mardi, octobre 21, 2008

Skype: 14 millions d'utilisateurs simultanés - A cause de la crise ?


Après une accalmie, Skype reprend la croissance très rapide de son utilisation. Elle vient en effet de passer le cap des 14 millions d'utilisateurs simultanément connectés.

Le passage du cap de 13 à 14 millions a été le plus rapide de son histoire (après un peu de stagnation après 12 millions): il n'a fallu que 35 jours pour gagner un million d'utilisateurs!

Essayons de trouver une explication à cette croissance rapide: les technologies qui permettent de réduire les coûts montent toujours dans le hit-parade durant les crises financières / économiques.

A l'instar des récentes exhortations farouches de venture-capitalists comme Sequoia,
toutes les sociétés sont actuellement certainement en train de réduire la voilure: elles doivent donc être en train de pousser leurs employés à une utilisation maximale d'outils essentiellement gratuits comme Skype. CQFD ?

En tout cas, j'aurais dû mettre Skype dans ma liste des technologies boostées par la crise!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, octobre 17, 2008

Les technologies renforcées par la récession

"A toute chose, malheur est bon!" dit le proverbe.

Nous vivons actuellement le "tremblement de terre" de cette crise / récession qui démarre. Après, sur une période plus longue, nous vivrons les "épidémies" industrielles (faillites, licenciements, etc...) qui en sont la suite systématique et habituelle.

Mais, essayons de chercher le coin de ciel bleu technologique de cette crise car je pense que certains domaines en sortiront largement renforcés:
  • le logiciel Open Source: la gratuité de ce type de logiciel est une raison forte de son implantation dans l'entreprise. J'ai rappelé aux Journées Mondiales du Libre à Mont-de-Marsan: j'ai initié le projet NACA chez Publicitas après l'éclatement de la 1ère bulle pour une raison principale, les millions d'euros annuels que nous économisons désormais. C'est cet argument massue qui a obtenu l'adhésion initiale du management et qui lui a fait maintenir son soutien tout au long du projet. L'Open Source a bien sûr d'autres vertus (libre accès, qualité, etc...) que son coût mais dans la période difficile qui s'annonce, cette (quasi-)gratuité fera basculer encore beaucoup d'entreprises vers ces logiciels. [N.B.: pour ceux qui auraient loupé cet épisode du mois de Juillet, nous avons mis nos outils de trancodage NACA Cobol/Mainframe -> Linux/Java en Open Source, servez-vous!]
  • le Cloud Computing: c'est quasiment un corollaire du point précédent. En effet, EC2 ou S3 d'Amazon ont pu naître à des niveaux économiques aussi attirants grâce au Logiciel Libre: ils sont sur base Linux donc fort bon marché. Amazon doit via sa refacturation seulement amortir les l'infrastructure matérielle et les hommes qui la font vivre. L'intérêt du Cloud Computing en période de crise est donc triple:
    • il est peu coûteux: comment le New-York Times aurait-il pu sans Amazon traiter des téraoctets d'images pour seulement 240$ ? [Bien sûr, les coûts préparatoires à l'opération ne sont pas inclus]
    • il tranforme des investissements (capex) en frais courants (opex) et diminue ainsi drastiquement les besoins en trésorerie: on paie son énergie informatique comme son énergie électrique,i.e. à la consommation sans immobiliser de capital!
    • il permet de bénéficier partiellement des effets d'échelle atteints par les prestataires qui les redistribuent ensuite partiellement.
  • Publicité online: Kinoa (chiffres emarketer à l'appui) pense que la crise va accélerer la bascule des budgets publicitaires traditionnels vers le monde online à cause du ROI 100% mesurable de cette forme publicitaire. Je n'irais pas jusque-là même si les derniers résultats de Google (donnés hier) montrent que la publicité en ligne ne soufre pas [encore] de la crise. Mais, je parie quand même sur une bien meilleure résilience de la publicité online face à la publicité traditionnelle durant cette crise.
De votre côté, voyez-vous d'autres technologies qui pourraient elles aussi sortir renforcées de cette épreuve? Après les 3 ci-dessus, je sèche....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, octobre 16, 2008

Facebook bat Flickr, Photobucket: leader mondial du partage de photos

Facebook est certes un réseau social qui offre de multiples activités à ses membres.

Mais, il semble que la plus importante en volume soit une des plus simples, le partage de photos: Facebook vient d'annoncer le cap des 10 milliards de photos chargées par ses membres pour leur amis. Cela le place devant les spécialistes de cette activité: Flickr n'avait que 2 milliards il y a 1 an et Photobucket est autour de 6.5 milliards.

Et cela croit rapidement: le même billet Facebook annonce 2 à 3 téraoctets de photos nouvelles chaque jour. Voilà qui rappelle les 13 heures de vidéos nouvelles chez Youtube chargées toutes les minutes...

Sont-elles vues ces photos: oui! Les pics quotidiens sont annoncés à 300'000 images servies par seconde pour un total quotidien de 15 milliards.

Avec une telle activité, on peut supposer que les 10'000 serveurs d'infrastructure annoncés en avril 2008 ont fait beaucoup de petits!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, octobre 15, 2008

[Fun] Crise financière: un immense quiproquo?

Et si toute cette crise avait vraiment débuté ainsi à Wall-Street: un mot (compris) de travers....

On est dans la m... pour un moment alors autant essayer d'en rirer un peu, non?

[Relayé par TomHtml depuis chez Emanuel]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, octobre 14, 2008

Trafic Google Maps en explosion >> monétisation plus intensive

ZDNet nous rapporte l'activation d'une forme publicitaire simple mais nouvelle pour Google Maps: une ligne de texte à la AdWords en bas de l'écran de Maps.

Elle est doublement judicieuse:Question: qui aurait un pointeur sur l'origine de ce trafic: extension globale de l'utilisation ou capture de parts de marchés des concurrents ? Merci d'avance.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Google Books: les bibliothèques unies en alternative exhaustive non-commerciale

Google Books progresse toujours à bon pas: 2 millions de livres sont maintenant digitalisés malgré le haro des éditeurs qui entravent tant qu'ils peuvent malgré les mesures avantageuses déjà proposées par Google.

Aujourd'hui, il semble que 23 bibliothèques publiques / universitaires qui ont apporté le matériel initial sont prêtes à contrer "l'eugénisme documentaire" défini par leur contrat avec Google et prédit par Olivier: elles vont rassembler au sein du projet HathiTrust (Hathi = éléphant en Hindi - pour sa mémoire)

Même si c'est contraire au contrat initial avec Google donc susceptible d'engendrer polémique, procès, etc...., le mouvement est juste:
  • les bibliothèques sont dans leur rôle de préservation et de mise à disposition publique du patrimoine culturel
  • Google en offrant l'union des catalogues respectifs auraient eu la part trop belle: par la seule exhaustivité, il aurait été plus attractif que le fragment de chacune des bibliothèques donc aurait capturé la très majeure partie du trafic, monétisé ensuite de manière publicitaire.
  • Cette alternative HathiTrust non-commerciale et publique remet les pendules à l'heure et poussera Google a chercher d'autres valeurs ajoutées que la seule exhaustivité à laquelle il avait finalement peu contribué. C'est à prix qu'il devra gagner le trafic vers Google Books!

Espérons que les bibliothèques françaises présentes (comme celle de Lyon) et à venir dans Google Books rejoindront cette initiative afin d'augmenter encore son exhaustivité et stimuler ainsi la qualité et l'innovation par effet ricochet!


Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, octobre 09, 2008

Amazon S3: +500% de fichiers en 18 mois!

Avec 29 milliards d'objets maintenant stockés sur l'infratructure d'Amazon, on peut dire que le Cloud Computing à sa sauce (S3, EC2) se porte bien: c'est presque +500% de fichiers supplémentaires en 18 mois (.... et +33% en un seul trimestre).

Selon le billet d'Amazon, cela conduit à des pointes de 70'000 requêtes par seconde ! Vous avez bien lu.

La plus grosse, c'est laquelle: Google (1 million de serveurs!) ou Amazon? [On parle d'infrastructure, bien sûr....]

La résultante de cette utilisation grandissante qui produit nécessairement des effets d'échelles: la mise en place au 1er novembre d'un nouveau système de prix par paliers qui restitue une partie des économes aux plus gros clients de S3: le gigaoctet passe d'un prix fixe de 15 cents/mois à un prix dégressif de 15 à 12 cents. Pour bénéficier des 12 cents, il faut quand même stocker au moins 500 téraoctets, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, octobre 08, 2008

Youtube: e-commerce et affiliation plus efficaces que publicité?


La monétisation de Youtube via la publicité est la déception actuelle de Google pour qui les 200 millions prévus pour 2008 sont une goutte d'eau face à ses milliards du "core business" publicitaire.

Aussi, le géant de Mountain View cherche toutes les solutions: il vient d'annoncer qu'il plaçait désormais des liens vers iTunes ou Amazon Music sur les pages des vidéos d'artistes musicaux que l'on trouve sur son site. Il est ainsi possible d'acheter la musique MP3, la sonnerie mobile ou la vidéo en question.

Le procès avec Viacom flotte toujours: Youtube doit partager les revenus avec les ayant-droits (... et pas avec sa communauté de producteurs comme pour le contenu UGC). Il met donc à profit une nouvelle fois le dispositif Content ID

Ce dispositif Content ID fonctionne bien: selon generation-nt, "....Pourtant, Google vient d'officialiser une donnée assez étonnante par l'entremise de David King. Ainsi, près de 90 % des contenus présents illégalement sur YouTube feraient l'objet d'une décision de la part des partenaires du site et auteurs de les monétiser et d'ainsi récupérer une partie des recettes publicitaires. L'outil ContentID, mis à disposition gratuitement par Google pour les ayant-droits, permet à ceux-ci de contrôler la présence illégale de leurs contenus. Ils peuvent demander que ceux-ci soient automatiquement supprimés, bloqués ou encore laissés en ligne. Dans ce dernier cas, ils ont le choix d'opter pour une licence de diffusion et de récupérer de l'argent. "

Il faut donc suivre cette évolution dans les mois qui viennent.

Personnellement, je doute du résultat car, intrinsèquement, les utilisateurs de Youtube sont des fans de la gratuité qui savent très bien utiliser ce "grand libre-service" qu'est Internet sans avoir à sortir le porte-monnaie mais en collectionnant quand même ce qui les intéresse. Vous voyez ce que je veux dire...

Autant ils ne peuvent pas éviter la publicité servie à l'intérieur même des vidéos (et donc générer les revenus correspondants pour Youtube et ayant-droits), autant ils n'auront aucun effort à faire pour ne pas suivre ces liens commerciaux surtout qu'ils sont bien mis en évidence en tant que tels sur les pages Youtube où ils sont proposés! Voir l'image ci-dessus pour vous en convaincre.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Récession et publicité mondiale

ZenithOptimedia (reference mondiale pour les prédictions publicitaires) vient d'abaisser ses prédictions de juin pour les 2 ans qui viennent:
  • croissance de la publicité Internet jusqu'à 2010 abaissée à 23% au lieu de 26.7%
  • par contre, la part Internet dans le gâteau publicitaire global est revue à la hausse pour 2010: 13.8% au lieu de 13.6%
  • cause: réduction de la croissance des dépenses dans les médias offline: abaissement à 4% au lieu des 6% de juin. La presse va continuer à souffrir!
On croît donc toujours mais moins vite: si cela s'avère réel (à suivre...) , c'est "honnête" pour une récession, non?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, octobre 07, 2008

Zeugma

Avec la blogosphère, on apprend. je vais donc m'endormir un peu plus savant ce soir:
  • je vois dans mes logs web que j'ai un lien depuis le blog Wikirigoler sur mon article "sonorisation des articles Google Knol"
  • j'y lis un passage fort intéressant sur Pediaphon, service de vocalisation en ligne d'une page web.
  • je découvre le mot "zeugma" en fin d'article (j'aime les mots bizarres: octothorpe, etc...). Au premier coup d'oeil, je me dis que c'est du verlan. Mais, non, une zeugma ou zeugme, c'est une figure de rhétorique qui est "le fait de rattacher deux éléments, qui ne peuvent être mis sur le même plan, à un terme commun, éventuellement — mais non nécessairement — dans le cadre d'un parallélisme. Il s'agit alors d'une figure qui provoque un effet de surprise, souvent comique, parfois poétique. Pour parler de zeugma, il faut que les deux éléments rattachés n'entretiennent de prime abord aucun lien, sémantique ou syntaxique."
Pediaphon et zeugma en une journée. Grosse récolte! ;-)

Des zeugmes célèbres:
  • « Vêtu de probité candide et de lin blanc. » (Victor Hugo). Il s’agit ici d’un cas particulier, l’attelage.
  • « Woodward assembla la mâchoire et le crâne, bouchant les éléments manquants avec son imagination et de la pâte à modeler. » (Homme de Piltdown, sur Wikipedia)
  • « Sous le pont Mirabeau coule la Seine, Et nos amours. » (Guillaume Apollinaire)
  • « Après avoir sauté sa belle-sœur et le repas du midi, le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane » (Pierre Desproges) (double zeugma)
  • « "Degueulassum est" dit-il en latin et en lui-même » (Pierre Desproges, Les Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires)
  • « Il parlait en anglais et en gesticulant. » (Frédéric Dard)
  • « Il lui fit l'amour et des zeugmes au plat. » (Hervé Le Tellier)
  • « On devrait faire l'amour et la poussière. » (Zazie)
  • « J'y ai laissé ma jeunesse et ma moto. » (Indochine)
  • « Les moutons suivaient le berger, et le berger le fil de ses pensées. »
  • « Ils s'enfoncèrent, l'un dans la nuit, l'autre un clou dans la fesse droite. » (Pierre Dac)
  • « Il prit son chapeau et la porte. »
  • « Retenez cette date et une place dans le train. »
  • « Il prit un café et un train. »
  • « Il faisait nuit, et moi du vélo. »
  • « Prends tes affaires et la porte ! »
  • « Il fut frappé par la pertinence de ses propos et une voiture en sens inverse. »
  • « Alors elle va s' manger une pizza Au jambon et au centre commercial » (Renaud - Le retour de la Pépette)
Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, octobre 06, 2008

Google Knol se fait entendre: synthèse vocale pour ses articles

Google vient de débuter une nouvelle expérience autour de la voix: ses ordinateurs fabriquent un fichier sonore correspondant à la lecture de certains article de son encyclopédie Knol, le clone de Wikipedia.

J'ai écouté le fichier de cette page: la voix n'est pas trop métallique. La technologie "Text-to-Speech" ne cesse de faire des progrès depuis 10 ans car elle fait partie des technologies qui profitent au mieux de la puissance brute toujours plus massive apportée par la loi de Moore.

Avec cette initiative, Google travaille très directement de la sens de sa mission à échéance de 300 ans "organiser à l'échelle mondiale les informations dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous".

Par cette expérience, il sert clairement le côté "rendre accessible" (par d'autres canaux) une information existante. Il ne peut guère l'appliquer qu'à Knol pour l'instant car Google a pris la précaution de posséder des droits d'utilisation larges pour les contenus entrés par sa communauté. Pour des contenus tiers sur Internet se poseraient tout de suite des questions de propriété intellectuelle: la version sonore d'un texte en est un travail dérivé. Elle ne pourrait être diffusée sur Internet sans l'assentiment de l'auteur original....

Après la gymnastique inverse ("Speech-to-Text") appliquée aux vidéos de Youtube, il semble que la voix ait une forte priorité actuellement chez Google.

Or, le modèle de Google est 100% publicitaire (en fait 98.9%), on pourrait alors déduire qu'apparaîtra bientôt une nouvelle forme de publicité vocale via Google pour sponsoriser ces contenus. Avec l'acquisition de la plate-forme Dmarc, le géant de Mountain View est déjà équipé depuis longtemps pour la vendre!

Enfin, si on combine, de plus, speech-to-text avec traduction (où Google est très fort depuis toujours) puis avec text-to-speech, on peut alors passer des vidéos ou des podcasts d'une langue à l'autre à un coût nul.

D'où une amélioration quantique de l'accès au patrimoine culturel multimédia mondial. Je suis sûr que cela va venir!

PS: bien sûr les esprits chagrins noteront que toutes ces technologies en 1 seule main, c'est beaucoup (trop ?) de puissance. Ils n'auront pas 100% tort....

[Via P. Lenssen]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, octobre 03, 2008

Google: top10 mondial des marques pour 20 millions $ / an!

Une campagne de publicité "offline" (i.e dans le monde physique) est une action rare chez Google: en Août, il a mené une de ces rares campagnes d'affichage au Japon pour essayer de continuer à assurer sa croissance (à la peine, comme toute la publicité en ligne depuis le 2ème trimestre)

Le Wall Street Journal profite de ce fait pour nous révéler un chiffre que je cherchais depuis longtemps: le budget de publicité "offline" du géant de Mountain View ne dépasse pas 20 millions de dollars par an!

Il est de notoriété publique que sa place dans le top 10 mondial Interbrand des marques et un revenu explosif depuis 2003 ont été très essentiellement construits par:
  • le bouche-à-oreille physique mais surtout virtuel de la blogosphère avec des fuites toujours savamment organisées sur les nouveaux produits (Cf Chrome & co) pour donner une impression d'exclusivité aux blogueurs et donc les motiver à écrire au plus vite et beaucoup à travers le sentiment d'avoir un scoop
  • des deals très "pointus" comme le financement de Mozilla Firefox assurant la place de moteur de recherche dans le navigateur
Avec un tel budget offline "ridicule" pour un telle place au top mondial, Google faisait pâlir d'envie tous les responsables marketing de la planète....

Eh bien, avec la récession qui s'annonce, il semble que cette période dorée soit terminée: l'article du WSJ nous dit en substance que, chez Google, on songe maintenant à une utilisation massive du offline pour faire connaître les services et tenter de contrer le mauvais temps annoncé!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)