjà sur les netbooks. Raison invoquée: Chrome OS vise un segment de machines plus puissantes que Android prévu à la base pour les téléphones mobiles.
Avec ce dernier point, Google se créée une similarité supplémentaire avec Microsoft: les gammes de produits qui se chevauchent....

Cela rend donc le combat de titans entre ces 2 sociétés qui va en émerger encore plus âpre. On se régale d'avance de l'analyser au fil de son évolution!.....

PS: et si Chrome OS était la riposte du berger à la bergère sur la récente offensive de Redmond via MS Bing?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, juillet 06, 2009

Nokia: bascule (forcée ?) vers Android

Droit de réponse Nokia:
X Des Horts, Communications & Public Affairs Manager, Nokia France, m' a contacté directement pour la réponse suivante:"Cette rumeur est fausse. Pour ces smartphones NOKIA a choisi une plateforme robuste qui a fait ses preuves depuis des années (plus de 300 millions d'utilisateurs) : Symbian et une interface utilisateur S60."

Mise à jour:

Nokia dément. Que croire ? Si la pratique est identique à celle d'Apple, c'est bon signe: quand Steve Jobs dément l'intérêt de sa société pour un produit, c'est précisémment qu'elle y travaille le plus activement du monde....

Billet original
:
J'avais qualifié le portage d'Android vers les netbooks comme le premier d'une série de ces implantations imprévues du système d'exploitation de Google orienté vers la mobilité.

Eh bien, celui annoncé aujourd'hui par The Guardian l'est davantage: Nokia préparerait son premier téléphone sur ce système d'exploitation.

En quoi, est-ce improbable?

  • Nokia est le leader du marché: 40% des téléphones mobiles achetés chaque année sont produits par la société finlandaise. Un leader souhaite toujours rester autonome avec sa propre solution afin de conserver son leadership par le protectionnisme. Le seul souci actuellement, c'est que Symbian ne semble plus attirer les foules.
  • le système d'exploitation de Nokia, c'est Symbian et pas Android: sa récente mise en open source était une preuve de son combat farouche contre Google (de même que son rachat de Navteq afin de ne pas devoir tomber sous l'emprise de Google Maps)
  • l'utilisation de l'Open Source est très dangereuse pour un leader du marché: cette forme de logicielle nivelle le terrain de jeu, remet en quelque sorte les compteurs à zéro et favorise donc l'entrée de nouveaux acteurs agiles et innovants: les Davids qui se mettent sur les épaules du Goliath représenté par la plate-forme Android en open source (... en plus ici soutenue par le monstre qu'est Google qui a réécrit une machine virtuelle Java pour régler le problème juridique potentiel!)
Pourquoi cela se produit-il donc ? Parce que Nokia perd actuellement beaucoup de terrain sur l'iPhone (env. 20 millions de combinés vendus) et le Blackberry, les leaders actuels du segment mobile le plus juteux: les smartphones. En effet, les parts de marché Nokia dans ce secteurs étaient (selon Guardian) de 47% en 2007, de 35% il y a un an et seront de 31% à la fin de cette année!

On ne peut pas perdre 1/3 de sa part de ce segment sans tenter quelque chose: c'est donc ce que ferait Nokia en adoptant Android. Un aveu de désespoir en quelque sorte?

Mais, c'est très risqué: dans le "Bazar" de l'Open Source, il lui sera difficile de tirer son épingle du jeu surtout qu'il est ici piloté par Google. Le Bazar à considérer ici est celui du célèbre article "La Cathédrale et le Bazar" de E. Raymond qui montre les règles du jeu totalement différentes dans le logiciel libre.

Et pour Google ? Un immense bénéfice ! En effet, chaque acteur qui utilise Android pousse dans le sens de sa stratégie: il augmente la concurrence sur les smartphones, va donc en faire baisser les prix et augmenter la pénétration. A la fin, ce qui est dépensé aujourd'hui dans les combinés par les utilisateurs pourra l'être en activité Internet mobile (déjà à croissance explosive) et donc générer des revenus publicitaires nouveaux chez Google. Une magnifique application de la "loi de migration des profits attractifs" de Christensen.

CQFD! ;-)

PS: Nokia n'est pas le seul à souffrir. Un de ses dauphins, Sony, a déjà fait allégeance à Android.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, juin 25, 2009

Facebook: les chiffres du système

Je vous recommande le dernier article de Wired sur Facebook: il détaille tous les aspects du combat titanesque qui s'annonce entre ces 2 monstres de l'Internet que sont Google et Facebook. .Avec 200+ millions d'utilisateurs et un trafic qui approche celui de Google, Facebook a gagné - à mes yeux au moins - son titre de géant de l'Internet.

Selon Wired, ce combat oppose 2 visions diamétralement opposées de l'Internet : la vision algorithmique de Google contre la vision sociale / humaine de Facebook. A lire dans tous les détails pour stimuler les neurones.

Cet article livre des chiffres intéressants sur la systémique Facebook :

Facebook est encore loin des 2 millions de serveurs de Google mais c'est tout de même impressionnant!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, juin 24, 2009

NACA presented @ Jazoon 2009: mainframe/Cobol to Linux/Java migration

Pierre & I presented the NACA project at Jazoon 2009 in Zurich. It was another nice opportunity to present our automated solution to migrate (we say "transcode" within Publicitas) 100% automatically a Cobol application to its iso-functional Java equivalent.

As Jazoon is a major Java conference in Europe, we could go into very specific technical details in front of the most competent audience.

Pierre described the architecture of our "transcoding compiler" and exposed all of its advantages. Read the ending slides of this ppt very carefully if you want to get all details (... or get in touch with us !):



  • many levels of cache to maximize performances of the new Java version of the old application. Through them, our Java-transcoded transactions and batches have better performances than their Cobol ancestors used to have on mainframe.
  • pre-allocation of all program variable structures (COMMAREA of COBOL) to further improve performances but also to minimize garbage collection that freezes the system while running.
  • strongly object-oriented architecture of resulting Java objects in order to maximize the effect of all controls done by compiler. As example, each old COBOL program becomes a Java class whose existence is checked at compile-time rather than at runtime. Very useful when your application is 4 millions lines of code like ours and when you want to track down every typing mistake in a continuous integration architecture like ours
  • strong integration with Eclipse IDE for highest productivity for developpers: we even developed a plug-in to facilitate debugging and edition of old COBOL programs from Eclipse
  • line-by-line equivalence between old COBOL programs and newly transcoded Java classes. The home developers don't get lost: they receive afterwards a Java application with the exact same structure as the original COBOL version
  • support of IBM JVM as well as Sun JVM in order to also allow for the transcoding of stored procedures
  • support of distinct character sets and encoding schemes (EBCDIC) between mainframe & Linux. Support of all resulting possibilities for data sorting.
  • full management of multi-level COBOL data structures in Java independently of the UTF encoding (2 bytes per char) used by Java
  • transparency of wrapping framework (raw JVM, Apache Tomcat, etc...) for the application
  • etc...
We gave the URL of our open source (GPL licence) transcoding tools for participants. Please, give a chance to our tools if you enter such a migration project.

On my side, I emphasized the key aspects of such a project:
  • economic motivation as core driver: move from a multi-million (CHF or euros) mainframe environment to an incredibly cheap and nimble farm of Linux Intel-based servers. The massive savings (3 millions euros / year in our case) allow for a quick auto-financing of the project far before its end. The main virtue of Open Source for a company like us remains clearly its very very low price.
  • migrate people with technology: we believe that we succeeded in our project because we clearly demonstrated very early on to the people in place that they would find a new interesting job in the final constellation. That generated their full commitment to the project!
  • iso-functionality as a must: migrating in such a manner prevents months of discussion about the final target. But, mostly, it allows for 100% automatic migration, a key factor for quality in the transcoding.
  • no big-bang but numerous reversible steps: such a total migration with (tens of) thousands of new steps can never successfully reach the ends if you try big steps. Permanent incremental progress toward the goal is a much better approach. The nice consequences: small steps generate smaller local trouble when problems arise. Your users remain much more patient this way! Our experience was so...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, juin 22, 2009

[Info Podcast 7] Intel: 100'000 serveurs Linux pour concevoir les prochains ....serveurs!

(Info Podcast - pourquoi et comment: voir le début ce billet - les autres "infos podcast de Media & Tech" ici)

Info intéressante au temps 4 min 50s de ce podcast: Dirk Hohndel d'Intel annonce que son employeur utilise plus de 100'000 serveurs Linux pour concevoir les prochaines générations de puces à mettre dans leurs descendants!

C'est donc la Loi de Moore au service d'elle-même: la Singularité se rapproche!

Comparativement à Google et ses 2 millions de machines, on pourrait penser que ce rapport 1/20 est peu flatteur pour Intel. Ce serait faux: les serveurs sont la finalité, l'usine à résultats de Google. Pour Intel, ces serveurs internes qui servent à la conception des prochaines générations ne sont pas une fin en soi mais un outil nécessaire à l'alimentation en nouveaux produits des usines qui fabriquent ensuite ces puces.

Ce sont ces usines qui concentrent la majeure partie du risque (et du savoir-faire) du fondeur. Paul Otellini, le CEO d'Intel, explique dans cet autre podcast que chaque nouvelle usine coûte 10 à 12 milliards de dollars, qu'elle est fabriquée avant même que les puces qui y seront fabriquées ne soient conçues et que les machines qui les fabriqueront n'existent pas encore.

Au poker, on dirait que Intel "fait tapis" à chaque donne. Mais, chaque donne, toujours selon P. Otellini, restitue 75 à 80 milliards de revenus. Le jeu en vaut donc la chandelle!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, juin 18, 2009

[Fun] Obama: l'incarnation du charisme naturel!

Le président Obama m'impressionne par son comportement très naturel même dans les plus grandes occasions. C'est pour pour moi le vecteur d'un rès grand charisme: en se mettant ainsi directement à portée de ses concitoyens, il s'assure très efficacement leur soutien ainsi que leur volonté de le suivre sur les chemins compliqués sur lesquels il va devoir engager l'Amérique (et le monde entier...) pour sortir de cette satanée crise actuellle.

2 exemples ci-dessous:

  • il rédige un mot d'absence à une petite fille qui participait avec papa à l'un de ses discours sur l'avenir du système scolaire américain
  • il stoppe une interview (sans couper la caméra...) le temps de tuer une (énorme) mouche qui le gêne pendant une interview télévisée très officielle avant de reprendre comme si de rien n'était...
J'en connais dans l'Hexagone qui devraient prendre des leçons pour se décoincer à leur tour mais il faut que cela soit vraiment aussi naturel sous peine d'être sinon plus risible qu'autre chose!









Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Accès à internet et Déclaration des Droits de l'Homme de 1789

La polémique autour d'Hadopi continue attisée par la décision du Conseil Constitutionnel qui a annulé les conséquences (sanctions) les plus importantes de la loi. Il s'agit pour ses auteurs de sauver la face entre autres...

Au-delà de la loi d'Hadopi (pour laquelle il vous faut aller chez Guillaume pour tous les détails les plus fins), le résultat le plus important de la révision de cette loi par le Conseil Constitutionnel est pour moi le considérant 12 de la décision:

"Considérant qu'aux termes de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi " ; qu'en l'état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu'à l'importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d'accéder à ces services ;"

Il dit finalement en substance que l'accès à Internet est devenu un droit fondamental de l'individu-citoyen: son ubiquité mondiale toujours croissante n'en est qu'une preuve supplémentaire!

Gageons que ce texte fera abondamment jurisprudence dans les années qui viennent pour protéger les citoyens que l'on voudrait priver de ce droit. Ce droit à l'Internet sera aussi sûrement intégré dans les lois comme celle-ci visant à protéger les plus pauvres d'entre nous des coupures sauvages et unilatérales par les fournisseurs.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, juin 15, 2009

Facebook: la ruée vers l'or(thographe)

Facebook a publié des statistiques sur l'engouement autour des nouvelles URLs de profils plus parlantes:

  • 550 réservations à la seconde dès les premières minutes
  • 345'000 après 7 minutes
  • 500'000 après 1/4 d'heure
Cela fait donc 2 millions à l'heure: si l'on fait des maths brutes, avec 200+ millions d'utilisateurs (et une fréquentation en relation), c'est en un plus de 10o heures tout le monde aurait réservé! Gageons qu'il faudra un peu plus pour que l'internaute de base ne se préocuppe fondamentalement de son identité en ligne et des conséquences associées...

N.B: Eric annonce que Facebook a été généreux (... et a voulu lutter contre le vol d'URLs et les conflits résultants): en réservant www.facebook.com/didier.durand, Facebook m'a aussi automatiquement "mis de côté" www.facebook.com/didierdurand (sans rien) et www.facebook.com/didier-durand (avec tiret)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, juin 13, 2009

www.facebook.com/didier.durand

Voilà, pour moi c'est fait: mon URL Facebook est désormais celle du titre de ce billet, i.e http://www.facebook.com/didier.durand

Elle est bien plus sympa que celle que j'avais avant sur ce réseau social, pleine de chiffres et de signes très cabalistiques.

Si vous voulez la même sur base de votre nom, connectez-vous à http://www.facebook.com/username.

C'est "premier arrivé, premier servi" depuis ce matin 6h00. Donc, dépêchez-vous ! ... même à titre de provision pour l'avenir si vous ne savez pas encore à ce moment si vous voulez vraiment être sur Facebook malgré son énorme popularité. Certes, beaucoup de faux-pas de jeunesse mais peut-être qu'un jour, ce sera "has-been" de ne pas y avoir sa "belle" URL.

Dans un article détaillé, Le Figaro explique le pourquoi de ces nouvelle URLs:

".....Une recherche sur Facebook donne ainsi des résultats très précis. Ce n'est en fait pas là que se joue la guerre, mais sur Google. Lors d'une recherche sur une personne, Facebook doit batailler avec tous les réseaux sociaux où est inscrit cet internaute, dont certains placent déjà le nom de leurs membres dans l'URL.

Or, ce critère est très prisé des moteurs recherche. Dès lors, Facebook se retrouve parfois devancé par Twitter, LinkedIn ou Viadeo, qui ont mieux optimisé leurs adresses que lui. Par le passé, le site a déjà tenté de contourner cette contrainte en plaçant, dans l'URL, le nom de ses membres avant leur identifiant. Mais cela n'a pas suffi, Google préférant les adresses les plus courtes. Grâce à ce nouveau changement, Facebook met enfin toutes les chances de son côté pour se hisser en première place."

Voilà qui va rappeler quelque chose aux éditeurs de presse contre Wikipedia sur Google News!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, juin 12, 2009

Wikipedia dans Google News --> la Vérité Analogique en média à part entière?

Au tout début de ce blog, à l'occasion de l'attentat de Londres en 2005, j'avais été impressionné par le flot d'informations (ultra-précises) synthétisées en temps réel par la communauté des internautes contributeurs à Wikipedia. Le même phénomène s'est reproduit avec la récente catastrophe du vol Air France 447 entre Brésil et France: la page de Wikipedia est impressionnante et continue à vivre avec les dernières informations.

Cette précision et cette rapidité de production n'a pas échappée à Google non plus: il a décidé d'intégrer de telles pages dans son agrégateur d'informations Google News.


Du point de vue de la pertinence pour le lecteur, c'est sûrement valide: des pages très actives de Wikipedia comme celles évoquées plus haut ont toute leur place dans un service d'agrégation en temps réel. En effet, des analyses comparatives passées ont montré que la qualité de Wikipedia valait des références mondiales historiques comme l'encyclopédie Britannica selon Nature.

Mais, du point de vue de la presse, c'est plus ambigu:

Ce pas en avant pour Wikipedia va susciter des réactions véhémentes dans la presse dès qu'il sera plus largement connu.

Mais, entretemps, force est de reconnaître que la "Vérité Analogique" qu'est Wkipedia gagne ici ses lettres de noblesse en tant que média de référence à part entière...

Cette intégration dans Google News de pages comme celles ci-dessus est clairement délibéré de la part de Google. Les "pages évolutives" (i.e améliorées en permanence) de Wikipedia constituent selon Marissa Mayer, VP chez Google, un meilleur modèle d'avenir pour le web que la litanie d'articles successifs publiés par un même site sur un même sujet: elles ajoutent à la confusion des 1'000 milliards d'URLs actuels.

En substance, cette représentante du plus haut niveau de Google a récemment dit ceci à la commission du Sénat américain qui réfléchit actuellement officiellement à l'avenir du journalisme: "Today, in online news, publishers frequently publish several articles on the same topic, sometimes with identical or closely related content, each at their own URL. The result is parallel Web pages that compete against each other in terms of authority, and in terms of placement in links and search results.

Consider instead how the authoritativeness of news articles might grow if an evolving story were published under a permanent, single URL as a living, changing, updating entity. We see this practice today in Wikipedia’s entries and in the topic pages at NYTimes.com. The result is a single authoritative page with a consistent reference point that gains clout and a following of users over time."

Mettre à jour une même page pour en faire progressivement une référence qui émerge finalement en haut des pages de résultats des moteurs est une remise en cause totale du modèle de fonctionnement séculaire des éditeurs.

Mais, à l'époque de l'économie de la sérendipité où le Pagerank est tout, c'est une proposition finalement très pertinente: il ne faut pas migrer vers le Web, il faut y muter son métabolisme!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, juin 10, 2009

Facebook: (bientôt) autant de visiteurs que Google, Yahoo, Microsoft?

Les derniers chiffres publiés par Compete pour le marché américain: Facebook est en train de rejoindre le trio de tête des 3 dernières années de l'Internet: Microsoft, Yahoo, Google.

Facebook est crédité par Compete de 113 millions de visiteurs uniques en Avril: en suivant depuis 3 ans une trajectoire ascendante impressionnante (cf ci-dessous), il vient de passer #3 devant Microsoft.


Ma conclusion personnelle: le web a été un moyen d'informations dans sa première vie. Il devient maintenant un support du tissu social dans sa deuxième vie.

Et j'y crois: je découvre de jour en jour que même les moins geeks et les plus "montagnards" des habitants de mon village du Haut-Doubs ont leur profil Facebook. Tout le monde (y compris moi) se demande encore un peu ce que cela nous apporte vraiment et où cela nous mène vraiment. Mais, on y va tous: on va donc bien finir collectivement par trouver à quoi cela bien finalement servir...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)