Affichage des articles dont le libellé est opensocial. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est opensocial. Afficher tous les articles

lundi, août 25, 2008

Opensocial: déjà utilisable par 350 millions de membres des réseaux sociaux

Opensocial a été lancé en Octobre 2007 par Google en à la fois pour
  • standardiser l'accès aux données monde des réseaux sociaux afin de permettre à des développeurs tiers de faire tourner leurs widgets sur un maximum de plates-formes avec certainement l'espoir que ces "widget-makers" auraient un modèle d'affaires publicitaire utilisant Google et contribuant ainsi encore à sa formidable expansion
  • ce faisant, empêcher que l'emprise financière (72%) des 2 mastodontes Facebook et MySpace ne reste trop hégémonique. En assurant une bonne fragmentation (bien pérenne... merci Mr Christensen) de ce domaine par le célèbre "diviser pour régner", Google - qui a perdu la première - se voit bien pour la seconde bataille des réseaux sociaux dans le rôle (lucratif) du consolidateur qu'il joue si bien.
Techcrunch nous propose un graphique qui montre l'implantation de ce standard dans les réseaux sociaux: on est déjà à 350 millions de membres qui peuvent l'utiliser sur les différents réseaux déjà alignés sur Opensocial

Si, au-delà de l'implantation, on regarde l'utilisation, elle reste encore faible (voir les chiffres de Techcrunch). A mon avis pour 2 raisons:
Il faudra donc attendre encore quelques mois pour atteindre la v1.0 "ready for business" et par la même voire un bourgeonnement des applications tierces.

Le plus gros contributeur actuel en nombre de membres, c'est MySpace selon le graphique ci-dessus. Techcrunch annonce 4 réseaux supplémentaires - encore secrets - le 19 Septembre (zone "Projected Growth").

On va faire un pronostic pour 2 des quatre:
Pour les 2 autres, je sèche: vous avez des idées?

PS: si vous voulez monter votre réseau social de test ou pas (pour augmenter la fragmentation ;-)) Google vous recommande le logiciel PHP Partuza qui est compatible Opensocial.
[N.B. pas de commentaires bizarres le mot Partuza svp ;-) ]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, mars 27, 2008

Yahoo rejoint l'OpenSocial de Google: l'union sacrée des grands contre Facebook!

Yahoo vient de rejoindre le standard OpenSocial, lancé par Google il y a quelques mois.

Il est bien sûr toujours question de réduire l'engouement autour de Facebook et potentiellement MySpace en ouvrant un accès large à un maximum de développeur tiers aux données que Facebook tente de garder les plus propriétaires possibles (par des contre-initiatives tactiques idoines). C'est la fameuse destruction créatrice: on détruit la valeur intrinsèque associée à ces données pour tenter de transférer cette valeur et les profits résultants vers un autre domaine où l'on est plus dominant ou que l'on veut favoriser.

[Pour Yahoo, il est aussi sûrement question de faire ami-ami avec Google pour contrer l'OPA de Microsoft, par ailleurs actionnaire de Facebook, donc sûrement à ce titre "persona non grata" dans OpenSocial]

Pour donner d'ailleurs des garanties sur cette volonté d'ouverture, OpenSocial devient une fondation (sans but lucratif direct) vers laquelle toute la propriété intellectuelle déjà développé autour d'Open Social va être transférée.

L'arrivée de Yahoo dans OpenSocial pourrait bien être le détonateur attendu pour ce standard qui végète un peu depuis son lancement car il est cantonné à des sites de niche
  • Yahoo est un site de destination (plutôt qu'un "aiguilleur" comme Google): ses utilisateurs passent beaucoup de temps dans les différents services très "sociaux" par leur nature même (partage de photos, jeux, etc...). C'est donc un environnement de développement très attractif pour des développeurs tiers OpenSocial.
  • Yahoo voit passer 500 millions d'utilisateurs différents chaque mois. Combinés au point précédent, l'attractivité de OpenSocial sur Yahoo croît encore exponentiellement!
Cette force de frappe de Yahoo s'est déjà matérialisée sur les pages d'accueil personnelles et sur les sites d'agrégation / filtrage communautaire d'informations.

Les prochains mois nous montreront si elle fonctionne encore pour les réseaux sociaux...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, février 01, 2008

Les chiffres Facebook - La misère des développeurs tiers

On parle beaucoup des réseaux sociaux et de leurs revenus (prévus à 1.38 milliard de dollars pour 2008) actuellement, en particulier de Facebook mais on a peu de chiffres car ils ne sont pas côtés en bourse.

En publiant hier des chiffres Facebook, internes et "officiels" (voir ci-près), Techcrunch lève un coin du voile:
  • Employés: 450 en 2007. Environ 1'000 à fin 2008
  • Revenus 2007: 150 millions de dollars. Revenus 2008 prévus: 300 à 350 millions. A comparer aux 550 millions pour 2007 et 800 millions pour 2008 de MySpace, le leader brillamment acquis par R. Murdoch, plus silencieux mais plus efficace!
  • Investissements 2008: 200 millions de dollars. Beaucoup de serveurs en perspective!
Ces chiffres ont été annoncés par le fondateur Mark Zuckerberg, le fondateur, lors d'une conférence téléphonique interne faite sur une ligne de téléphone en accès public. Il a suffi à Kara Swisher de "All Things Digital" de s'y connecter pour recevoir des informations de première main. Une telle légèreté en termes de sécurité valide la vague de rébellion des utilisateurs au moment du "loupé" SocialAds / Beacon: si Facebook gère ses propres secrets avec une telle légèreté, toutes les inquiétudes quant à ceux de ses utilisateurs sont permises...

Maintenant, comparons ces revenus à ceux des développeurs d'applications tierces sur ces réseaux sociaux: VideoEgg, un des principaux réseaux de publicité sur Facebook, a annoncé avoir généré puis partagé 1.5 millions de dollars avec les développeurs affiliés dans les 5 derniers mois.

C'est bien peu comparé à ce que génère Facebook lui-même...

La conclusion: toutes les opérations de séduction des développeurs tiers menées par Google (OpenSocial / Android), les répliques de Facebook & co sont-elles finalement destinées à vraiment partager avec eux ou simplement à s'enrichir massivement sur leur dos?

On va sûrement bientôt entendre un appel du type "développeurs et réseauteurs sociaux de tous les pays, Unissez-vous derrière la bannière égalitariste du Giant Global Graph deT. Berners-Lee pour rétablir l'équilibre des forces sociales dans monde virtuel"

Ooops, encore un peu et je me lance en politique mais virtuelle, cela va de soi. ;-)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, décembre 17, 2007

Opensocial Shindig et Facebook: après le standard, l'open source!

L'initiative Opensocial lancée par Google correspond à une logique de maximisation du nombre de réseaux sociaux par une diminution maximale du ticket d'entrée pour créer un tel réseau

Il s'agit pour Google comme déjà écrit de faire fonctionner la "loi de conservation des profits attractifs" de Clayton Christensen en générant une concurrence effrénée au niveau des réseaux sociaux eux-mêmes afin de transporter leurs "profits" (au moins partiellement....) ailleurs

Les développeurs d'applications tiers deviendraient alors les vecteurs de ces profits déplacés. Comme ces développeurs seront petits et nombreux, beaucoup utiliseront certainement les formes publicitaires de Google au vu de son hégémonie publicitaire actuelle.

Ainsi, puisque Google sait agréger ces petits ruisseaux pour former un fleuve qui devrait couler à 15 milliards anuels pour 2007, la boucle sera bouclée!

La chronologie récente est conforme à cette tactique:Shindig veut devenir une implémentation de référence pour l'API Opensocial. Elle est bien sûr open source donc accessible gratuitemement et librement à tous ceux qui veulent implémenter ces fonctions sociales sur leur site actuel.

Pour booster Shindig, Google vient de réaliser la première livraison de sources à Shindig et parallèlement annonce le passage à l'Open Source des sources du système Google Gadgets qui sont le conteneur naturel des fonctions Opensocial.

Donc, en théorie (tout au moins...) , d'ici quelques mois, 2 "coups de cuillères à pot":
  • je télécharge Shindig
  • je l'installe sur mon serveur
et hop, mon application est opensocial-compatible ! [Gageons que la pratique sera un peu plus complexe sinon je devrais envisager une retraite anticipée! ;-) ]

Pourquoi tout ceci ? Parce que la publicité sur les réseaux sociaux explose: chez Aziz via Mashable, on voit que eMarkeeter a complété (dans ce nouveau rapport) sa prévision de 900 millions de dollars de dépenses aux USA en 2007 pour la publicité dans les réseaux sociaux par une estimation mondiale à 1.22 milliards. Les prévisions pour les années à venir sont tout aussi encourageantes: la croissance de la publicité sur les réseaux sociaux y sera très supérieure (voir les fins de ligne ci-dessus) à la croissance de la publicité Internet en général: +24% pour la pub Internet globale contre +155% pour les réseaux sociaux

Cette bataille de standards technologiques, c'est finalement une bataille de gros sous pour la capture de la croissance!

Comme d'habitude, non?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, décembre 10, 2007

Ning: le méta réseau social - Créez le vôtre parmi les 100'000+ actuels

Pour développer mon gadget Google IGCheck et le tester, j'ai dû accéder au container Opensocial de Ning.

L'approche de Ning, le "bébé" actuel de Marc Andreessen, père du navigateur emblématique Mosaic et de la société Netscape, est très "volontariste": il n'y a pas le fameux bac à sable ("sandbox") de test des autres réseaux sociaux comme orkut ou hi5. Chez Ning, on est directement "en production" pour utiliser des termes informatiques traditionnels.

Pourquoi Ning peut-il pratiquer ainsi ?

Eh bien, parce que son approche architecturale est très différente de tous les autres que je connaisse à ce jour.

En effet, Ning a choisi non pas de créer un réseau social unique mais plutôt une plate-forme permettant à Monsieur Tout Le Monde de créer son réseau social personnel autour d'une niche d'intérêts très spécifique.

L'idée de Ning:
  • n'est donc pas de créer un immense fourre-tout à la MySpace 0u Facebook que les membres bourrent de tout et n'importe quoi tant et si bien qu'il devient impossible d'y retrouver ce que l'on cherche (quand on s'en rappelle...)
  • mais est plutôt de favoriser la création d'un très grand nombre de réseaux sociaux ciblés que chaque membre propriétaire de son réseau personnalise, configure et "oriente" vers ses sujets d'intérêts. Ning, par ses fonctions de base (gestion unifiée de l'appartenance à divers réseaux, interconnexion des réseaux ciblés, etc...) est ensuite le réseau des réseaux d'où mon terme de "méta-réseau social"
L'utilisation de Ning:

j'ai créé un réseau personnel sur Ning, il s'appelle "protopensocial" afin de me permettre de tester mes prototypes de gadgets selon la technologie Google Opensocial comme IGCheck.

Si vous voulez le rejoindre, ce sera bien pour mes tests.: il n'y a pour l'instant que moi et Unique, le Maine Coon familial (un peu frimeur... voir ci-dessus) . Pour y adhérer: aller à protopensocial.ning.com mais ce sera juste afin de voir, je n'y mettrai pas beaucoup de "vrai" contenus. Merci par avance de votre aide.

Pour donner une idée, il faut compter environ 30 minutes de travail pour déclarer son réseau et lui donner une interface tant graphique que fonctionnelle conforme à ses objectifs.

Quand le réseau est créé (gratuitement),
  • la palette de fonctions à disposition est très riche: blog du réseau, forums, gestion photos (intégration avec Flickr), gestion des vidéos, de la musique, flux RSS d'activités
  • les outils de pilotage sont corrects: gestion des membres, statistiques, messages vers les membres, etc...
  • les traductions françaises proposées par Ning sont tout à fait correctes

Je joue actuellement pas mal avec Facebook et MySpace: je dois avouer que le côté "gigantesque fourre-tout" de ces 2 réseaux me rend quelque peu mal à l'aise car le contexte est absent chez les 2 géants, à mes yeux.

Je me sentirais plus à l'aise en étant membre de plusieurs petits sous-réseaux à la Ning où je viens sur chacun pour traiter une partie de mes activités sociales (sports, échecs, voyages, etc...) avec les gens qui me ressemblent sur ce point spécifique plutôt que d'essayer de me faire des milliers d'amis (très "virtuels" voire factices ) au sein d'un monstre très cacophonique où le but essentiel est de faire parler de soi sans vraiment écouter les autres...

Aujourd'hui, il me semble donc que l'approche Ning est plus durable et utile que celle des réseaux sociaux à visage unique mais elle est aussi beaucoup plus difficile à démarrer car il faudra du temps pour que cette multitude de micro réseaux sociaux représente une masse sociale importante même si le nombre des micro-réseaux Ning a dépassé les 100'000 en Septembre.

Finalement, est-ce que cette taille colossale est importante vu de l'utilisateur?

Le premier intéressé à cette masse critique est surtout l'opérateur de la plate-forme: sans trafic global élevé, pas de revenus publicitaires des plus grands annonceurs. C'est aussi une question pour Ning puisqu'il vit de la publicité: actuellement ce sont des boîtes Google AdWords / Adsense en colonne de droite des pages de chaque réseau social.

Espérons que Ning pourra tenir pour aller vers cette masse critique afin de continuer à proposer une alternative créative et riche socialement face au côté lénifiant (à mon goût) des mastodontes sociaux du moment.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

dimanche, décembre 09, 2007

Opensocial containers: check Google Gadget API compliance with gadget "IGCheck" (dev tool)

[This post has been originally published on my new technological blog on Toojoor.com - check it out at www.toojoor.com/blog]

When Google launched the Opensocial initiative, it was clearly stated that the current status is beta. As a proof, the current version of the API is 0.5.

The opensocial containers have to implement 2 APIs to be conform with this initiative:
As opensocial initiative specs are still beta and many partners are already and will get involved, I noticed very early on in my first experiences discrepancies between implementations on the various containers that I can already access (or at least their sandbox...) : igoogle itself, Google's Orkut, Hi5, Ning.

So, I decided to implement this Gadget IGCheck since those discrepancies have to get eliminated over time in order to reach the initial promise of Opensocial "Write Once, Run Anywhere".

The purpose of IGCheck is to test and report which functions of the Google Gadget API (i.e., prefixed with _IG_ in their Javascript name) are available in which containers. IGCheck then produces a report comparing the current test with reference data.

To get current status, check this page to see the most current result that we can produce concerning igoogle, orkut, hi5 & ning.

As the number of opensocial partners that are open for tests remain limited as of now, the following conclusions can be drawn as of now :
  • Orkut uses the gmodules infrastructure of Google Gadgets to run the opensocial api (see the line "host" in the result array)
  • Hi5 does the same and as such seems to have "outsourced" the task of running its opensocial container to Google (see the line "host" in the result array)
  • Ning has followed a more independent approach by implementing a fully independent container named "proxy.ning.com" (see the line "host" in the result array)
  • The choice of Ning has currently drawbacks: IGCheck finds only 6 _IG_ functions whereas 55 are present in the others. (see the line "count" in the result array)
  • Ning seems to have created its own function(s) with _IG_Prefix: a function "G_Tabs" is present in the Ning container but nowhere else (see the line "_IG_Tabs" in the result array).
The conclusions above are preliminary results only:
  • the current and future containers will have to converge after the current pioneering phase in order to reach the promise "Write Once, Run Anywhere" although the fact that IGCheck itself is a proof of partial achievement (IGCheck source code is unique for all containers)
  • the opensocial initiative will have to get more precise on Google Gadget API requirements: the debate on this topic is currently hot on the Opensocial discussion group as nothing (at least to my knowledge...) has been clearly and officially stated in this area until now . A poll is under way. The target is to get opinions of developpers and eventually to define to which extent opensocial containers have to implement the _IG_ API.
To use IGCheck in the above container, please use http://www.toojoor.com/opensocial/js/google/gadget/ig-check.xml as URL for application / gadget in the appropriate box on your social network of choice.

Stay tuned (via RSS also): more result to come when we can access more containers....

If you want to reproduce my tests and don't know how to access, read my 2 tutorials for Orkut & Hi5. The one about Ning will follow shortly.

PS: if you now of other containers that are open for test, please, let us know!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, novembre 23, 2007

le GGG - Giant Global Graph - après l'III et le WWW! (selon Tim Berners-Lee)

Quand Sir Tim (Berners-Lee - "sir" car annobli par la reine d'Angleterre), le père du World Wide Web fait un billet dans son blog sur la mort (ou au moins la "commoditisation" de ce dernier, on doit lire .... et réfléchir!

Que dit-il ce billet? Eh bien, il établit selon moi une sorte de Pyramide des besoins de Maslow autour de l'évolution d'Internet:
  • la première étape, ce fut l'III ("International Information Infrastructure") dont la partie américaine était la fameuse NII longuement évangélisée à partir de 1991 par AL Gore aux USA. Il s'agissait créer l'organisme primaire (i.e. le réseau de télécommunications de base) et d'assurer sa sécurité de fonctionnement à long teme. C'est finalement les 2 premiers étages de cette pyramide de Maslow: une infrastructure (le corps chez Maslow) qui fonctionne bien - niveau 1 - et une sécurité autour des besoins de base pour assurer ce fonctionnement (le niveau 2 chez Maslow)
  • la seconde étape, ce fut le World Wide Web (WWW) qui a concrétisé le besoin de communication et d'expression au sein d'un groupe (le niveau 3 chez Maslow). Cette communication se matérialise par le World Wide Web avec ses liens inter-documents (en particulier avec la blogosphère) qui gravent cette communication et cette expression interpersonnelle dans le marbre
  • la troisième étape qui naît maintenant, selon T. B-Lee, est le "Giant Global Graph" (GGG) qui matérialise les niveaux supérieurs de cette pyramide maslowienne où ce sont les besoins d'estime, de reconnaissance et d'appartenance sociale qui sont satisfaits. Selon TBL, nous nous ruons tous actuellement sur ces réseaux sociaux pour nous prouver (et prouver aux autres) que nous existons par la forme de reconnaissance sociale que représentent ces liens inscrits au sein des réseaux sociaux.
C'est finalement "je linke donc je suis" (Excusez-moi Mr Descartes!...)

Le Web suit finalement assez bien à la théorie originelle de Maslow sur la psychologie humaine: dès qu'un besoin est assouvi, on passe au besoin de niveau supérieur.

La partie finale de l'article de TBL pose un autre problème de fond: à qui appartient la description de ce réseau de relations interpersonnelles (à 6 degrés de séparation maximum!) planétaire? Eh bien, en père du WWW, il ne pouvait prôner autre chose que "à personne et à tout le monde en même temps". Il veut une architecture ouverte tout simplement.

L'accès à ces informations très privée sera bien sûr limitée par les principes du "manifeste du Web Social Ouvert" où c'est le propriétaire de ses relations et non le réseau social (cf Facebook avec les SocialAds et Beacon) sur lequel il les a décrit qui définit et limite l'utilisation qui peut être faite de ces informations!

Pour aller vers ce système où le détenteur de ces relations en redevient le propriétaire légitime, TBL prédit (souhaite ?) que nous dirigeons vers une infrastructure ouverte, partagée et distribuée où ce réseau de relations n'est plus avidement capturée par un réseau ou l'autre (à cause des immenses enjeux publicitaires qui gravitent autour ...) mais disséminé en petits morceaux sur de multiples sites serveurs interconnecté par des protocoles standards - FOAF en est l'embryon - qui permettent la navigation d'une personne vers l'autre à travers le graphe réparti de leurs relations intermédiaires. Tout cela sans aucune duplication de l'effort de saisie / administration sur des sites de réseaux sociaux multiples! [Note: Opensocial de Google n'est pas à mon avis un véritable pas dans ce sens puisqu'il fait finalement tout pour garder les données emprisonnées sur leur réseau social intial - il permet à des tiers de les "utiliser sur place", pas de les sortir...]

Le DNS (Domain Name Service) a rendu l'Internet utilisable: c'est le "www.monsite.com" plutôt "234.23.57.137" (adresse IP) qui a sûrement fait que l'Internet est devenu ce qu'il est!

Eh bien, maintenant, il ne reste plus qu'à faire émerger le SNS = Social Network Service!

PS: non, je n'ai pas fumé avant d'écrire ce billet! ;-)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, novembre 20, 2007

La composante sociale Pulse de Plaxo explose via opensocial - Durable?

Cela fait plus de 4 ans que je suis utilisateur-fan de Plaxo, le service qui permet de garder son carnet d''adresses Outlook à jour via un plugin sur mon PC qui synchronise mes contacts sur Windows avec le site central de Plaxo où mes homologues professionnels s'enregistrent aussi.

Ce service est pour moi depuis toujours:
  • fort utile: qui mieux que le "propriétaire" de données de contact est plus à même de les gérer / modifier quand sa situation professionnelle évolue pour qu'elles soient ensuite répercutées automatiquement vers tous ceux qui sont en contact avec moi.
  • fascinant: c'est pour moi l'exemple canonique de la puissance énorme de la collaboration la plus minimale entre les individus. Chacun fait son tout petit bout du boulot et tout le monde reçoit un bénéfice colossal issu de la synergie de ces micro-actions. Cette valeur ajoutée est tellement concrète qu'elle finalement permis de fonder une société qui vit essentiellement de services premium (repérage de doublons puis dédoublonnage, etc..) vendus à un fragment des utilisateurs prêts à payer pour avoir encore plus(un modèle à la LinkedIn)
Quand on regarde ce graphe de croissance depuis l'origine, on voit que le système plaît beaucoup à d'autres aussi:

Depuis l'été, sûrement pour ne pas être en reste, Plaxo a lancé son initiative Plaxo Pulse pour faire levier sur cette immense base d'utilisateurs actifs (15 millions en Sept 06) et de coordonnées d'autres personnes qu'ils ont enregistrées (1+ milliard en Sept 06). Via Plaxo Pulse,
  • on peut déclarer (i.e afficher au vu et au du web) son "graphe social" personnel (comme sur LinkedIn) en envoyant des invitations à d'autres utilisateurs qui les acceptent (ou pas) pour matérialiser ce lien étroit. Ce lien est clairement une preuve (importante pour la notoriété que l'on veut afficher?) de relations spécifiques avec la personne avec qui on s'est liée. Cela va au-delà de la possession des coordonnées de cette personne.
  • on peut y afficher son flux d'activité (comme on peut le faire dans Facebook, MySpace, Twitter, Jaiku, etc...)
Ce service Pulse restait relativement confidentiel chez Plaxo jusqu'à l'annonce de l'opensocial de Google qui a boosté la visibilité dudit Pulse: John Mc Crea, le responsable marketing publie le graphe ci-dessous où il montre chiffres à l'appui que le nombre de nouvelles connexions par jour dans Plaxo Pulse a littéralement explosé (x 10!) depuis l'annonce de la participation de Plaxo à Opensocial.Sa conclusion: "Open is good for business" . C'est sa vision du moment mais il faudra voir jusqu'oû Plaxo sera prêt à aller dans cette ouverture pour en bénéficier...

En effet, j'ai fait quelques essais de développement de gadgets (j'en reparlerai) selon l'api opensocial :
  • chez Ning, j'ai pu testé mes gadgets sans barrière
  • chez Orkut (Google) et Hi5, idem
  • chez Plaxo, il faut encore actuellement "montrer patte blanche": chaque nouveau gadget doit être approuvé par Plaxo avant de pouvoir être installé dans Pulse
Donc, en serait-on encore réellement plutôt à "Open is good for business but Control is still better..." ?

Quand je vois tous ces sites où il faudrait maintenant déclarer son profil, ses relations et mettre à jour ses activités en permanence, je me pose beaucoup de questions:
  • est-ce cela en vaut la peine? quelle est l'utilité réelle?
  • est-ce que ce phénomène va pouvoir durer dans l'état technologique actuel où l'effort à réaliser pour tenir tout cela à jour est énorme ?
  • quelles innovations technologiques doivent survenir pour que cela puisse effectivement durer?
Si avez des réponses et des opinions sur ces points, je prends! Moi, je suis encore tout perplexe...

PS: je vis ce décollage de Plaxo Pulse au quotidien, je reçois actuellement chaque jour au moins 1 voire plusieurs invitations de connexions via Plaxo Pulse de personnes que j'avais stockée depuis très longtemps dans mon Outlook et qui étaient donc depuis ce moment "synchroinsées" en permanence via Plaxo. Vous aussi ? [C'est d'ailleurs ce phénomème qui m'a poussé à faire ce billet]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)