Cisco avait frappé fort d'entrée lors de l'annonce du iPhone par Steve Jobs pour revendiquer son antériorité sur la marque éponyme.
La procédure en vue d'un procès en justice court toujours mais Cisco vient de donner des signes d'apaisement. En effet, le constructeur d'équipement de réseaux a écrit dans un communiqué: "Cisco has agreed to give Apple an extension until Wednesday, Feb. 21. Cisco is fully committed to using the extra time to reach a mutually beneficial resolution".
Je pense que le règlement se fera effectivement à l'amiable: il me tarde donc de voir la teneur de cet résolution mutuellement bénéficiaire".
On continue donc à suivre....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, février 16, 2007
"Big Brother = Google" - A nouveau la question!
Le sujet "Google = Big Brother" était déjà d'actualité il y 18 mois avec l'excellente animation "EPIC 2014" (que je conseille de regarder. Encore une fois...)
Il est remis au goût du jour par cette vidéo réalisée par des étudiants de l'Université d'Ulm en Allemagne. Son titre est évocateur: "Master Plan" (le site web du "making of" est ici)
Google augmente la valeur de ces services pour ses utilisateurs en personnalisant les résultats. Pour personnaliser, il est clair que Google doit fabriquer un profil de l'utilisateur. La catastrophe potentielle dans le domaine de la sphère privée n'est donc bien sûr jamais très loin....
Mais, bon rassurez-vous: Eric Schmidt a annoncé qu'il faudra au moins 300 ans à Google pour organiser les 100% de l'information planétaire et la rendre ainsi aisément accessible.
Donc, la présence de mon profil génétique (tel que c'est présenté dans la vidéo ci-dessus et suggéré par la vision à long terme pour Google de Sergey Brin et Larry Page) n'est pas encore pour demain...
Et tant mieux!
[Vidéo via Henri]
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Il est remis au goût du jour par cette vidéo réalisée par des étudiants de l'Université d'Ulm en Allemagne. Son titre est évocateur: "Master Plan" (le site web du "making of" est ici)
Google augmente la valeur de ces services pour ses utilisateurs en personnalisant les résultats. Pour personnaliser, il est clair que Google doit fabriquer un profil de l'utilisateur. La catastrophe potentielle dans le domaine de la sphère privée n'est donc bien sûr jamais très loin....
Mais, bon rassurez-vous: Eric Schmidt a annoncé qu'il faudra au moins 300 ans à Google pour organiser les 100% de l'information planétaire et la rendre ainsi aisément accessible.
Donc, la présence de mon profil génétique (tel que c'est présenté dans la vidéo ci-dessus et suggéré par la vision à long terme pour Google de Sergey Brin et Larry Page) n'est pas encore pour demain...
Et tant mieux!
[Vidéo via Henri]
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, février 14, 2007
Le Manifeste Mozilla
Mes lecteurs fidèles savent que je suis le développement du Web 2.0 et de l'Internet en général et de celui du Logiciel Libre (que je crois d'ailleurs intimement liés) avec beaucoup avec grand intérêt
Aussi, je me permets de traduire ci-après le tout récent Manifeste Mozilla dont la fondation qui gère / pilote le développement (entre autres) du navigateur Firefox est l'auteur.
Il a paru essentiel à Mitchell Baker, la "patronne" de la fondation, de rassembler ces principes fondateurs pour (re-)donner un cadre à une collaboration communautaire autour de ses produit qui dure maintenant depuis 9 ans dans le cadre de cette fondation Mozilla précédée avant 2003 par le chaperonnage de Netscape.
Je pense que ce manifeste rassemble et rend public des points essentiels qui dépasse Mozilla.
Je le traduis ici donc:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Aussi, je me permets de traduire ci-après le tout récent Manifeste Mozilla dont la fondation qui gère / pilote le développement (entre autres) du navigateur Firefox est l'auteur.
Il a paru essentiel à Mitchell Baker, la "patronne" de la fondation, de rassembler ces principes fondateurs pour (re-)donner un cadre à une collaboration communautaire autour de ses produit qui dure maintenant depuis 9 ans dans le cadre de cette fondation Mozilla précédée avant 2003 par le chaperonnage de Netscape.
Je pense que ce manifeste rassemble et rend public des points essentiels qui dépasse Mozilla.
Je le traduis ici donc:
- à but égoïste de me le "graver dans la tête": je retiens en écrivant.
- à but plus communautaire: on parle beaucoup de partage ci-dessous. C'est ma contribution pour ceux à qui la langue de Shakespeare n'est pas 100% familière.
- L'Internet fait partie intégrante de la vie moderne. C'est un composant-clé de l'éducation, de la communication, de la collaboration, des affaires ("business"), des loisirs et du divertissement et de la société en général.
- L'Internet est une ressource globale et publique qui doit impérativement rester ouverte et accessible.
- L'Internet doit enrichir et améliorer la vie des individus humains.
- La sécurité des individus sur Internet est fondamentale et ne peut pas être traitée en tant qu'option (facultative).
- Les individus doivent avoir la possibilité d'adapter finement leur utilisation de l'Internet à leurs propres besoins.
- L'efficacité de l'Internet en tant que ressource publique dépend de l'interopérabilité (protocoles, formats de données, contenus), de l'innovation et d'une participation mondiale décentralisée.
- Le logiciel gratuit et libre ("Open Source") favorise le développement de l'Internet en tant que ressource publique.
- Les processus transparents et communautaires (de travail et décision) favorisent la participation, la responsabilisation et la confiance.
- L'implication à but commercial dans le développement de l'Internet apporte de multiples bienfaits; un équilibre entre les objectifs commerciaux et le bien public est critique,
- L'amplification des bienfaits publics de l'Internet est un but important qui justifie les "investissements" en temps, attention et engagement.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, février 12, 2007
Web 2.0: les impacts économiques de la loi de Moore
La loi de Moore dit en substance que le nombre de transistors sur un circuit intégré double (à coût constant) chaque 18 mois. Gordon Moore, l'un des 2 fondateurs d'Intel, l'a évoqué pour la première fois en 1965 en l'appliquant aux circuits intégrés puis aux microprocesseurs à partir de 1975.
La prédiction de Moore est étonnamment exacte si l'on regarde ce graphique de Wikipedia (avec la restriction que la vitesse de doublement est plutôt de 2 ans que 18 mois)
[Cliquez l'image pour l'agrandir]
Finalement entre 1975 et aujourd'hui, on est passé de quelques milliers de transistors pour le 1er microprocesseur d'envergure d'Intel (le 4004) à pas loin du milliard de transistors pour la dernière génération. Facteur 1 million !
Sun Microsystems a récemment tenu son "Analyst Day 2007". Pour ceux qui suivent cette société, l'ensemble des présentations est ici.
Celle qui m'a le plus intéressé est celle du CTO , Greg Papadopoulos: elle est ici.
G.Papadopoulos publie 2 graphiques intéressants qui vont dans la même ligne:


Cette loi de Moore est pour moi essentielle dans ce que nous vivons actuellement au niveu:
Cette philosophie est le sens du dernier slide de G. Papadopoulos dans sa présentation.
Les startups (en haut à gauche) passent "à travers les géants" (milieu en haut) pour atteindre tous leurs - dizaines / centaines de millions d' - utilisateurs sur les périphériques les plus variés sans avoir à résoudre les problèmes d'échelle, d'efficacité opérationnelle, de disponibilité, etc....
Cette vision ne va-t-elle colossalement réduire le ticket d'entrée dans le monde de l'innovation technologique logicielle pour laquelle l'acquisition puis l'exploitation d'infrastructures (finalement toutes très similaires) a été la grande barrière des dernières décennies?
Cette barrière était d'ailleurs l'alliée des acteurs du capital-risque qui régulaient ainsi le monde des startups par leurs injections choisies de fonds.
Aujourd'hui (ou demain), plus vraiment besoin d'eux dans le monde du web 2.0! En tout cas, pas au début d'un projet....
Assistera-t-on aussi alors à une redistribution des cartes dans ce monde de "l'investissement entrepreneurial"?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
La prédiction de Moore est étonnamment exacte si l'on regarde ce graphique de Wikipedia (avec la restriction que la vitesse de doublement est plutôt de 2 ans que 18 mois)
[Cliquez l'image pour l'agrandir]

Finalement entre 1975 et aujourd'hui, on est passé de quelques milliers de transistors pour le 1er microprocesseur d'envergure d'Intel (le 4004) à pas loin du milliard de transistors pour la dernière génération. Facteur 1 million !
Sun Microsystems a récemment tenu son "Analyst Day 2007". Pour ceux qui suivent cette société, l'ensemble des présentations est ici.
Celle qui m'a le plus intéressé est celle du CTO , Greg Papadopoulos: elle est ici.
G.Papadopoulos publie 2 graphiques intéressants qui vont dans la même ligne:
- la signification financière de ce doublement de puissance à prix constant: 1'000 dollars permettaient d'acheter une puissance de calcul de .01 Mips en 1980. Ils permettent aujourd'hui d'acheter 10'000 Mips. Le même facteur 1 million! [1 Mips = 1 million d'instructions par seconde]

- le corollaire de cette loi de Moore au niveau des télécommunications: la digitalisation de plus en plus complètes des informations qui circulent et donc l'utilisation des microprocesseurs pour gérer les transmissions permettent une augmentation exponentielle des débits (domestiques): 4.8 - 9.6 Kilobits par seconde (soit env 500-1'000 caractères par seconde) au début des années 1980 à 4+ Mégabits actuellement. Un (petit) facteur 1'000!

Cette loi de Moore est pour moi essentielle dans ce que nous vivons actuellement au niveu:
- elle est à la base des infrastructures informatiques colossales de Google, Microsoft, Yahoo et Ebay: des centaines de milliers d'ordinateurs simples coopérant ensemble pour former un "monstre ce calcul" doté d'une structure quasi-organique.
- elle permet à Mr Tout Le Monde de produire, traiter, distribuer des contenus très complexes comme la vidéo. Le succès de Youtube et l'émergence de la Longue Traîne en sont la preuve évidente
- elle peut donner naissance à des modèles de sociétés (startups) complètement différents: des services comme EC2, S3 , les APIS (bases actuelles des mashups) permettront bientôt de "monter une boîte" sans aucune infrastructure propre en limitant son travail au strict apport de sa valeur ajoutée spécifique sans répliquer les bases opérationnelles déjà disponibles en tant que service et pouvant fonctionner à l'échelle du web tout entier.
Cette philosophie est le sens du dernier slide de G. Papadopoulos dans sa présentation.

Les startups (en haut à gauche) passent "à travers les géants" (milieu en haut) pour atteindre tous leurs - dizaines / centaines de millions d' - utilisateurs sur les périphériques les plus variés sans avoir à résoudre les problèmes d'échelle, d'efficacité opérationnelle, de disponibilité, etc....
Cette vision ne va-t-elle colossalement réduire le ticket d'entrée dans le monde de l'innovation technologique logicielle pour laquelle l'acquisition puis l'exploitation d'infrastructures (finalement toutes très similaires) a été la grande barrière des dernières décennies?
Cette barrière était d'ailleurs l'alliée des acteurs du capital-risque qui régulaient ainsi le monde des startups par leurs injections choisies de fonds.
Aujourd'hui (ou demain), plus vraiment besoin d'eux dans le monde du web 2.0! En tout cas, pas au début d'un projet....
Assistera-t-on aussi alors à une redistribution des cartes dans ce monde de "l'investissement entrepreneurial"?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, février 09, 2007
L'économie parallèle des jeux en ligne: Second Life, World of Warcraft, etc....
A la maison, nous avons eu une discussion "chaude" en famille sur le sujet des jeux en ligne de type MMOG ("Massively Multiplayer Online Games").
Mon fils nous racontait qu'il était commun dans son collège que les élèves "business oriented" se fassent de l'argent de poche en revendant leurs personnages et comptes sur des jeux en ligne à des camarades trop fainéants et impatients pour développer leur personnage en partant de rien mais suffisamment aisé pour sous-traiter le travail à un camarade.
Ma femme a été horrifiée alors que mon côté geek me faisait presque trouver cela normal. D'où la discussion animée!...
Eh bien, ce billet de PaidContent nous montre que:
Décidemment, nous vivons vraiment "une époque formidable"..... ou inquiétante!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Mon fils nous racontait qu'il était commun dans son collège que les élèves "business oriented" se fassent de l'argent de poche en revendant leurs personnages et comptes sur des jeux en ligne à des camarades trop fainéants et impatients pour développer leur personnage en partant de rien mais suffisamment aisé pour sous-traiter le travail à un camarade.
Ma femme a été horrifiée alors que mon côté geek me faisait presque trouver cela normal. D'où la discussion animée!...
Eh bien, ce billet de PaidContent nous montre que:
- le sujet est d'actualité ailleurs qu'à la maison: ce genre de business possède déjà un nom " officiel: c'est le "Real Money Trading" (RMT). Le marché actuel est estimé entre 250 millions et 880 millions de dollars annuels selon CNet.
- Wikipedia (EN) possède une page entière sur le sujet RMT: elle décrit RMT comme la vente lors de transactions du monde bien réel d'objets, de lieux, de personnages, de biens acquis dans ces jeux virtuels MMPOG que sont Second Life, World of Warcraft, etc... Des sociétés en Chine employant des salariés "éleveurs de personnages" ainsi que des comparateurs de prix à la Kelkoo pour ses biens virtuels comme Eye on Mogs ou Gamerprice y sont même évoquées.
- Ebay vient de bannir ce genre de transactions de son site en se réfugiant prudemment derrière des questions de propriété intellectuelle: le possesseur du bien n'en est pas le propriétaire intégral puisqu'il est généré par un jeu tiers.
- Il laisse ainsi le marché à des sociétés spécialisées dans le trading des personnages ou biens acquis dans ces jeux comme IGE qui dit sur son site: " Chaque jeu MMORPG se caractérise par son économie virtuelle exclusive. L’activité essentielle d’IGE consiste à créer des marchés secondaires pour faciliter l’achat et la vente de monnaies et de biens virtuels utilisés par les joueurs online. Le marché secondaire permet aux joueurs d’enrichir encore plus leurs aventures en leur offrant la possibilité d’obtenir immédiatement des biens ou des moyens supplémentaires, tout en permettant aux joueurs qui ont davantage de temps à consacrer aux jeux en ligne de gagner de l’argent bien réel en redistribuant leur fortune virtuelle."
Décidemment, nous vivons vraiment "une époque formidable"..... ou inquiétante!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, février 08, 2007
Acquisition de Youtube: les fondateurs payés par Google
Rafat Ali de PaidContent a analysé le document réglementaire transmis par Google à la SEC, l'autorité de régulation de la bourse américaine.
Il donne les chiffres suivants concernant le paiement des fondateurs de Youtube pour cette transaction qui s'est faite à 100% en paiement par actions (raisons fiscales favorables aux vendeurs évoquées à l'époque):
Pour Google, c'est aussi une bonne affaire, puisque l'acquisition n'a finalement rien coûté.
Ce graphique issu de Google Finance à propos de Google lui-même le montre:
Liée ou pas à cette acquisition, l'appréciation de la valeur de société Google est finalement depuis l'annonce du rachat de Youtube de toute façon de 10.2% .
Soit + 13.4 milliards de dollars. Ils ont donc permis de financer l'acquisitionqui n'avait coûté "que" 1.65 milliards de dollars sans sourciller et sans se poser trop de questions autour des coûts de fonctionnement élevés avec une revenu nul.
Donc, le magot de 11.2 milliards de cash en banque de Google de peut dormir tranquille....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Il donne les chiffres suivants concernant le paiement des fondateurs de Youtube pour cette transaction qui s'est faite à 100% en paiement par actions (raisons fiscales favorables aux vendeurs évoquées à l'époque):
- Chad Hurley a reçu (694'087+41'232) de actions de Google. Soit 345.6 millions de dollars au prix de clôture d'hier à 470.01$
- Steve Chen a reçu lui au total 326.2 millions de dollars
- Jawed Karim, le troisième fondateur a reçu 137,443 actions de Google pour une valeur de 64.6 millions de dollars.
- Sequoia Capital, le venture capitalist de l'affaire, a lui reçu 442.3 millions de dollars.
Pour Google, c'est aussi une bonne affaire, puisque l'acquisition n'a finalement rien coûté.
Ce graphique issu de Google Finance à propos de Google lui-même le montre:

Liée ou pas à cette acquisition, l'appréciation de la valeur de société Google est finalement depuis l'annonce du rachat de Youtube de toute façon de 10.2% .
Soit + 13.4 milliards de dollars. Ils ont donc permis de financer l'acquisitionqui n'avait coûté "que" 1.65 milliards de dollars sans sourciller et sans se poser trop de questions autour des coûts de fonctionnement élevés avec une revenu nul.
Donc, le magot de 11.2 milliards de cash en banque de Google de peut dormir tranquille....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
[Lu ailleurs 1]: "quand le contenant se sépare du contenu"
"quand le contenant se sépare du contenu": c'est le tire d'un très intéressant billet de Jean-Michel Salaün où il analyse en détails les tenants de la nouvelle stratégie iPod / iTunes d'Apple.
Elle vient d'être définir par Steve Jobs à travers un long plaidoyer écrit sur le site même d'Apple: il veut pousser à l'abandon des DRMs en général et sur iTunes en particulier sur le principe que les DRMS ont prouvé leur inefficacité face à la piraterie de musique et qu'ils ne font finalement qu'embêter les utilisateurs honnêtes qui paieraient même sans eux. Le passage le plus fallacieux est celui sur les CDs: en substance, Steve Jobs dit "pourquoi finalement instituer les DRMs dans la musique digitale puisque les CDs sont DRM-free?". il oublie juste d'expliquer que le médium CD a été conçu à un moment où sa copie n'était pas aisée du tout. Aujourd'hui, il en serait tout autre....
Jean-Michel argumente, chiffres à l'appui que la seule et unique - vraie (mais cachée) - raison de cet article fleuve est que ces DRMs vont finir par ralentir les ventes d'iPods (le moteur de revenu actuel d'Apple).
Le passage-clef (à mes yeux) de son billet:
"....les iPod ne contenaient que 5% de musiques téléchargées sur le site de Apple. Pour une synthèse de ces études, voir Ratatium.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Elle vient d'être définir par Steve Jobs à travers un long plaidoyer écrit sur le site même d'Apple: il veut pousser à l'abandon des DRMs en général et sur iTunes en particulier sur le principe que les DRMS ont prouvé leur inefficacité face à la piraterie de musique et qu'ils ne font finalement qu'embêter les utilisateurs honnêtes qui paieraient même sans eux. Le passage le plus fallacieux est celui sur les CDs: en substance, Steve Jobs dit "pourquoi finalement instituer les DRMs dans la musique digitale puisque les CDs sont DRM-free?". il oublie juste d'expliquer que le médium CD a été conçu à un moment où sa copie n'était pas aisée du tout. Aujourd'hui, il en serait tout autre....
Jean-Michel argumente, chiffres à l'appui que la seule et unique - vraie (mais cachée) - raison de cet article fleuve est que ces DRMs vont finir par ralentir les ventes d'iPods (le moteur de revenu actuel d'Apple).
Le passage-clef (à mes yeux) de son billet:
"....les iPod ne contenaient que 5% de musiques téléchargées sur le site de Apple. Pour une synthèse de ces études, voir Ratatium.
Rien de bien surprenant pour nous. En effet, cela confirme quelques tendances souvent rappelées ici :
- l'articulation des industries du contenant et du contenu n'a qu'un temps, celui du démarrage de l'innovation. Ensuite les logiques industrielles sont trop différentes pour qu'elles soient compatibles. Ce temps est passé pour Apple.
- Le contenu n'est pas le roi pour reprendre l'expression d' A. Odlyzko.
- Le Web-média n'est pas l'édition et la musique en ligne ne remplacera pas la vente de disque."
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, février 06, 2007
SEO - Google backlinks : plus de transparence sur le Pagerank et la constellation du Web
T. OReilly publie un billet passionnant sur l'évolution du côté non-propriétaire de l'informatique:
Logiquement, pour T. OReilly, le nouveau modèle gagnant sera celui qui donnera le contrôle aux utilisateurs sur des bases de données semblables à celles des leaders actuels et leurs algorithmes....
Eh bien, c'est aujourd'hui (coïncidence heureuse?....) que Google choisit d'annoncer (sur le "grand blog" et le blog spécialisé SEO ) une nouvelle fonction sur Google Webmaster Central qui augmente (dans le sens des propos de T. OReilly) la transparence - en attendant le contrôle .... - sur le Pagerank de Google.
Cette fonction permet d'obtenir 2 tables fort instructives:
Avec cette table, on peut enfin facilement et de manière exhaustive savoir par qui et comment on est lié.
Ainsi pour ce blog à ce jour, quelques infos intéressantes
J'avais écrit "un coup de canif dans le contrat, Mr Google?" il y a peu. Eh bien, aujourd'hui c'est "merci! Mr Google". C'est une vraie avancée vers la transparence que le monde du Web 2.0 impose de toute façon progressivement.
En plus, je pense qu'elle sera aussi finalement bonne pour Google lui-même alors pourquoi s'en priver?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
- les mainframes (i.e IBM au contrôle): matériels + logiciels + formats des données propriétaires
- les PC (i.e Microsoft au contrôle): le matériel "standard" et" ouvert" - logiciels + données propriétaires
- l'Internet / l'Open Source (Google / Yahoo au contrôle): le matériel + le logiciel ouvert. Mais un secret jalousement gardé sur l'immense base de données (fabriquée d'ailleurs en mode UGC par les utilisateurs externes) qui fait leur puissance ainsi que sur les algorithmes qui la gèrent.
Logiquement, pour T. OReilly, le nouveau modèle gagnant sera celui qui donnera le contrôle aux utilisateurs sur des bases de données semblables à celles des leaders actuels et leurs algorithmes....
Eh bien, c'est aujourd'hui (coïncidence heureuse?....) que Google choisit d'annoncer (sur le "grand blog" et le blog spécialisé SEO ) une nouvelle fonction sur Google Webmaster Central qui augmente (dans le sens des propos de T. OReilly) la transparence - en attendant le contrôle .... - sur le Pagerank de Google.
Cette fonction permet d'obtenir 2 tables fort instructives:
- la table des liens internes au site: on pouvait déjà se la fabriquer par ses propres outils
- la table des liens externes vers le site (que l'on descendre pour la "mouliner" dans ses outils SEO persos): ça, c'est une grande avancée qui va offrir un immense lot de nouvelles possibilités aux spécialistes de la "Search Engine Optimization" (SEO).

Avec cette table, on peut enfin facilement et de manière exhaustive savoir par qui et comment on est lié.
Ainsi pour ce blog à ce jour, quelques infos intéressantes
- 12'635 liens au total vers l'ensemble des pages du site
- 8'470 liens vers le homepage qui lui donnent son Pagerank actuel de 5. .Ce sont les liens d'une multitude de sites et en particulier mes commentaires dans d'autres blogs où l'URL fait partie de la signature (d'où l'intérêt de ne pas rester anonyme...)
- Mes 5 billets les plus liés de l'extérieur: LinkedIn = le recrutement 2.0 (91 liens externes), croissance d'AJAX = mort des pageviews (85 liens externes), la matrice des mashups du web 2.0 (73 liens), la revue du livre "La Longue Traîne" (73 liens), 100 millions de vidéos par jour sur Youtube ( 64 liens)
J'avais écrit "un coup de canif dans le contrat, Mr Google?" il y a peu. Eh bien, aujourd'hui c'est "merci! Mr Google". C'est une vraie avancée vers la transparence que le monde du Web 2.0 impose de toute façon progressivement.
En plus, je pense qu'elle sera aussi finalement bonne pour Google lui-même alors pourquoi s'en priver?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, février 05, 2007
T. O'Reilly - Web 2.0: le média définit le contenu
Tim O'Reilly dans un récent billet soutient que l'internet et le web 2.0 ont favorisé le contenu court. Pour preuve l'explosion de la blogosphère avec les billets courts des blogs, le tsunami des courts métrages visualisés sur Youtube comme Matt le danseur, les Nimbus de la bombe Diet Coke + Mentos, etc...
Sa théorie est que cette forme de contenu favorise:
Pour T. O'Reilly, ce succès de l'UGC ("User Generated Content") prouve la valeur du lien entre concision, modularité et ouverture. Intéressant, non ?
N. Carr (avec son esprit de controverse habituel...) argumente que le web 2.0 dévalorise ainsi - à tort - les "formes culturelles épaisses et massives".
Sur la collaboration, il dit (bien sûr pour contredire...) que rien ne vaut une pièce massive issue d'une seule cervelle. Pour conclure, il annonce que le raccourcissement du contenu nous rétrécit intellectuellement. Encourageant....
Malgré les arguments négatifs de N. Carr, je reste sur la vision de T. O'Reilly: web 2.0 et contenus courts vont mieux ensemble!
Je vais donc tenter de continuer à l'appliquer à ce blog: une histoire en multiples épisodes courts.
Donc, j'arrête ici pour ce billet ! ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Sa théorie est que cette forme de contenu favorise:
- la consommation (lecture, visualisation) dans notre monde de "l'interruption permanente" où l'attention soutenue longue est devenue impossible
- la création collaborative est plus facile: les contributeurs s'implique entrent plus facilement sur une "petite pièce" pour y apporter leur pierre plutôt que sur une "cathédrale". Il fait d'ailleurs sur ce point avec les projets Open Source où un système complexe et sophistiqué est bâti par composition de petites briques logicielles très modulaires: les distributions Linux en sont la meilleure illustration par les milliers de sous-projets qui les composent.
Pour T. O'Reilly, ce succès de l'UGC ("User Generated Content") prouve la valeur du lien entre concision, modularité et ouverture. Intéressant, non ?
N. Carr (avec son esprit de controverse habituel...) argumente que le web 2.0 dévalorise ainsi - à tort - les "formes culturelles épaisses et massives".
Sur la collaboration, il dit (bien sûr pour contredire...) que rien ne vaut une pièce massive issue d'une seule cervelle. Pour conclure, il annonce que le raccourcissement du contenu nous rétrécit intellectuellement. Encourageant....
Malgré les arguments négatifs de N. Carr, je reste sur la vision de T. O'Reilly: web 2.0 et contenus courts vont mieux ensemble!
Je vais donc tenter de continuer à l'appliquer à ce blog: une histoire en multiples épisodes courts.
Donc, j'arrête ici pour ce billet ! ;-)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
samedi, février 03, 2007
[Info Podcast 6]: l'ultime progamme écrit par Bill Gates = Donkey
(Infos Podcast - pourquoi et comment: voir le début ce billet - les autres "infos podcast de Media & Tech" ici)
Dans ce podcast issu de la dernière conférence OSCON , à l'occasion des 25 ans du PC, Dave Bradley (ci-dessus) nous explique que le jeu Donkey a été le dernier programme co-écrit par Bill Gates en 1981 et devenu un produit Microsoft: ensuite, il s'est consacré au développement "business" de Microsoft avec le succès que l'on sait....
Dave Bradley est lui l'IBMer qui a écrit le Bios du premier IBM PC: dans le podcast, il dit avec un peu d'amertume - joyeuse - que la postérité ne retiendra de lui que la trop fameuse combinaison "Ctrl + Alt + Del" (en général synonyme d'ennuis avec ledit PC...) qu'il a inventé pour le Bios ainsi que le codage des caractères ASCII 437 créé durant un voyage d'avion avec 2 collègues (devenu ensuite un standard mondial)
Pour en revenir à Bill Gates et Donkey, cette page de Wikipedia donne toutes les indications techniques : le jeu a été écrit en Basic par Microsoft pour mettre en valeur à l'époque la technologie matérielle du PC, le système d'exploitation DOS et les capacités du langage Basic à travers les graphiques, la couleur et les sons. C'était l'époque du contrat mirifique donné par IBM à son (tout) petit sous-traitant Microsoft ... "and the rest is history" comme ils disent aux USA!
Pour les souvenirs (nostalgie.... enfin pour ceux qui ont l'âge!), je reprends un écran du jeu ci-dessous. Les petits malins s'amusaient à écraser l'âne plutôt qu'à tenter que l'éviter...

Ainsi, les p'tits jeunes qui lisent ce blog pourront tenter de s'imaginer ce qu'était le monde avant le Sony PS2/PS3 et autres Microsoft XBox 360...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Dans ce podcast issu de la dernière conférence OSCON , à l'occasion des 25 ans du PC, Dave Bradley (ci-dessus) nous explique que le jeu Donkey a été le dernier programme co-écrit par Bill Gates en 1981 et devenu un produit Microsoft: ensuite, il s'est consacré au développement "business" de Microsoft avec le succès que l'on sait....Dave Bradley est lui l'IBMer qui a écrit le Bios du premier IBM PC: dans le podcast, il dit avec un peu d'amertume - joyeuse - que la postérité ne retiendra de lui que la trop fameuse combinaison "Ctrl + Alt + Del" (en général synonyme d'ennuis avec ledit PC...) qu'il a inventé pour le Bios ainsi que le codage des caractères ASCII 437 créé durant un voyage d'avion avec 2 collègues (devenu ensuite un standard mondial)
Pour en revenir à Bill Gates et Donkey, cette page de Wikipedia donne toutes les indications techniques : le jeu a été écrit en Basic par Microsoft pour mettre en valeur à l'époque la technologie matérielle du PC, le système d'exploitation DOS et les capacités du langage Basic à travers les graphiques, la couleur et les sons. C'était l'époque du contrat mirifique donné par IBM à son (tout) petit sous-traitant Microsoft ... "and the rest is history" comme ils disent aux USA!
Pour les souvenirs (nostalgie.... enfin pour ceux qui ont l'âge!), je reprends un écran du jeu ci-dessous. Les petits malins s'amusaient à écraser l'âne plutôt qu'à tenter que l'éviter...

Ainsi, les p'tits jeunes qui lisent ce blog pourront tenter de s'imaginer ce qu'était le monde avant le Sony PS2/PS3 et autres Microsoft XBox 360...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, février 02, 2007
Web 2.0: Youtube doit partager pour monétiser
Mary Meeker a dit lors sa présentation au récent Web 2.0 Summit (voir p6 - slides via ce billet et podcast ici) que 60% du trafic internet était actuellement de la vidéo non monétisée (en partie de type UGC et en partie de type protégée par droits d'auteur mais diffusée quand même - Cf la lutte de Youtube pour éradiquer la partie protégée)
Cet argument de Mary Meeker s'appuie sur les chiffres et graphiques de CacheLogic de ce billet.
Même si il est hégémonique sur l'argent actuellement dépensé en publicité en ligne, Google a la nécessité d'en attirer toujours plus: le marché de la pub vidéo en ligne est à ce jour estimé à 3 milliards de dollars pour 2010 !. Youtube est leader de la vidéo sur Internet (cap des 100 millions de vidéos par jour largement dépassé) : il ne peut donc "laisser sur la table" l'argent de ces 60% évoqués ci-dessus. La récente intégration de Youtube dans les résultats de recherche ci-dessus a déjà d'ailleurs montré pleinement ses effets en termes de trafic (donc d'argent....) supplémentaire!
C'est donc très logiquement que Chad Hurley, le fondateur de Youtube, a annoncé (cf l'Expansion ou Echos du Net) au dernier Forum Economique de Davos que Youtube allait maintenant passer à la monétisation. Il y a au moins des coûts colossaux d'infrastructure à compenser....
Cependant, comme toute société du web 2.0, Youtube doit trancher le noeud gordien du support et de l'acceptation de ce changement par sa communauté. Pour que cela soit "fluide", le partage avec les producteurs UGC sera de rigueur... C'est d'ailleurs la même stratégie du "doigt dans le pot de confiture" qui a été utilisée avec les majors au moment de l'acquisition de Youtube par Google.
Les arguments supplémentaires de Nick Carr complètent le panorama:
En conclusion, je rejoins mon billet sur les petits ruisseaux et les grands fleuves de la Longue Traîne: n'espérez quand même pas trop en vivre!
En effet, Metacafe, un concurrent, publie sur sa homepage la rémunération de ses producteurs, il n'y a vraiment que les top leaders pour qui c'est (légèrement) substantiel ... et encore c'est vraisemblablement le total depuis le jour 0 de ce programme rémunération.
Comme déjà écrit pour les blogs, ne quittez pas encore votre job pour vivre de la vidéo UGC!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Cet argument de Mary Meeker s'appuie sur les chiffres et graphiques de CacheLogic de ce billet.
Même si il est hégémonique sur l'argent actuellement dépensé en publicité en ligne, Google a la nécessité d'en attirer toujours plus: le marché de la pub vidéo en ligne est à ce jour estimé à 3 milliards de dollars pour 2010 !. Youtube est leader de la vidéo sur Internet (cap des 100 millions de vidéos par jour largement dépassé) : il ne peut donc "laisser sur la table" l'argent de ces 60% évoqués ci-dessus. La récente intégration de Youtube dans les résultats de recherche ci-dessus a déjà d'ailleurs montré pleinement ses effets en termes de trafic (donc d'argent....) supplémentaire!
C'est donc très logiquement que Chad Hurley, le fondateur de Youtube, a annoncé (cf l'Expansion ou Echos du Net) au dernier Forum Economique de Davos que Youtube allait maintenant passer à la monétisation. Il y a au moins des coûts colossaux d'infrastructure à compenser....
Cependant, comme toute société du web 2.0, Youtube doit trancher le noeud gordien du support et de l'acceptation de ce changement par sa communauté. Pour que cela soit "fluide", le partage avec les producteurs UGC sera de rigueur... C'est d'ailleurs la même stratégie du "doigt dans le pot de confiture" qui a été utilisée avec les majors au moment de l'acquisition de Youtube par Google.
Les arguments supplémentaires de Nick Carr complètent le panorama:
- c'est aussi un moyen de retenir les "bons" de l'UGC qui pourraient bientôt fuir les concurrents qui rémunèrent déjà: voir Metacafe ci-dessous
- la monétisation va pousser les plus créatifs à se donner un maximum pour viser le jackpot (cf 35'000 dollars pour les premiers geysers Coke + Mentos)
- c'est peut-être une préparation à des conditions d'utilisation plus strictes: aujourd'hui l'utilisateur accorde à Youtube une licence non-exclusive sur le contenu qu'il charge sur le site. Youtube deviendra peut-être plus exigeant (exclusivité) quand il rétribuera: il faudra "capturer" les meilleurs, ceux qui reçoivent une part disproportionnée du succès d'audience.
En conclusion, je rejoins mon billet sur les petits ruisseaux et les grands fleuves de la Longue Traîne: n'espérez quand même pas trop en vivre!
En effet, Metacafe, un concurrent, publie sur sa homepage la rémunération de ses producteurs, il n'y a vraiment que les top leaders pour qui c'est (légèrement) substantiel ... et encore c'est vraisemblablement le total depuis le jour 0 de ce programme rémunération.
Comme déjà écrit pour les blogs, ne quittez pas encore votre job pour vivre de la vidéo UGC!Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, février 01, 2007
Google: la bourde du CFO George Reyes finalement sans incidence
Les résultats financiers de Google (toujours) éclatants sont commentés partout (Les Echos, Silicon, etc...) . Je n'y reviendrai pas
Je reviens seulement sur 3 faits déjà évoqués sur la base de la table officielle des résultats financiers de Google:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Je reviens seulement sur 3 faits déjà évoqués sur la base de la table officielle des résultats financiers de Google:
- la "bourde" (voir milieu de ce billet) du CFO de Google, George Reyes, est finalement sans incidence: les 9.5 milliards de dollars annoncés contre son gré à la SEC sont largement dépassés à 10.6 milliards pour l'année.
- les revenus de Google sont toujours à 99% publicitaires ou (tout) presque: 10'492'628'000 dollars viennent de la publicité sur un total de 10'604'917'000
- la commission de Google sur les revenus Adsense est toujours de 20-21%: 3'308'777'000 dollars de revenus restitués aux éditeurs tiers sur 4'158'831'000 dollars encaissés via le réseau AdSense.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Inscription à :
Articles (Atom)