mardi, janvier 16, 2007

Pour gérer son "anti-réputation" sur Google, il faut avoir son blog!

Depuis ma lecture de La Longue Traîne ("The Long Tail"), je suis un fan assidu du blog éponyme de Chris Anderson.

L'une des conséquences de cette longue traîne est que l'information est maintenant gratuite et hyper-abondante. En parallèle, les moteurs de recherche en tant "qu'aiguilleurs du ciel de l'Internet" permettent un accès ultra-efficace aux informations pointues sur un individu, une société, etc....

Donc, en suite logique, Chris Anderson annonce que son magazine Wired va prochainement publier un long dossier sur la "transparence radicale" ("radical transparency") apportée par cet océan d'information et sa navigabilité hyper-efficace.

Il y aura trois volets à ce travail mené par Clive Thompson:
C'est ce 3ème paragraphe sur la réputation qui m'a fait beaucoup fait réfléchir. Je cite

" Reputation Is Everything: Google isn't a search engine. Google is a reputation-managment system. What do we search for, anyway? Mostly people, products, ideas -- and what we want to know are, what do other people think about this stuff? All this blogging, Flickring, MySpacing, journaling -- and, most of all, linking -- has transformed the Internet into a world where it's incredibly easy to figure out what the world thinks about you, your neighbor, the company you work for, or the stuff you were blabbing about four years ago. It might seem paradoxical, but in a situation like that, it's better to be an active participant in the ongoing conversation than to stand off and refuse to participate. Because, okay, let's say you don't want to blog, or to Flickr, or to participate in online discussion threads. That means the next time someone Googles you they'll find ... everything that everyone else has said about you, rather than the stuff you've said yourself. (Again -- just ask Sony about this one.) The only way to improve and buff your reputation is to dive in and participate. Be open. Be generous. Throw stuff out there -- your thoughts, your ideas, your personality. Trust comes from transparency."

Il est bien juste que si on ne participe pas au web 2.0 en son propre nom, on ne trouve ensuite sur le web que ce les autres écrivent sur vous, vos pensées, vos actes.

Il ne s'agit pas de museler les autres à propos de soi mais d'ouvrir la conversation avec eux en y participant par son propre blog. Après ... que le fun (parfois "chaud") des réponses enflammées commence! De plus, le phénomène de mémoire (tout ce que l'on publie sur son blog reste à jamais accessible) induit par le web 2.0 va aussi sûrement des situations de grand écart pour certains lorqu'ils vont changer de situation, d'employeur, etc....

Et effectivement, la conséquence (favorable ?), c'est que l'on se fabrique ainsi une réputation accessible en quelques clics de souris à tous ceux qui vont prochainement vous rencontrer!

Personnellement, je "google" (c'est un verbe!) quasi-systématiquement tous ceux que je vais rencontrer et que je ne connais pas encore professionnellement. Vous le faites aussi?

PS:
Pour me "conforter" sur le sujet, j'ai fait la recherche "didier durand" sur google.com et google.fr. Eh bien, la "recette Anderson" marche, bien que je porte un nom et un prénom très communs: après presque 2 ans de blog, ma petite personne via Media & Tech sort maintenant en tête sur les 2 sites de recherche de Google.

Le dernier obstacle à la place 1 était mon homonyme chef cuisinier dans un restaurant de Chicago qui a tenu la tête pendant de nombreux mois. Il semble que le dernier upgrade des pageranks sur Google ne lui ait pas été favorable....



Source: blog Media & Tech (par didier durand)

7 commentaires:

Luc a dit…

hey hey c'est clair que la gestion de l'identité numérique c'est super important...

moi les idées ziki ca me fais rire, j'ai essayé, mais je trouve ça moyen...

pour bien gérer le truc, rien ne vaut un blog du style prenom-nom.votreblog.com ou pour les riches
www.prenom-nom.com

Pour ma part la gestion de mon identité numérique est réglée...

je croit que je remporte 8 des 10 premier résultats sur googles avec "luc muller"

entre mon site la partie blog de mon site, mon profil copaing, divers annuaires ou je suis renseigné et ma page wikipédia bloquée après avoir tentée 2 fois d'y insérer mon CV et de me faire qualifier de vandale (mdr il rigolent pas chez wikipédia)

prochain objectif (j'y travail en ce moment) première position sur "Luc" je suis déja dans le top 15, mais je compte bien déloger Luc Besson dans les prochains Jours/Semaines/Mois

affaire à suivre

Tech Bee a dit…

C'est tout l'objet de la démarche "artistique" du site Counter Googling:
http://www.counter-googling.net/

d.durand a dit…

Bonjour Techbee,

Je ne connaissais pas ce site. Je vais donc creuser!

didier

Joseph a dit…

ca serait plus intelligent de prendre un nom de scène ou de plume, un pseudonyme. C'est plus simple après pour gérer les homonymes.

d.durand a dit…

Bonjour Joseph,

Effectivement le pseudo est possible et facilite l'absence de doublons.

Mais, si l'on veut vraiment contrôler son image personnelle, l'écriture en nom et prénom propre me semble plus efficace.

Hington Klarsey a dit…

Bonjour,

Nous pensons que vous devriez avant tout chercher à crédibiliser votre information.

Ce qui fait défaut sur Internet est , d'une part la validation de la source d'information, et d'autre part la qualité de l'information elle-même.

Officialiser l'information est un enjeu majeur du cyberespace.

Ainsi, faire le choix d'apparaître sous vos nom et prénom réels plutôt que sous un pseudonyme, apporte à vos lecteurs une sensation de relative fiabilité de la source, et favorisera le relais du message que vous souhaitez transmettre.

D'une manière générale, privilégiez tout ce qui favorisera votre identification.

d.durand a dit…

Bonjour Hington,

Sur le point de vue de la transparence: je pense jouer le jeu. Mon nom et mon adresse sont affichés en permanence sur mon blog et tous mes articles sont signés nominativement.

Cordialement
didier