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lundi, mai 12, 2008

Google FriendConnect, MySpace Dataportability, Facebook Connect: réseaux sociaux (enfin....) plus éthérés - l'ère des "automates bancaires" commence!

Après des annonces équivalentes des 3 leaders (MySpace Data Availability, Facebook Connect, Google FriendConnect via Techcrunch) en 48h, on peut dire que l'on est en train de franchir une première étape décisive dans l'ouverture des réseaux sociaux jusqu'à ici bien trop fermés et pénibles à utiliser pour être attractif à long terme pour les utilisateurs finaux.

La manière métaphore caractérisant ces annonces similaires des 3 grands vient de Wired: nous entrons pour les réseaux sociaux dans l'ère des "distributeurs automatiques bancaires" car chacun va pouvoir retirer ses biens (i.e ses données personnelles) pour les utiliser depuis partout dans la rue (i.e. les autres sites web ayant programmé avec ces nouvelles interfaces, i.e. les distributeurs bancaires. Mais, pour l'instant, vous ne pouvez pas encore changer de "banque", i.e. la référence de vos données personnelles (amis, activités) reste prisonnière du réseau social d'origine (pas d'extraction globale pour rechargement dans un autre réseau).

On a donc fait un pas: les réseaux sociaux leaders (les "Goliath") commencent à partager ce qu'ils ont accumulé avec les sites plus modestes (les "David") mais garde un contrôle sur la globalité des données.

Donc, les réseaux sociauxs deviennent plus "éthérés" mais veulent quand même rester un point de passage obligé pour disposer ultérieurement de leviers de monétisation sur les données sociales de leurs membres quand ces leviers auront été définis. ( je ne pense pas qu'ils le soient aujourd'hui!)

Le nirvana du groupe Data Portability n'est donc pas encore atteint mais ce grand pas en avant est dans la bonne direction... En tout cas, c'est sûrement grâce à ce groupe activiste que cette étape est franchie!

Si l'on revient à la structure en 3 niveaux de plates-formes de M. Andreessen, on pourrait y voir un retour en arrière: ces annonces nous ramènent au niveau 1 alors qu'OpenSocial de Google avait élevé le niveau d'abstraction au niveau 2. Mais, c'est normal: OpenSocial capture les développeurs sur l'infrastructure de la plate-forme. C'est ok pour de petits développeurs tiers isolés bien contents de se voir ainsi enlever un problème.

Mais, à titre d'exemple, pour les Yahoo, Twitter, Ebay & co qui sont les premiers partenaires de MySpace DataAvailability, travailler sur l'infrastructure de MySpace est impensable. Pour préserver leur indépendance et leurs avantages concurrentiels, ils doivent pouvoir obtenir les données MySpace chez eux afin de les intégrer dans leurs applications natives sur leur infrastructure. D'où le retour impératif à une plate-forme de niveau 1 pour cette initiative.

En détails, avec le cas Facebook Connect, les services proposés par ces APIs sont dans plusieurs domaines:
  • Authentification: le réseau social garantit (de manière solide) au site partenaire qui je suis bien qui je prétends en terme d'identité
  • Données d'identité: le réseau social livre au site partenaire mes données d'identité "officielles" (mon nom, ma photo, etc...)
  • Données de mon "graphe social": liste de mes amis avec leurs infos descriptives
  • Données d'activité: ce que j'ai fait et enregistré sur le réseau social d'origine (photos, évènements, etc...)
Bien sûr, une des clefs de ces services est leur rafraîchissement dynamique au fur et à mesure que je les fais évoluer sur le réseau d'origine ou depuis un autre site partenaire.

Concrètement, Techcrunch donne un exemple d'une page Twitter fabriquée en fait à partir de données MySpace:
Twitter devient ainsi plus à jour (pour autant que le profil MySpace soit à jour) en réduisant les efforts de l'utilisateur qui n'a qu'une description à gérer.

Conclusion:
  • en supposant que la "pression populaire" reste suffisamment forte pour faire l'étape ultime de l'extraction complète des données permettant une fluidification parfaite du transfert de sa référence d'un réseau à l'autre, c'est une excellente avancée vers le Giant Global Graph de Tim Berners-Lee.
  • mais cette supposition de "pression populaire" suffisante est la clef de voûte pour la suite: si on s'arrêtait à cette étape, la situation serait finalement pire qu'avant ces annonces. Les Goliaths des réseaux sociaux auraient non seulement capturé les utilisateurs mais ils auraient en plus fait prisonniers les sites partenaires de leurs pseudos-initiatives d'ouvertures!
A nous tous d'être vigilants et actifs pour atteindre cette fluidification totale du transfert inter-réseaux! Même si les géants vont, en arrière-boutique et sans l'avouer, tout faire pour la ralentir au maximum afin de tenter de tenter les avantages financiers maximum du "magma" actuel. Ils ne sont pas là pour le seul bien de l'Humanité....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, avril 24, 2008

Infrastructure Facebook - 10'000 serveurs = 1% infrastructure Google

Lors d'une récente conférence, Facebook a annoncé avoir juste dépassé les 10'000 serveurs dans son infrastructure dont 1'800 pour la base de données MySQL.

Quelques conclusions
Si on veut jouer le jeu des divisions: 50 millions d'utilisateurs / 10'000 serveurs , il faut donc chez Facebook activer un serveur chaque fois que 5'000 utilisateurs nouveaux deviennent actifs. Soit 45 tous les jours ( ... soit 2 à chaque heure!) si l'on suit les chiffres de Jean-Marie?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, mars 10, 2008

Longue Traîne des réseaux sociaux

La société d'analyse Compete a publié ses chiffres sur la fréquentation des réseaux sociaux.


Mon camarade Andreas les a mis en graphiques pour mieux "les faire parler" (une image vaut 10'000 mots....)

En termes de visiteurs, voici ce que cela donne


On dirait bien que la fameuse Longue Traîne de Chris Andersson est en action, non? Des initiatives comme Ning ou Buddypress chez Wordpress vont de toute façon, contribuer à la développer. A chaque fois, c'est pareil: il suffit de baisser le ticket d'entrée et le bourgeonnement est inéluctable!

Au vu de ce graphique ci-dessus, on comprend donc mieux pourquoi les 2 molosses MySpace et Facebook mangent la plus grosse part du gâteau publicitaire pour les réseaux sociaux actuellement et pour les années qui viennent...

En termes de fidélité des utilisateurs , les 2 molosses semblent aussi les plus "magnétiques". C'est encore mieux pour la publicité...


Par contre, bien sûr, en termes de croissance, quand on domine et qu'on a été parmi les "défricheurs", on croît moins vite que ses challengers....

["wachstum" = croissance pour les non-germanophones]


C'est toujours le même modèle de l'Internet qui domine: encore "the winner takes all" en action. Beaucoup de ruisselets, peu de fleuves (synonymes de jackpots financiers)

PS: cette forme graphique donne de la substance aux montants investis dans MySpace par R. Murdoch ainsi qu'à la PSEUDO-valorisation de Facebook. Ils valent forcément potentiellement des milliards pour les investisseurs qui croient que les réseaux sociaux propriétaires vont finalement triompher en lieu et place d'un "Giant Global Graph" ouvert et standard que personne ne pourra dominer et piloter.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, février 16, 2008

[Fun] Ce n'est pas moi - Désolé ! ;-)

Emanuel me demande par email si ce profil Facebook est le mien. Il reçoit des "invitations" (douteuses ?) depuis ce compte.

Eh bien, non, Emanuel, mais au vu des "friends" proposées, je dois admettre que j'en suis bien désolé! ;-)

Mon profil Facebook personnel est nettement moins sexy (sans offense pour les "friends" qui y figurent avec moi). Tant pis pour moi!

J'ai déjà écrit sur la gestion de sa réputation personnelle sur Internet: là, je dois admettre que j'ai un "trou" puisque Facebook en préfère un autre alors que sur Google l'émulation amicale avec mon homonyme cuisinier à Chicago au Cyrano's Bistrot se poursuit.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, février 01, 2008

Les chiffres Facebook - La misère des développeurs tiers

On parle beaucoup des réseaux sociaux et de leurs revenus (prévus à 1.38 milliard de dollars pour 2008) actuellement, en particulier de Facebook mais on a peu de chiffres car ils ne sont pas côtés en bourse.

En publiant hier des chiffres Facebook, internes et "officiels" (voir ci-près), Techcrunch lève un coin du voile:
  • Employés: 450 en 2007. Environ 1'000 à fin 2008
  • Revenus 2007: 150 millions de dollars. Revenus 2008 prévus: 300 à 350 millions. A comparer aux 550 millions pour 2007 et 800 millions pour 2008 de MySpace, le leader brillamment acquis par R. Murdoch, plus silencieux mais plus efficace!
  • Investissements 2008: 200 millions de dollars. Beaucoup de serveurs en perspective!
Ces chiffres ont été annoncés par le fondateur Mark Zuckerberg, le fondateur, lors d'une conférence téléphonique interne faite sur une ligne de téléphone en accès public. Il a suffi à Kara Swisher de "All Things Digital" de s'y connecter pour recevoir des informations de première main. Une telle légèreté en termes de sécurité valide la vague de rébellion des utilisateurs au moment du "loupé" SocialAds / Beacon: si Facebook gère ses propres secrets avec une telle légèreté, toutes les inquiétudes quant à ceux de ses utilisateurs sont permises...

Maintenant, comparons ces revenus à ceux des développeurs d'applications tierces sur ces réseaux sociaux: VideoEgg, un des principaux réseaux de publicité sur Facebook, a annoncé avoir généré puis partagé 1.5 millions de dollars avec les développeurs affiliés dans les 5 derniers mois.

C'est bien peu comparé à ce que génère Facebook lui-même...

La conclusion: toutes les opérations de séduction des développeurs tiers menées par Google (OpenSocial / Android), les répliques de Facebook & co sont-elles finalement destinées à vraiment partager avec eux ou simplement à s'enrichir massivement sur leur dos?

On va sûrement bientôt entendre un appel du type "développeurs et réseauteurs sociaux de tous les pays, Unissez-vous derrière la bannière égalitariste du Giant Global Graph deT. Berners-Lee pour rétablir l'équilibre des forces sociales dans monde virtuel"

Ooops, encore un peu et je me lance en politique mais virtuelle, cela va de soi. ;-)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, décembre 18, 2007

Google = le "tout social "en marche! Après Google Reader, maintenant Orkut

En parallèle de la promotion (intéressée...) de l'initiative standard Opensocial, Google a semble-t-il "passé la seconde" sur ses propres actifs de réseau social:
Je m'étais inscrit sur Orkut pour tester mon gadget IGCheck sur ce réseau social. J'ai des extensions de ce gadget en prévision, mais pour les tester, j'ai besoin "d'amis" au sens Orkut. Je me suis donc permis de contacter certains d'entre vous. merci d'avance de donner suite.

Pour en revenir à Google, il est clair qu'à travers cette nouvelle fonction, le géant de Mountain View fait levier sur l'intégration de ses divers services via le logon unifié (Google Accounts) et via la "fusion" en arrière-plan de ses diverses bases de données.

C'est puissant mais dangereux: on entre de plus en plus profondément (... et rapidement) dans le domaine de la sphère privée. La catastrophe prévisible ne devient-elle pas ainsi encore plus probable?

M'sieur Google, attention à ne pas vivre le "moment de vérité" de Facebook....

[Via Google System]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, décembre 17, 2007

Opensocial Shindig et Facebook: après le standard, l'open source!

L'initiative Opensocial lancée par Google correspond à une logique de maximisation du nombre de réseaux sociaux par une diminution maximale du ticket d'entrée pour créer un tel réseau

Il s'agit pour Google comme déjà écrit de faire fonctionner la "loi de conservation des profits attractifs" de Clayton Christensen en générant une concurrence effrénée au niveau des réseaux sociaux eux-mêmes afin de transporter leurs "profits" (au moins partiellement....) ailleurs

Les développeurs d'applications tiers deviendraient alors les vecteurs de ces profits déplacés. Comme ces développeurs seront petits et nombreux, beaucoup utiliseront certainement les formes publicitaires de Google au vu de son hégémonie publicitaire actuelle.

Ainsi, puisque Google sait agréger ces petits ruisseaux pour former un fleuve qui devrait couler à 15 milliards anuels pour 2007, la boucle sera bouclée!

La chronologie récente est conforme à cette tactique:Shindig veut devenir une implémentation de référence pour l'API Opensocial. Elle est bien sûr open source donc accessible gratuitemement et librement à tous ceux qui veulent implémenter ces fonctions sociales sur leur site actuel.

Pour booster Shindig, Google vient de réaliser la première livraison de sources à Shindig et parallèlement annonce le passage à l'Open Source des sources du système Google Gadgets qui sont le conteneur naturel des fonctions Opensocial.

Donc, en théorie (tout au moins...) , d'ici quelques mois, 2 "coups de cuillères à pot":
  • je télécharge Shindig
  • je l'installe sur mon serveur
et hop, mon application est opensocial-compatible ! [Gageons que la pratique sera un peu plus complexe sinon je devrais envisager une retraite anticipée! ;-) ]

Pourquoi tout ceci ? Parce que la publicité sur les réseaux sociaux explose: chez Aziz via Mashable, on voit que eMarkeeter a complété (dans ce nouveau rapport) sa prévision de 900 millions de dollars de dépenses aux USA en 2007 pour la publicité dans les réseaux sociaux par une estimation mondiale à 1.22 milliards. Les prévisions pour les années à venir sont tout aussi encourageantes: la croissance de la publicité sur les réseaux sociaux y sera très supérieure (voir les fins de ligne ci-dessus) à la croissance de la publicité Internet en général: +24% pour la pub Internet globale contre +155% pour les réseaux sociaux

Cette bataille de standards technologiques, c'est finalement une bataille de gros sous pour la capture de la croissance!

Comme d'habitude, non?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, décembre 06, 2007

Beacon de Facebook: les excuses de Mark Zuckerberg, le ceo

Il n'aura fallu finalement que 25 jours pour que le moment de vérité sur le service Beacon devienne effectif pour Facebook:
Sur le fond, l'idée de Beacon n'est peut-être pas mauvaise à partir du moment où plus de contrôle est donné aux utilisateurs et membres de Facebook sur ce qu'ils veulent voir effectivement publié.

Comme dit, Facebook reprendra la marche en avant après les récents bonds en arrière .... mais à pas mesurés !

... et je maintiens mes propos initiaux: ce sera d'autant plus facile à relancer, si Facebook décide de partager ("à la Youtube") avec les vecteurs de cette nouvelle forme publicitaire, i.e. les membres de son réseau!

Je prends le pari que l'on reparle d'un tel mouvement très prochainement. Qui parie avec moi?

PS: pour ceux qui veulent détecter quand Beacon est en action sur un site visité, je vous conseille cette extension présentée par Henri Labarre.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, décembre 01, 2007

Facebook Beacon / SocialAds: après la révolte des utilisateurs, fuite (lâchage ?) des annonceurs

A propos de Facebook Beacon et SocialAds, le moment de vérité annoncé est arrivé très (très) vite du côté des utilisateurs.

Eh bien, cela va mal aussi côté annonceurs: Coca-Cola, annoncé comme partenaire annonceur de prestige lors du lancement de ces 2 services se retire (cf. les propos de sa responsable du marketing interactif) et annonce qu'il va se donner le temps de la réflexion et de l'observation (de l'acceptation ou non de la nouvelle version par les utilisateurs) avant d'y revenir éventuellement.

Dans cette partie de poker financier, finalement pas simple pour Facebook de "poser son jeu" pour effectivement ramasser le tapis esquissé via Microsoft (et hier avec l'investissement du milliardaire chinois Li Ka-Shing, 9ème homme plus riche de la planète) ,

Ces 2 investissements ne sont que des miettes en comparaison des milliards de la valorisation totale. Mais, ces milliards totaux ne sont actuellement toujours que potentiels...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, novembre 29, 2007

Facebook: le moment de vérité déjà là!...

Mise à jour du 30.11:

Techrunch confirme que des changements importants vont être apportés au service Beacon pour que l'utilisateur Feacebook garde plus efficacement le contrôle de ce qu'il décide de publier ou non sur ses activités dans des sites tiers.

Billet original du 29.11:

J'avais annoncé un tout prochain moment de vérité pour Facebook à propos des Social Ads fabriquées à partir du service "Beacon" (traduction = la radiobalise - Au moins la couleur était annoncée d'entrée....)

J'ai parlé aussi d'exode des utilisateurs pour contrer cette violation (au moins perçue ainsi ...) de la sphère privée. Par ailleurs, d'autres utilisateurs se sont dotés des "contre-mesures" idoines pour pouvoir rester sur le réseau social en vogue (en ce moment...)

Eh bien, il arrive très vite ce moment de vérité: Business Week rapporte que Facebook va annoncer dès aujourd'hui des mesures correctives pour minimiser les intrusions privées de Beacon... en particulier à cause du succès de la pétition en ligne de MoveOn.org (40'000+ signataires à ce moment). Tout le monde n'est pas (encore) prêt à l'équation "personnalisation parfaite = surveillance permanente....

Il est donc des fois où l'on tranche le noeud gordien mais où le résultat n'est pas finalement celui que l'on attendait....

Ce retrait n'est que tactique à mon avis: Facebook doit reculer aujourd'hui avec Beacon pour éviter l'exode mais devra y revenir demain à pas plus feutrés pour que (le château de cartes de) sa valorisation démentielle ne s'écroule pas!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, novembre 27, 2007

Beacon & Facebook: pour ceux qui ont choisi le camp "anti"...

Mise à jour du 05.12.200/:

Pour ceux qui ne veulent pas bloquer mais être informé quand un site utilise Beacon, Henri Labarre présente une extension Firefox qui alerte de la présence du service sur un site visité.


Billet original:

J'ai parlé d'un moment de vérité pour Facebook à propos de l'introduction des Social Ads et de la fonction Beacon, publication dans son profil / son feed de news de ses activités - parfois très privées sur des sites tiers.

J'ai parlé d'un exode potentiel des membres actuels de Facebook (qui doit de toute façon faire des avancées pour justifier sa valorisation d'enfer...)

Eh bien, il en est déjà qui ont choisi leur camp: celui des anti-Beacon qui se donnent les moyens de faire respecter leur protection: Nate Weiner a décidé de rester sur Facebook mais il veut protéger sa sphère privée. Il donne donc la recette qui permet de gommer complètement ses publications plus ou moins (in) volontaires de ses activités sur des sites tiers.

Cette recette tient en 7 points (il faut utiliser Firefox):
  1. Download and Install the BlockSite plugin for Firefox.
  2. After restarting Firefox select ‘Add-ons’ from the Tools menu.
  3. Click the ‘Options’ button on the BlockSite extension
  4. Click the ‘Add’ button
  5. Enter http://*.facebook.com/beacon/* into the input box
  6. Click ‘OK’
  7. Click ‘OK’ again and you are good to go.

Attention: c'est *.facebook.com. qu'il faut mettre dans "locations" ci-dessus et pas www.facebook.com (voir le correctif chez Nate).

Voilà, pas plus dur!

PS: pour Internet Explorer, il y a une solution?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, novembre 22, 2007

Le prix d'une personnalisation parfaite = une surveillance pemanente!

Dans un article du Gardian, Seth Finkelstein exprime parfaitement en un seule phrase toute la pr0blématique / le dilemme que vous allons devoir apprendre à gérer avec l'extension permanente vers le monde numérique et virtuelle de notre vie physique et matérielle

"The price of total personalization is total surveillance."
[J'ai légèrement "francisé" pour mon titre]

Lisez l'article de Seth pour y voir comment ces "empreintes numériques" peuvent devenir du matériel judiciaire.

Mais finalement, si nous voulons toujours être mieux servi par la technologie, il va falloir accepter de l'alimenter en permanence par nos activités, notre position géographique et celles de nos proches, etc...

N'est-ce pas ce que l'on voit émerger avec tous ces flux d'activités à enregistrer sur tous les réseaux sociaux dont on est membre? (ce qui me laisse encore sceptique...)

Si vous voulez voir ce que cela peut donner dès aujourd'hui sur Facebook, je vous conseille l'excellent billet de Cedric sur le service Beacon de Facebook à disposition des sites: mes activités sur ces sites se retrouvent publiées (à des fins publicitaires) dans mon feed d'activités FB quasiment à mon insu.... [pour les technophiles: c'est le mécanisme standard de tracking inter-sites qui est utilisé]

La sphère privée et Internet / Web 2.0: une longue saga! Google en général, Desktop, Street view, etc.... Ce n'est sûrement pas fini avec les Beacon de FB & Co: je parie que les prochains épisodes viendront des réseaux sociaux!

[Via N. Carr]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, novembre 10, 2007

Facebook: moment de vérité

Facebook a lancé ses SocialAds (tous les détails chez Jean-Marie) . Ces publicités sociales sont pour moi le moment de vérité pour Facebook et par là même pour beaucoup de sites qui vivent du modèle étalon (selon Ray Ozzie de Microsoft) du Web 2.0, le 100% publicitaire.

En effet, Facebook a franchi un pas dans le domaine de l'utilisation des données personnelles: il joint des publicités aux activités que vous faites connaître à votre réseau d'amis sur le réseau.

Je prends pour exemple celui que donne la page explicative des Social Ads chez Facebook:

Quand Meagan Marks ci-dessus a fait savoir dans son flux d'activité (via une des nombreuses applications additionnelles de Facebook) à ses amis qu'elle a regardé Top Gun et qu'elle a adoré, voulait-elle vraiment que cette info soit reprise et utilisée commercialement par Facebook qui a "revendu" cette information à Blockbuster pour qu'il plaque par-dessus une des ses publicités.

Aziz nous rapporte que Facebook a pour ambition de "dominer le monde" puisque Mark Zuckerberg, son jeune CEO, voit ici une forme publicitaire révolutionnaire: "La nouvelle plateforme publicitaire Facebook ne ressemblera pas à de la pub mais sera assimilée comme du contenu pour beaucoup de personnes”.

Eh bien, il va avoir du pain sur le planche: le professeur William McGevaran de l'université de Harvard annonce que les SocialAds pourraient être illégales selon un texte légal américain qui dit “One who appropriates to his own use or benefit the name of likeness of another is subject to liability to the other for an invasion of his privacy.”. Dans ce même article, Chris Kelly, le CPO (Chief Privacy Officer -Tiens! un nouveau type de CxO...), annonce via le New York Times qu'il n'y pas de problème puisque le membre de Facebook a décidé de son propre chef de faire de toute façon connaître cette activité à son cercle d'amis en étant personnellement identifié...

Vu les us et coutumes aux USA, cela va se terminer en procès et c'est la justice qui nous dira qui a raison!

La bataille va être rude car les grands polémistes sont déjà en action et haranguent la foule virtuelle. Nick Carr ponctue un long billet qu'il appelle la "Greffe Sociale" (tout un programme...) par un cinglant et ironique"Infect me. I'm yours"! Sa vision: Facebook a truqué le jeu en demandant initialement aux utilisateurs de livrer de plus en plus d'informations personnelles à but de partage avec les amis. Soudainement, il les utilise massivement à des fins publicitaires!

C'est que j'appelais "trancher le noeud gordien" dans un précédent billet concernant Netvibes et Youtube sur le même thème: Facebook l'a tranché ce noeud et dans la direction de la maximisation des revenus. Il peut tenter: c'est un leader publicitaire!

Du point de vue Zuckerberg, il devait de toute façon trancher dans cette direction: il doit maximiser ses revenus si il veut donner une substance aux récentes valorisations démentielles.

Il faut juste espérer que la communauté accepte et ne fuie pas. Le quadra que je suis aura tendance à croire que l'Exode pourrait débuter. Mais, peut-être ai-je tout faux car trop vieux ... Zuckerberg du haut de ses 23 ans est du même "segment" que ses utilisateurs. On peut donc penser "qu'il sent bien le coup"

En plus, si cela se complique, il pourra toujours, pour calmer les esprits, "partager pour monétiser" comme Youtube a commencé à le faire.

Donc, des futurs épisodes à suivre. On en reparle...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, octobre 25, 2007

deal Microsoft - Facebook: 15 milliards de valorisation ou un simple prêt ? (usurier ....)

Tout le monde (je ne citerai personne...) s'extasie aujourd'hui devant la valorisation obtenue par Facebook avec Microsoft: les 240 millions de dollars mis par Redmond pour 1.6 % de Facebook, cela fait effectivement tout juste 15 milliards pour les 100%.

Ces 15 milliards, c'est donc 100 fois le chiffre le chiffre d'affaires attendu pour 2007 (150 millions) et 500 fois le bénéfice prévu (30 millions). le PER de Google à 50 n'est donc qu'1 dixième du (pseudo-)sommet atteint par Facebook.

Chapeau, Mark Zuckerberg, le fondateur de 23 ans qui vau(drai)t ainsi 3 milliards: il possède 20%!

Eh bien, pour moi, tout ce qui précède est erroné et ceux qui interprètent ainsi ont tort! Croire que Microsoft est capable d'un telle "légèreté", c'est vraiment les mésestimer: on ne devient pas le géant qu'ils sont sans savoir calculer...

Ces 240 millions ont une contrepartie: Microsoft est le partenaire publicitaire exclusif de Facebook (USA et étranger) jusqu'à 2011. Une superbe rample de lancement pour MS-AdCenter!

Dans ces 4 ans, supposons que Facebook passe à 300 millions en 2008 puis ajoute ce même montant à son CA chaque année. C'est raisonnable vu la croissance prévue du marché publicitaire en ligne et le succès publicitaire de Facebook via ces 42 millions d'utilisateurs actuels et le + 250'000 fait chaque jour.

Ce sont donc 300 + 600 + 900 + 1200 = 3 milliards de dollars qui vont être réalisés par Facebook dans les 4 années du deal.

En prenant la commission officielle de Google (env. 20%) comme base de calcul pour Microsoft, la firme de Redmond va donc recevoir 600 millions en retour de ces 240 millions d'aujourd'hui!

Ce sont de purs intérêts financiers puisque ces 240 millions seront toujours dans Facebook en 2011 (et vaudront sûrement beaucoup plus à ce moment!....).

Plus de 200% d'intérêt, ce n'est pas un prêt usurier, cela ? Ou alors je ne m'y connais pas...

Bénéfice accessoire: avec ce modeste 1.6%, Microsoft va sûrement faire fuir Yahoo et Google en tant qu'investisseurs complémentaires dans Facebook. ... Ou comment bloquer la concurrence avec une mise minimum! Finalement, d'une pierre, deux coups.

Alors, bravo Facebook ou bravo Microsoft ? Pour moi, c'est clair....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, octobre 08, 2007

Plate-forme Facebook et ses applications: La Longue Traîne (loi de puissance) s'applique-t-elle aussi ?

Un article intéressant de Tim O'Reilly (toujours dans mon Top5 des blogs indispensables) sur la répartition du succès des applications tierces sur Facebook en tant que plate-forme applicative (Rappel: Facebook est la seule plate-forme du web 2.0 de niveau 2 qui soit significative actuellement)
T. OReilly dit (un peu vite ?) que c'est une Longue Traîne standard en publiant le graphe du succès de ces applications

Et là, surgit Chris Anderson en tant que gardien du temple des lois de puissance pour remettre la théorie d'équerre:
  • la courbe a décroissance très rapide montrée par O'Reilly n'est pas forcément une longue traîne (i.e. loi de puissance). Les lois lognormales, à décroissance exponentielle ont cette même forme de décroissance rapide. Tout ce qui décroît vite n'est pas Longue Traîne...
  • En effet, les chiffres donnés par O'Reilly sont plutôt anti-Longue Traîne: tout est trop concentré vers la gauche (i.e. la tête de la traîne). L'intérêt de la Longue Traîne est justement une bonne distribution de la demande vers la droite de la traîne (i.e. les niches d'intérêt). C. Anderson donne un exemple avec la loi de puissance la plus simple 1/x: sur un échantillon de 5'000 applications, les 84 premières devraient représenter seulement 55% et pas 87% pour les applications tierces sur Facebook aient un succès en Longue Traîne!
Pour Anderson, une telle distribution de la demande trop massivement concentrée est justement le signe d'un marché immature où règne la "tyrannie de l'effet réseau" (sans contrepoids par moteur de recherche efficace par exemple): " The social networking on Facebook is too powerful. This is the tyranny of network effects, where viral success is the only kind and popularity snowballs into an avalanche or goes nowhere at all. That sort of herd behavior is usually a sign of an immature market." [Pour enfoncer le clou sur cette sur-concentration , il ajoute perfidement que la quasi-totalité des applis tierces Facebook sont sans intérêt: ce que mes premières explorations personnelles sur Facebook tendraient aussi à me faire croire...]

C. Andersson a demandé les données à T. Oreilly pour caractériser la distribution de la demande (pour les fans de maths, elle sera Longue Traîne si activité = k*log(rang) + constante avec k< style="font-style: italic;">
Lecon à retenir: il n'est pas forcément judicieux de mettre le mot "Longue Traîne" à toutes les sauces. Une courbe à décroissance (trop) rapide peut finalement être le exactement le contraire: cf ce qui précède. Tiens, il faut que je relise cet ancien billet sur La Longue Traîne des blogs! J'essaierai d'y faire désormais attention...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, septembre 22, 2007

[Truc perso] importer ses contacts Outlook dans Facebook pour retrouver des "amis"

Eh oui, je me mets aussi à Facebook.

Tout le monde en parle à cause de son explosion en Europe (+400% en 6 mois - sur les talons de Skyrock et MySpace): même Marc Andreessen comme plate-forme pionnière de niveau 2 sur Internet.

Je ne veux pas mourir idiot...

Donc, je me suis inscrit.

Pour retrouver mes repères, j'ai fait ce que j'avais commencé à faire dans Linkedin à l'époque: importer mes contacts personnels et professionnels pour voir.
  • contacts perso: pas de souci. Facebook a parcouru ma boîte email chez Google Gmail et trouvé tous mes "amis" potentiels sur Facebook via leur adresse email. Je les ai donc solllicités pour un lien.
  • contacts pro: un peu plus pénible dans la démarche (je l'explique ci-après). Par contre, là pas de souci par rapport à "mourir idiot": je ne trouve que 5 contacts professionnels qui sont définis dans Facebook. A moins, plutôt, que tout le monde ne fasse comme moi et se définisse avec son adresse email perso.
Le truc en question:
  • l'Export de MS-Outlook (système de mail de mon employeur) en exporte en format CSV("comma separated values"), i.e. un contact par ligne, champs du contact séparés par une virgule
  • le fichier .csv résultant est ensuite à importer dans Facebook (onglet "Friends")
  • Si vous ne modifiez pas le fichier initialement produit par Outlook, plantage de Facebook!
  • Raison: la 1ère ligne du .csv est un titre / description pour les champs de ce type dans les lignes en dessous. Si vous travaillez comme moi avec Outlook en français, ces titres sont en français.Or, Facebook veut impérativement de l'anglais dans cette 1ère ligne descriptive.
Solution:

[Pour faire gagner du temps à d'autres, j'espère...]
  1. lancer Excel,
  2. ouvrir depuis Excel le fichier issu de l'export Outlook en précisant son format (.csv) pour qu'Excel respecte les virgules en tant que séparateurs, (les champs doivent apparaître en colonnes "propres" et pas en fouillis à la queu-leu-leu]
  3. supprimer toutes les colonnes autres que "Nom", "Prénom", "Adresse de Messagerie" afin de minimiser le nombre de titres à remplacer
  4. Ensuite pour ces 3 colonnes ci-dessus remplacer les titres en français par "Last Name", "First Name", "Email Address",
  5. Sauver le fichier modifié en respectant toujours le format CSV
  6. Importer ce fichier dans Facebook qui va vous signaler les personnes qu'il connaît déjà que vous pourrez ainsi tout de suite inviter.
Good luck!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, septembre 17, 2007

Internet / Web 2.0 comme plate-forme: les 3 niveaux de Marc Andreessen

Marc Andreessen, père du 1er navigateur Internet Mosaic puis fondateur de Netscape (qui a ouvert la voie à toutes les entrées en Bourse de la première bulle) livre aujourd'hui une analyse très profonde sur l'Internet ou le web en tant que plate-forme. Il veut ainsi recadre ce terme que la majeure partie des startups du moment ont tendance à utiliser pour "être (paraître ?) dans la tendance"!

Plate-forme, késako ? Pour M. Andreessen, c'est très simple: un système peut prétendre au titre de "plate-forme" si et seulement si il est programmable (i.e. adaptable) par des programmeurs distincts de ses concepteurs pour lui faire faire des choses non prévues par ces concepteurs ou hors de leur sphère d'intérêts / de priorité.

C'est la définition de toutes les générations précédentes de matériels informatiques précédentes: mainframes, mini, PCs, etc... voire de certains logiciels applicatifs (de type ERP par ex.) offrant des interfaces de programmation (APIs) permettant d'en modifier le comportement.

Partant de ce principe, M. Andreessen propose d'ignorer voire renier tous les services qui s'appellent plate-forme alors qu'ils ne sont pas programmables "de l'extérieur".

Au-delà des plates-formes informatiques "standards" citées plus haut, l'Internet permet de réaliser des plates-formes distribuées (... donc plus complexes!) à travers les liaisons permanentes à très haut débit avec lesquelles il a capillarisé la planète.

Les applications basées sur la plate-forme Internet sont composées de multiples éléments souvent répartis au travers de la planète. C'est ce que j'ai déjà appelé "Linternux" (à plusieurs reprises).

M. Andreessen classe ensuite ces plates-formes actuellement émergentes en trois niveaux (sans jugement de valeur):
  • Niveau 1 = API de service (distant): les services distants (avec API): Flickr, Del.icio.us, EBay, Amazon, Google, Yahoo ont été les premiers prestataires à offrir ces APIs de service distantes qui permettent de piloter leurs systèmes pour en extraire des données et leur faire faire des choses autres que les services rendus par l'interface Web de l'application de base du prestataire. Ce niveau 1 a permis l'émergence des mashups où un développeur combine via ces APIs de service (de manière additive ou multiplicative) les données disponibles pour fabriquer sur son propre site un nouveau service bien distinct tant "géographiquement" (autre serveur) que graphiquement (interface utilisateur différente).
Commentaire: Pour Andreessen, le défaut de ce niveau 1 est justement la séparation de l'application utilisatrice du niveau 1: il faut construire un nouveau site en entier avec le logiciel, le matériel, un design agréable, etc... Heureusement que les S3 ou EC2 d'Amazon ont été conçus pour limiter les dégâts: Jeff Bezos, le CEO d'Amazon, estime qu'il peut ainsi faire économiser jusqu'à 70% de cet effort d'infrastructure par l'utilisation de ses services qui sont d'ailleurs eux-mêmes des plates-formes. Ce niveau 1 représente donc pour M. Andreessen une barre financière et technologique encore trop élevée qui freine ainsi l'innovation.

Bien sûr, le niveau 1 est le plus sûr pour l'offreur d'APIs: son client est externe et il est ainsi facile de limiter les dégâts de mashups mal architecturés: ils ne font de la casse que chez eux!
Commentaire: dans le cas du niveau 2, l'application est toujours externe: elle tourne sur le même serveur distant qu'au niveau 1 mais le résultat est présenté sur le "grand site" au lieu du site de mashup. Le cas d'école dramatique du niveau 2 est bien illustré par ce billet de Jean-Marie: le développeur de talent se trouve submergé par son succès et ne peut pas faire face financièrement. Il n'a pas encore réfléchi à la monétisation solide de son service qu'il lui faut déjà faire face à la horde de visiteurs en provenance de Facebook et louer des tonnes de serveurs.... Résultat: le service s'écroule ou le développeur doit vndre à la sauvette en laissant ainsi beaucoup d'argent sur la table si on compare à une situation où il aurait gagné plus mais moins evite en prenant le temps de construire solidement via des partenaires investisseurs.

Le grand avantage initialement perçu ('audience énorme instantanée) du niveau 2 devient finalement le coup fatal , c'est que le développeur voit son application immédiatement bénéficier de l'audience directe du site Le niveau 1 est plus graduel donc meilleur pour celui qui veut construire pour l'avenir: il faut en effet toujours plus de temps que prévu pour se faire connaître si on part isolé.

Dans le niveau 2, le Facebook-like prend aussi un risque: son image peut être chahutée si les services pluggés cafouillent. La majorité des utilisateurs vont lui attribuer le souci. Mais bon, il dispose du tableau de commande alors il peut couper!...
  • Niveau 3 = plate-forme runtime: C'est l'extension du niveau 2 pour annihiler les problèmes d'infrastructure. Le prestataire offre un environnement d'exécution complet au développeur sur lequel celui-ciC télécharge son application et ne s'occupe ensuite pas de son exploitation. Adieu les soucis de matériel et coûts afférents! Le développeur n'a plus besoin de ressources financières: son temps suffit... Il peut par ailleurs rester 100% focalisé sur la correction de ses bugs et l'implémentation de nouvelles fonctions. [Le prestataire a lui bien sûr une problématique très complexe: sécurité, "gérabilité", performances, etc...). Puisque l'environnement d'exécution devient homogène et pour en accélérer encore l'évolution, M. Andressen suggère de lui appliquer une dynamique favorisant l'échange (gratuit ou payant) de code entre les développeurs

Commentaire: Marc Andreessen développe actuellement une telle plate-forme: c'est Ning qui est déjà riche de 100'000 applications (de "granularité" très diverse sûrement ...) selon son billet . Il suggère aussi que SalesForce.com devient une telle plate-forme de niveau 3 (restreint à sa spécialisation du support aux forces de ventes). Second Life est aussi dans ce créneau avec toutes les extensions logicielles qu'il permet.

Ma conclusion: les niveaux 2 et 3 me paraissent très dangereux pour le développeur isolé:
  • il livre aux grands sites qui l'accueille toutes ses idées
  • il les réalise "en live" ce qui permet de voir tout de suite ce qui marche de ce qui ne marche pas
  • cela se passe tellement vite (puisque le site a déjà des millions d'utilisateurs...) que le développeur doit décider très vite: je vends mon prototype tout de suite (en tant que tel donc moins cher...) ou je risque de tout perdre
Finalement, les niveaux 2 et 3 ne font qu'exacerber ce que promettait le niveau 1 (les mashups): un outsourcing (gratuit!) pour les grands de leur R&D qu in'ont plus qu'à acquérir ou recopier ce qui marche avec une dose de risque devenue infime...

Même s' ils jouent le jeu de la monétisation partagée par ses règles, les goliaths sortiront toujours vainqueur par le truchement du nombre très limité d'agrégateurs que permet un Internet global. Ce reseau favorise une concurrence forte où tout service se bat sans frontière ni distance contre tous ceux qui font la même chose: il n'y aura toujours que quelques grands fleuves financiers basés sur la consolidation des multiples ruisselets-mashups!

Et vous, qu'est-ce que cela vous inspire ces niveaux de plate-forme Internet?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, septembre 05, 2007

Publicité dans les réseaux sociaux: 900 millions $ en 2007 - 2.5 milliards en 2011

Le récent rapport Emarketer sur la publicité dans les réseaux sociaux donnent l'évolution ci-dessous pour les années qui viennent:

On passera donc de 900 millions de dollars en 2007 à 2.5 milliards de dollars en 2011. environ +200% au total.

Les 2 leaders Facebook et MySpace se taillent la part du lion avec 72% du total à eux 2!

Ce rapport donne des explications autour du succès de MySpace qui vient d'annoncer ses 550 millions de dollars de CA (avec 10 millions de profit):
Et nous en Europe, on en est où sur le sujet? Malheureusement, encore une fois, pas bien loin.... Xing (le Linkedin-like) me paraît être notre seule source de satisfaction potentielle bien que l'on ne soit malheureusement pas du tout dans les mêmes tailles...

PS: quelqu'un peut-il me pointer vers les détails des progrès du WAT de TF1 initialement annoncé comme compétiteur à MySpace.fr? Il est peut-être à mettre dans les succès mais je n'ai pas d'infos.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)