vendredi, octobre 17, 2008

Les technologies renforcées par la récession

"A toute chose, malheur est bon!" dit le proverbe.

Nous vivons actuellement le "tremblement de terre" de cette crise / récession qui démarre. Après, sur une période plus longue, nous vivrons les "épidémies" industrielles (faillites, licenciements, etc...) qui en sont la suite systématique et habituelle.

Mais, essayons de chercher le coin de ciel bleu technologique de cette crise car je pense que certains domaines en sortiront largement renforcés:
  • le logiciel Open Source: la gratuité de ce type de logiciel est une raison forte de son implantation dans l'entreprise. J'ai rappelé aux Journées Mondiales du Libre à Mont-de-Marsan: j'ai initié le projet NACA chez Publicitas après l'éclatement de la 1ère bulle pour une raison principale, les millions d'euros annuels que nous économisons désormais. C'est cet argument massue qui a obtenu l'adhésion initiale du management et qui lui a fait maintenir son soutien tout au long du projet. L'Open Source a bien sûr d'autres vertus (libre accès, qualité, etc...) que son coût mais dans la période difficile qui s'annonce, cette (quasi-)gratuité fera basculer encore beaucoup d'entreprises vers ces logiciels. [N.B.: pour ceux qui auraient loupé cet épisode du mois de Juillet, nous avons mis nos outils de trancodage NACA Cobol/Mainframe -> Linux/Java en Open Source, servez-vous!]
  • le Cloud Computing: c'est quasiment un corollaire du point précédent. En effet, EC2 ou S3 d'Amazon ont pu naître à des niveaux économiques aussi attirants grâce au Logiciel Libre: ils sont sur base Linux donc fort bon marché. Amazon doit via sa refacturation seulement amortir les l'infrastructure matérielle et les hommes qui la font vivre. L'intérêt du Cloud Computing en période de crise est donc triple:
    • il est peu coûteux: comment le New-York Times aurait-il pu sans Amazon traiter des téraoctets d'images pour seulement 240$ ? [Bien sûr, les coûts préparatoires à l'opération ne sont pas inclus]
    • il tranforme des investissements (capex) en frais courants (opex) et diminue ainsi drastiquement les besoins en trésorerie: on paie son énergie informatique comme son énergie électrique,i.e. à la consommation sans immobiliser de capital!
    • il permet de bénéficier partiellement des effets d'échelle atteints par les prestataires qui les redistribuent ensuite partiellement.
  • Publicité online: Kinoa (chiffres emarketer à l'appui) pense que la crise va accélerer la bascule des budgets publicitaires traditionnels vers le monde online à cause du ROI 100% mesurable de cette forme publicitaire. Je n'irais pas jusque-là même si les derniers résultats de Google (donnés hier) montrent que la publicité en ligne ne soufre pas [encore] de la crise. Mais, je parie quand même sur une bien meilleure résilience de la publicité online face à la publicité traditionnelle durant cette crise.
De votre côté, voyez-vous d'autres technologies qui pourraient elles aussi sortir renforcées de cette épreuve? Après les 3 ci-dessus, je sèche....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

2 commentaires:

Youssef Rahoui a dit…

Je pense que les technos d'enchères à la Google Adwords vont se développer. Beaucoup de site Web 2.0 font de l'audience et peu de revenus en proportion. Ce système est un des rares 100% Web friendly et prouvé. Linkedin y vient par exemple.

d.durand a dit…

Bonjour Youssef,

C'est très juste que toutes les technos qui amènent de la transparence aux marchés sont toujours appréciées par les clients en période de crise.

Cordialement
didier