mardi, mai 11, 2010

Régies publicitaires mobiles: parts de marché (US) avant la "grande bagarre"....

La commission fédérale américaine du commerce (FTC) va bientôt donner son avis (pas favorable semble-t-il)  sur l'acquisition de AdMob par Google (pour 750 millions de dollars) avant approbation ultérieure par la communauté européenne.


Paidcontent publie donc une table très intéressante sur les parts de marché aux USA estimées pour 2009

[Cliquer dessus pour zoomer]

(Attention: pour la bonne interprétation,  la ligne supérieure est un total des 2 autres)

Cette table explique le sentiment négatif de la FTC: l'acquisition de AdMob par Google donnerait déjà naissance à un acteur fortement leader alors que ce marché n'est que balbutiant avec 250-300 millions de dollars contre 22 milliards pour l'ensemble de la publicité en ligne aux USA en 2009.

Si on combine ce premier point avec le fait qu'Android est en train de dépasser l'iPhone à la fois en termes d'utilisation et de ventes, cette réticence devient lumineuse! Cette constellation explique aussi qu'Apple veuille à son tour devenir régie publicitaire avec l'acquisition Quattro Wireless afin de pouvoir lutter pied à pied contre Google: son revenu est dépendant à 40 % de l'iPhone alors autant en contrôler aussi les revenus publicitaires si possible à travers son futur iAd. Les 2 adversaires aux stratégies opposées sont donc en train de fourbir leurs armes...

Pourquoi la publicité mobile est-elle si essentielle ? Quand je présentais un projet mobile de Publicitas appelé Quick & More à Lisbonne en 2001, je trouvais déjà les vertus suivantes aux services mobiles (et donc à la publicité):
  • le téléphone mobile est toujours "on": on peut joindre son propriétaie à tout instant. La meilleure preuve: ces combinés qui sonnent toujours au plus mauvais moment...
  • la couverture géographique est quasi-intégrale : plus de "trous".
  • il est interactif: encore plus aujourd'hui avec l'accès Internet, son utilisateur peut interagir agréablement et efficacement avec des serveurs sur l'Internet.
  • ll est très personnel: qui ne possède pas le sien ? Il y donc une relation très bijective (sans équivoque) entre un combiné et son propriétaire: en suivant les interactions d'un appareil, on profile en fait son propriétaire
  • il inclut nativement la géo-localisation: des services comme Google Latitude en sont la meilleure incarnation
  • la puissance informatique embarquée (dans les iPhones et autres Androids encore plus que dans les téléphones de 2001)  ainsi que la sophistication de l'interface utilisateur les font dépasser les PCs seulement vieux de quelques années.
La combinaison de ces critères font du téléphone mobile un des enjeux critiques de demain en termes médiatiques et publicitaires voire économiques au sens plus large: Morgan Stanley dans son dernier "Internet Status Report" le définit clairement comme la source de la prochaine euphorie boursière technologique (après cette crise qui n'en finit pas...)

La FTC ne veut donc pas permettre à Google de construire une 4ème hégémonie. N'a-t-elle pas raison d'essayer d'empêcher la concrétisation trop globale de la règle Internet "the winner takes it all" ? Il faut laisser un peu de place à une saine concurrence, n'est-ce pas?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, mai 03, 2010

Boutons "J'aime" et plugins sociaux: le deal déséquilibré proposé par Facebook aux éditeurs de sites

[Le billet qui suit est couplé à "Bouton "Like" / "J'aime" et plugins sociaux: Facebook obtient le nom de chaque utilisateur visitant les pages équipées! Démo concrète" qui donne les détails précis et une démo pratique de la technique utilisée par Facebook pour obtenir les informations personnelles discutées ci-après]

A sa récente conférence F8 résumé des annonces ici), Facebook a annoncé l'extension du bouton "J'aime" (on le clique quand on aime un contenu) de son propre site à l'ensemble des sites Internet qui voudront bien l'implanter. Egalement annoncés des plugins sociaux qui permettent au même site tiers de publier sur ses propres pages les recommandations de type Like ou autre ainsi que les amis Facebook du visiteur qui ont récemment visité le site. Il s'agit clairement pour l'éditeur de faire levier sur l'immense base d'utilisateurs très actifs de Facebook (430 millions: soit 1/4 à 1/3 de tous les internautes).

Mon billet jumeau à celui-ci donne tous les détails de la technique utilisée. En synthèse, il s'agit de la réutilisation d'une technique Internet vieille de plus de 10 ans et basée sur l'utilisation des cookies http qui permettent au navigateur de retourner automatiquement vers le site des informations que ce même site y a automatiquement placé lors d'une précédente visite. C'est une technique très abondamment utilisée dans les réseaux publicitaires sur Internet afin de dresser un profil anonyme de l'internaute au fil de ses visites sur les différents sites. Ces visites successives provoquent le renvoi systématique du visite à chaque page du réseau visitée. Au bout de peu de temps, on dresse un profil de l'internaute mais il reste anonyme.

La grande avancée de ce bouton "J'aime" étendu aux sites tiers : le profil dressé des visites ne reste plus anonyme mais il est nominativement associé à un profil d'utilisateur Facebook. Facebook sait donc qui (au sens le plus personnel du terme) a visité quelle page quand!

Ce suivi nominatif est rendu possible par le double fait:
  • que les utilisateurs Facebook y sont en majorité définis avec leur véritable identité civile
  • que ces mêmes utilisateurs ne se déconnectent pas quand ils quittent le site pour aller en visiter ensuite un autre. C'est ce comportement qui permet l'ingénieuse mécanique de cookies décrite en profondeur dans le billet jumeau.
Le déploiement de ce bouton "J'aime" et des plugins sociaux (utilisant aussi les mêmes cookies) va donc procurer à Facebook des nouvelles possibilités d'analyse comportementale incroyable par le traitement judicieux des informations récoltées pour chaque page visitée.

Les implications de ce mécanisme sur la sphère privée sont bien sûr énormes surtout si l'on prend en compte que 50'000 sites ont implanté ces boutons et plugins sociaux en quelques jours seulement. Est-ce que les 430 millions d'utilisateurs de Facebook se rendent compte qu'ils sont maintenant suivis sur ces sites? J'en doute: la plupart vont fournir ces informations à Facebook sans même s'en rendre compte par absence d'informations sur les mécanismes en place.

De plus, le "contrat" entre les éditeurs de site, utilisateurs et Facebook semble très unilatéral:
  • les éditeurs de sites sont indéniablement attirés par ce deal très efficace: "Instantly engaging social experiences with just one line of HTML" comme le dit Brett Taylor dans l'annonce sur le blog technique de Facebook. Qui ne souhaiterait pas "devenir social" (au sens web du terme) à aussi peu de frais ?
  • A partir de cette simple ligne générée automatiquement pour l'éditeur sur Facebook via ses outils et très flexible pour être adaptée automatiquement et dynamiquement à toutes les pages du site, sans besoin de contrat légal ou développement informatique supplémentaires, l'éditeur bénéficie d'une publication sur le mur de news Facebook de l'utilisateur et reçoit aussi sur ses pages "l'écho" de ces clics ainsi que des recommandations faites sur le réseau social.
  • Ainsi, l'éditeur peut avoir l'espoir d'une propagation virale de son contenu. Essentiel à un moment où des études montrent que Facebook est plus efficace que Google News dans le "bouche-à-oreille" numérique.
  • Cette publicité pseudo-gratuite a en fait un prix conséquent: chaque page affichée avec le bouton "J'aime" ou un plugin déclenche l'appel à une URL sur le site  Facebook qui permet une identification nominative de l'utilisateur (voir article jumeau) si celui-ci ne s'est pas déconnecté de Facebook en le quittant, soit sûrement le comportement de 99% des utilisateurs Facebook trop heureux d'éviter la corvée de la reconnexion.
  • Ce même utilisateur ne réalise même pas qu'il vient de livrer ce genre d'informations nominative sur lui-même en visitant cette page à travers le cookie qu'il a retourné sans le savoir.
  • le déséquilibre du deal avec l'éditeur vient du fait que Facebook constitue un réservoir d'informations de ciblage conportemental sur son site et ses utilisateurs incroyablement précis alors que l'éditeur lui-même n'a pas accès à cette information à cause de la protection apportée par la Same Origin Policy (SOP) implantée dans les navigateurs modernes (voir article jumeau).Ceci était-il vraiment le souhait de l'éditeur au moment où il a si aisément implanté ce bouton ? Pas sûr....
  • Ce déséquilibre est encore accentué par le fait que la même SOP empêche l'éditeur d'avoir accès aux échos des clics pourtant faits sur son site. On les voit mais ils ne sont techniquement pas accessibles aux systèmes de l'éditeur pour stockage ou analyse. De son point de vue, ce ne sont finalement que de "pauvres" effets visuels. Est-ce cela qu'être social? Pas sûr...
Mon avis est que la plupart des 50'000 sites (et tous ceux à venir...) implantant ces fonctions de manière effrénée ne prennent pas le temps de l'analyse et de la réflexion sinon ils préviendraient au moins leurs utilisateurs des conséquences potentielles sur leur sphère privée?

En effet, l'enjeu est la loyauté à long terme des utilisateurs: quelques publications sur le mur Facebook de l'un ou de l'autre valent-ils le risque d'un exode massif de votre propre site quand votre communauté aura compris à quoi vous jouez (trop discrètement...) avec sa vie privée? J'y réfléchirais personnellement à deux fois....

Et je ne parle pas du fait de permettre à un allié d'aujourd'hui mais potentiel concurrent de demain de se constituer sur vous-même des informations dont vous rêvez depuis toujours sans vous même y avoir accès.

On cherche à pendre Google haut et court pour bien moins que cela depuis longtemps....


Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Bouton "Like" / "J'aime" et plugins sociaux: Facebook obtient le nom de chaque utilisateur visitant les pages équipées! Démo concrète

Ce billet est l'explication technique détaillée associé à son billet jumeau "Boutons "J'aime" et plugins sociaux: le deal déséquilibré proposé par Facebook aux éditeurs de sites" qui analyse les immenses avantages tirés par Facebook de l'implantation du bouton Like ("J'aime") et autres plugins sociaux sur des sites web tiers.

En quelques étapes ci-après, nous allons démontrer comment Facebook procède techniquement pour obtenir l'identité de chacun de ses membres qui visitent un site tiers équipé de ces boutons annoncés lors de la très récente conférence F8. Ces informations très personnelles sont obtenues que le bouton "J'aime" soit d'ailleurs cliqué ou non par cet utilisateur.

Les objectifs:
  • vous faire réfléchir en tant qu'utilisateur:
    • est-il juste que je reste connecté à Facebook quand je quitte le site pour aller vers un autre ? 
    • Ne devrais-je pas plutôt me déconnecter systématiquement si je veux rester discret sur mes autres activités internautes face à Facebook?
    • Dois-je ne plus fréquenter certains sites si je veux préserver ma sphère privée sans devoir me déconnecter de Facebook
  • vous faire réfléchir en tant qu'éditeur de site(s) (si c'est le cas): 
    • est-il juste et correct face à mes utilisateurs que je mette en place une mécanique qui délivre à Facebook l'intégralité de leur activité sur mon site sans les prévenir ? 
    • Dois-je justement les en prévenir ? 
    • Par ailleurs, le fait d'obtenir quelques publications sur le mur des utilisateurs ayant cliqué le bouton est-il une contrepartie équitable au fait que Facebook va pouvoir analyser nominativement l'intégralité de mes pages équipés de ce bouton ou des plugins  sociaux ?
Voilà, vous avez ci-dessus les bonnes questions à se poser et ci-dessous la démonstration pratique décrivant comment Facebook obtient toutes ces informations. A vous de juger en votre âme et conscience: il n'y pas pour un tel sujet un oui ou et un non universels. Chaque situation est différente!


Démonstration de la mécanique Facebook de traçage nominatif:
  1. ouvrez un onglet de votre navigateur à l'adresse http://www.facebook.com
  2. déconnectez vous de votre compte Facebook (si besoin) pour revenir à la page d'accueil
  3. à partir de cette page, tapez (par copier-coller) 'javascript:alert(document.cookie);' (sans mes apostrophes de marquage) C'est une commande Javascript destinée à afficher à l'écran les cookies.
  4. vous voyez donc apparaître une longue chaîne de caractère qui représentent des cookies http que Facebook installe automatiquement dans votre navigateur dès que vous visitez une page quelconque de son site pour vous retrouver (anonymement) si vous revenez selon une bonne vieille pratique des grands sites ou réseaux publicitaires vieille d'au moins 10 ans.Cliquez le bouton pour faire disparaître cette alerte.
  5. connectez-vous à votre compte Facebook avec nom d'utilisateur et mot de passe
  6. tapez à nouveau 'tapez (par copier-coller) 'javascript:alert(document.cookie);'. La chaîne de caractères est maintenant plus longue: elle contient "presence=..." suivie d'une chaîne de caractères. C'est la représentation encryptée de votre identité  Facebook.
  7. l'URL du bouton Like inclus dans une page de site tiers est du type www.facebook.com/like.php suivie de paramètres avec leur valeur (l'un d'entre eux représente l'URL de la page visitée). Allez sur  la page Like Reference page on Facebook Developper Site et jouez avec le générateur du snippet de code pour ce widget de bouton Like si vous le souhaitez afin de confirmer mes dires. Ce générateur encapsule cet appel à www.facebook.com/like.php dans une iframe qui sera ensuite posée dans la page du site tiers. 
  8. Les vertus de la "Same Origin Policy" mise en oeuvre par tous les navigateurs à jour font ensuite que les informations retournées dans le browser par l'appel à la page www.facebook.com/like.php sont inaccessibles au site qui a pourtant activée cette iframe depuis le html de sa propre page.
  9. Effectuez vous-même l'appel à cette page de bouton Like en appelant donc cette URL http://www.facebook.com/like.php depuis la barre d'adresse de votre navigateur.
  10. tapez une dernière fois 'tapez (par copier-coller) 'javascript:alert(document.cookie);' pour confirmer que les cookies présents au moment de la connexion sont toujours là en particulier "presence"
  11. pour finir, vous allez vous prouvez que Facebook vous a parfaitement identifié: faites "Voir le code source de la page" dans les options de votre navigateur pour cette page.
  12. Vous découvrez alors une chaine "user:" le long nombre qui suit est votre identité Facebook en clair. En tout aussi clair, vous allez trouver votre nom d'utilateur Facebook après la chaîne de caractères "window.presence" un peu plus loin dans le texte
  13. Ces éléments ont été préparés par Facebook pour être affichée sur la page visitée si jamais vous cliquez sur le bouton.Il est à noter que ces éléments sont inaccessibles au site ayant implanté le bouton. En clair: il livre les détails nominatifs sur une visite alos qu'il ne les possède lui-même pas.
  14. CQFD
Pour terminer, je donne un grand coup de chapeau aux ingénieurs de Facebook ayant mis ceci au point: c'est à mes yeux du grand art technologique! (Je ne regarde pas ici les implications sur la sphère privée: je répète que c'est à chacun de juger)

Si on combine ceci avec le double fait que Facebook a plus de 430 millions de membres actifs (et qui ne se déconnectent pas en très large majorité avant de changer de site..) et que quelques jours après l'annonce de ce bouton à la conférence F8, 50'000 sites l'ont déjà implanté, on peut dire que Facebook frappe ainsi et grand coup et fait bondir de manière colossale sa valeur boursière si elle gère mieux cette avancée qu'elle ne l'a fait pour Beacon.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

dimanche, mai 02, 2010

Social plug-ins and Like Button: Facebook gets personal user identity for each page impression on 3rd party site and the publisher itself does not

[Go to the bottom of this post to access directly the technical demo showing how Facebook puts a username and id on each page impression of a page with Like button]


At recent its recent F8 conference, Facebook announced the extension of the Like button beyond  Facebook site itself to 3rd-party sites: Part of the announcement were as well as Social Plugins to publish back on these same sites the "likes" generated via this new button and other recommandations made directly on Facebook .

I elaborate below on  the technical details of Like button and the social plugins  to demonstrate the imbalance of the deal between Facebook and the sites implementing those widgets. The very clever implementation of Like button clearly is a resurgence of what we all know for at least a decade as a common practice for advertising networks: the use of Internet cookies to track (anonymously) people across all page impressions within the network sites that they visit.

But, in the case of Like button and Social plugins , there is a MAJOR EVOLUTION: users get not only tracked as a anonymous profile but they are IDENTIFIED IN PERSON for each of those page impression on the 3rd party sites!

This very personal tracking by Facebook is made possible by the double fact that a very large majority of  Facebook users are members under their very real identity and because they don't log out before leaving Facebook for another site.

Consequently , the spreading of these new social components over the Internet - bringing back the user id of each page impression - delivers tremendous data-mining and targeting capabilities to Facebook for advertising and other purposes.

Privacy implications are huge! Especially, when you consider that a few days only after F8, more than 50'000 sites have already implemented those new widgets: do the 400+ millions of Facebook users know that they get personally identified whenever they visit any page of those sites having the widgets? I doubt it: most of them will contribute to the delivery of all details about their various visits without even knowing and realizing it.

Additionally It seems to me that the "contract" between individual users, 3rd party sites and Facebook is extremely one-sided!

Here is the mechanism of this contract for the Like button (equivalent path for the other Social Plugins):
  •  Publishers are attracted by a very attractive and efficient deal : "Instantly engaging social experiences with just one line of HTML" as Brett Taylor says in the announcement by Facebook. Who does not want to get social so easily nowadays?
  • For this one line of HTML provided by Facebook (easily customizable on-the-fly to suit each page if inserted in  the generic page template of the site)  and with no other legal contract elaboration or development hassle,.the publishers get a publication on Facebook user's news wall of the URL of the page hosting the Like button  just pressed.
  • Then, the publishers hope for viral spreading of their content by this digital word-of-mouth. It's very important for them: recent studies showed that Facebook is getting more efficient than Google News for this spreading
  • What the publisher gives to Facebook in exchange for those "free" advertisements on the walls of users is a trigger (via a URL call) to Facebook's site on each and every page impression including this Like button (and not only those where the Like button is clicked....). Through the cookie mechanism described below,  Facebook can then put a name,face and user profile on each of those page impressions when done by a still logged-in Facebook member
  • The Facebook user visiting the page and that is still logged in on Facebook (do your log out when you leave Facebook?  I personally never do....) does then not realize that he just delivered all personal infos about his visit on site X to Facebook through the cookie stored by Facebook in his browser!
  • the imbalance of the deal comes from fact that Facebook is the only party in the deal to obtain this nominative informations: the 3rd party site has no access to them (see explanations about iframe tag and SOP protection below). So, this site delivers invaluable informations on himself and his users to a partner whereas he himself does not have access to this personal tracking of his users as Facebook does not share back this information. Is that really the wish of the publisher?
  • the imbalance is even bigger when you realize also that the "Like" links themselves as displayed on the 3rd party site are not computationally accessible to him because of same iframe tag and SOP protection described below. They are visible on the page but cannot be stored or analyzed by the publisher. From the site perspective, it's only a "visual effect".
  • Most probably, lots of those sites implementing Like button and social plugins don't even realize the above implications.Else they would maybe not use Like button or minimally they would warn their users about privacy consequences for them before they figure out by themselves and get the impression of being fool. The continuing user loyalty to their site is at stake!
Is that mechanism really in its current form sustainable over the long term? I doubt it.
The Like button will have to go through major adaptations to reach a better balance between Facebook, its users and the 3rd party sites implementing Like button or Social Plugins

Some  senators and the EFF (see their post "Facebook evil interfaces") just wrote about their concerns on similar issues brought by the new Facebook features. Expect more from them and others  when a larger group of users realize what's happening with their very personal profile stored on Facebook.

I believe we live today only the first episode of a long saga....

Technical details on how Facebook acquires user identity for page impressions of 3rd party sites:
  • go to http://www.facebook.com
  • logout from Facebook to get back to the login page if you were already logged in 
  • when on the Facebook login homepage: type "javascript:alert(document.cookie);" (remove the double quotes) in the address bar of your browser
  • you get a long string of obscure characters: it's the string of cookies used and stored automatically by Facebook in your browser. These cookies will then be sent back to Facebook by your browser each time you call a page part of the Facebook domain (i.e whose URL is http://something.facebook.com/xyz)
  • log on to Facebook with your userid and password.
  • type again "javascript:alert(document.cookie);" 
  • you will discover an interesting new cookie in thes string after the login. It is named "presence" (search for presence= in the string). its value is the hashed / encrypted representation of your Facebook member id.
  • The url of each Like button is something like "http://www.facebook.com/like.php?p1=v1&p2=v2 etc." ((p,v) are couples of parameters with their value among which one in the URL of the liked page. Go to  Like Reference page on Facebook Developper Site and generate examples some if you want to analyze by yourself. This long URL calling like.php is encapsulated by the Facebook code generator in an HTML iframe tag when implemented on the site. The very solid "Same Origin Policy" implemented in all the modern browsers and applicable to the generated HTML with the iframe  makes the information brought back into the by the call to www.facebook.com/like.php inaccessible to the calling site even though its present on its page.
  • now, call the url mentionned above i.e http://www.facebook.com/like.php (no parameters needed) from the same tab or even a new tab in your browser to simulate what the Like button does when displayed on a page.
  • type again "javascript:alert(document.cookie);you can see that the same cookie "presence= " is still there
  • what did Facebook do with it ? It just computed exactly WHO YOU ARE! How to prove it ? Just do a "view HTML source" of this page and you will discover both your facebook id and your facebook user name: search for string "user:" in the page, the large number following it is your facebook user id and search for string "window.presence", you'll find your facebook user name right after it. Why are those infos here and hidden ? They will  be displayed on the page if you click on the Like button.
  • Proof is made.
This is for me an extremely clever combined implementation of cookies and SOP leveraged by the high power and depth of user profile information. Hats down to the Facebook engineers!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, avril 23, 2010

Google Streetview: ses voitures cartographient aussi les réseaux WLAN et GSM

 Complément: Google donne les détails sur toutes les informations collectées par ses voitures.

Début d'une polémique de plus en Allemagne autour de Google Streetview ? Spiegel dévoile que les voitures de Google sont bardées non seulement d'une floppée de caméras pour prendre les rues en photo mais disposent aussi de capteurs d'ondes radio qui permettent de mesurer tous les réseaux accessibles depuis un point géographique de coordonnées (latitude, longitude) données. Cette nouvelle annonce va-t-elle conduire à de nouvelles vandalisations des voitures Google ?

Pourquoi cet intérêt pour une parfaite connaissance de la position réseaux mobiles (GSM et Wifi) de la part de Google ? Eh bien pour construire une base de données autonome sur ces informations.. En effet, la référence dans le domaine, c'est la société Skyhook utilisée par nombre de sites en ligne. Sa technologie permet de géo-positionner un ordinateur, téléphone en combinant diverses informations: réseaux wifi accessibles, tours GSM visibles et éventuellement GPS.

Mais, on sait que Google n'aime pas dépendre de qui que ce soit pour ses enjeux stratégiques. Il pratique dans ces domaines clefs une intégration verticale intégrale des services nécessaires afin de pouvoir aller son chemin à son rythme (cf. Android, son "épine dans le pied" des fabricants de mobiles) sans risquer des problèmes contractuels à la eBay. Meilleur exemple connexe: celui de la cartographie géographique où il a d'abord racheté Keyhole puis lancé son propre satellite pour contrôler la source de ses photos et de la technique de livraison de ses cartes au grand public utilisées dans Google Maps, maintenant capillarisée sur tout Internet.

D'ailleurs la cartographie et la géolocation sont essentielles dans cette future société "tout mobile"  qu'Eric Schmidt, ceo de Google a récemment  décrite comme la prochaine vague technologique,  fortement créatrice de valeur boursière.

Il est normal que Google fasse alors tout pour nous géo-localiser au mieux:  les publicités cartographiques ont déjà vécues sous de multiples formes chez le géant de Mountain View mais elles doivent devenir encore plus parfaites pour tirer les marrons du feu de cette corne d'abondance à venir.

Dans une stratégie où ce qui est bon pour l'utilisateur et Internet en général est bon pour Google en particulier puisque générateur de nouvelles publicités qui permettront à ce média de dépasser publicitairement la presse en 2015, il lui faut améliorer la qualité de la "Base de Données des Intentions" pour obtenir une position géographique de l'utilisateur juste au micro-pouillème près....

Question subsidiaire: la Suisse qui est en train de juger Google Street View par rapport aux photos trop privées va-t-elle étendre ses récriminations sur la géolocalisation via les réseaux GSM et Wifi?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, avril 21, 2010

Apple: 40% des revenus par l'iPhone - Nouveau constructeur de combinés mobiles?

On pourrait presque dire qu'Apple est en train de se muer de constructeur informatique (micro-ordinateurs) en constructeur de combinés de téléphonie mobile. En effet, 40% des revenus du premier trimestre civil 2010 (soit un montant de 5.45 milliards de dollars) sont issus de la vente des iPhones.


C'est une progression de 131% par rapport à un an en arrière avec 8'750'000 combinés (parc total de 42.5 millions d'unités vendues depuis le lancement).

Bye l'iMac, bonjour l'iPhone!

Pourquoi cette mue ? Steve Jobs croirait-il que le mobile est la "Next Bing Thing". En témoigne aussi ce slide issu du dernier "Internet Status Report" (p.18 ) de Morgan Stanley: il tente de démontrer que les prochains monstres de Wall Street seront les sociétés-clefs du domaine du mobile. Apple veut clairement devenir une de celles-ci!
[Cliquez pour image plein écran]


Il est rejoint sur ce sujet par Erich Schmidt, ceo de Google qui a très récemment dit que chaque société voulant se positionner dans le mobile (matériel, services, applications, etc.) doit y affecter ses meilleures équipes.

Apple va donc désormais se battre plutôt contre HTC (un procès est déjà en cours...)  et Nokia que contre IBM et Microsoft. Ce nouveau positionnement d'Apple explique clairement la fin de la lune de miel entre Google et Apple. Leur âpre coude-à-coude sur les parts de marché de l'Internet Mobile (i.e iPhone contre Android) en est la claire illustration.

Une confrontation très intéressante: l'un y cherche des revenus publicitaires (indirects) nouveaux à long terme alors que l'autre vise l'augmentation de ses revenus directs. Le gage de nouvelles passes d'armes "sévères" dans les prochains mois....


Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, avril 19, 2010

Publicité internet: le succès du paiement à la performance

Pour les startups dont le modèle économique en dépend, bonne nouvelle: la crise dans la publicité en ligne semble terminée! Aussi bien la rétrospective annuelle 2009 de l'Internet Advertising Bureau (pour le marché nord-américain) que les résultats du premier trimestre 2010 de Google (+23% pour le CA à 6.77 milliards de dollars, +37% pour les bénéfices à 1.96 millliards de dollars) le démontrent. Les indicateurs reviennent au vert et la bascule des budgets publicitaires vers les lieux virtuels où les internautes passent leur temps (pour du wilfing ou des activités moins futiles...) se poursuit pour faire de l'Internet le second média publicitaire à horizon 2015.

En témoigne ce graphique historique pour les 10 dernières années, le dernier trimestre 2009 a été le plus gros de l'histoire publicitaire du web pour le continent nord-américain après un net creux dû à la crise.
[cliquez sur l'image  pour l'avoir en pleine page si besoin] 


Le rapport de l'IAB publie un autre graphique fort instructif: celui de l'évolution historique depuis 2004 entre la part de publicité Internet payée au simple affichage (Coût Par Mille -CPM) et la part de publicité payée à la performance (clic, achat, etc.)

En constante augmentation rapide et à un niveau actuel de 59% contre 37% pour la publicité CPM., la publicité payée à la performance domine désormais nettement surtout si on lui ajoute les 4% des modèles hybrides.

Pourquoi cette domination outrageuse et probablement encore appelée à augmenter ? 

En effet, dans les temps anciens du Web (que j'ai vécu), les premiers modèles publicitaires étaient directement issus des médias traditionnels:  Le site Internet, comme un journal ou une chaîne de télévision faisait payer (cher à l'époque au vu de la décroissance) le nombre d'internautes auquel il montrait la bannière. Pas de besoin de risquer de se faire payer à la performance!

Puis le nombre de sites (i.e l'offre) augmentant, les nouveaux arrivants ont dû lâcher du lest, i.,e trouver une forme plus aggessive de commercialisation, soit  à la performance: "Mr l'Annonceur, vous ne payez que les clics issus de mon page vers vos pages". Immense avantage de cette formule pour l'annonceur, il n'hésite pas à drastiquement augmenter son budget publicitaire Internet puisqu'il ne paie que ce pour les visites d'internautes qu'il reçoit vraiment à partir des pages où il a placé ces annonces.

Pour amener encore davantage de transparence à ce marché, l'idée géniale de Google a été de laisser définir le prix d'un clic par le marché: i.e par des enchères sur Adwords auxquelles participe la cohorte d'annonceurs intéressés par les meilleures places sur le web. Cela le rend moins exposé aux procès pour abus de position dominante: il ne fixe pas les prix, ce sont ces clients! Tout le but de son jeu est ensuite pour lui d'exposer un maximum de clients (il en a maintenant beaucoup plus d'1 million) à ses enchères afin de leur faire monter naturellement les prix par concurrence entre eux pour cette denrée rare qu'est le 1er rang en colonne publicitaire (à droite) dans les résultats des (pourtant abondantes: 30'000 à la seconde...)  recherches sur son moteur.

C'est cette transparence complète qui permet à posteriori à Google de faire les résultats stellaires évoqués plus haut. Travailler à presque 30% de marge nette à la taille de Google, c'est extra-terrestre, non ?

Les 2 catalyseurs de cette révolution du modèle publicitaire sont:
  • un coût de publication de page quasi-nul face au coût de création du contenu lui-même. Il faut savoir que dans un journal, les coûts de production (i.e d'impression puis de distribution) représentent près de 70% du prix de revient du produit. Dans l'internet, c'est certainement 95 à 99% dans les coûts de création et 1-5% dans les coûts de publication. La mécanique des coûts est donc totalement inversée entre les médias traditionnels et l'Internet. C'est ce coût marginal nul qui permet à l'éditeur de site de contenu ou de moteur de recherche de "jouer pour voir" face à l'annonceur
  • alors que la presse ne se base que sur des panels semestriels et limités(donc d'une fiabilité discutable...) et que la télévision ne distribue ses boîtiers Audimat qu'à un nombre restreints de foyers (supposés être représentatifs...), l'Internet publicitaire est lui totalement mesuré en temps réel: le rendement de chaque page affichée et de chaque clic peuvent être ainsi déterminés. Les annonceurs les plus pointus du Web incluent ce coût au clic en temps réel dans leur gestion de relation client pour déterminer avec une précision totale le ROI de leur présence sur un site ou sur les moteurs par rapport à leurs ventes: on n'est plus dans le domaine de la corrélation approximative entre un budget marketing et des résultats de ventes annuels mais réellement dans une mécanique parfaitement alimentée en chiffres exacts pour déterminer la rentabilité directe de chaque euro investi en publicité. Je connais des annonceurs de ce type...
Ces 2 catalyseurs pourraient laisser penser qu'ils vont conduire progressivement à l'éradication totale de la publicité CPM.

Eh bien, je ne le pense pas pour 2 raisons:
  • il existe toute une classe de publicité très visuelle et émotionnelle où le site de publication de cette annonce ne joue pas de rôle: c'est le "sex-appeal" de cette pub et uniquement lui qui détermine le taux de clic. Les éditeurs refusent alors - juste titre - un modèle autre que le CPM pour cette gamme de pubs car ils ne sont pas responsables de ces résultats!
  • les directeurs marketing de beaucoup de sociétés annonceurs aiment encore à dépenser une partie de leur budget sans mesure de ROI trop transparente!
En effet, une transparence totale  au niveau des fournisseurs amène inéluctablement à une transparence totale au niveau des performances de l'acheteur. Alors, pourquoi un directeur marketing avisé  risquerait-il de scier tout seul la branche (souvent confortable...) sur laquelle il est assis? A moins de vouloir devenir "l'arroseur arrosé", il n'y a pas de nécessité fondamentale....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, avril 16, 2010

Twitter: les chiffres impressionnants du système - état d'avril 2010

Twitter fait partie des réseaux sociaux qui représentent "le Futile juste passé devant l'Utile". Pour moi, je dois encore avouer qu'il représente encore un service dont je ne sais pas comment vraiment tirer une valeur ajoutée consistante et durable.

Certes, il est parfois un bon vecteur de bouche-à-oreille (selon l'analyse de P. Chappaz) mais je trouve quand même que le rapport signal sur bruit est souvent trop faible: beaucoup de tweets à mon goût sont peu substantiels, surtout destinés à attiser l'espoir de d'attirer un peu d'attention sur leur auteur: elle ne sera alors qu'éphémère car la  vacuité se remarque finalement encore plus facilement dans la limite des 140 caractères par message de Twitter!

Vous l'avez compris: je suis (encore) plutôt un adepte des bons gros billets bien consistants de mes blogs favoris réguliers plutôt qu'un papillonneur de liens en liens glanés sur Twitter.

Malgré tout, comme le buzz autour de Twitter est actuellement plutôt colossal, je m'intéresse pour mieux comprendre. Je vais donc rassembler ci-après les chiffres très complets récemment divulgués (une première à ma connaissance) par le management de Twitter à la conférence Chirp, rassemblement officiel des développeurs sur Twitter:
[Chiffres via Techcrunch]

Voilà, vous voyez que je m'y intéresse vraiment à ce Twitter même si je n'arrive pas encore à y trouver ma valeur ajoutée personnelle (au-delà de la fonction globale de  "tête chercheuse intelligente pour moteur de recherche"). Bon, c'est vrai que de tels chiffres forcent le respect et incitent à la compréhension du sujet!...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, avril 14, 2010

Présentation NACA au JUG Poitou-Charentes en vidéo sur Parleys

UPDATE 01-2012: Le projet NACA a donné naissance à Eranea, société dédiée à la migration 100% automatisée de grandes applications métier vers Java et Linux. Voir  www.eranea.com ou email à contact@eranea.com pour plus d'informations
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J'avais déjà fait un billet sur la présentation de notre projet NACA  au Java User Group de Poitou-Charentes. Il s'agissait de présenter à la fois les lourdes économies (3 millions d'euros) issues du projet de migration vers Linux/Java ainsi que les avantages de la profonde cure de jouvence technologique appliquée à l'application via son transcodage vers Java.

La dynamique équipe de ce JUG a fait l'effort significatif de nous filmer d'en faire une animation synchronisée avec nos slides à travers les outils disponibles sur le site Parleys. 

Donc, pour ceux qui n'ont pas pu venir ou qui trouveront ce billet grâce à la sérendipité de Google, vous avez ci-dessous la vidéo intégrale de la présentation couplée aux slides (toujours accessibles ici): soit 1h10! .

[le moyen pour être le  plus confortable: passez en mode plein écran et partager ensuite l'écran entre slides et images avec une place respectable pour chacun: pour y arriver directement, il  vous suffit de cliquer directement sur ce lien http://www.parleys.com/#st=5&sl=4&id=1907]



Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Utilisation internet mobile: Android (Google) talonne iPhone (Apple)

En plus de nous apprendre que le Futile (réseaux sociaux) dépasse l'Utile (email), le dernier "Internet Status Report" de Morgan Stanley livre un autre chiffre intéressant: l'utilisation de l'Internet mobile comparée par système d'exploitation des combinés mobiles.

[On peut, dire "système d'exploitation" pour les téléphones maintenant: grâce aux effets combinés de la loi de Moore, ils valent des ordinateurs de bureau vieux de quelques années seulement ....]


Pour bien se comprendre pour la suite: la méthode de calcul: elle est basée sur le nombre d'interactions  avec les services publicitaires mobiles de Admob, société leader du secteur (acquise en novembre 2009 par Google pour 750 millions de dollars).

Cette pratique me paraît juste et efficace:
  • elle correspond à une utilisation en nombre de "transactions" plutôt que du volume de ces transactions. Si on suivait par exemple le volume d'octets transmis par un OS, on risquerait de faire la part trop belle aux utilisations multimédia. Ici, une page de vidéo et une page de texte compte chacune pour 1.
  • elle est valide en pourcentage même si on admet que seulement N % des pages de l'Internet mobile sont dotées de publicité: le pourcentage relatif entre Android, iPhone sur ces pages doit refléter par règle de 3 un pourcentage relatif identique appliqué à 100% de l'Internet
  • la position dominante de Admob limite les risques de biais sur le panel de sites considérés
Donc, si on admet cette méthode pour aussi imparfaite qu'elle puisse rester malgré ses bons fondements ci-dessus, on peut conclure que la stratégie d'hégémonie lente de Google contre le succès explosif de l'iPhone fonctionne à plein: les 2 systèmes sont maintenant au coude à coude avec 42-44% d'utilisation pour chacun. Tous les autres (RIM Blackberry, Palm, Windows Mobile) sont à la portion congrue.... Et puis, Google peut à tout moment actionner son joystick stratégique qu'est le Nexus One si ces partenaires constructeurs ne progressent pas assez vite seuls contre Apple!

La clef pour chacun d'entre eux pour gagner les prochaines batailles: la "conscription" des développeurs tiers identique la conscription d'Amazon pour le Cloud Computing. En effet, je me sers de mon smartphone si il m'est utile et comment m'est-il utile?  si j'y trouve des application à vraie valeur ajoutée pour moi !

Apple et iPhone vont certes fournir la plate-forme logicielle et les applications horizontales fondamentales(mail, lecteur multimedia, etc...) mais ensuite ils doivent savoir séduire les développeurs tiers qui apportent leurs applications innovantes et ciblées pour "siphonner" au maximum toutes les niches culturelles, linguistiques, sociales, géographiques, etc.... Tout faire seul est strictement impossible: un éco-système sain - où les revenus sont correctement partagés - est impératif!

Le premier de ces pouvoirs de séduction pour ces développeurs tiers est à mon avis la liberté maximum dans le développement et la publication de leurs applications. Les récentes actions très coercitives d'Apple autour de l'iPhone 4.0 et de l'App Store ne vont à mon avis pas dans le bon sens: l'exode des développeurs vers Android déjà entamé va se poursuivre....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, avril 13, 2010

Réseaux sociaux <> Email: le futile a pris le dessus sur l'utile!

La dernière édition du "Internet Status Report"  par Morgan Stanley (que je cite régulièrement depuis longtemps) publie pour la première fois un graphique intéressant sur l'évolution des services de communication. Il montre qu'au niveau mondial, le nombre d'utilisateurs des réseaux sociaux a dépassé celui des utilisateurs de courrier électronique au troisième trimestre 2009 aux alentours des 800 millions d'utilisateurs planétaires, Facebook en ayant la bonne moitié à lui seul.


Ce graphique est à compléter par celui des heures passées sur ces mêmes réseaux: le secteur bleu supérierur sur le graphique ci-après explose et démontre ainsi que nous consacrons aujourd'hui une immense part de notre temps passé en ligne à Facebook au détriment de MSN (secteur jaune).


A la maison, Junior a fait cette transition ces derniers mois: plus de MSN même pour le chat qu'il prisait pourtant tellement, que du Facebook! Avec sa messagerie instantanée pour remplacer MSN Messenger.

On voit que ces services sociaux sont désormais une part forte de notre vie, au moins de sa partie numérique: les pages Facebook sont consultées 400 milliards de fois chaque mois .

Dans son analyse de l'écosystème de l'information, Pierre Chappaz nomme les réseaux sociaux le Futile, par opposition au Bouche-à-Oreille (Twitter) et à l'Information / Opinion (les blogs et forums).  Si on ajoute à son panorama l'Utile représenté par le courrier électronique à usage personnel qui permet de plus en plus d'huiler les rouages informationnels de sa vie citoyenne et administrative en plus du fait de rester en contact avec famille et amis , alors on voit que le Futile l'emporte désormais selon Morgan Stanley sur l'Utile!

Et pourquoi ? Eh bien, à mon avis, parce que sur le fond, l'Homme est ludique, plus orienté vers le fun que vers le récurrence du  quotidien. C'est plus drôle (et moins ardu....) d'échanger et commenter ses dernières photos avec ses potes sur Facebook que d'écrire de longues missives à ses proches comme à la plus belle époque de la grande littérature.

Il faut aussi admettre que la gratification est beaucoup plus instantanée, ce qui est un moteur pour nombre d'entre nous!

2009 a donc marqué le premier dépassement de l'Utile par le Futile mais cela va se muer dès 2010 en ensevelissement de l'un par l'autre en tout cas pour les activités purement personnelles et sociales. En effet,  les jours du mail pour inviter ses copains à une soirée / un apéro ou leur envoyer ses dernières photos sont comptés. Tout cela est en train de muter sur Facebook à vitesse grand V: c'est ce que je constate chaque jour à la maison avec Madame et Junior.

Le fait que Facebook travaille avec son projet Titan à un service de mail (enfin) décent ne va qu'accélérer le phénomène!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, avril 12, 2010

Référencement Google: prime à la vitesse

Google détient 67% du marché de la recherche sur le  Web: pour maintenir cette position ultra-dominante, il doit devenir de plus en plus sélectif sur les résultats qu'il place en première page d'une requête de recherche.

En effet, on sait depuis une étude AOL qu'il n'y a point de salut hors de la première page: plus 90% des recherches sur les moteurs ne vont pas plus loin que cette première page.

Eh bien, Google explique aujourd'hui que ce pinacle se mérite: il faut non seulement qu'une page soit pertinente d'un point de vue sémantique mais aussi qu'elle se charge très vite dans le navigateur de l'Internaute pour rester au sommet des requêtes sur les 1'000 milliards de pages qui composent l'Internet

En effet, sur le blog Webmaster Central de Google, il est dit " Speeding up websites is important — not just to site owners, but to all Internet users. Faster sites create happy users and we've seen in our internal studies that when a site responds slowly, visitors spend less time there. But faster sites don't just improve user experience; recent data shows that improving site speed also reduces operating costs. Like us, our users place a lot of value in speed — that's why we've decided to take site speed into account in our search rankings. We use a variety of sources to determine the speed of a site relative to other sites."

En plus donc de critères statiques (sémantique, liens depuis d'autres pages, etc...), Google confirme donc qu'il y a aussi des critères de sélection dynamiques (vitesse de chargement) dans les 200+ critères inclus dans son algorithme de Pagerank  (modifié 400-500 fois par an) qui représente 1000+ années-hommes de recherche. Google précise par ailleurs à ce moment que ce critère a un poids faible (de par sa nouveauté) dans l'ordre de présentation des résultats: la vitesse influence pour l'instant autour de 1% des requêtes (soit quand même plus de 300 par seconde sur 30'000  ....)

C'est encore une illustration très concrète du principe qui pilote une bonne partie de  la stratégie de Google "ce qui est bon pour l'Internet est bon pour Google". En effet, si Google n'inclut pas de tels critères de sélection et ne le fait pas abondamment savoir, un défaut de vitesse de chargement depuis une page de résultat du moteur pourrait (à tort) lui être attribué et frustrer certains de ses utilisateurs qui ne reviendraient plus.

Le sort de Google et de l'ensemble de l'Internet par les sites qui le composent sont donc désormais intimement liés.


[Via Henri]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)