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mercredi, mai 28, 2008

Google News: la saga (belge) - Ré-intermédiation du 4ème pouvoir?

La vieille histoire amour-haine entre google et les éditeurs de presse se poursuit: l'AFP en tant que partenaire des éditeurs s'est même "mise dans le coup" à une époque...

Le dernier rebondissement de ce "je t'aime - moi non plus" est en Belgique où un nouveau procès est fait par le groupe d'éditeurs associés sous la bannière "CopiePresse ". Ce groupe intente un procès européen après un procès national de l'an dernier (qui avait été suivi d'un volte-face rapide de certains titres malgré leur victoire pour perte abondante de trafic)

Ce groupe veut jusqu'à 49 millions d'euros pour les dommages invoqués (violations de droits d'auteur par reprise du contenu sur Google).

On va maintenant suivre ce que Bruxelles va en dire.

Personnellement, je dois avouer que depuis l'émergence de Google News (et des archives associées), je vais moins sur les sites de news:
  • je consulte la page Google News pour avoir en 1 coup d'œil les informations les plus relatées (en nombre d'ocurences) dans l'ensemble de la presse française. C'est sûrement la raison qui fait que Google évite scrupuleusement toute publicité sur le service Google News: il ouvrirait alors le flanc à des attaques justifiées sur la thématique "revenus gagnés sur le dos du contenu généré par d'autres"
  • je ne vais ensuite (par clic depuis Google) que sur l'une ou l'autre instance (mise en avant par Google) de ces informations-phares pour avoir plus de détails.
Quand on multiplie mon comportement personnel par le nombre d'internautes, la conséquence est donc double pour les éditeurs:
  • Google fait sûrement diminuer le nombre de visites sur les sites: il réalise une fois pour le compte de tous l'agrégation que chacun faisait personnellement en allant faire son opinion par des visites sur divers sites de médias.
  • il oriente les visites vers l'un ou l'autre site, suivant la news mise en avant comme représentative du cluster d'un sujet.
Il me semble que l'on vit là une sorte de ré-intermédiation (à fort pouvoir...) du légendaire 4ème Pouvoir, celui des médias et de la presse en particulier.

Si cette conclusion est juste, Google devra être immensément précautionneux pour ne pas transformer une querelle économique en un procès de société ou on lui reprocherait de plus en plus contrôler la diffusion de l'information....

La fiction Epic 2014 (et le second épisode Epic 2015) nous expose ce que cela pourrait donner.

Encore de multiples rebondissements dans cette saga. J'en fais le pari!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, mai 16, 2008

[Fun] Google préserve aussi la sphère privée des chevaux!

Afin d'éviter la catastrophe qui lui pend au nez, Google est en train de pousser au maximum (voir au-delà du raisonnable ;-)) la protection de la sphère privée dans Google Streetview avant son arrivée imminente en Europe.

En effet, à Mountain View, il semble que l'on ait décidé de flouter le visage des humains mais aussi celui des chevaux. Quid des chiens? S'agit-il d'éviter des problèmes avec la SPA?... ;-)


[Via GoogleMapsMania]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Visiteurs US: Google passe devant Yahoo

Pour la première fois de "l'histoire", Google passe, en Avril 2008, devant Yahoo en termes de visiteurs uniques aux USA selon Comscore.

[Vu les marges d'erreur de ce genre de métrique, on peut aussi admettre que c'est l'égalité....]

On va regarder si Yahoo va aussi perdre sa place historique de leader au au plan mondial

Décidemment, une période très pénible chez Yahoo: et d'autres remous s'annoncent....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, mai 14, 2008

Google Streetview: les visages (maintenant) dissimulés ... même aux USA


A propos de l'arrivée imminente de Google Streetview en France, j'ai écrit qu'il fallait s'attendre à des polémiques juridiques (procès ?) en France à cause des atteintes manifestes à la vie privée que le système peut représenter.

TomHmtl de Zorgloob m'a répliqué dans les commentaires qu'il n'y avait aucune raison: Pages Jaunes (France Télécom) le fait sans souci dans l'Hexagone depuis plusieurs années.

Mais, il semble finalement qu'il y ait "crispation" même aux USA sur le sujet: les nouvelles photos de Google StreetView de Manhattan mises en ligne montrent des visages floutés.

PS: au passage, la démonstration que Google n'a pas les 2 pieds dans le même sabot en termes de technologie de traitement d'images: il faut une détection de visages pour pouvoir ainsi les flouter automatiquement dans la nuée de photos nécessaires à Streetview (Google a confirmé qu'il faisait ce traitement automatiquement)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, mai 12, 2008

Google FriendConnect, MySpace Dataportability, Facebook Connect: réseaux sociaux (enfin....) plus éthérés - l'ère des "automates bancaires" commence!

Après des annonces équivalentes des 3 leaders (MySpace Data Availability, Facebook Connect, Google FriendConnect via Techcrunch) en 48h, on peut dire que l'on est en train de franchir une première étape décisive dans l'ouverture des réseaux sociaux jusqu'à ici bien trop fermés et pénibles à utiliser pour être attractif à long terme pour les utilisateurs finaux.

La manière métaphore caractérisant ces annonces similaires des 3 grands vient de Wired: nous entrons pour les réseaux sociaux dans l'ère des "distributeurs automatiques bancaires" car chacun va pouvoir retirer ses biens (i.e ses données personnelles) pour les utiliser depuis partout dans la rue (i.e. les autres sites web ayant programmé avec ces nouvelles interfaces, i.e. les distributeurs bancaires. Mais, pour l'instant, vous ne pouvez pas encore changer de "banque", i.e. la référence de vos données personnelles (amis, activités) reste prisonnière du réseau social d'origine (pas d'extraction globale pour rechargement dans un autre réseau).

On a donc fait un pas: les réseaux sociaux leaders (les "Goliath") commencent à partager ce qu'ils ont accumulé avec les sites plus modestes (les "David") mais garde un contrôle sur la globalité des données.

Donc, les réseaux sociauxs deviennent plus "éthérés" mais veulent quand même rester un point de passage obligé pour disposer ultérieurement de leviers de monétisation sur les données sociales de leurs membres quand ces leviers auront été définis. ( je ne pense pas qu'ils le soient aujourd'hui!)

Le nirvana du groupe Data Portability n'est donc pas encore atteint mais ce grand pas en avant est dans la bonne direction... En tout cas, c'est sûrement grâce à ce groupe activiste que cette étape est franchie!

Si l'on revient à la structure en 3 niveaux de plates-formes de M. Andreessen, on pourrait y voir un retour en arrière: ces annonces nous ramènent au niveau 1 alors qu'OpenSocial de Google avait élevé le niveau d'abstraction au niveau 2. Mais, c'est normal: OpenSocial capture les développeurs sur l'infrastructure de la plate-forme. C'est ok pour de petits développeurs tiers isolés bien contents de se voir ainsi enlever un problème.

Mais, à titre d'exemple, pour les Yahoo, Twitter, Ebay & co qui sont les premiers partenaires de MySpace DataAvailability, travailler sur l'infrastructure de MySpace est impensable. Pour préserver leur indépendance et leurs avantages concurrentiels, ils doivent pouvoir obtenir les données MySpace chez eux afin de les intégrer dans leurs applications natives sur leur infrastructure. D'où le retour impératif à une plate-forme de niveau 1 pour cette initiative.

En détails, avec le cas Facebook Connect, les services proposés par ces APIs sont dans plusieurs domaines:
  • Authentification: le réseau social garantit (de manière solide) au site partenaire qui je suis bien qui je prétends en terme d'identité
  • Données d'identité: le réseau social livre au site partenaire mes données d'identité "officielles" (mon nom, ma photo, etc...)
  • Données de mon "graphe social": liste de mes amis avec leurs infos descriptives
  • Données d'activité: ce que j'ai fait et enregistré sur le réseau social d'origine (photos, évènements, etc...)
Bien sûr, une des clefs de ces services est leur rafraîchissement dynamique au fur et à mesure que je les fais évoluer sur le réseau d'origine ou depuis un autre site partenaire.

Concrètement, Techcrunch donne un exemple d'une page Twitter fabriquée en fait à partir de données MySpace:
Twitter devient ainsi plus à jour (pour autant que le profil MySpace soit à jour) en réduisant les efforts de l'utilisateur qui n'a qu'une description à gérer.

Conclusion:
  • en supposant que la "pression populaire" reste suffisamment forte pour faire l'étape ultime de l'extraction complète des données permettant une fluidification parfaite du transfert de sa référence d'un réseau à l'autre, c'est une excellente avancée vers le Giant Global Graph de Tim Berners-Lee.
  • mais cette supposition de "pression populaire" suffisante est la clef de voûte pour la suite: si on s'arrêtait à cette étape, la situation serait finalement pire qu'avant ces annonces. Les Goliaths des réseaux sociaux auraient non seulement capturé les utilisateurs mais ils auraient en plus fait prisonniers les sites partenaires de leurs pseudos-initiatives d'ouvertures!
A nous tous d'être vigilants et actifs pour atteindre cette fluidification totale du transfert inter-réseaux! Même si les géants vont, en arrière-boutique et sans l'avouer, tout faire pour la ralentir au maximum afin de tenter de tenter les avantages financiers maximum du "magma" actuel. Ils ne sont pas là pour le seul bien de l'Humanité....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, mai 09, 2008

Google Images: bannières publicitaires dans les résultats de recherche

Google laisse sur la table chaque année environ 200 millions de dollars en n'incluant pas encore de publicités dans les résultats de recherche d'images, selon une interview de Marissa Meyer, senior vice-présidente et historiquement première femme employée chez Google , à Bloomberg.

Au moment où la récession s'annonce, où Google a été chahuté en Bourse à cause d'un taux de clics "hésitant", cette mansuétude est terminée! Nous aurons bientôt des publicités graphiques (bannières, vidéos, gadgets...) sur Google Image. Google est quête permanente de croissance (médias traditionnels, chevaux de Troie pour Adsense, formes publicitaires Youtube etc...) pour voir faire encore exploser ses 16.6 milliards annuels de 2007. Il faut cela en permanence pour ne pas voir écrouler son cours de Bourse.

Ce n'est quand même pas pour rien que Google a lancé des formats aussi sophistiqués que les Google Gadgets Ads à la fin de l'été dernier. Cette forme publicitaire va donc prochainement profiter de l'énorme trafic de Google Image qui est le deuxième service (en fréquentation) le plus utilisé par les 500 millions de visiteurs Google mensuels.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, mai 05, 2008

Microhoo: c'est loupé ... et tant mieux !?

Aujourd'hui, on lit tout au sujet du capotage du rachat de Yahoo par Microsoft:
  1. Jerry Yang, le fondateur de Yahoo, va y perdre son job car Yahoo ne peut se sortir seul de sa mauvaise passe actuelle
  2. Steve Ballmer, le ceo de Microsoft va y perdre son job pour n'avoir pas su apporter l'acquisition-clef à ses actionnaires
  3. L'action de Yahoo s'écroule à cause de (1)
  4. L'action de Microsoft pourrait suivre à cause de (2) [à moins que tout cela ne soit que de sombres manoeuvres pour écrouler la valeur de Yahoo et revenir ensuite à la charge
Donc que des perdants ?...

Eh bien, non! A mon avis, il y a des gagnants à ce flop: c'est nous, les utilisateurs! Un rachat du dauphin par son suivant pour tenter détrôner le monstre Google, cela ne conduirait qu'au cartel, à l'oligopole!

Donc, je pense sincèrement que nous pouvons nous réjouir: il reste encore [pour combien de temps?...] un semblant de pluralité sur l'Internet. Cette effervescence d'acteurs doit continuer à exister!

En effet, c'est cette pluralité où personne ne contrôle le jeu qui a fait le succès de la première vague de l'Internet, celle de la construction de l'infrastructure. Il serait dommage que cette diversité implose au début de la deuxième vague, celle des services numériques présents dans la Vie de Mr Tout Le Monde.

L'impact de cette seconde vague sera d'autant plus fort que le bouillonnement entrepreneurial créatif pourra perdurer (même si il est destructeur) sans étouffement par un ou deux "Big Brothers" dont le seul objectif serait le maintien éternel de l'ordre établi!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

dimanche, mai 04, 2008

Google Street View à Paris: des Astra après des New Beetle

Google Street View à Paris, c'est du "lourd" maintenant: après les New Beetle aperçues dans la capitale il y 8 mois , on a maintenant via Zorgloob et des photos concrètes d'Opel Astra avec l'équipement de prises de vues et le logo de Google.



Il me tarde de voir la réponse des parisiens ainsi que des habitants de Nice, etc... (d'içi à 10 mois selon Zorgloob - avec Turin, Rome, Londres, Amsterdam) aux équivalences hexagonales des atteintes à la sphère privée de Google Street View dans un contexte de "droit de / à l'image" beaucoup plus contraignant qu'aux USA.....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, avril 30, 2008

Statistiques publicitaires nationales: troublées - faussées ? - par Google & Yahoo

C'est clairement une autre conclusion que l'on peut tirer du rapport "Internet Trends" de Morgan Stanley.

En effet, ce rapport donne les informations suivantes:

  • Google et Yahoo se sont partagés 61% (58% un an plus tôt) de la totalité du gâteau publicitaire Internet aux USA pour le 4ème trimestre 2007. Voir le graphique ci-dessus.
  • Ils ont restitués aux membres de leurs réseaux: 1.4 milliards de dollars (sur4.8 milliards) aux partenaires AdSense pour Google et 429 millions sur 1.6 milliard pour Yahoo.
Ces volumes publicitaires majoritaires ont un double impact pour les autres acteurs du monde publicitaire international (si on admet que leur part non-domestique est similaire):
  • Yahoo et Google ne publient pas de répartition par pays de leurs chiffres d'affaires propres. Au maximum, dans leurs publications de résultats, ils distinguent les USA du reste du monde pour satisfaire Wall-Street
  • ils subtilisent aussi les partenaires de leur réseau et leurs annonceurs du "jeu publicitaire national" pour opérer en quelque une fuite de ces sommes Outre-Atlantique.
Résultat: quand on travaille comme moi dans la publicité Internet [partie techno en ce qui me concerne], on doit apprendre à vivre avec des statistiques domestiques de plus en plus approximatives. Les sociétés et instituts nationaux de recherche publicitaire ont beaucoup de soucis d'avenir à se faire....

Vous partagez aussi la situation ou bien je n'ai pas accès aux bonnes sources? Merci de vos tuyaux le cas échéant....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, avril 14, 2008

Google - Microsoft: via Salesforce.com, nouvelle bataille sur MS-Office

Google et Salesforce.com signent aujourd'hui un partenariat qui fait de Google Docs le service de création / partage de documents préférentiel sur l'application de Salesforce, leader du CRM en mode SaaS. Pour donner une utilité commerciale immédiate à ce nouveau service, 2 autres partenaires Astadia (fabrication d'offres commerciales et gestion des rapports commerciaux) et Appirio (intégration Calendar, hyperlien objets CRM <> Google Document) annoncent déjà des services basés sur Google Docs.

Pourquoi ?

Vu de Salesforce, c'est un superbe coup marketing: les entreprises qui n'avaient pas encore entendu ce nom ne vont plus l'ignorer! En plus, c'est une tonne de publicité gratuite pour eux et un gain substantiel de crédibilité: ne signe pas un partenariat avec Google qui veut...

Mais surtout,

la mise en ligne (i.e sur Internet) de la bureautique est une bataille essentielle des 5 ans qui viennent autant dans les entreprises que chez les particuliers:
En plus de la volonté de servir au mieux ses utilisateurs, le côté très lucratif de MS-Office a attiré très tôt Google qui a acquis Writely puis a ensuite lancé Google Presentations pour donner naissance à Google Docs. Google Docs reste cantonné à ce jour à un public de "geeks pionniers".

Aussi, pour élargir cette audience trop restreinte et surtout pénétrer l'entreprise, Google a déjà fait des tentatives frontales via un partenariat avec Cap Gemini qui se charge de vendre l'idée d'une bascule vers Google Docs à ses grands comptes.

Cette attaque frontale de Google a bien sûr immédiatement généré une riposte tout aussi frontale de Microsoft qui ne peut laisser échapper la poule aux oeufs d'or des licences MS-Office dans l'entreprise: les 10 questions (tendencieuses pour certaines...) venus de Redmond ont dû certainement freiner les ardeurs envers Google Docs de bon de nombre de DSI.

Avec le partenariat Salesforce, la nouvelle attaque est plus insidieuse, il s'agit de séduire une large base installée d'utilisateurs professionnels "dans leur subconscient". Salesforce revendique 41'000 clients qui vont ainsi se trouver exposés à Google Docs.

Si le service de Google leur plaît "à l'extérieur" (sur l'infrastructure de Salesforce), ils sauront ensuite mettre toute la pression nécessaire sur leurs services informatiques internes pour entraîner la migration: c'est bien comme cela que Microsoft a procédé pour faire entrer le PC (et Windows ...) dans l'entreprise, non? D'abord une utilisation externe qui l'impose ensuite comme standard interne à l'entreprise. L'arroseur arrosé pour les équipes de Steve Ballmer (qui doit une fois de plus aujourd'hui jurer tous les "f**cuking Google" de la planète....)

A partir d'aujourd'hui, il y a au moins un nouvel intérêt au deal Microsoft-Yahoo: Microsoft récupérerait Zimbra, la suite bureautique en ligne leader acquise par Yahoo il y a 6 mois.

Le moyen de combler la cruelle absence d'une version en ligne de MS-Office!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, avril 03, 2008

Google (via Doubleclick) domine maintenant tous les segments de la publicité online

Au moment de l'acquisition de Doubleclick, Google a motivé sa dépense conséquente sur le fait d'une complémentarité parfaite. Sans en dire beaucoup plus.

Des analyses tierces comme celle d'Attributor (basée sur 68 millions de noms DNS crawlés en janvier 2008) viennent maintenant le démontrer plus concrètement par le schéma ci-dessous.

Qu'apprend-on:
  • que Google domine outrageusement (1er tableau) en sites équipés avec son serveur d'annonces AdSense. Par contre, ce sont de tous petits sites: il lui faut 91'500 serveurs pour atteindre le même nombre de visiteurs (1.1 milliard) environ que Doubleclick avec ses 6'750 sites équipés. C'est une preuve de la "spécialisation" de Google au niveau de la double Longue Traîne de la publicité Internet: celle des éditeurs combinée celle des annonceurs (déjà estimée à 400'000 clients il y a bientôt 2 ans)
  • que si on considère seulement les visiteurs, les 2 maintenant groupés font un carton par rapport à Yahoo qui stagne à 360'000 visiteurs [Note: on ne peut pas faire 1.1 + 1.1 milliard: ils partagent certains visiteurs]
  • le point le plus important: que Google a finalement acheté le marché des gros sites publicitaires via Doubleclick qui selon le 2ème tableau ci-dessus lui procure 30% du marché des sites moyens (100'000 à 1 million de visiteurs mensuels) et 48% du marché des gros sites (1 million de visiteurs et plus). Cela vient renforcer à point ses propres parts de marché (41.5% et et 15.85%) là il était "faible".
Google est très conséquent avec l'objectif de cette acquisition maintenant évident:
Avant, je parlais d'hégémonie publicitaire pour Google (d'ailleurs triple...), maintenant le mot juste, c'est quoi: monopole?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, avril 01, 2008

Google Docs Offline: on y est! Mais pas encore pour moi

Il y a longtemps (18 mois) que l'on avait détecté qu'un mode déconnecté allait arriver pour Google Docs.

Ca y est: c'est bon selon le blog de Google

Comment ça marche ? Voir la vidéo ci-dessous



Pour l'instant, je n'ai pas encore pu pratiquer car le bouton / icône du mode déconnecté n'est pas encore apparu dans mon interface Docs (alors que j'ai bien installé Google Gears il y a des mois, en particulier pour utiliser régulièrement Google Reader (RSS) en mode déconnecté).

Chez vous, c'est "up & running"?

C'est en tout cas un pas majeur pour concurrencer Microsoft dans le domaine de la bureautique d'entreprise.



Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, mars 19, 2008

Sémantique dans les requêtes / réponses Google

Un podcast récent indiquait l'utilisation de plus en plus abondante de sémantique linguistique dans la correspondance des mots-clefs entre requête et réponse sur Google.

Je viens d'en voir un exemple concret: le mot "connexion" dans la question est remplacé par "connecté" dans la réponse.C'est encore un cas simple puisque le mot "connexion" et "connecté" ont le même radical. Mais, je suis sûr qu'il en existe de plus sophistiqués avec des synonymes sans lien phonétique, etc...

Si vous avez vu de tels cas plus avancés, merci d'avance de les mettre en commentaire de ce billet.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, mars 05, 2008

PageRank de Google: l'algorithme prend en compte 200 paramètres!

Hal Varian, ex-prof de Berkeley, est l'économiste en chef de Google depuis juin 2007. [je vous conseille son super bouquin que j'ai dévoré: "Information Rules -A Strategic Guide to the Network Economy"]

Il publie donc un article (introductif) sur l'importance de l'analyse des données pour l'amélioration des algorithmes de classement des réponses dans les requêtes aux moteurs de recherche.

Il se focalise bien sûr sur l'algorithme Pagerank, i.e celui de Google pour livrer 2 informations très intéressantes:
Pour ceux qui veulent mesurer le chemin parcouru depuis les débuts par Sergei Brin et Larry Page, je conseille la relecture de leur article universitaire sur l'embryon du Google actuel "The anatomy of a Search Engine" lorsqu'ils étaient étudiants à Stanford.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, mars 03, 2008

Google Print Ads: maintenant 750 journaux partenaires

Lors d'une conférence professionnelle récente à Orlando, Stephanie Davis de Google a annoncé les progrès de Google Print Ads, publicité presse vendue par l'intermédiaire de la plate-forme Adwords - utilisée par plusieurs centaines de milliers d'annonceurs - qui sert à Google pour la commercialisation Internet depuis toujours, Radio depuis Juillet 2006, TV depuis Avril 2007. Ce programme Print Ads qui compte maintenant 750 titres de presse partenaires selon l'annonce d'Orlando est le pan positif du "je t'aime, moi non plus!" entre Google et les éditeurs de presse.

Les débuts de Google Print Ads avaient été très chaotiques pour le moins. Si le nombre de titres partenaires augmentent maintenant, on doit pouvoir en déduire que les ventes défaillantes au début sont maintenant là même si Google n'a pas donné de chiffres sur le sujet.

Par contre, une autre chiffre intéressant a été livré lors de la conférence: Google ne restitue (environ) que 60% du prix de vente alors qu'il restitue 78% pour la publicité en ligne. C'est paradoxal quand on sait que les coûts de production à la charge du titre papier sont beaucoup plus lourds que les frais de publication d'un site sur Internet!

Au moment où l'action Google est violemment chahutée, il faut peut-être à nouveau croire à travers ces progrès de Google Print Ads que "la croissance viendra par les médias traditionnels" qui représentent encore plus de 90% du marché publicitaire mondial total donc une source de revenus (solides et éprouvés) pour le géant de Mountain View.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, février 28, 2008

Google Health: pourquoi la santé par une société publicitaire?

Quand Marissa Mayer fait un billet sur le "grand" blog de Google, c'est pour annoncer quelque chose d'important puisqu'elle au sommet de l'organisation du géant de Mountain View.

Aujourd'hui, elle le fait pour Google Health, un service qui permet à Mr Tout Le Monde en tant que patient médical de rassembler au fil du temps l'ensemble des pièces (prescriptions, examens, suivis divers, etc...) de son dossier médical dans un compte en ligne afin d'augmenter l'efficacité de son suivi médical personnel. [Si les écrans de l'application vous intéressent, 2 sont donnés en bas du billet de M. Mayer].

C'est un domaine hautement réglementé sur toute la planète, donc il faudra sûrement longtemps pour que cela soit exporté au-delà des frontières US par Google. Donc, pas pour demain chez nous!

Malgré tout, ce lancement m'interpelle fortement. J'ai à ce moment du mal à comprendre pourquoi Google, une société qui fait encore 98.9% de son énorme chiffres d'affaires annuel de 16.6 milliards via la publicité se lance dans un domaine aussi lointain de son "core business".

Marissa Mayer tente de justifer la démarche dans son billet par un rapprochement idoine avec la mission standard de Google (qui va nécessiter les 300 prochaines années pour sa réalisation selon le CEO Eric Schmidt): "Google Health aims to solve an urgent need that dovetails with our overall mission of organizing patient information and making it accessible and useful" à rapprocher de la mission générale "Google's mission is to organize the world's information and make it universally accessible and useful."

Il faut donc noter que "world" est remplacé dans ce cas par "patient" et que pour cette raison (sécurité et respect de la sphère privée), il était pour le moins nécessaire d'enlever le "universally" de cette définition de la mission! ;-)

Pour revenir à mon incompréhension, elle est due au fait que, pour moi, Google aujourd'hui c'est exactement le contraire des exigences d'un dossier médical personnel en ligne. Dans la mission de Google, c'est le mot "universellement" qui est pour moi essentiel: il s'agit de faciliter l'accès à tout le monde . Dans le domaine du dossier médical, il s'agit au contraire de minimiser l'accès aux données.

Donc, antagonisme profond pour moi! L'excellence opérationnelle de Google et sa gigantesque infrastructure informatique ne peuvent pas à elle seule lui donner du crédit pour faire bien une chose (l'accès maximum à l'information) et son contraire (la sécurité très élevée sur des données très intimes).

Vous en pensez quoi?

Maintenant, il y a une deuxième chose qui me chagrine dans le billet de M. Mayer. A propos du respect de la sphère privée, elle écrit "
We won't sell or share your data without your explicit permission". Donc, ce n'est donc donné à personne sans accord. Cool! Mais, quid de Google lui-même: M. Mayer ne dit pas ce que Google pourrait en faire en termes de profiling publicitaire...

Sachant qu'il possède déjà la "Base de Données des Intentions" qui lui permet déjà d'être incroyablement efficace en termes de ciblage publicitaire , Google pourrait alors avantageusement la compléter par des données de santé personnelle.

Bien sûr, il ne le fera pas car alors la catastrophe relationnelle / sécuritaire prévisible serait très rapide à survenir dans une époque de transparence totale! Dès sa découverte, l'information ferait le tour de la planète en quelques heures et la confiance serait ruinée.... pour très longtemps.

Mais, ma chère Marissa, elle serait bon d'affirmer officiellement cette séparation totalement étanche des données de Google Health dans les délais les plus courts afin de lever tout doute!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, février 27, 2008

Pourquoi une augmentation exponentielle de la diversité des requêtes sur les moteurs [Commentaire du jour 31]

[Commentaire du jour sur Media & Tech: quoi et pourquoi - Les autres commentaires du jour]

Thomas Fourdin apporte ses explications très intéressantes sur la diversité exponentielle des requêtes sur les moteurs de recherche:

" Cela peut aussi vouloir dire :

- que les internautes ont de plus en plus d'idées saugrenues de requêtes ;
- qu'il n'y pas de limites à l'orthographe ;
- que les sujets de recherche sont fortement liés à une actualité (buzz ?) ;
- que des requêtes localisées (avec mention d'une ville par exemple) s'élargissent à l'ensemble du continent ;
- que le nombre de mots par requête multiplie exponentiellement le nombre de requêtes distinctes ;

ou plus globalement, ça mène à l'idée que les internautes utilisent de plus en plus les moteurs de recherche comme un service complet (auxquels ils demandent tout et directement "prochaine séance spiderman lyon") plutôt que comme une base documentaire, la recherche se faisant en amont dès la requête et non plus dans le corpus de destination.."

Je rejoins Thomas:
  • il y 10 ans, j'utilisais l'annuaire Yahoo pour me promener (virtuellement) et ensuite m'émerveiller de la variété des informions déjà sur Internet.
  • il y a 3 ans, j'utilisais 1 ou 2 mots-clefs généraux pour tenter de "m'approcher" de l'information que je recherchais en étant conscient des limites de pertinence des résultats des moteurs. Une fois arrivé sur le site, je naviguais sur celui-ci pour trouver la page spécifique
  • maintenant, en 2008, je suis sûr que cette info est sur la toile même si je ne l'y ai jamais vue. Je veux la trouver vite donc j'utilise un maximum de mots-clefs pour atteindre directement la page qui contient ce que je veux.
Comment jugez-vous votre propre utilisation de l'Internet et des moteurs ces dernières années?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, février 04, 2008

Microsoft-Yahoo contre Google: les parts de marché respectives

Il y a déjà plus de 420 article sur Wikio à propos du rachat de Yahoo par Microsoft. Selon Steve Ballmer, cela fait 18 mois que la discussion est ouverte. L'impossibilité de trouver un accord amical a amené cette offre hostile.

Je ne vais pas ajouter mes conjectures à toutes les autres sur le bien-fondé ou non de la fusion.

Par contre, essayons de livrer des faits intéressants et objectifs.

Google a émis ce week-end via David Drummond, son directeur général des affaires légales, une critique acerbe sur cette fusion: "....It's about preserving the underlying principles of the Internet: openness and innovation.

Could Microsoft now attempt to exert the same sort of inappropriate and illegal influence over the Internet that it did with the PC? While the Internet rewards competitive innovation, Microsoft has frequently sought to establish proprietary monopolies -- and then leverage its dominance into new, adjacent markets.

Could the acquisition of Yahoo! allow Microsoft -- despite its legacy of serious legal and regulatory offenses -- to extend unfair practices from browsers and operating systems to the Internet? In addition, Microsoft plus Yahoo! equals an overwhelming share of instant messaging and web email accounts. And between them, the two companies operate the two most heavily trafficked portals on the Internet. Could a combination of the two take advantage of a PC software monopoly to unfairly limit the ability of consumers to freely access competitors' email, IM, and web-based services? Policymakers around the world need to ask these questions -- and consumers deserve satisfying answers...."

La réponse de Microsoft ne s'est pas faite attendre: son responsable légal, Brad Smith y est allé tout aussi fort.

"...Today, Google is the dominant search engine and advertising company on the Web. Google has amassed about 75 percent of paid search revenues worldwide and its share continues to grow. According to published reports, Google currently has more than 65 percent search query share in the U.S. and more than 85 percent in Europe. Microsoft and Yahoo! on the other hand have roughly 30 percent combined in the U.S. and approximately 10 percent combined in Europe.

Microsoft is committed to openness, innovation, and the protection of privacy on the Internet. We believe that the combination of Microsoft and Yahoo! will advance these goals...."

Nous avons déjà parlé des forces en présence:
Pour encore aider à l'analyse de la situation, je republie ici la table fort intéressante de Dan Farber qui montre les parts de marché des 3 proatagonistes dans divers domaines de services Internet


Côté Google, on peut ajouter ce graphe très récemment publié par Hitwise qui donne la répartition de l'activité sur les services du Top20 de Google.


Voilà, muni de ces éléments, à chacun de se faire son point de vue.

Alors, position dominante (monopole) ou pas ? Et finalement DE QUI si on raisonne globalement plutôt que par service?

PS: vous avez le temps pour faire votre opinion et argumenter, la bataille juridique devant tribunaux, commissions de la concurrence sera très longue....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, janvier 12, 2008

Cloud Computing: le paradoxe pour Sun et les constructeurs informatiques

Amazon avec S3 et EC2 a ouvert la voie du "cloud computing". Microsoft a emboîté le pas et la rumeur court que Google se prépare à offrir des services similaires.

Le "cloud computing" (i.e. "traitement dans le nuage"), kesako ? C'est le fait de ne pas posséder d'ordinateurs / stockage chez soi mais de les louer à la consommation chez un prestataire comme Amazon pour exécuter ses traitements à la demande. Tout cela se passe à travers Internet pour un accès direct, efficace et simple (cf. EC2 et S3)

Les avantages? Peut-être une réduction des coûts mais surtout une grande agilité pour le client: il n'a pas d'infrastructure à entretenir et peut donc utiliser à chaque fois une capacité totale différente correspondant strictement à son besoin de l'instant. L'économie sur les coûts provient clairement de l'échelle à laquelle travaille le prestataire: il automatise et mutualise les achats, les RHs, etc... à un niveau qu'une entreprise standard ne peut jamais espérer.

Comme le pense Jeff Bezos, le boss d'Amazon, cela permet une startup de conserver 70% de ses ressources en ne faisant pas ces activités de "quincaillerie" qui ne la différencient aucunement sur le marché!

Mais, après les startups qui vont montrer le chemin, ce sont les grandes entreprises qui feront réellement croître ce marché du "cloud computing".

Or, abandonner (même progressivement...) ses centres de traitement pour les transférer vers un prestataire à travers Internet est un mouvement risqué: on n'est plus du tout dans le cas d'un contrat d'outsourcing informatique chez un prestataire "physique". Ici, les traitements du client s'exécutent dans un environnement totalement virtualisé où il est impossible de lui montrer "ses" machines et "ses" équipes dédiées.

Pas simple alors pour un CIO / directeur informatique de prendre une telle décision de "cloud computing" global.

Il faut des pionniers. Eh bien, c'est paradoxalement un constructeur informatique qui s'y lance en premier: Brian Cinque, l'architecte des centres informatiques de Sun annonce que d'ici à 2015 Sun aura fermé tous ses centres de calcul pour virtualiser le 100% de ses ressources informatiques centrales en mode "cloud computing" chez des tiers.

Pourquoi c'est paradoxal ? Parce que cela peut surprendre qu'un constructeur d'ordinateurs soit parmi les pionniers à vouloir se débarrasser chez lui de sa propre quincaillerie...

Pourquoi est-ce nécessaire?
  • Parce que (accessoirement vu les 2 arguments qui suivent), cela produira des économies
  • Parce que, vu le risque encouru, il faudra des références solides pour faire basculer les décisions de directions informatiques / générales. Sun MicroSystems est 187ème dans le célèbre classement Fortune500. C'est donc une référence de poids!
  • Parce que les Amazon, Microsoft, Google et autres futurs concurrents à venir vont chercher des partenaires solides pour développer leurs plates-formes "cloud computing" à des échelles inconnues jusqu'à lors. Qui sera alors mieux placé que le constructeur qui se sera déjà appliqué (avec succès) la recette à lui-même: il aura développé toute l'expertise nécessaire!
Sur le dernier point, c'est du sérieux: Google gère déjà 1 million de serveurs, Yahoo et Microsoft vont dans les mêmes traces. Sans même parler croissance du besoin (qui viendra pourtant par la commercialisation des services "cloud computing" par les 3 grands) mais par simple renouvellement tri-annuel, on parle donc déjà d'un marché colossal!

A une époque, Sun nous vendait le slogan "The network is the computer". Maintenant, gageons que la nouvelle devise va sûrement être "The network is the data center"!

[Via N. Carr]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, janvier 08, 2008

UGC et TV 2.0: bientôt très simplement dans tous les salons grâce à Matsushita et Google

En 2007, les premiers moyens pour réaliser la TV 2.0 (i.e alimenté par du contenu UGC créé par Mr Tout Le Monde) ont émergé: c'était en particulier un plugin pour Youtube sur le "décodeur" Apple TV

J'ai écrit que cela restait une solution de niche restreinte aux geeks de la première heure.

Aujourd'hui, avec l'annonce conjointe Matsushita-Google (via CNNMoney) d'une TV à écran plasma permettant la connexion à Internet et la visualisation des vidéos Youtube, on va passer à la vitesse supérieure! [PS: technologiquement, cela veut dire un navigateur Internet (Firefox ou Webkit ?) et le player Flash (lui aussi maintenant Open Source) intégré dans le téléviseur

En effet, Mr Tout Le Monde pourra ainsi visualiser les créations des amis, des voisins, de la famille depuis son canapé sans plus aller devant le PC.

Et alors l'audience mensuelle de Youtube gagnera sûrement un ordre de grandeur: les 200+ millions de visiteurs et les 20+ milliards de minutes mensuels actuels vont exploser!

Une vraie manne en perspective pour les créateurs rémunérés par Youtube qui partage pour pouvoir monétiser....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)