Frank Taylor vient de mettre sur Youtube une vidéo d'une visite virtuelle de Disney World dont le modèle en 3D vient d'être introduit dans Google Earth.
Superbe comme finesse de modélisation, non ?
J'ai personnellement beaucoup de peine à accrocher sur des mondes virtuels fantasmagoriques comme Second Life. Par contre, le modèle virtuel en 3D de lieux que je connais, ça me parle!
La prochaine étape: l'introduction par Google d'avatars des utilisateurs les faisant évoluer dans ce monde. Et la cerise sur le gâteau, ce sera de pousser le GGG ("Giant Global Graph") du monde réel de Tim Berners-Lee dans cet univers virtuel comme ciment social des activités entre les utilisateurs.
Et la boucle sera presque bouclée.....
Allez, un pari: on voit émerger une première dimension sociale (avatar, GGG) avant la fin 2008. L'enjeu: une bière? et pas virtuelle svp....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, juin 05, 2008
mercredi, juin 04, 2008
E-books: Les arbres ne coûtent pas un kopeck. (Cannibalisatiophobie)
C'est la conclusion à laquelle nous mène Seth Godin en pointant le paradoxe sur les livres électroniques (i.e. via les lecteurs ebooks à la Kindle d'Amazon) issu d'un article du New-York Times: les éditeurs vendent à Amazon les copies électroniques (à coût marginal nul...) de leurs livres au même prix que les copies papier.
Bien sûr, c'est paradoxal à première vue: ce coût marginal "physique" (papier issu des arbres de mon titre, encre, main d'oeuvre, etc...) devrait être amené à zéro pour un exemplaire électronique! ("Apparently, the publishers don't count the paper, storage, inventory, shredding and shipping expenses in their cost calculations." dit S. Godin). Il n'en est rien: même prix pour les 2 versions.
Mais, sans beaucoup de réflexion, on sait tous que c'est la "cannibalisatiophobie" (la peur de d'auto-cannibaliser) qui est en action. C'est peut-être vain mais c'est humain!
Le métier du contenu est en pleine révolution: chacun fait ce qu'il peut pour "sauver les meubles" de ce côté du rivage (le "physique") en faisant en parallèle tout ce qu'il faut pour passer sur l'autre rive (le monde numérique).
Et comme le note S. Godin: l'édition n'est pas un cas isolé d'autres industries ont "leurs arbres" en cours de digitalisation: l'argentique pour la photographie, les CDs pour la musique et même les centres de calcul informatiques traditionnels....
Les formats numériques ajoutés à l'Internet révolutionnent maintenant notre société: nous ne voyons, à mon avis, que les signes précurseurs des profondes mutations en cours.
C'est à la fois passionnant et parfois effrayant, non?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Bien sûr, c'est paradoxal à première vue: ce coût marginal "physique" (papier issu des arbres de mon titre, encre, main d'oeuvre, etc...) devrait être amené à zéro pour un exemplaire électronique! ("Apparently, the publishers don't count the paper, storage, inventory, shredding and shipping expenses in their cost calculations." dit S. Godin). Il n'en est rien: même prix pour les 2 versions.
Mais, sans beaucoup de réflexion, on sait tous que c'est la "cannibalisatiophobie" (la peur de d'auto-cannibaliser) qui est en action. C'est peut-être vain mais c'est humain!
Le métier du contenu est en pleine révolution: chacun fait ce qu'il peut pour "sauver les meubles" de ce côté du rivage (le "physique") en faisant en parallèle tout ce qu'il faut pour passer sur l'autre rive (le monde numérique).
Et comme le note S. Godin: l'édition n'est pas un cas isolé d'autres industries ont "leurs arbres" en cours de digitalisation: l'argentique pour la photographie, les CDs pour la musique et même les centres de calcul informatiques traditionnels....
Les formats numériques ajoutés à l'Internet révolutionnent maintenant notre société: nous ne voyons, à mon avis, que les signes précurseurs des profondes mutations en cours.
C'est à la fois passionnant et parfois effrayant, non?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, juin 03, 2008
Publicité en ligne: avec 11.2 milliards d'euros, l'Europe en route pour dépasser les USA! (+40%)
La branche européenne de l'IAB vient de publier son rapport annuel sur l'état de la publicité en ligne en Europe avec les chiffres 2007 détaillés (pdf complet ici).
Ce qu'il faut retenir:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Ce qu'il faut retenir:- un total de 11.2 milliards d'euros pour 2007. Un bon de 4 milliards d'euros par rapport à 2006. Attention: le périmètre d'analyse s'est agrandi de ces pays: Pologne, Norvège, Suède et Turquie. A périmètre égal, la croissance est quand même de +40%! Aux USA, c'est seulement +26% pour la même période.
- 2 tiers des dépenses totales dans les 3 plus gros marchés (Royaume-Uni, France, Allemagne)
- l'Europe comble (en euros) son retard face au marché leader, les USA. Bien sûr, l'évolution actuelle du taux de change euro <> dollar facilite cette évolution.
- La publicité sur Internet fait son chemin et gagne ses lettres de noblesse: elle représente plus de 10% du média mix dans ces pays: Allemagne, Hollande, Danemark, Royaume-Uni (voir ci-dessous). L'IAB Europe prévoit que 10 pays seront dans cette situation en 2010.

- La dépense en publicité par internaute et par an est déjà bien supérieur aux USA dans nombre 3 pays européen: Norvège, Royaume-Uni , Danemark (voir ci-dessous). Signe de maturité de nos marchés`?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, juin 02, 2008
Des milliers de pubs automatiquement sur Google, Yahoo, Microsoft (projet GymAd)
Je parle fréquemment sur ce blog du marché de la publicité en ligne en particulier de la publicité sur les moteurs de recherche.
Pourquoi ? Parce que cela me passionne et que cela fait intégralement partie de mon métier.
Aujourd'hui, je présente brièvement un projet (GymAd) développé avec mes collègues ces derniers mois pour le compte de mon employeur Publicitas.
J'ai un but clairement avoué dans ce billet: trouver des lecteurs de ce blog intéressés par la technologie de notre projet GymAd (GYM comme Google, Yahoo, Microsoft - Ad comme publicité) pour d'autres applications dans leur entreprise.
Si vous êtes révulsés par le côté (inhabituel) business et intéressé ce billet, c'est le moment de passer au prochain article de votre lecteur RSS! Sinon vous pouvez lire.
GymAd est donc une technologie que nous avons développé depuis le début 2008 alliant plusieurs objectifs:
Dans l'un des métiers de base de Publicitas, celui des annonces classées publiées sur Internet. la problématique est exactement celle que je viens de décrire plus: le nouveau challenge est donc d'amener vers une annonces classée (annonce immobilière, offre d'emploi) en ligne un maximum de contacts en un minimum de temps afin de permettre à l'annonceur de solder sa transaction au plus vite.
Dans un tel contexte, il est clair qu'il serait stupide de se priver des 100 milliards de pages générées chaque jour sur le seul Google.
Nous avons donc développer GymAd, un moteur logiciel 100% automatique qui nous permet de:
Comme dit, l'évolution explosive de la publicité sur les moteurs de recherche et réseaux d'affiliés associés va la faire entrer à bon rang dans le media mix des distributeurs (Auchan, Carrefour, Decathlon, But, Darty....) et ce n'est qu'un outil 100% automatique comme GymAd qui permettra à ce type d'annonceurs d'assurer efficacement ces nouvelles formes de promotion commerciale.
Voilà, ça vous intéresse ? Contactez-moi: didier.durand [- at-] publicitas.com
Sinon, j'espère au moins vous avoir donné des idées pour vos propres développements publicitaires ! ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Pourquoi ? Parce que cela me passionne et que cela fait intégralement partie de mon métier.
Aujourd'hui, je présente brièvement un projet (GymAd) développé avec mes collègues ces derniers mois pour le compte de mon employeur Publicitas.
J'ai un but clairement avoué dans ce billet: trouver des lecteurs de ce blog intéressés par la technologie de notre projet GymAd (GYM comme Google, Yahoo, Microsoft - Ad comme publicité) pour d'autres applications dans leur entreprise.
Si vous êtes révulsés par le côté (inhabituel) business et intéressé ce billet, c'est le moment de passer au prochain article de votre lecteur RSS! Sinon vous pouvez lire.
GymAd est donc une technologie que nous avons développé depuis le début 2008 alliant plusieurs objectifs:
- aider les annonceurs dans leur publicité sur les 3 moteurs de recherche, segment qui explose ces dernières années.
- leur permettre de travailler à très grande échelle (centaines ou milliers d'annonces) simultanées sur les moteurs pour vanter spécifiquement les mérites individuels de chacun de leur produit. Il ne s'agit pas de publicité de marque ("branding") mais réellement de "direct marketing" permettant de pousser les milliers de produits d'un distributeur sur les moteurs en liant les annonces textes publiées sur le moteur aux pages du produit sur le site de l'annonceur. A leur tour de pouvoir faire marcher pour leur bénéfice le mécanisme de l'agrégration, modèle gagnant du web 2.0.
- Pour chaque produit (chaque annonce), des dizaines de mots-clefs sont utilisables car sélectionnés automatiquement à partir d'une analyse lexicale/sémantique des pages web initiales du site de l'annonceur. La "Longue Traîne" des mots-clefs SEM est donc utilisable: il s'agit d'éviter les mots leaders trop chers et de pouvoir maximiser le nombre de clics obtenus par euro dépensé en se retranchant vers des mots moins courus sur les enchères d'achat de ces mots.
- Si un produit (... et la page qui le décrit) durait très longtemps , on pourrait envisager encore de saisir ces centaines d'annonces à la main car le jeu en vaudrait la chandelle. Mais, actuellement, la durée de vie des produits raccourcis. Je ne parle même pas de la durée de vie des pages web qui les décrivent.... Ce côté éphémère des produits poussent de plus en plus les revendeurs à lancer des actions spéciales de liquidation des produits quelques mois après leur sortie quand leur successeur pointe déjà le bout de son nez....
Dans l'un des métiers de base de Publicitas, celui des annonces classées publiées sur Internet. la problématique est exactement celle que je viens de décrire plus: le nouveau challenge est donc d'amener vers une annonces classée (annonce immobilière, offre d'emploi) en ligne un maximum de contacts en un minimum de temps afin de permettre à l'annonceur de solder sa transaction au plus vite.
Dans un tel contexte, il est clair qu'il serait stupide de se priver des 100 milliards de pages générées chaque jour sur le seul Google.
Nous avons donc développer GymAd, un moteur logiciel 100% automatique qui nous permet de:
- détecter par divers moyens (on peut aller jusqu'au crawling / analyses de pages "à la Google") l'apparition de pages nouvelles correspondant à des objets à publier sur GYM
- composer l'annonce à partir des éléments de contenus dans la page
- sélectionner un maximum de mots-clefs à partir du même contenu de la page
- insérer automatiquement annonces publicitaires + mots-clefs associés sur les 3 moteurs GYM pour obtenir du trafic routé vers les pages du site web d'origine. Les APIs publicitaires mises à disposition par les moteurs prennent là tout leur potentiel.
- surveiller la disparition de la page sur le site d'origine pour faire disparaître les annonces GYM dans la foulée
- consolider les résultats (clics, impressions de page) pour l'annonceur afin qu'il puisse mesurer les résultats / l'efficacité de ses dépenses publicitaires.
Comme dit, l'évolution explosive de la publicité sur les moteurs de recherche et réseaux d'affiliés associés va la faire entrer à bon rang dans le media mix des distributeurs (Auchan, Carrefour, Decathlon, But, Darty....) et ce n'est qu'un outil 100% automatique comme GymAd qui permettra à ce type d'annonceurs d'assurer efficacement ces nouvelles formes de promotion commerciale.
Voilà, ça vous intéresse ? Contactez-moi: didier.durand [- at-] publicitas.com
Sinon, j'espère au moins vous avoir donné des idées pour vos propres développements publicitaires ! ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
samedi, mai 31, 2008
[Fun] chatpis de course pour un charathon
Dans la famille Durand, on adore les chats (on en a plusieurs dont 1 Maine Coon ...)
Cette vidéo nous a donc bien fait rire!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Cette vidéo nous a donc bien fait rire!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, mai 30, 2008
Youtube: chiffres Mai 2008 - 1 milliard de vidéos vues par jour?
L'article Forbes, qui vient d'être publié, nous donne les derniers chiffres connus sur Youtube, acquise pour 1.65 milliard de dollars par Google en novembre 2006.
Ces statistiques (... qui sont des estimations pour certaines) disent:


Mais, les prochains chiffres à surveiller sont ceux du partage avec les internautes: il reste aujourd'hui trop faible par rapport au modèle économique fondamental "partager pour monétiser" de Youtube.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Ces statistiques (... qui sont des estimations pour certaines) disent:
- cap du milliard de vidéos vues chaque jour dépassé il y a quelques mois. Le cap des 100 millions date lui officiellement de juillet 2006.
- 38% de parts de marché pour Youtube qui offrent une 3ème hégémonie à Google. Le deuxième lui ne dépasse pas 4%. Voir ci-dessous.

- une croissance plus rapide que celle de Google. Voir ci-dessus à gauche. Aux dernières estimations, c'était 258 millions de visiteurs par mois.
- l'équivalent en durée de 600 ans de vidéo continue ajouté durant 2008 sur Youtube par ses utilisateurs (UGC, quand tu nous tiens....)
- un chiffre d'affaires 2008 planifié à 200 millions de dollars environ (soit 1% du chiffre d'affaires prévisible pour Google, maison-mère). 350 millions seront l'objectif 2009. Selon Emarketer, le marché complet passera de 775 millions en 2007 à 1.35 milliard en 2008.

- une publicité en page d'accueil de Youtube coûte 175'000 dollars chaque jour, avec en plus l'obligation de dépenser en parallèle 50'000 dollars sur le reste du site.
- une forme publicitaire à éviter: le pre-roll (i.e. spot de pub en début de vidéo) qui fait fuir le visiteur 7 fois sur 10.
- une forme publicitaire qui marche: la bande déroulante en bas de vidéo qui marche 8 fois mieux qu'une bannière jouxtant la vidéo.
Mais, les prochains chiffres à surveiller sont ceux du partage avec les internautes: il reste aujourd'hui trop faible par rapport au modèle économique fondamental "partager pour monétiser" de Youtube.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, mai 29, 2008
Google Analytics: 1/3 des sites Top500 l'utilisent!
Toujours des infos intéressantes de la part de Pingdom (après la disponibilité, l'analyse du temps de chargement, les web servers utilisés, etc..) :
ils ont réalisé un scan des homepages des sites du Top500 mondial d'Alexa
pour voir par quels outils leur trafic était analysé.
Résultats: Google Analytics est présent sur 161 des 500 pages d'accueil leaders.
Pourquoi un tel succès ? (à mon avis):
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
ils ont réalisé un scan des homepages des sites du Top500 mondial d'Alexa
pour voir par quels outils leur trafic était analysé.
Résultats: Google Analytics est présent sur 161 des 500 pages d'accueil leaders.
Pourquoi un tel succès ? (à mon avis):- parce qu'il est gratuit même si ce n'est pas déterminant pour les sites du Top500. C''est un essai sans coût! On teste puis on reste.... La gratuité est sûrement plus motivante pour des petits sites comme ce blog
- parce qu'il est simple de mise en oeuvre: 2 lignes de Javacript dans le modèle de ses pages web et c'est fait! 2 minutes de travail. Quand on doit se focaliser sur le développement d'un site / d'une application plutôt que sur la quincaillerie qui l'entoure, c'est cool, non?
- parce qu'il est incroyablement sophistiqué: provenance du trafic, géolocalisation, analyse de la cinématique des visites, efficacité des pubs Adwords, etc. Tout y est!Personnellement, je l'utilise énormément pour ce blog et dans mon job: il m'a toujours toutes les infos nécessaires voire plus que nécessaire!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, mai 28, 2008
Google News: la saga (belge) - Ré-intermédiation du 4ème pouvoir?
La vieille histoire amour-haine entre google et les éditeurs de presse se poursuit: l'AFP en tant que partenaire des éditeurs s'est même "mise dans le coup" à une époque...
Le dernier rebondissement de ce "je t'aime - moi non plus" est en Belgique où un nouveau procès est fait par le groupe d'éditeurs associés sous la bannière "CopiePresse ". Ce groupe intente un procès européen après un procès national de l'an dernier (qui avait été suivi d'un volte-face rapide de certains titres malgré leur victoire pour perte abondante de trafic)
Ce groupe veut jusqu'à 49 millions d'euros pour les dommages invoqués (violations de droits d'auteur par reprise du contenu sur Google).
On va maintenant suivre ce que Bruxelles va en dire.
Personnellement, je dois avouer que depuis l'émergence de Google News (et des archives associées), je vais moins sur les sites de news:
Si cette conclusion est juste, Google devra être immensément précautionneux pour ne pas transformer une querelle économique en un procès de société ou on lui reprocherait de plus en plus contrôler la diffusion de l'information....
La fiction Epic 2014 (et le second épisode Epic 2015) nous expose ce que cela pourrait donner.
Encore de multiples rebondissements dans cette saga. J'en fais le pari!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Le dernier rebondissement de ce "je t'aime - moi non plus" est en Belgique où un nouveau procès est fait par le groupe d'éditeurs associés sous la bannière "CopiePresse ". Ce groupe intente un procès européen après un procès national de l'an dernier (qui avait été suivi d'un volte-face rapide de certains titres malgré leur victoire pour perte abondante de trafic)
Ce groupe veut jusqu'à 49 millions d'euros pour les dommages invoqués (violations de droits d'auteur par reprise du contenu sur Google).
On va maintenant suivre ce que Bruxelles va en dire.
Personnellement, je dois avouer que depuis l'émergence de Google News (et des archives associées), je vais moins sur les sites de news:
- je consulte la page Google News pour avoir en 1 coup d'œil les informations les plus relatées (en nombre d'ocurences) dans l'ensemble de la presse française. C'est sûrement la raison qui fait que Google évite scrupuleusement toute publicité sur le service Google News: il ouvrirait alors le flanc à des attaques justifiées sur la thématique "revenus gagnés sur le dos du contenu généré par d'autres"
- je ne vais ensuite (par clic depuis Google) que sur l'une ou l'autre instance (mise en avant par Google) de ces informations-phares pour avoir plus de détails.
- Google fait sûrement diminuer le nombre de visites sur les sites: il réalise une fois pour le compte de tous l'agrégation que chacun faisait personnellement en allant faire son opinion par des visites sur divers sites de médias.
- il oriente les visites vers l'un ou l'autre site, suivant la news mise en avant comme représentative du cluster d'un sujet.
Si cette conclusion est juste, Google devra être immensément précautionneux pour ne pas transformer une querelle économique en un procès de société ou on lui reprocherait de plus en plus contrôler la diffusion de l'information....
La fiction Epic 2014 (et le second épisode Epic 2015) nous expose ce que cela pourrait donner.
Encore de multiples rebondissements dans cette saga. J'en fais le pari!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, mai 27, 2008
Facebook: les chiffres par rétro-ingénierie O'Reilly
Les équipes O'Reilly (le Tim O'Reilly des livres informatiques et le père du terme "web 2.0") se sont livrées à un exercice de "rétro-ingénierie" intéressant sur les données publiées par Facebook sur sa plate-forme publicitaire pour permettre aux annonceurs de mieux choisir leur(s) cible(s) publicitaire(s) afin de faire augmenter les budgets dépensés sur ce réseau social
Ces équipes ont donc recompilé en 2 tableaux globaux l'ensemble des données livrées par Facebook par segment d''age et pays pour arriver aux chiffres ci-dessous.
Côté âge, rien de surprenant: les utilisateurs sont majoritairement dans la tranche 18-25 ans en particulier aux USA!
Par pays, les USA dominent clairement parmi les 75 millions d'utilisateurs actifs en pourcentage. Mais, finalement dans les autres pays leaders (UK, Canada, Australie, Turquie, Colombie et France) la pénétration est bien supérieure puisque leur ratio en pourcentage avec les USA est bien supérieur au ratio des populations respectives
Ces divers chiffres démontrent clairement les enjeux financiers actuels(bientôt 2 milliards de dollars annuels) autour de l'ouverture des réseaux sociaux fermés pour se muer en services distribués plus ouverts mais beaucoup plus omniprésents.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Ces équipes ont donc recompilé en 2 tableaux globaux l'ensemble des données livrées par Facebook par segment d''age et pays pour arriver aux chiffres ci-dessous.
Côté âge, rien de surprenant: les utilisateurs sont majoritairement dans la tranche 18-25 ans en particulier aux USA!
Par pays, les USA dominent clairement parmi les 75 millions d'utilisateurs actifs en pourcentage. Mais, finalement dans les autres pays leaders (UK, Canada, Australie, Turquie, Colombie et France) la pénétration est bien supérieure puisque leur ratio en pourcentage avec les USA est bien supérieur au ratio des populations respectives
Ces divers chiffres démontrent clairement les enjeux financiers actuels(bientôt 2 milliards de dollars annuels) autour de l'ouverture des réseaux sociaux fermés pour se muer en services distribués plus ouverts mais beaucoup plus omniprésents.Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, mai 26, 2008
RMLL 2008: j'y présente NACA. vous y serez aussi?
UPDATE 01-2012: Le projet NACA a donné naissance à
Eranea, société dédiée à la migration 100% automatisée de grandes
applications métier vers Java et Linux. Voir www.eranea.com ou email à contact@eranea.com pour plus d'informations
_______________________________________________________________________
Les rencontres mondiales de Logiciel Libre se déroulent cette année à Mont-de-Marsan ("petite localité des landes (où le floc de Gascogne coule à flot et où le magret fumé pousse sur les arbres" selon Tristan)
Sur le même billet de Tristan, une vidéo de présentation de la conférence par l'un des organisateurs, Stéphane Mascaron.
J'y serai pour présenter notre projet NACA de conversion automatisée de mainframe IBM/zOS-MVS/CICS/COBOL/DB2 à Intel/Linux/Tomcat/Java/UDB.
Faites-moi signe si vous y allez!
Le programme complet des rencontres est là. Ici est le programme de la journée Entreprises durant laquelle NACA sera présenté par mézigue.
Il y a plus désagréable que Mont-De-Marsan début Juillet, non ?
En plus, la présence de Richard Stallman (photo de Wikipedia ci-dessus), le père de Gnu et de la licence GPL justifie à elle seule un déplacement là-bas.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
_______________________________________________________________________
Les rencontres mondiales de Logiciel Libre se déroulent cette année à Mont-de-Marsan ("petite localité des landes (où le floc de Gascogne coule à flot et où le magret fumé pousse sur les arbres" selon Tristan)
Sur le même billet de Tristan, une vidéo de présentation de la conférence par l'un des organisateurs, Stéphane Mascaron.
J'y serai pour présenter notre projet NACA de conversion automatisée de mainframe IBM/zOS-MVS/CICS/COBOL/DB2 à Intel/Linux/Tomcat/Java/UDB.
Faites-moi signe si vous y allez!
Le programme complet des rencontres est là. Ici est le programme de la journée Entreprises durant laquelle NACA sera présenté par mézigue.
Il y a plus désagréable que Mont-De-Marsan début Juillet, non ?
En plus, la présence de Richard Stallman (photo de Wikipedia ci-dessus), le père de Gnu et de la licence GPL justifie à elle seule un déplacement là-bas.Source: blog Media & Tech (par didier durand)
dimanche, mai 25, 2008
SaaS: les entreprises décérébrées [chez J.M Salaün]
Un billet qui fait réfléchir chez JM. Salaün à l'heure où les grands réseaux sociaux ouvrent l'accès aux données en se battant en même temps comme des chiffonniers pour que les concurrents ne tirent pas les marrons du feu de leur propre travail.
Selon J.M. Salaun, la même bataille est en train d'être perdue implicitement (i.e sans combattre) par les sociétés qui ne font pas assez attention à leurs données en laissant leurs employés remplacer les applications corporate par services en ligne de type SaaS pour leur confort individuel.
"[...] La puissance des centres de données des firmes s'adressant au grand public, alliée à la facilité pour l'utilisateur (ergonomie, rapidité..) des outils documentaires et de communication disponibles tend à externaliser l'activité documentaire des organisations.
Chacun peut en faire l'expérience quand il utilise Gmail ou Yahoo! plutôt que la messagerie mise à sa disposition par son organisation, ou quand il préfère un de leurs services partagés pour un travail collectif. Les demandes des utilisateurs, habitués à la facilité des outils qu'ils ont expérimentés dans leur vie quotidienne privée et dans leur loisir, sont de retrouver le même confort sur leur poste de travail. Or cette puissance de calcul est hors de portée de chaque organisation prise individuellement et les outils internes ne peuvent rivaliser avec ceux mis à disposition gratuitement par des firmes qui se rémunèrent sur un autre marché, en particulier celui de la publicité.
[....] l'organisation elle-même se trouve menacée, comme si des morceaux essentiels de son activité lui échappait de plus en plus. Il s'agit ni plus ni moins de ce qui la cimente : sa communication et sa mémoire. J'ajouterai pour ma part que le problème est d'abord archivistique, au sens québécois des archives intégrées. Les archivistes jusqu'à présent étaient confrontés avec le numérique à une explosion quantitative et qualitative, mais elle ne remettait pas vraiment en cause leurs principes fondamentaux. Ils font face avec ce phénomène à un défi beaucoup plus grand. Comme les bibliothécaires avant eux qui ont vu leurs fonctions principales s'externaliser (collection, traitement, accès..). les archivistes voient à leur tour les documents leur échappe "
Je vous conseille la lecture complète de son billet.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Selon J.M. Salaun, la même bataille est en train d'être perdue implicitement (i.e sans combattre) par les sociétés qui ne font pas assez attention à leurs données en laissant leurs employés remplacer les applications corporate par services en ligne de type SaaS pour leur confort individuel.
"[...] La puissance des centres de données des firmes s'adressant au grand public, alliée à la facilité pour l'utilisateur (ergonomie, rapidité..) des outils documentaires et de communication disponibles tend à externaliser l'activité documentaire des organisations.
Chacun peut en faire l'expérience quand il utilise Gmail ou Yahoo! plutôt que la messagerie mise à sa disposition par son organisation, ou quand il préfère un de leurs services partagés pour un travail collectif. Les demandes des utilisateurs, habitués à la facilité des outils qu'ils ont expérimentés dans leur vie quotidienne privée et dans leur loisir, sont de retrouver le même confort sur leur poste de travail. Or cette puissance de calcul est hors de portée de chaque organisation prise individuellement et les outils internes ne peuvent rivaliser avec ceux mis à disposition gratuitement par des firmes qui se rémunèrent sur un autre marché, en particulier celui de la publicité.
[....] l'organisation elle-même se trouve menacée, comme si des morceaux essentiels de son activité lui échappait de plus en plus. Il s'agit ni plus ni moins de ce qui la cimente : sa communication et sa mémoire. J'ajouterai pour ma part que le problème est d'abord archivistique, au sens québécois des archives intégrées. Les archivistes jusqu'à présent étaient confrontés avec le numérique à une explosion quantitative et qualitative, mais elle ne remettait pas vraiment en cause leurs principes fondamentaux. Ils font face avec ce phénomène à un défi beaucoup plus grand. Comme les bibliothécaires avant eux qui ont vu leurs fonctions principales s'externaliser (collection, traitement, accès..). les archivistes voient à leur tour les documents leur échappe "
Je vous conseille la lecture complète de son billet.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, mai 22, 2008
PageRank: 1'000 années-hommes de travail et 450 améliorations en 12 mois par Google
Nous sommes des utilisateurs toujours plus sophistiqués des moteurs de recherche (cf. l'analyse de Udi Mamber sur le sujet qui montre l'évolution trépidante des formes de requêtes).
Nous attendons donc toujours à trouver, en première ligne de réponse, le résultat idéal par rapports à nos besoins ... mêmes implicites! Les moteurs devront bientôt lire dans nos pensées pour que nous en restions satisfaits.
Et gare à Google s'il ne le comprend pas: nous ne sommes qu'à un minuscule clic de souris de tout concurrent plus performant...
Donc, pour maintenir ses parts de marché astronomiques dans les moteurs de recherche, Google ne peut se reposer sur ses laurier: Udi Manber nous annonce donc aujourd'hui dans un long article que Google a fait en 2007 plus de 450 améliorations sur son algorithme de PageRank (au sens large)
Parmi ces changements, U. Mamber met en avant l'Universal Search: c'est pour moi aussi une avancée très importante!
Finalement, il estime au total que la qualité / pertinence de Google via son Pagerank (qui intègre 200+ paramètres) est le résultat de 1'000+ années de programmation / recherche. Vu le niveau du travail, on peut juger qu'il est fait par des développeurs payés pas moins de 150'000 $ par an. C'est un asset que l'on peut donc estimer à lui seul à plus de 150 millions de dollars! Une paille finalement vu ce qu'il rapporte. Ce carburant, catalyseur de la compétition avec Microsoft est, pour le million de serveurs chez Google, est bien moins cher que notre essence bientôt inabordable.
Mais, pas d'information de fond sur Pagerank livrée par U. Mamber. L'article commence par un long paragraphe rendant très explicite la légendaire culture du secret chez Google:
"For something that is used so often by so many people, surprisingly little is known about ranking at Google. This is entirely our fault, and it is by design. We are, to be honest, quite secretive about what we do. There are two reasons for it: competition and abuse. Competition is pretty straightforward. No company wants to share its secret recipes with its competitors. As for abuse, if we make our ranking formulas too accessible, we make it easier for people to game the system. Security by obscurity is never the strongest measure, and we do not rely on it exclusively, but it does prevent a lot of abuse."
N'espérez donc pas apprendre de grands secrets en lisant les papiers scientifiques et les blogs de Google. Mais, c'est malgré tout plein d'idées passionnantes pour les geeks (auxquels je revendique mon appartenance)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Nous attendons donc toujours à trouver, en première ligne de réponse, le résultat idéal par rapports à nos besoins ... mêmes implicites! Les moteurs devront bientôt lire dans nos pensées pour que nous en restions satisfaits.
Et gare à Google s'il ne le comprend pas: nous ne sommes qu'à un minuscule clic de souris de tout concurrent plus performant...
Donc, pour maintenir ses parts de marché astronomiques dans les moteurs de recherche, Google ne peut se reposer sur ses laurier: Udi Manber nous annonce donc aujourd'hui dans un long article que Google a fait en 2007 plus de 450 améliorations sur son algorithme de PageRank (au sens large)
Parmi ces changements, U. Mamber met en avant l'Universal Search: c'est pour moi aussi une avancée très importante!
Finalement, il estime au total que la qualité / pertinence de Google via son Pagerank (qui intègre 200+ paramètres) est le résultat de 1'000+ années de programmation / recherche. Vu le niveau du travail, on peut juger qu'il est fait par des développeurs payés pas moins de 150'000 $ par an. C'est un asset que l'on peut donc estimer à lui seul à plus de 150 millions de dollars! Une paille finalement vu ce qu'il rapporte. Ce carburant, catalyseur de la compétition avec Microsoft est, pour le million de serveurs chez Google, est bien moins cher que notre essence bientôt inabordable.
Mais, pas d'information de fond sur Pagerank livrée par U. Mamber. L'article commence par un long paragraphe rendant très explicite la légendaire culture du secret chez Google:
"For something that is used so often by so many people, surprisingly little is known about ranking at Google. This is entirely our fault, and it is by design. We are, to be honest, quite secretive about what we do. There are two reasons for it: competition and abuse. Competition is pretty straightforward. No company wants to share its secret recipes with its competitors. As for abuse, if we make our ranking formulas too accessible, we make it easier for people to game the system. Security by obscurity is never the strongest measure, and we do not rely on it exclusively, but it does prevent a lot of abuse."
N'espérez donc pas apprendre de grands secrets en lisant les papiers scientifiques et les blogs de Google. Mais, c'est malgré tout plein d'idées passionnantes pour les geeks (auxquels je revendique mon appartenance)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Inscription à :
Articles (Atom)