mercredi, mars 29, 2006

Pay-per-click - tout augmente: le coût par clic et l'hégémonie de Google!...

EMarketer vient de publier un nouveau rapport "Search Marketing: Players and Problems" dont 2 informations intéressantes sont déjà publiques:
  • selon Search Engine Guide , le coût moyen d'un clic publicitaire (publicité pay-per-click) a augmenté de 25% en 2005 sur Google par rapport en 2004: il a été de 1.64 dollars en 2005 contre 1.29 dollars en 2004. Chez Yahoo, une augmentation encore plus forte: plus de 30% en passant de 1.03 à 1.34 dollars. Enfin, le coût d'un click sur un moteur de recherche "shopping" comme Froogle ou Kelkoo a cru de 37% en passant de passant de 1.89 dollars à 2.56 dollars.
(Note: si je me réfère à ce précédent calcul, cela veut dire que seulement (environ) une boite Adwords est cliquée sur 200 qui sont affichées - Soit un taux de clic moyen de 0.5%)
  • selon l'introduction de ce rapport, l'hégémonie de Google dans le domaine du search marketing est toujours plus forte. Google conserve maintenant (en 2005) pour lui 57% de l'ensemble des sommes dépensées par les publicitaires dans ce domaine aux USA.


Emarketer fait ce calcul après le partage des revenus avec les éditeurs du réseau Adsense. Dans ces 57% sont donc déduits les TAC - "Traffic Acquisition Costs" - qui correspondent à la commission de 78.5% pour les éditeurs calculées par le New York Times.

mardi, mars 28, 2006

[maj] Skype: procès autour de sa technologie P2P

Mise à jour du 29 mars

Streamcast estime le préjudice subi à 4.1 milliards de dollars. Tiens, à peu près le prix payé par Ebay pour acquérir Skype...

Billet original du 28 mars

Les entreprises sont la nouvelle cible de Skype. Il se pourrait fort que ce procès les refroidisse dans leur adoption de Skype même si l'évolution de celui-ci est toujours explosive!

En effet, Skype et ses fondateurs sont poursuivis par leur passé: Niklas Zennström et Janus Friis.ont fondé Kazaa (P2P décentralisé de 2ème génération post-Napster lui centralisé) .

Après avoir cédé Kazaa, ils se sont lancés avec Skype dans la téléphonie gratuite sur Internet en reprenant les bonnes idées architecturales de Kazaa.

Ce sont les suivantes:
  • (presque) pas de serveurs centraux
  • utilisation des ressources (CPU, bande passante, etc...) des membres du réseau afin de pouvoir fabriquer un système où le coût marginal d'un nouvel utilisateur est quasi-nul.
  • résilience aux pannes maximum par la distribution et la redondance des informations décrivant le réseau
Wikipedia rassemble ces principes dans "un article appelé P2P VoIP" où il précisé que l'IETF (l'instance architecturale de l'Internet) rassemble actuellement ces principes dans une nouvelle recommandation P2P SIP.

Eh bien, la société Streamcast qui édite le logiciel P2P Morpheus estime que ces principes sont le fondement du protocole P2P Fasttrack
sur lequel elle estime avoir (tous) les droits depuis une dispute trouble avec Kaza en 2002 qui avait conduit à la scissiondes 2 réseaux après avoir créée ensemble une communauté de plusieurs millions d'utilisateurs.

Ce nouveau procès s'annonce aussi trouble que cette histoire Kazaa-Morpheus de 2002: l'objectif de Streamcast est d'obtenir des royalties par Skype sur l'utilisation de cette technologie alors que son véritable propriétaire est tout sauf clairement défini.

En fait, aux Etats-Unis, c'est du "business as usual": par un accord à l'amiable avant le procès réel, il s'agit sûrement pour Streamcast de soutirer un maximum à Ebay au vu des sommes mirifiques dépensées pour l'acquisition de Skype.

On va suivre cette chamaillerie....

Le blog officiel de Google "maquillé" par un hacker!

Mise à jour:

Google confirme le problème.

Billet original


Surprise à l'instant dans mon lecteur RSS avec le billet suivant en provenance du blog officiel de Google

"Google, fix your blog pleeasssee! <3

(P.S. Just to clear things up, I'm not associated with Google at all. I just wanted to take advantage of this before someone else with less worthy intentions did. The username was giving a 404, so I tried registering a new blog with it. Surprisingly, it worked. Oh, and no posting URLs in the comments or else they'll be deleted.) "

Je vais alors sur le blog officiel de Google et je trouve cet écran que j'ai immortalisé avant son remplacement (le blog Google donne à ce moment une erreur HTTP 404):


Trey Philipps, étudiant en neuroscience cognitive (selon le bandeau latéral), a donc réussi à "jouer" avec la plate-forme Blogger de Google pour y remplacer le blog officiel et son flux RSS par un blog de son cru finalement très gentil malgré tout!

Si Google le prend aussi bien que le hack de Google Maps par Paul Rademacher qui avait donné HousingMaps, il devrait à son tour obtenir un emploi chez Google!

PS: en tout cas, peut-être une motivation pour Google à remettre un peu d'argent sur Blogger (que j'utilise aussi pour Media & Tech) dont l'évolution laisse un peu à désirer ces derniers mois....

Skype passe un nouveau cap = 6 millions d'utilisateurs simultanés!

C'est arrivé hier pour la première fois: 6 millions d'utilisateurs simultanés connectés à Skype.

La preuve formelle (image écran) se trouve sur le blog de Jan.

Cela arrive environ 60 jours après le passage du cap des 5 millions d'utilisateurs simultanés.

Sachant que le passage de 4 à 5 millions avait pris aux alentours de 90 jours, il y a une claire accélération de l'acceptation de Skype sur la planète: il reste le service à la vitesse d'adoption la plus élevée de l'histoire industrielle!

On ne peut mathématiquement pas encore dire si c'est exponentiel ou pas mais ce n'est en tout cas clairement plus seulement linéaire.

PS: j'ai fait ces jours-ci mes premiers essais SkypeOut en plus de la vidéoconférence sur Skype 2.0. A nouveau, mise en place très rapide (achat simple des crédits) et très bonne qualité de transmission. Seul défaut: numéro d'appelant masqué! Gênant à l'ère des mobiles où tout le monde s'est habitué à identifier son appelant mais finalement normal si on veut éviter des rappels sur des lignes partagés entre des centaines / milliers de personnes.

lundi, mars 27, 2006

Google Publication Ads: un début plus que "tiède"...

L'expérience Google Publication Ads de Google ne se passe pas bien: il semble que les annonceurs ne soient pas encore prêts à acheter leur publicité dans les magazines aux enchères.

En effet, Business Week rapporte dans sa dernière édition que peu d'annonceurs se sont finalement pressés au portillon pour enchérir sur l'espace acquis auprès d'une douzaine de magazines. A tel point qu'il a même fallu étendre la période d'enchères pour au moins trouver acheteur par (morceau de) page.

Même si c'est un détail vu les bénéfices colossaux de Google (86% de croissance en 2005), l'opération n'a sûrement pas été bénéficiaire: un annonceur a pu acquérir pour 4'000 dollars pièce 3 demi-page d'un magazine (Martha Stewart Living) dont le prix officiel est de 59'000 dollars par page!

Les expériences des années 1999-2001 (voir l'expérience AdAuction) avaient montré à l'époque que les éditeurs n'étaient pas prêts à vendre leurs espaces publicitaires par enchères. L'expérience 2006 de Google montre que ce n'était de toute façon pas bien grave puisque les annonceurs ne sont pas prêts à acheter par ce même mode...

Il faudra maintenant voir si cela se passe mieux à la radio: on peut s'attendre à ce que Google tente la même expérience pour ce médium via sa récente acquisition Dmarc.

Comme ce sont souvent les mêmes annonceurs / agences qui sont acheteurs dans les 2 cas, y-a-t-il vraiment de bonnes raisons pour que cela se passe autrement?

Si cela est vrai, la stratégie de croissance de Google par les médias traditionnels s'annonce tout sauf aisée...

[maj] L'iPod satellisé sur Google Maps pour la 30ième bougie d'Apple?

Billet original (mise à jour en bas)

Selon ce billet (repris dans de multiples blogs), Apple préparerait une grosse surprise (en tout cas en taille...) pour son 30 ième anniversaire en Avril.

En effet, elle construit la première publicité visible de l'espace sur 900'000 mètres-carrés: une ancienne mine australienne désaffectée est en train d'être "habillée" pour ressembler à un iPod vu du ciel.

Plutôt réussi, non?

Pour voir en live sur Google Maps, cliquer ici

Steve Jobs a semble-t-il gagné cette mine durant un partie de poker contre Kerry Packer il y a plus de 2 ans.

Décidémment, Google Maps sert à tout: après la publicité cartographique, il peut aussi se préparer maintenant à la publicité satellitaire...

PS: on a déjà eu les insultes et l'atteinte à la sécurité nationale sur Gmaps, à quand la déclaration d'amour via photos-satellites? Pour la prochaine Saint-Valentin ?

Mise à jour:

Merci à TOMHTML de Zorgloob qui m'indique dans son commentaire ci-dess que ce n'était qu'une rumeur selon ce billet.

Bon, tant pis, je laisse! S. Jobs finira peut-être par avoir l'idée....

vendredi, mars 24, 2006

[maj] Bataille Wikipedia et Britannica autour de la qualité: à quand la collaboration?

mise à jour: cet article de Generation NT donne des détails plus précis sur la contre-analyse menée par Britannica.

billet original:
En réponse à l'article de Nature qui trouvait une qualité d'articles très proches à Wikipedia et Britannica, l'éditeur de Britannica s'est lancé dans une contre-analyse minutieuse.

Sa conclusion est cinglante:

"Nature’s research was invalid. As we demonstrate below, almost everything about the journal’s investigation, from the criteria for identifying inaccuracies to the discrepancy between the article text and its headline, was wrong and misleading. Dozens of inaccuracies attributed to the Britannica were not inaccuracies at all, and a number of the articles Nature examined were not even in the Encyclopædia Britannica. The study was so poorly carried out and its findings so error-laden that it was completely without merit. We have produced this document to set the record straight, to reassure Britannica’s readers about the quality of our content, and to urge that Nature issue a full and public retraction of the article"

Cette étude de 20 pages aboutissant à la demande de rétraction complète et publique de l'article de Nature a déjà une réponse! En effet, sur son site, Nature affirme qu'il continue à considérer l'étude comme valide et que l'article correspondant ne sera pas retiré.

Y aura-t-il un prochain épisode "épidermique" à cette mini-saga entre la vénérable et respectée Britannica et la jeune et fougueuse, Wikipedia, emblème du Web 2.0?

Peut-être... Mais, pour le plus long terme, je fais le même pronostic que celui que j'ai fait sur le blog "La Révolte du Pronetariat" pour le monde des médias de presse: la collaboration "synergétique" prêchée par Reuters et optimisant les forces de chacun - comme pour BleuBlog ou Verdens Gang - finira par supplanter le conflit de générations ... pour le bien de tous les citoyens, pronétaires ou pas!

Yahoo, Google, Skype: qui achète GIPS?

Yahoo vient d'ajouter une partie vocale "à la Skype" (mais avec une orientation grand public) à son Yahoo Messenger. (voir fonctions et tarifs sur VNU, PC Impact ou Tout Savoir par ex.)

Il s'agit clairement de contrer ledit Skype qui bat des records de mois en mois depuis une année.

Ce que je trouve particulièrement intéressant pour la suite: Yahoo rejoint le cercle formé par Skype et Google Talk comme utilisateurs de la technologie d'encodage-décodage de la voix sur IP de la société Global IP Sound (GIPS). Le choix de cette technologie GIPS s'impose: le communiqué indique que des tests indépendants l'ont analysée comme la meilleure (mon expérience personnelle me le confirme: une qualité vocale incroyable!)

Indépendamment du fait que les affaires de cette société doivent "rouler" avec des clients prestigieux de cette taille, on peut voir 2 évolutions (pas exclusives) à ce partage de technologie entre les grands:
  • dès qu'ils auront terminé le bras de fer déjà évoqué autour de VoIP, ils pourront s'interconnecter facilement pour décloisonner ce marché VoIP qui le demandera de toute façon bientôt...
  • l'un peut embêter tous les autres en rachetant la société en question et en renégociant les contrats (à la hausse) avec les autres...
Mon pronostic: si j'étais Skype, je me dépêcherais de le faire car c'est son "core business". Pour les 2 autres, ils vivraient mieux le désagrément correspondant car la téléphonie sur Internet n'est qu'un business annexe: par exemple, Google Talk n'est aujourd'hui que sur le cercle intermédiaire de son portefeuille de produits.

A moins que Cisco qui a mis beaucoup d'argent dans une migration douce (donc lucrative....) de la téléphonie classique des entreprises vers IP ne mettent tout le monde d'accord en faisant ce rachat plus vite que les autres pour ensuite pouvoir un peu contrôler leurs évolutions.... peut-être un peu trop rapides et révolutionnaires pour les acteurs en place surtout face au monde des entreprises!

Wifi et publicité ciblée: Google abat ses cartes = demande de brevet

Lors de la création du service wifi gratuit Mountain View et de la proposition pour San Francisco , je supputais en fin de ce billet, sans preuve mais dans la ligne de la stratégie de revenus "tout publicitaire" de Google, que le modèle de financement de ces services Wifi gratuits était une publicité locale ciblée.

Eh bien, ce modèle est maintenant avéré! Selon les procédures d'attribution habituelles, une demande de demande de brevet de Google datant de Septembre 2004 sur le sujet vient d'être publiée.

Elle protège l'idée de délivrer des publicités ciblées à un utilisateur accédant l'Internet (avec PC, téléphone, etc...) par un point d'accès sans-fil ("hotspot wifi").

Les publicités sont choisies en fonction du lieu du hotspot et du profil de l'utilisateur (dont Google sait déjà beaucoup de choses...).

Google définit dans sa demande que ce système est particulièrement adapté à faire de la publicité pour les commerces autour du hotspot et pour des consommateurs prêts à accepter de la publicité contre un service wifi gratuits. Les utilisateurs mobiles professionnels sont eux prêts à payer.

A quand la publication de la demande de brevet par Google sur la publicité locale cartographique?

Les protections fournies par ces titres de propriété intellectuelle pour protéger ses services sur le marché américain valent la peine d'être activées: le marché US de la publicité locale est évalué à 22 milliards de dollars.

mardi, mars 21, 2006

Mes premiers essais Skype 2.0 & vidéoconférence

Je parle beaucoup de Skype car je suis fasciné par le raz-de-marée que lui et ses semblables vont déclencher et cela très vite à partir de maintenant (la masse critique est atteinte!)

Au dela des billets sur Media&Tech, je l'utilise beaucoup avec mes collègues car je travaille dans une société très distribuée où les gens bougent beaucoup.

En effet, la Suisse est nettement moins centralisée que la France et beaucoup plus petite en surface: donc, on fait des "séances" (la version helvétique d'une "réunion" française) un peu partout sans savoir où sont ses autres partenaires habituels.

Skype est donc bien pratique: l'adresse ne change pas quel que soit le lieu où les parties se trouvent. Vous me direz que c'est la même chose pour un téléphone mobile. Ok! Mais, Skype est lui gratuit...

Nous utilisons aussi beaucoup, le "presence management" (collègue dispo ou pas) ainsi que la messagerie instantanée (pour un tout petit mot) ainsi que la conférence téléphonique à plusieurs (jusqu'à 10 quand on a le dernier processeur Intel sur son ordinateur portable).

Nous commençons maintenant à utiliser la vidéoconférence via Skype (annoncée en décembre 2005 - toujours bon d'avoir quelques mois de patience...). J'utilise personnellement la mini-Webcam de Logitech (certifiée Skype) ci-dessous: fonctionne parfaitement après une installation sans souci. Une vraie merveille de techonlogie de moins de 4cm dans sa plus grande dimension!
Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, voici l'interface de Skype vidéo. (merci à Olivier!)



C'est tellement simple qu'il n'y a pas grand chose à dire:
  • une petite icône bleue en forme de caméra est similaire à celle entourée indique dans votre répertoire de contacts si vous pouvez enclencher une vidéoconférence avec votre contact (pour autant qu'il n'ait pas verrouillé la publication de cette fonction depuis son Skype)
  • la vidéconférence passe aussi bien les pare-feux d'entreprise que les communications audio (l'Education Nationale va encore stresser...)
Voilà, c'est à peu près tout ce j'en dirai aujourd'hui:

Skype Video = simple et efficace!

[maj] Google Finance: la verticalisation (diagonalisation ?) du Web continue....

Mise à jour 2 du 21 Mars 2005

A) Le blog officiel de Google confirme le lancement de Google Finance et valide les informations de mon billet original ci-dessous. Pas d'information précise supplémentaire.

B) Si vous recherchez une présentation fonctionnelle que je n'ai (volontairement) pas faite dans mon billet ci-dessous dédié aux autres conséquences, je vous conseille ce billet de Zorgloob qui a lui analysé les fonctions.

Mise à jour 1 du 21 Mars 2005

Om Malik est déçu par les fonctions de Google Finance mais il pense lui aussi (voir mon billet ci-dessous) que l'objectif actuel est la capture de la manne issue de la publicité en ligne du monde financier.

Il écrit "My inner cynic says that the reason Google launched this service this quickly is because it wants to capture those high CPM/CPC dollars from stock and mortgage brokerages. Yahoo Finance is like an ATM for guys in Sunnyvale, and Google till recently had nothing to capture the exuberant enthusiasm in the stock and real estate markets.”

Billet original du 21 Mars 2005

Google Finance vient d'être lancé. Ce portail d'informations financières (profils d'entreprises, tendances du marché, etc...) limité - pour l'instant - au marché US paraît très similaire à Yahoo Finance pour un amateur comme moi.

Je vous laisserai donc trouver des descriptions et comparatifs fonctionnels de ces portails financiers sur des sites plus spécialisés que mon blog Media&Tech.

Par contre, ce lancement est pour moi significatif sur d'autres aspects:


Pour ceux qui ne craignent pas les scénarii "catastrophes" de Dossiers du Net et qui font 100% confiance à Google dans sa résistance face aux autorités pour le respect de la sphère privée, il y a aussi une fonction de gestion de son portefeuille d'actions.

A vous de voir si votre confiance dans la pieuvre Google aux multiples tentacules va jusque là....

C'est en tout cas assez fascinant de voir ce que la diagonalisation de la recherche de base associée à des briques structurelles comme Google News, BlogSearch peut produire comme valeur ajoutée par association des éléments de base du jeu de Lego!

PS: l'analogie Lego n'est anodine: les Googlers ont une passion pour ce jeu!

lundi, mars 20, 2006

Google fait de la résistance ... et gagne!

J'avais décrit la manoeuvre de refus de Google de communiquer ses données sur les recherches et leurs résultats de ses utilisateurs pendant 2 mois comme une tactique de communication positive vis-à-vis de ses utilisateurs.

Il en avait à ce moment bien besoin (auto-censure pour entrer en Chine, etc...).

Cette résistance était basée sur le fait que tout transmettre eût été équivalent pour Google à ruiner la confiance de ses utilisateurs par rapport au (non-)respect de leur sphère privée.

Google la connait incroyablement bien à travers son service de recherche de base mais aussi des 43 autres. Le billet "catastrophe" chez Dossiers du Net est très évocateur du potentiel...

Cette sphère privée devient déjà chaque jour un peu plus poreuse avec les nouveaux services de Google . Le but de Google est donc de pouver qu'il sait résister à n'importe qui même à ses autorités pour permettre l'éclosion de ces services qui flirtent avec la ligne jaune.

Eh bien, force de reconnaître aujourd'hui que quoi qu'il en soit en termes de communication, cette résistance était fondée: le juge fédéral a drastiquement réduit les informations que Google doit fournir au gouvernement.

Seulement 50'000 URLs à transmettre et c'est tout! (aucune information sur les critères de recherches utilisés par les utilisateurs)

Le blog de Google l'annonce très fièrement: au moins une bonne nouvelle après une période tourmentée à Mountain View!

Microsoft et Yahoo doivent aujourd'hui regretter de s'être conformés dès le premier jour sans "résister". But pour Google, balle au centre!