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mardi, mai 20, 2008

Cloud computing: microsoft monte sur le nuage avec 100+ millions de boîtes à lettres Exchange pour 2012

Microsoft a fait savoir l'an dernier qu'elle allait monter sur le nuage de Cloud Computing en annonçant les services de puissance brute qu'elle allait vendre aux développeurs comme le S3 ou le EC2 d'Amazon afin de leur permettre d'éviter de faire les 70% de m...uck non-distinctive évoqués par Jeff Bezos.

Eh bien, la société de Redmond va un cran plus loin (sans quand même aller aussi loin que Sun..): elle annonce aujourd'hui qu'elle va packager cette infrastructure dans des services plus sophistiqués que la revente de capacité brute. Pour cela, MS met le paquet en installant 10'000 nouveaux serveurs chaque mois

Un de ses services plus facilement "consommables" prévus est l'outsourcing des boîtes à lettres Exchange/Outlook (logiciels Microsoft) actuellement gérées directement par les entreprises.

Selon l'article, Chris Capposela, le responsable de la suite Office chez MS, vient d'annoncer que ce modèle de service était le prochain cheval de bataille de sa division en prédisant qu'il en ferait grossir le chiffre d'affaires mais réduire les marges ("outrageuses" selon le récent comparatif Google-Microsoft - 10.8 milliards sur 16.4 pour l'activité Business!).

Ce nouveau service qui s'appelera "Exchange Online" hébergera, selon Capposela, d'ici 2012 au moins 50% des 210 millions de boîtes à lettres Exchange actuellement en service dans les entreprises.

Les résultats actuels de Microsoft dans le domaine "Software as a Service" (SaaS) sont très médiocres dans le domaine des utilisateurs privés. L'avortement de l'acquisition de Yahoo ne peut pas aider pour l'instant!

Par contre, cette stratégie Saas vitale pour Microsoft selon Ray Ozzie surviendra peut-être par le côté entreprises.

C'est historiquement à travers les entreprises que Microsoft a toujours affirmé sa puissance et réussi ses mutations. Pourquoi pas cette fois encore?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, mai 05, 2008

Microhoo: c'est loupé ... et tant mieux !?

Aujourd'hui, on lit tout au sujet du capotage du rachat de Yahoo par Microsoft:
  1. Jerry Yang, le fondateur de Yahoo, va y perdre son job car Yahoo ne peut se sortir seul de sa mauvaise passe actuelle
  2. Steve Ballmer, le ceo de Microsoft va y perdre son job pour n'avoir pas su apporter l'acquisition-clef à ses actionnaires
  3. L'action de Yahoo s'écroule à cause de (1)
  4. L'action de Microsoft pourrait suivre à cause de (2) [à moins que tout cela ne soit que de sombres manoeuvres pour écrouler la valeur de Yahoo et revenir ensuite à la charge
Donc que des perdants ?...

Eh bien, non! A mon avis, il y a des gagnants à ce flop: c'est nous, les utilisateurs! Un rachat du dauphin par son suivant pour tenter détrôner le monstre Google, cela ne conduirait qu'au cartel, à l'oligopole!

Donc, je pense sincèrement que nous pouvons nous réjouir: il reste encore [pour combien de temps?...] un semblant de pluralité sur l'Internet. Cette effervescence d'acteurs doit continuer à exister!

En effet, c'est cette pluralité où personne ne contrôle le jeu qui a fait le succès de la première vague de l'Internet, celle de la construction de l'infrastructure. Il serait dommage que cette diversité implose au début de la deuxième vague, celle des services numériques présents dans la Vie de Mr Tout Le Monde.

L'impact de cette seconde vague sera d'autant plus fort que le bouillonnement entrepreneurial créatif pourra perdurer (même si il est destructeur) sans étouffement par un ou deux "Big Brothers" dont le seul objectif serait le maintien éternel de l'ordre établi!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, février 04, 2008

Microsoft-Yahoo contre Google: les parts de marché respectives

Il y a déjà plus de 420 article sur Wikio à propos du rachat de Yahoo par Microsoft. Selon Steve Ballmer, cela fait 18 mois que la discussion est ouverte. L'impossibilité de trouver un accord amical a amené cette offre hostile.

Je ne vais pas ajouter mes conjectures à toutes les autres sur le bien-fondé ou non de la fusion.

Par contre, essayons de livrer des faits intéressants et objectifs.

Google a émis ce week-end via David Drummond, son directeur général des affaires légales, une critique acerbe sur cette fusion: "....It's about preserving the underlying principles of the Internet: openness and innovation.

Could Microsoft now attempt to exert the same sort of inappropriate and illegal influence over the Internet that it did with the PC? While the Internet rewards competitive innovation, Microsoft has frequently sought to establish proprietary monopolies -- and then leverage its dominance into new, adjacent markets.

Could the acquisition of Yahoo! allow Microsoft -- despite its legacy of serious legal and regulatory offenses -- to extend unfair practices from browsers and operating systems to the Internet? In addition, Microsoft plus Yahoo! equals an overwhelming share of instant messaging and web email accounts. And between them, the two companies operate the two most heavily trafficked portals on the Internet. Could a combination of the two take advantage of a PC software monopoly to unfairly limit the ability of consumers to freely access competitors' email, IM, and web-based services? Policymakers around the world need to ask these questions -- and consumers deserve satisfying answers...."

La réponse de Microsoft ne s'est pas faite attendre: son responsable légal, Brad Smith y est allé tout aussi fort.

"...Today, Google is the dominant search engine and advertising company on the Web. Google has amassed about 75 percent of paid search revenues worldwide and its share continues to grow. According to published reports, Google currently has more than 65 percent search query share in the U.S. and more than 85 percent in Europe. Microsoft and Yahoo! on the other hand have roughly 30 percent combined in the U.S. and approximately 10 percent combined in Europe.

Microsoft is committed to openness, innovation, and the protection of privacy on the Internet. We believe that the combination of Microsoft and Yahoo! will advance these goals...."

Nous avons déjà parlé des forces en présence:
Pour encore aider à l'analyse de la situation, je republie ici la table fort intéressante de Dan Farber qui montre les parts de marché des 3 proatagonistes dans divers domaines de services Internet


Côté Google, on peut ajouter ce graphe très récemment publié par Hitwise qui donne la répartition de l'activité sur les services du Top20 de Google.


Voilà, muni de ces éléments, à chacun de se faire son point de vue.

Alors, position dominante (monopole) ou pas ? Et finalement DE QUI si on raisonne globalement plutôt que par service?

PS: vous avez le temps pour faire votre opinion et argumenter, la bataille juridique devant tribunaux, commissions de la concurrence sera très longue....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, janvier 12, 2008

Cloud Computing: le paradoxe pour Sun et les constructeurs informatiques

Amazon avec S3 et EC2 a ouvert la voie du "cloud computing". Microsoft a emboîté le pas et la rumeur court que Google se prépare à offrir des services similaires.

Le "cloud computing" (i.e. "traitement dans le nuage"), kesako ? C'est le fait de ne pas posséder d'ordinateurs / stockage chez soi mais de les louer à la consommation chez un prestataire comme Amazon pour exécuter ses traitements à la demande. Tout cela se passe à travers Internet pour un accès direct, efficace et simple (cf. EC2 et S3)

Les avantages? Peut-être une réduction des coûts mais surtout une grande agilité pour le client: il n'a pas d'infrastructure à entretenir et peut donc utiliser à chaque fois une capacité totale différente correspondant strictement à son besoin de l'instant. L'économie sur les coûts provient clairement de l'échelle à laquelle travaille le prestataire: il automatise et mutualise les achats, les RHs, etc... à un niveau qu'une entreprise standard ne peut jamais espérer.

Comme le pense Jeff Bezos, le boss d'Amazon, cela permet une startup de conserver 70% de ses ressources en ne faisant pas ces activités de "quincaillerie" qui ne la différencient aucunement sur le marché!

Mais, après les startups qui vont montrer le chemin, ce sont les grandes entreprises qui feront réellement croître ce marché du "cloud computing".

Or, abandonner (même progressivement...) ses centres de traitement pour les transférer vers un prestataire à travers Internet est un mouvement risqué: on n'est plus du tout dans le cas d'un contrat d'outsourcing informatique chez un prestataire "physique". Ici, les traitements du client s'exécutent dans un environnement totalement virtualisé où il est impossible de lui montrer "ses" machines et "ses" équipes dédiées.

Pas simple alors pour un CIO / directeur informatique de prendre une telle décision de "cloud computing" global.

Il faut des pionniers. Eh bien, c'est paradoxalement un constructeur informatique qui s'y lance en premier: Brian Cinque, l'architecte des centres informatiques de Sun annonce que d'ici à 2015 Sun aura fermé tous ses centres de calcul pour virtualiser le 100% de ses ressources informatiques centrales en mode "cloud computing" chez des tiers.

Pourquoi c'est paradoxal ? Parce que cela peut surprendre qu'un constructeur d'ordinateurs soit parmi les pionniers à vouloir se débarrasser chez lui de sa propre quincaillerie...

Pourquoi est-ce nécessaire?
  • Parce que (accessoirement vu les 2 arguments qui suivent), cela produira des économies
  • Parce que, vu le risque encouru, il faudra des références solides pour faire basculer les décisions de directions informatiques / générales. Sun MicroSystems est 187ème dans le célèbre classement Fortune500. C'est donc une référence de poids!
  • Parce que les Amazon, Microsoft, Google et autres futurs concurrents à venir vont chercher des partenaires solides pour développer leurs plates-formes "cloud computing" à des échelles inconnues jusqu'à lors. Qui sera alors mieux placé que le constructeur qui se sera déjà appliqué (avec succès) la recette à lui-même: il aura développé toute l'expertise nécessaire!
Sur le dernier point, c'est du sérieux: Google gère déjà 1 million de serveurs, Yahoo et Microsoft vont dans les mêmes traces. Sans même parler croissance du besoin (qui viendra pourtant par la commercialisation des services "cloud computing" par les 3 grands) mais par simple renouvellement tri-annuel, on parle donc déjà d'un marché colossal!

A une époque, Sun nous vendait le slogan "The network is the computer". Maintenant, gageons que la nouvelle devise va sûrement être "The network is the data center"!

[Via N. Carr]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, janvier 07, 2008

Les 3 prédictions technologiques de Bill Gates pour la prochaine décennie

[Je profite de ce premier billet 2008 pour vous souhaiter à tous une excellente année 2008 tant personnelle que professionnelle]

Bill Gates de Microsoft a fait son traditionnel "keynote speech" lors du ( méga)Consumer Electronics Show. Podtech en propose un large extrait en podcast.

Durant cette présentation, il annonce que Windows Vista a dépassé le cap des 100 millions d'utilisateurs (malgré tous les problèmes en attente de correction via le futur Service Pack 1) et que Windows Mobile est en pleine forme (malgré l'émergence de l'épouvantail Android de Google).

Mais surtout, Bill Gates fait ses 3 prédictions sur les évolutions technologiques majeures pour la décennie à venir qu'il appelle d'ailleurs "la seconde décennie de l'Internet" par lien avec la première que nous venons de passer. Il prédit qu'elle sera encore plus fertile en avancées majeures que la première car les innovations à venir seront très "proches" (i.e. dans les interfaces) des hommes et vont encore plus les connecter entre eux (cf les réseaux sociaux).

Les 3 avancées majeures sont pour lui:
  • le "rendering": son haute qualité, rendu graphique vont encore subir des bonds quantiques d'amélioration. Par ailleurs, l'immersion directe de l'utilisateur dans les mondes 3D (cf Second Life ou World of Warcraft) va pousser ce rendu vers des zones encore inexplorées à ce jour
  • le "computing in the cloud": il valide ici la vision sur les services d'infrastructure de Jeff Bezos, le patron d'Amazon qui a lancé les services S3 et EC2 avec le succès que'on connaît. Bill Gates prédit que tout nos problèmes de synchronisation entre PC, appareil photo, téléphone portable, lecteur MP3, etc... vont s'évaporer d'ici à 10 ans (au max...) . Tous ces périphériques seront tous online et leur contenu sera synchronisé / partage / géré / sauvegardé "dans le nuage" de l'Internet (et plus sur le PC de l'utilisateur avec toutes les peines que cela procure....). La contrepartie impérative est bien sûr d'excellents dispositifs sécuritaires pour que le partage susmentionné n'aille pas trop loin...
  • les interfaces homme-machine: avec la Nintendo Wii, l'iPhone et le prototype "Surface" de Microsoft , Bill Gates prédit que nous avons vu en 2007 de nouvelles formes d'interfaces émerger mais qu'elles sont encore primitives à côté de celles qui arrivent grâce à une lecture de mouvements encore plus précise, une compréhension de notre voix et de ses intonations encore plus efficace, etc....

Donc, pour ceux qui veulent innover et créér, pas de souci! Vous allez toujours avoir de quoi vous exprimer!

Bill Gates va maintenant se retirer de "la vie active pour Microsoft" même si il y garde un oeil sur des projets autour de la santé et de l'éducation.

Aussi, même si mon coeur penche vers le Logiciel Libre , je profite de ce billet pour lui tirer un grand coup de chapeau: il nous annonce beaucoup de révolution pour la décennie qui vient mais il est lui-même avec ses comparses fondateurs de Microsoft à l'origine de beaucoup de celles qui sont survenues dans les 20 dernières années! La taille actuelle de la société est la meilleure preuve de l'impact qu'elle a pu avoir....

En particulier, on peut certainement attribuer une bonne part de l'Internet à Microsoft: le Net est ce qu'il est aujourd'hui parce qu'il y des PCs dans chaque foyer ou presque. Et si il y a un PC dans chaque foyer aujourd'hui, Windows et Office y sont pour beaucoup!

Donc, chapeau Mr Gates !
Et re-chapeau pour l'immense générosité dont vous faites preuve via votre fondation bienfaisante! (Certains auraient tout gardé pour eux les fruits de ces innovations...)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, novembre 05, 2007

PetroChina: 1ère capitlalisation du monde avec 1'000 milliards de dollars - les "jeunes" technos pas si loin.....

Aujourd'hui, lors de son IPO (+191% pour la première journée!), la société PetroChina est devenue la 1ère capitalisation bousière du mon monde avec une valeur dépassant les mille milliards de dollars: c'est la 1ère fois dans l'histoire qu'une société atteint une telle valeur bousière

Elle vient ainsi se placer devant les sociétés les plus grosses de Wall Street selon le graphe récemment publié par TechcrunchIntéressant de voir qu'il y a quand même 2 valeurs technos parmi le top 5 (avant PetroChina): Google (220 milliards de dollars) et Microsoft (347 milliards de dollars)

Les plus optimistes prédisent que la 1ère valeur américaine sera G.... d'ici à la fin de la décénnie. On se revoit donc dans 3 ans (ou moins?) !

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, octobre 25, 2007

deal Microsoft - Facebook: 15 milliards de valorisation ou un simple prêt ? (usurier ....)

Tout le monde (je ne citerai personne...) s'extasie aujourd'hui devant la valorisation obtenue par Facebook avec Microsoft: les 240 millions de dollars mis par Redmond pour 1.6 % de Facebook, cela fait effectivement tout juste 15 milliards pour les 100%.

Ces 15 milliards, c'est donc 100 fois le chiffre le chiffre d'affaires attendu pour 2007 (150 millions) et 500 fois le bénéfice prévu (30 millions). le PER de Google à 50 n'est donc qu'1 dixième du (pseudo-)sommet atteint par Facebook.

Chapeau, Mark Zuckerberg, le fondateur de 23 ans qui vau(drai)t ainsi 3 milliards: il possède 20%!

Eh bien, pour moi, tout ce qui précède est erroné et ceux qui interprètent ainsi ont tort! Croire que Microsoft est capable d'un telle "légèreté", c'est vraiment les mésestimer: on ne devient pas le géant qu'ils sont sans savoir calculer...

Ces 240 millions ont une contrepartie: Microsoft est le partenaire publicitaire exclusif de Facebook (USA et étranger) jusqu'à 2011. Une superbe rample de lancement pour MS-AdCenter!

Dans ces 4 ans, supposons que Facebook passe à 300 millions en 2008 puis ajoute ce même montant à son CA chaque année. C'est raisonnable vu la croissance prévue du marché publicitaire en ligne et le succès publicitaire de Facebook via ces 42 millions d'utilisateurs actuels et le + 250'000 fait chaque jour.

Ce sont donc 300 + 600 + 900 + 1200 = 3 milliards de dollars qui vont être réalisés par Facebook dans les 4 années du deal.

En prenant la commission officielle de Google (env. 20%) comme base de calcul pour Microsoft, la firme de Redmond va donc recevoir 600 millions en retour de ces 240 millions d'aujourd'hui!

Ce sont de purs intérêts financiers puisque ces 240 millions seront toujours dans Facebook en 2011 (et vaudront sûrement beaucoup plus à ce moment!....).

Plus de 200% d'intérêt, ce n'est pas un prêt usurier, cela ? Ou alors je ne m'y connais pas...

Bénéfice accessoire: avec ce modeste 1.6%, Microsoft va sûrement faire fuir Yahoo et Google en tant qu'investisseurs complémentaires dans Facebook. ... Ou comment bloquer la concurrence avec une mise minimum! Finalement, d'une pierre, deux coups.

Alors, bravo Facebook ou bravo Microsoft ? Pour moi, c'est clair....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, octobre 10, 2007

Linternux: vers une entrée dans les entreprises? (SLA pour Amazon S3)

Amazon vient d'annoncer un contrat de service forme (SLA - Service Level Agreement) pour son service S3 de stockage de données en ligne. L'engagement est plus qu'honnête: l'objectif est 99.9% avec 25% de réduction de la facture si la barre des 99% est franchie vers le bas.

Au-delà des chiffres et des remboursements, ce pas d'Amazon ouvre pour moi le monde de l'entreprise aux technologies de type SaaS ("Software as a Service") car un service comme S3 (ou son concurrent chez Microsoft) n'ont aucune chance d'entrer dans l'entreprise tant que le fournisseur ne se mouille pas de manière formelle à travers un tel SLA. Un volume élevé d'activité (comme les 5 milliards d'objets en gestion sur S3) n'est pas un argument pour un service achats digne de ce nom: il faut un vrai contrat!

Maintenant, c'est fait! Le concept Linternux peut penser à faire son entrée dans le monde "corporate".

PS: il semble que ce soit sous la pression de concurrents tout neufs comme Nirvanix qui mettent en avant contre S3 le SLA de leur propre service qu'Amazon ait dû à son tour "montrer" patte blanche. La concurrence a décidémment toujours du bon...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, octobre 01, 2007

Contre MS-Office: Adobe rejoint Google Docs. Attention à l'arme Flash Player!

Mise à jour 01/10/2007:

Voir chez Jean-Marie la réaction forte de Microsoft qui lance à son tour Microsoft Office Live Workspace contrer tout ce petit monde: "la version étendue de Microsoft Office doit facilement permettre aux utilisateurs de se connecter sur leur PC aux applications Microsoft Office Word, PowerPoint®, Excel® et Outlook® via le Web. Une accessibilité gratuite (available at no charge !) qui se double de possibilités collaboratives, puisque l'on pourra travailler à plusieurs sur un projet en gérant mots de passe, invitations, versionning, etc. Et transférer tout ça par courriel"

Billet Original 01/10/2007:

La bataille sur les suites bureautiques en ligne promet d'être chaude: après la banderille plantée par Google avec Google Presentations et l'acquisition de Zimbra par Yahoo, Adobe se jette aussi dans l'arène

La société vient d'annoncer l'acquisition complète de la startup Virtual Ubiquity pour son traitement de texte en ligne Buzzword. Technologiquement, Adobe annonce déjà une future version basée de Buzzword sur sa plate-forme AIR (avec de multiples applications) afin que ce Word-like puisse aussi fonctionner offline (comme le permet Google Gears). Par ailleurs, Buzzword sera intégré avec le nouveau service Adobe Share qui comme son nom l'indique permet le partage de documents via Internet.

Adobe a une immense expérience à la fois du monde des entreprises et du monde du monde des particuliers. Ils sont donc plutôt bien armés en support-utilisateur, références clients, etc... Le "questionnaire-tueur" de Microsoft n'a qu'à bien se tenir!

Et surtout, l'arme fatale de Adobe, c'est son niveau de pénétration sur les PCs de cette planète: ils annoncent qu'à travers le player Flash, ils sont installés sur 99% des PCs en activité.
Voilà, un excellent moyen de savonner la planche dans le bon sens en glissant des teasers vers leur nouveau traitement de texte en ligne Buzzword depuis ce player Flash afin de faire exploser l'utilisation du traitement de texte d'Adobe. D'ailleurs le service Share évoqué plus haut permet de faire une version Flash de tous les documents qu'il stocke pour partage afin de les visualiser simplement dans tous les navigateurs.

De grosses synergies en prévision pour Adobe!

Dans ce secteur de la bureautique en ligne, Adobe pourrait donc peut-être s'avérer finalement un adversaire plus coriace que Google pour Microsoft...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, septembre 18, 2007

Yahoo acquiert Zimbra et Google lance Presentations: sale temps pour Microsoft!

Une période agitée s'annonce chez Microsoft qui avait annoncé puis récemment confirmé une stratégie très intéressante autour du SaaS ("Software as a Service"). En effet, les mots sont là mais les actes ne suivent pas! Les analystes vont donc se déchaîner contre l'absence de progrès alors que les concurrents avancent toujours au pas de charge contre le bastion (et la manne financière...) de Microsoft, MS-Office:




On va maintenant avoir la même cascade d'acquisitions que pour la publicité en ligne qui s'est produite avant l'été: la prochaine proie (sûrement consentante à de tels prix...) , c'est Zoho! (voir chez Benoît)

PS: quelqu'un fait passer "l'acid test" des 10 questions (biaisées....) de Microsoft à Zimbra, le résultat m'intéresse fortement. Merci d'avance! ... Et je fais aussi volontiers un lien vers une revue des fonctions de Google Presentations ou Zimbra.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, septembre 11, 2007

Google Apps et entreprises: les 10 questions offensives de Microsoft

"La SSII française CapGemini a signé un accord de partenariat avec Google afin de proposer à ses clients les services bureautiques en ligne élaborés par la firme de Mountain View" rapporte Génération NT.

Devant ce buzz toujours plus grand autour des Google Apps et devant le partenaire de choix trouvé par Google pour pénétrer les plus grandes entreprises, Microsoft n'a pas tardé à réagir. En effet, le succès de Microsoft et de Windows est dû en très grande partie (Selon Steve Ballmer) à la connexité très étroite entre MS-Office et Windows: si les utilisateurs MS-Office passent à l'enemi, tout l'édifice Microsoft sur les PCs pourrait ensuite s'écrouler....

Une réaction était donc nécessaire: elle n'a pas tardée!

Microsoft a envoyé à ZDNet un email publié par Mary Jo Foley avec 10 points / questions à traiter afin de mettre en lumière les points faibles de la proposition aux entreprises de basculer vers Google Apps.

Je reprends ci-après ces points (en italique) agrémentés de quelques commentaires personnels:
  1. "Google annonce des clients de type entreprise pour Google Apps - lesquels de manière concrète?" C'est vrai que je n'en connais aucun. L'un d'entre vous connaît-il des noms?
  2. "L'histoire de Google est jonchée de produits en bêta éternelle qu'il met à jour à son rythme (caché) sans montrer comment il tient compte du feedback des utilisateurs / clients". Exemples criants: Google Mail encore en bêta depuis sa naissance ou Google Calendar, Google Base etc... C'est clair que cette stratégie est certes très 2.0 mais pas du tout "corporate" car le degré d'incertitude accepté par une société est le plus souvent inversement proportionnel à sa taille!
  3. "Si Google Apps ne remplace MS-Office mais le complète alors pas de réduction de coûts mais une augmentation plutôt!". L'argument du complément par Google Appls est celui souvent mis en avant par Google. Mais, je partage l'avis de Microsoft: non seulement on paie alors le support MS-Office mais aussi celui de Google Apps et en outre celui de l'interconnexion des 2 (sûrement le plus elevé des 3...)
  4. "Le focus de Google reste sur la publicité, en particulier celle sur les moteurs". Implacable: pour 2006, encore 99% des revenus de Google provenaient de cette source. Et, on peut bien admettre qu'une société (surtout au pinacle de Wall Street) se focalise sur ce qui lui rapporte...
  5. "Google Apps ne fonctionne pas en mobilité". Aujourd'hui, c'est 100% vrai mais la "potion magique" Google Gears pourrait bien être prochainement appliqué à Google Apps pour un fonctionnement déconnecté. Le reverse engineering du code actuel de Google Apps montre que cela doit être un sujet chaud à Mountain View ces temps-ci! Cet argument pourrait donc tomber prochainement...
  6. "les fonctions bureautiques indispensables aux entreprises manquent": pas d'entête, de pied de page, table des matières, etc... dans Google Docs. Je vis dans une grande entreprise: le respect du "corporate identity" est un des leitmotivs de nos communicateurs. Je ne peux donc pas donner tort à Microsoft...
  7. "la gestion des documents par l'entreprise n'est pas possible": les entreprises américaines vivent sous le joug des directives Sarbannes-Oxley où elles doivent pouvoir fournir à tout instant et instantanément tous les documents produits par l'entreprise. Avec Google Docs, c'est clair que n'est possible: les docs sont sur les serveurs Google et la notion d'entreprise d'appartenance des utilisateur n'existe pas (à ma connaissance) . Pas plus que la fonction d'extraction des documents souhaités par un administrateur tiers.
  8. "Disponibilité du service et du support inadapté à l'entreprise": le mail de Microsoft explique que le support de Google n'est pas permanent (seulement aux heures de bureau) et que la disponibilité du service permet jusqu'à 10 minutes d'indisponibilité chaque heure (cas d'école!). Cap Gemini devra prendre le relais pour le support et les nouveaux clients accepter le risque d'indisponiblité.
  9. "les utilisateurs utilisent certes chacun 10% de MS-Office mais pas tous les mêmes": on se laisse tous aller à cette critique mais c'est vrai que quand on discute avec ses collègues de leur utilisation de Office ou Excel, on voit que chacun utilise un fragment mais pas le même... Donc, "n'implémenter que 10% et les appliquer à tout le monde" est-elle une recette qui marche? L'avenir le dira....
  10. "l'absence de transparence coûtera cher aux entreprises" (cf point 2). C'est vrai que les grandes entreprises aiment pouvoir savoir à l'avance afin de planifier et d'optimiser leurs coûts de mise en place et de formation sur les nouveaux produits. Nous passons dans mon entreprise pas mal de temps avec Microsoft pour qu'ils nous détaillent le plus possible les roadmaps de leurs produits. Pas sûr que Google sache fonctionner ainsi à ce jour: CapGemini saura le faire pour autant par contre qu'elle reçoive les informations au préalable.
Les arguments avancés par Microsoft tiennent la route, c'est clair! Les entreprises qui basculeraient aujourd'hui vers Google Apps seraient des pionnières prêtes à essuyer les plâtres sur le terrain technologique, légal, opérationnel, etc...

Si quelqu'un de CapGemini me lit, on pourrait peut-être lui suggérer que CapGemini s'applique le produit à elle-même pour en devenir une énorme référence ! (and "eat its own food" - c'est peut-être dans les plans d'ailleurs?...)

En tout cas, pour que Microsoft se fende d'une telle réponse aussi détaillée, c'est au minimum que la menace Google Apps est maintenant considérée comme très sérieuse!

A suivre....

PS: les autres arguments (pro ou con) sont bienvenus!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, août 02, 2007

SaaS: Microsoft comme Amazon "dans le nuage"

A l'occasion de l'Analyst Day 2007 de Microsoft qui vient d'avoir lieu, il est intéressant de revenir sur la mise en pratique par la firme de Redmond de la stratégie pronée par Ray Ozzie quand il a pris le pouvoir en tant que CTO il y plus de 18 mois:
  • une infrastructure informatique qui fonctionne à la demande et sans limite
  • le logiciel (majoritairement) en tant que service sur Internet et plus (uniquement) installé exclusivement sur son PC
  • la publicité pour financer tout cela.

Tout d'abord, tout le monde est dans le "nuage": après l'Elastic Cloud Computing (EC2) de Amazon, on a les "Cloud Infrastructure Services" de Microsoft lancés par R. Ozzie.

[On parle de "nuage" (cloud) car on ne sait pas précisémment où se trouve la donnée que l'on stocke ni où se trouve exécuté le traitement que l'on demande - C'est juste "quelque part" sur Internet...

Eh bien, conformément à sa vision initiale, Ray Ozzie dans sa présentation a mis en avant l'importance stratégique de ces services d'infrastructure vendus à la carte pour les mashups et autres "services multiplicatifs" du Web 2.0 qui formeront mon (bientôt...) célèbre Linternux et qui ne veulent investir dans l'infrastructure mais juste payer leur consommation d'énergie informatique chaque mois. Reste à savoir où Microsoft en est dans son plan de 800'000 serveurs installés pour 2011 (alors que Google a déjà dépassé la barre du million de serveurs en activité....)

Sur ce domaine CIS, la concurrence avec EC2 et S3 d'Amazon sera chaude même si la firme de Jeff Bezos a un bon cran d'avance en termes de vision et de chiffres bruts: Microsoft part en général plutôt tard mais sait rattraper son retard: elle avait "fait la peau" à Netscape en son temps et plus récemment, elle a su combler son retard en publicité online via l'acquisition de AQuantive. Belles passes d'armes en perspective!

Par ailleurs, lors de ce séminaire, Microsoft a aussi accentué l'importance du SaaS (Software as a Service) exécuté dans le nuage et combiné à la puissance de calcul locale du téléphone mobile, de la console de jeu pour délivrer une expérience complètement nouvelle.




Enfin, un long passage lors de la journée sur le nerf de cette guerre: la publicité supposée alimenter en ressources financières ces services et contenus du web 2.0 majoritairement gratuits donc sponsorisés par des annonceurs. Microsoft - qui part de loin - veut se tailler la part du lion dans un marché publicitaire en ligne global qu'il voit passer de 26 milliards en 2006 à plus de 60 milliards en 2010 (plus haut que les estimations Yahoo ... qui datent un peu maintenant)


La boucle est bouclée ... au moins en termes de mise en chantier: Ray Ozzie a bien lancé les chantiers qu'il avait annoncé prioritaires à son arrivée! On regardera les progrès opérationnels réels dans les mois qui viennent...

PS: Ce qui précède n'est que ma sélection personnelle de cet Analyst Day, si vous voulez voir tout ce qui s'est dit: les webcasts et les powerpoints sont là.


Source: blog Media & Tech (par didier durand)