Microsoft a fait savoir l'an dernier qu'elle allait monter sur le nuage de Cloud Computing en annonçant les services de puissance brute qu'elle allait vendre aux développeurs comme le S3 ou le EC2 d'Amazon afin de leur permettre d'éviter de faire les 70% de m...uck non-distinctive évoqués par Jeff Bezos.
Eh bien, la société de Redmond va un cran plus loin (sans quand même aller aussi loin que Sun..): elle annonce aujourd'hui qu'elle va packager cette infrastructure dans des services plus sophistiqués que la revente de capacité brute. Pour cela, MS met le paquet en installant 10'000 nouveaux serveurs chaque mois
Un de ses services plus facilement "consommables" prévus est l'outsourcing des boîtes à lettres Exchange/Outlook (logiciels Microsoft) actuellement gérées directement par les entreprises.
Selon l'article, Chris Capposela, le responsable de la suite Office chez MS, vient d'annoncer que ce modèle de service était le prochain cheval de bataille de sa division en prédisant qu'il en ferait grossir le chiffre d'affaires mais réduire les marges ("outrageuses" selon le récent comparatif Google-Microsoft - 10.8 milliards sur 16.4 pour l'activité Business!).
Ce nouveau service qui s'appelera "Exchange Online" hébergera, selon Capposela, d'ici 2012 au moins 50% des 210 millions de boîtes à lettres Exchange actuellement en service dans les entreprises.
Les résultats actuels de Microsoft dans le domaine "Software as a Service" (SaaS) sont très médiocres dans le domaine des utilisateurs privés. L'avortement de l'acquisition de Yahoo ne peut pas aider pour l'instant!
Par contre, cette stratégie Saas vitale pour Microsoft selon Ray Ozzie surviendra peut-être par le côté entreprises.
C'est historiquement à travers les entreprises que Microsoft a toujours affirmé sa puissance et réussi ses mutations. Pourquoi pas cette fois encore?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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mardi, mai 20, 2008
jeudi, janvier 31, 2008
Amazon Web Services (AWS - EC2, S3): le vent en poupe!
Amazon a annoncé hier soir ses chiffres du T4 2007 et de toute l'année 2007: avec un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 42% en 1 an et un bénéfice net en hausse de 112%, tout semble bien aller!
Ce blog n'est pas financier. Je vais donc me concentrer sur un autre passage du communiqué: " Adoption of Amazon Elastic Compute Cloud (EC2) and Amazon Simple Storage Service (S3) continues to grow. As an indicator of adoption, bandwidth utilized by these services in fourth quarter 2007 was even greater than bandwidth utilized in the same period by all of Amazon.com’s global websites combined."
En surpassant en débit réseau les sites commerciaux de Amazon, Le "cloud computing" souvent évoqué sur ce blog est donc en train de gagner ses lettres de noblesse à travers les 2 prestations phares de la famille AWS("Amazon Web Services") dont je suis grand fan, S3 pour le stockage en ligne et EC2 pour la puissance de calcul à la demande.
Par ailleurs, les développeurs sont séduits: le même communiqué annonce maintenant 330'000 développeurs enregistrés (j'en fais partie) soit +10% en 3 mois. Pourquoi? Certainement parce que les propos de Jeff Bezos sont vrais: avec les AWS, un développeur isolé peut construire un service à l'échelle du Web mondial sans avoir à faire des investissements (très) lourds, identiques à ses concurrents, sans valeur distinctive au plan commercial. Jeff Bezos évoque une économie de 70%, à chacun de juger sur le chiffre exact. Mais, sur le fond, ses propos sont hautement pertinents.
les AWS, c'est finalement la commoditisation des infrastructures colossales à la Google (1 million de serveurs): les poches "profondes" pour acquérir des fermes de serveurs ne sont plus nécessaires pour se développer. La valeur intrinsèque du service effectivement rendu à l'utilisateur devient désormais prépondérante.
Malgré tout, les AWS représentent sûrement une bonne partie des 130 millions de dollars annoncés par Amazon dans la catégorie "Autres revenus". On comprend donc l'empressement (commercial) de Sun à montrer la voie de la virtualisation intégrale de l'informatique d'entreprise en prenant son propre système interne comme cobaye!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Ce blog n'est pas financier. Je vais donc me concentrer sur un autre passage du communiqué: " Adoption of Amazon Elastic Compute Cloud (EC2) and Amazon Simple Storage Service (S3) continues to grow. As an indicator of adoption, bandwidth utilized by these services in fourth quarter 2007 was even greater than bandwidth utilized in the same period by all of Amazon.com’s global websites combined."
En surpassant en débit réseau les sites commerciaux de Amazon, Le "cloud computing" souvent évoqué sur ce blog est donc en train de gagner ses lettres de noblesse à travers les 2 prestations phares de la famille AWS("Amazon Web Services") dont je suis grand fan, S3 pour le stockage en ligne et EC2 pour la puissance de calcul à la demande.
Par ailleurs, les développeurs sont séduits: le même communiqué annonce maintenant 330'000 développeurs enregistrés (j'en fais partie) soit +10% en 3 mois. Pourquoi? Certainement parce que les propos de Jeff Bezos sont vrais: avec les AWS, un développeur isolé peut construire un service à l'échelle du Web mondial sans avoir à faire des investissements (très) lourds, identiques à ses concurrents, sans valeur distinctive au plan commercial. Jeff Bezos évoque une économie de 70%, à chacun de juger sur le chiffre exact. Mais, sur le fond, ses propos sont hautement pertinents.
les AWS, c'est finalement la commoditisation des infrastructures colossales à la Google (1 million de serveurs): les poches "profondes" pour acquérir des fermes de serveurs ne sont plus nécessaires pour se développer. La valeur intrinsèque du service effectivement rendu à l'utilisateur devient désormais prépondérante.
Malgré tout, les AWS représentent sûrement une bonne partie des 130 millions de dollars annoncés par Amazon dans la catégorie "Autres revenus". On comprend donc l'empressement (commercial) de Sun à montrer la voie de la virtualisation intégrale de l'informatique d'entreprise en prenant son propre système interne comme cobaye!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
samedi, janvier 12, 2008
Cloud Computing: le paradoxe pour Sun et les constructeurs informatiques
Amazon avec S3 et EC2 a ouvert la voie du "cloud computing". Microsoft a emboîté le pas et la rumeur court que Google se prépare à offrir des services similaires.
Le "cloud computing" (i.e. "traitement dans le nuage"), kesako ? C'est le fait de ne pas posséder d'ordinateurs / stockage chez soi mais de les louer à la consommation chez un prestataire comme Amazon pour exécuter ses traitements à la demande. Tout cela se passe à travers Internet pour un accès direct, efficace et simple (cf. EC2 et S3)
Les avantages? Peut-être une réduction des coûts mais surtout une grande agilité pour le client: il n'a pas d'infrastructure à entretenir et peut donc utiliser à chaque fois une capacité totale différente correspondant strictement à son besoin de l'instant. L'économie sur les coûts provient clairement de l'échelle à laquelle travaille le prestataire: il automatise et mutualise les achats, les RHs, etc... à un niveau qu'une entreprise standard ne peut jamais espérer.
Comme le pense Jeff Bezos, le boss d'Amazon, cela permet une startup de conserver 70% de ses ressources en ne faisant pas ces activités de "quincaillerie" qui ne la différencient aucunement sur le marché!
Mais, après les startups qui vont montrer le chemin, ce sont les grandes entreprises qui feront réellement croître ce marché du "cloud computing".
Or, abandonner (même progressivement...) ses centres de traitement pour les transférer vers un prestataire à travers Internet est un mouvement risqué: on n'est plus du tout dans le cas d'un contrat d'outsourcing informatique chez un prestataire "physique". Ici, les traitements du client s'exécutent dans un environnement totalement virtualisé où il est impossible de lui montrer "ses" machines et "ses" équipes dédiées.
Pas simple alors pour un CIO / directeur informatique de prendre une telle décision de "cloud computing" global.
Il faut des pionniers. Eh bien, c'est paradoxalement un constructeur informatique qui s'y lance en premier: Brian Cinque, l'architecte des centres informatiques de Sun annonce que d'ici à 2015 Sun aura fermé tous ses centres de calcul pour virtualiser le 100% de ses ressources informatiques centrales en mode "cloud computing" chez des tiers.
Pourquoi c'est paradoxal ? Parce que cela peut surprendre qu'un constructeur d'ordinateurs soit parmi les pionniers à vouloir se débarrasser chez lui de sa propre quincaillerie...
Pourquoi est-ce nécessaire?
A une époque, Sun nous vendait le slogan "The network is the computer". Maintenant, gageons que la nouvelle devise va sûrement être "The network is the data center"!
[Via N. Carr]
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Le "cloud computing" (i.e. "traitement dans le nuage"), kesako ? C'est le fait de ne pas posséder d'ordinateurs / stockage chez soi mais de les louer à la consommation chez un prestataire comme Amazon pour exécuter ses traitements à la demande. Tout cela se passe à travers Internet pour un accès direct, efficace et simple (cf. EC2 et S3)
Les avantages? Peut-être une réduction des coûts mais surtout une grande agilité pour le client: il n'a pas d'infrastructure à entretenir et peut donc utiliser à chaque fois une capacité totale différente correspondant strictement à son besoin de l'instant. L'économie sur les coûts provient clairement de l'échelle à laquelle travaille le prestataire: il automatise et mutualise les achats, les RHs, etc... à un niveau qu'une entreprise standard ne peut jamais espérer.
Comme le pense Jeff Bezos, le boss d'Amazon, cela permet une startup de conserver 70% de ses ressources en ne faisant pas ces activités de "quincaillerie" qui ne la différencient aucunement sur le marché!
Mais, après les startups qui vont montrer le chemin, ce sont les grandes entreprises qui feront réellement croître ce marché du "cloud computing".
Or, abandonner (même progressivement...) ses centres de traitement pour les transférer vers un prestataire à travers Internet est un mouvement risqué: on n'est plus du tout dans le cas d'un contrat d'outsourcing informatique chez un prestataire "physique". Ici, les traitements du client s'exécutent dans un environnement totalement virtualisé où il est impossible de lui montrer "ses" machines et "ses" équipes dédiées.
Pas simple alors pour un CIO / directeur informatique de prendre une telle décision de "cloud computing" global.
Il faut des pionniers. Eh bien, c'est paradoxalement un constructeur informatique qui s'y lance en premier: Brian Cinque, l'architecte des centres informatiques de Sun annonce que d'ici à 2015 Sun aura fermé tous ses centres de calcul pour virtualiser le 100% de ses ressources informatiques centrales en mode "cloud computing" chez des tiers.
Pourquoi c'est paradoxal ? Parce que cela peut surprendre qu'un constructeur d'ordinateurs soit parmi les pionniers à vouloir se débarrasser chez lui de sa propre quincaillerie...
Pourquoi est-ce nécessaire?
- Parce que (accessoirement vu les 2 arguments qui suivent), cela produira des économies
- Parce que, vu le risque encouru, il faudra des références solides pour faire basculer les décisions de directions informatiques / générales. Sun MicroSystems est 187ème dans le célèbre classement Fortune500. C'est donc une référence de poids!
- Parce que les Amazon, Microsoft, Google et autres futurs concurrents à venir vont chercher des partenaires solides pour développer leurs plates-formes "cloud computing" à des échelles inconnues jusqu'à lors. Qui sera alors mieux placé que le constructeur qui se sera déjà appliqué (avec succès) la recette à lui-même: il aura développé toute l'expertise nécessaire!
A une époque, Sun nous vendait le slogan "The network is the computer". Maintenant, gageons que la nouvelle devise va sûrement être "The network is the data center"!
[Via N. Carr]
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, janvier 07, 2008
Les 3 prédictions technologiques de Bill Gates pour la prochaine décennie
[Je profite de ce premier billet 2008 pour vous souhaiter à tous une excellente année 2008 tant personnelle que professionnelle]
Bill Gates de Microsoft a fait son traditionnel "keynote speech" lors du ( méga)Consumer Electronics Show. Podtech en propose un large extrait en podcast.
Durant cette présentation, il annonce que Windows Vista a dépassé le cap des 100 millions d'utilisateurs (malgré tous les problèmes en attente de correction via le futur Service Pack 1) et que Windows Mobile est en pleine forme (malgré l'émergence de l'épouvantail Android de Google).
Mais surtout, Bill Gates fait ses 3 prédictions sur les évolutions technologiques majeures pour la décennie à venir qu'il appelle d'ailleurs "la seconde décennie de l'Internet" par lien avec la première que nous venons de passer. Il prédit qu'elle sera encore plus fertile en avancées majeures que la première car les innovations à venir seront très "proches" (i.e. dans les interfaces) des hommes et vont encore plus les connecter entre eux (cf les réseaux sociaux).
Les 3 avancées majeures sont pour lui:
Donc, pour ceux qui veulent innover et créér, pas de souci! Vous allez toujours avoir de quoi vous exprimer!
Bill Gates va maintenant se retirer de "la vie active pour Microsoft" même si il y garde un oeil sur des projets autour de la santé et de l'éducation.
Aussi, même si mon coeur penche vers le Logiciel Libre , je profite de ce billet pour lui tirer un grand coup de chapeau: il nous annonce beaucoup de révolution pour la décennie qui vient mais il est lui-même avec ses comparses fondateurs de Microsoft à l'origine de beaucoup de celles qui sont survenues dans les 20 dernières années! La taille actuelle de la société est la meilleure preuve de l'impact qu'elle a pu avoir....
En particulier, on peut certainement attribuer une bonne part de l'Internet à Microsoft: le Net est ce qu'il est aujourd'hui parce qu'il y des PCs dans chaque foyer ou presque. Et si il y a un PC dans chaque foyer aujourd'hui, Windows et Office y sont pour beaucoup!
Donc, chapeau Mr Gates !
Et re-chapeau pour l'immense générosité dont vous faites preuve via votre fondation bienfaisante! (Certains auraient tout gardé pour eux les fruits de ces innovations...)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Bill Gates de Microsoft a fait son traditionnel "keynote speech" lors du ( méga)Consumer Electronics Show. Podtech en propose un large extrait en podcast.
Durant cette présentation, il annonce que Windows Vista a dépassé le cap des 100 millions d'utilisateurs (malgré tous les problèmes en attente de correction via le futur Service Pack 1) et que Windows Mobile est en pleine forme (malgré l'émergence de l'épouvantail Android de Google).
Mais surtout, Bill Gates fait ses 3 prédictions sur les évolutions technologiques majeures pour la décennie à venir qu'il appelle d'ailleurs "la seconde décennie de l'Internet" par lien avec la première que nous venons de passer. Il prédit qu'elle sera encore plus fertile en avancées majeures que la première car les innovations à venir seront très "proches" (i.e. dans les interfaces) des hommes et vont encore plus les connecter entre eux (cf les réseaux sociaux).
Les 3 avancées majeures sont pour lui:
- le "rendering": son haute qualité, rendu graphique vont encore subir des bonds quantiques d'amélioration. Par ailleurs, l'immersion directe de l'utilisateur dans les mondes 3D (cf Second Life ou World of Warcraft) va pousser ce rendu vers des zones encore inexplorées à ce jour
- le "computing in the cloud": il valide ici la vision sur les services d'infrastructure de Jeff Bezos, le patron d'Amazon qui a lancé les services S3 et EC2 avec le succès que'on connaît. Bill Gates prédit que tout nos problèmes de synchronisation entre PC, appareil photo, téléphone portable, lecteur MP3, etc... vont s'évaporer d'ici à 10 ans (au max...) . Tous ces périphériques seront tous online et leur contenu sera synchronisé / partage / géré / sauvegardé "dans le nuage" de l'Internet (et plus sur le PC de l'utilisateur avec toutes les peines que cela procure....). La contrepartie impérative est bien sûr d'excellents dispositifs sécuritaires pour que le partage susmentionné n'aille pas trop loin...
- les interfaces homme-machine: avec la Nintendo Wii, l'iPhone et le prototype "Surface" de Microsoft , Bill Gates prédit que nous avons vu en 2007 de nouvelles formes d'interfaces émerger mais qu'elles sont encore primitives à côté de celles qui arrivent grâce à une lecture de mouvements encore plus précise, une compréhension de notre voix et de ses intonations encore plus efficace, etc....
Donc, pour ceux qui veulent innover et créér, pas de souci! Vous allez toujours avoir de quoi vous exprimer!
Bill Gates va maintenant se retirer de "la vie active pour Microsoft" même si il y garde un oeil sur des projets autour de la santé et de l'éducation.
Aussi, même si mon coeur penche vers le Logiciel Libre , je profite de ce billet pour lui tirer un grand coup de chapeau: il nous annonce beaucoup de révolution pour la décennie qui vient mais il est lui-même avec ses comparses fondateurs de Microsoft à l'origine de beaucoup de celles qui sont survenues dans les 20 dernières années! La taille actuelle de la société est la meilleure preuve de l'impact qu'elle a pu avoir....
En particulier, on peut certainement attribuer une bonne part de l'Internet à Microsoft: le Net est ce qu'il est aujourd'hui parce qu'il y des PCs dans chaque foyer ou presque. Et si il y a un PC dans chaque foyer aujourd'hui, Windows et Office y sont pour beaucoup!
Donc, chapeau Mr Gates !
Et re-chapeau pour l'immense générosité dont vous faites preuve via votre fondation bienfaisante! (Certains auraient tout gardé pour eux les fruits de ces innovations...)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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