Amazon annonce que les ventes de e-books pour son lecteur électronique Kindle ont dépassé celles de livres physiques le 25 décembre. Deux autres informations intéressantes: le Kindle a été le cadeau le plus commandé pour Noel dans l'histoire de Amazon et la bibliothèque Amazon est actuellement riche de 390'000 titres au format Kindle.
Bien sûr, il y a une explication simple: ce sont sûrement tous les petits gâtés qui ont découvert le Kindle sous le sapin de Noel qui se sont fait plaisir en le remplissant alors que les acheteurs de livres traditionnels étaient eux en train de cuver foie gras et dinde....
Malgré tout, c'est un pic (éphémère) est intéressant: il démontre que le livre électronique est en train de faire son chemin.
Pour "paver ce chemin", Amazon perd de l'argent à chaque copie vendue: les éditeurs vendent les livres à 12$ aux distributeurs comme Amazon, que ce soit une copie physique ou une copie électronique (à coût marginal nul!). Cette étude montre cependant qu'avec un prix de vente en gros de $5, le taux de marge des éditeurs serait préservé (pas les montants bruts). Il suffit donc à Amazon de pouvoir tenir dans ces pertes: la concurrence et le marché devraient faire le reste pour lui permettre de revenir à des prix de vente profitables. La résistance des éditeurs sera sûrement longue car le livre électronique comporte le risque élevé d'une désintermédiation pour ces éditeurs: Amazon pourrait traiter beaucoup plus directement avec les auteurs si le contenu n'était qu'électronique sans nécessité de lourdes imprimeries qui restent une bonne barrière de protection dans cette industrie....
Bien sûr la route sera encore longue mais le livre électronique "fera son trou" (sans jamais supplanter le bon vieux livre papier).
Et l'allié d'Amazon est sûrement inattendu: c'est Google qui en digitalisant sans permission (donc parfois à ses risques et périls devant la justice) 10+ millions de livres dont 1 million qui sont de plus retravaillés pour les restituer gratuitement dans un format compatible avec les lecteurs électroniques, le géant de Mountain View pousse par un autre angle les éditeurs à fournir leur contenu sous ces formats (afin d'éviter l'obscurité plus dangereuse à terme que la piraterie...)
Donc, nous avons passé ce 25 décembre un cap certes symbolique mais l'imprimerie électronique qui rendra l'accès aux contenus toujours plus démocratique et simple est maintenant en marche. Un certain Gütenberg doit s'en délecter!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, décembre 28, 2009
vendredi, décembre 18, 2009
Facebook: les tensions (juridiques) du modèle économique
La plainte qui vient d'être déposée par l'EPIC (groupe de protection de la sphère privée qui a déjà fait cette vidéo futuriste très pessimiste) devant la commission fédérale américaine du commerce (Federal Trade Commission) est la résultante prévisible (voir ce billet en particulier) du modèle d'affaires de Facebook.
Cette plainte est symptomatique du paradoxe que représente l'essence de Facebook:
Ce flux croissant va ensuite, selon les récents accords sur le sujet, alimenter Google et Bing afin de maximiser les bénéfices de "l'Economie de la Sérendipité" pour Facebook.
Et alors, cela irrite les groupes activistes qui déposent plainte pour violation de la sphère privée. La boucle est bouclée!
C'est un très vieux problème que je qualifiais déjà à l'époque de "Noeud Gordien du Web 2.0": comment maximiser les revenus publicitaires sans froisser les membres actifs de la communauté qui sont finalement la moelle épinière du système ?
Facebook avec Beacon s'était déjà frotté à ce dilemme: il avait fallu les excuses de Mark Zuckerberg lui-même pour calmer la tempête.
On repart ici sur un ouragan du même type !
Et ce ne sera pas le dernier: ce fonctionnement sur le fil du rasoir restera le modèle optimal pour les sites sociaux si ils ne peuvent pas développer d'autres sources de revenus significatives que la publicité....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Cette plainte est symptomatique du paradoxe que représente l'essence de Facebook:
- le réseau social promet à ses utilisateurs une diffusion sous leur entier contrôle des informations qu'ils publient sur sa plate-forme. L'audience n'est donc par essence pas maximale puisque interdite d'accès aux moteurs de recherche.
- Facebook a un modèle d'affaire fortement publicitaire actuellement: 85% de ses revenus sont issus de la publicité.
Ce flux croissant va ensuite, selon les récents accords sur le sujet, alimenter Google et Bing afin de maximiser les bénéfices de "l'Economie de la Sérendipité" pour Facebook.
Et alors, cela irrite les groupes activistes qui déposent plainte pour violation de la sphère privée. La boucle est bouclée!
C'est un très vieux problème que je qualifiais déjà à l'époque de "Noeud Gordien du Web 2.0": comment maximiser les revenus publicitaires sans froisser les membres actifs de la communauté qui sont finalement la moelle épinière du système ?
Facebook avec Beacon s'était déjà frotté à ce dilemme: il avait fallu les excuses de Mark Zuckerberg lui-même pour calmer la tempête.
On repart ici sur un ouragan du même type !
Et ce ne sera pas le dernier: ce fonctionnement sur le fil du rasoir restera le modèle optimal pour les sites sociaux si ils ne peuvent pas développer d'autres sources de revenus significatives que la publicité....
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, décembre 14, 2009
Amazon EC2: l'heure de CPU maintenant aux enchères
Amazon annonce aujourd'hui , le Spot Pricing, une nouvelle forme de pricing de son service EC2 de location de puissance CPU à l'heure: la vente aux enchères de sa puissance de calcul non utilisée par les acheteurs à prix fixe.
Le "marché", ceux qui ont besoin de cette puissance, vont annoncer leur prix et leur volume d'achat. Et Amazon commencera par servir ceux qui font la meilleure offre, puis les suivants, etc...
la démarche est particulièrement intéressante:
C'est donc un véritable marché (au sens boursier du terme) de l'infrastructure informatique qui va naître: verra-t-on des traders, des hedge funds et des produits dérivés de l'heure CPU émerger? Sous une forme ou une autre à affiner, je suis presque persuadé que oui!
Avec la bascule progressive des entreprises vers le Cloud Computing, la liquidité (financière) de ce marché va aller croissante. La conséquence ultime: la détermination la plus juste des coûts informatiques d'une entreprise.
En effet, par cette mise en commun massive d'infrastructure qui se profile, ces coûts vont être placés sur une échelle analogique beaucoup plus fine que l'échelle quantique actuelle munie d'un nombre trop réduit de paliers qui permet des bénéfices juteux aux constructeurs!
On commence aujourd'hui à voir le crépuscule tomber sur les profits colossaux des constructeurs informatiques historiques: le pouvoir va passer dans les mains de ceux qui savent transformer ces produits matériels en services immatériels aux meilleurs coûts....
Comme je l'ai écrit en 2004, l'Open Source est clairement un catalyste du phénomène: maintenant que nous avons standardisé sur Linux via NACA (et fait des économies déjà colossales....) chez Publicitas, nous pouvons maintenant songer à faire le pas de plus: envoyer (progressivement) dans le nuage nos applications "corporate" pour gagner encore un cran dans les économies sur nos coûts de production ! Nous avons publié nos outils: vous pouvez donc y aller aussi!
PS: pour bien remettre ce genre d'évolutions en perspective sur plusieurs décennies, je vous conseille de (re)lire The Big Switch de Nicholas Carr où il trace un excellent parallèle entre l'histoire de la production / distribution électrique et ce que nous sommes en train de (commencer à) vivre pour la production d'énergie informatique.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Le "marché", ceux qui ont besoin de cette puissance, vont annoncer leur prix et leur volume d'achat. Et Amazon commencera par servir ceux qui font la meilleure offre, puis les suivants, etc...
la démarche est particulièrement intéressante:
- elle va forcer les acheteurs à se poser la question de valeur économique des résultats de leurs traitements: j'en ai besoin très vite alors j'offre un prix élevé, je suis moins pressé alors je propose un prix plus bas.
- elle va permettre en particulier à ceux qui traitent des immenses volumes de données (projets type Folding@Home ou Seti@Home, etc...) mais qui ne sont pas pressés de faire leurs traitement au plus bas pris en se glissant dans les trous. Les sociétés qui traitent par exemple des téraoctets issus de crawling du web ou dont le métier est de transcoder des bibliothèques énormes de médias d'un format vers un autre sans pression particulière sur les délais peuvent se frotter les mains: elles vont réduire leurs coûts !
- elle va permettre à Amazon de mieux optimiser l'utilisation de son infrastructure: les clients discount seront traités hors des pointes. Sachant qu'Amazon a régulièrement démontré depuis le lancement de sa plate-forme Amazon Web Services qu'elle souhaite partager ses réductions de coût, on peut finalement certainement en déduire que c'est finalement toutes les parties qui tireront les marrons du feu: à terme, même les clients pressés devraient voir leur prix horaire de CPU EC2 par le simple fait qu'avec cette nouvelle forme de services aux enchères, Amazon va pouvoir décaler ceux qui sont moins pressés vers les trous!
C'est donc un véritable marché (au sens boursier du terme) de l'infrastructure informatique qui va naître: verra-t-on des traders, des hedge funds et des produits dérivés de l'heure CPU émerger? Sous une forme ou une autre à affiner, je suis presque persuadé que oui!
Avec la bascule progressive des entreprises vers le Cloud Computing, la liquidité (financière) de ce marché va aller croissante. La conséquence ultime: la détermination la plus juste des coûts informatiques d'une entreprise.
En effet, par cette mise en commun massive d'infrastructure qui se profile, ces coûts vont être placés sur une échelle analogique beaucoup plus fine que l'échelle quantique actuelle munie d'un nombre trop réduit de paliers qui permet des bénéfices juteux aux constructeurs!
On commence aujourd'hui à voir le crépuscule tomber sur les profits colossaux des constructeurs informatiques historiques: le pouvoir va passer dans les mains de ceux qui savent transformer ces produits matériels en services immatériels aux meilleurs coûts....
Comme je l'ai écrit en 2004, l'Open Source est clairement un catalyste du phénomène: maintenant que nous avons standardisé sur Linux via NACA (et fait des économies déjà colossales....) chez Publicitas, nous pouvons maintenant songer à faire le pas de plus: envoyer (progressivement) dans le nuage nos applications "corporate" pour gagner encore un cran dans les économies sur nos coûts de production ! Nous avons publié nos outils: vous pouvez donc y aller aussi!
PS: pour bien remettre ce genre d'évolutions en perspective sur plusieurs décennies, je vous conseille de (re)lire The Big Switch de Nicholas Carr où il trace un excellent parallèle entre l'histoire de la production / distribution électrique et ce que nous sommes en train de (commencer à) vivre pour la production d'énergie informatique.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
vendredi, décembre 11, 2009
Internet , second média publicitaire en 2015? (ZenithOptimedia)
L'agence publicitaire mondiale vient de livrer ses prédictions publicitaires mondiales à horizon 20015.
Bien sûr, ce genre de prédictions n'engage que ceux qui les croient! ;-)
Mais, celles-ci ont pour moi un trait nouveau et intéressant: c'est la première fois que je peux lire que Internet va devenir à horizon 2015 le second média par ses revenus publicitaires devant les jounaux et les magazines (mais encore loin derrière la TV....) : "We expect the internet to overtake newspapers to become the world’s second-largest advertising medium by the time we are half-way through the next decade."
Les graphiques et chiffres de source Zenith Optimedia qui matérialisent ceci:


On avait déjà des pas dans ce sens: forts progrès des pays européens en la matière, passage du cap des 10% du gâteau publicitaire global, Internet devant la télévision au Royaume-Uni, etc.
On peut bien sûr toujours parier àpeu de risques que Google qui se taillera la part du lion par ses revenus directs ... mais aussi par les commissions prélevées sur les sites affiliés !
Internet gagne donc actuellement ses galons de média majeur.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Bien sûr, ce genre de prédictions n'engage que ceux qui les croient! ;-)
Mais, celles-ci ont pour moi un trait nouveau et intéressant: c'est la première fois que je peux lire que Internet va devenir à horizon 2015 le second média par ses revenus publicitaires devant les jounaux et les magazines (mais encore loin derrière la TV....) : "We expect the internet to overtake newspapers to become the world’s second-largest advertising medium by the time we are half-way through the next decade."
Les graphiques et chiffres de source Zenith Optimedia qui matérialisent ceci:


On avait déjà des pas dans ce sens: forts progrès des pays européens en la matière, passage du cap des 10% du gâteau publicitaire global, Internet devant la télévision au Royaume-Uni, etc.On peut bien sûr toujours parier àpeu de risques que Google qui se taillera la part du lion par ses revenus directs ... mais aussi par les commissions prélevées sur les sites affiliés !
Internet gagne donc actuellement ses galons de média majeur.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, décembre 09, 2009
Facebook capillarisé vers 80'000 systèmes tiers
Des informations intéressantes issues de la présentation de Ethan Beard (Facebook) à LeWeb 09:
On voit donc émerger à travers Facebook Connect, un véritable éco-système à bénéfices mutuels pour les partenaires autour du réseau social leader: ses alliés profitent aussi de sa construction en cours du graphe social mondial.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
- 80'000 sites et gadgets (iPhone, Xbox) ont implémenté Facebook Connect (détails du service ici), la technologie de Facebook qui offre à la fois des services d'authentification à des sites web tiers et de remontées d'information de ces sites vers Facebook pour déclenchement de buzz viral par affichage sur le mur Facebook de l'utilisateur et sur celui de ces amis. Gros progrès depuis les 15'000 sites de 3 mois en arrière. l'hydre Google est maintenant en ligne de mire....
- ces 80'000 connexions capillaires sont utilisées chaque mois par 60 millions d'utilisateurs (parmi les 350 millions de membres de Facebook).
- ainsi, ces 60 millions d'utilisateurs envoient leurs amis vers le site tiers et paient le site utilisateur de Connect en retour: Huffington Post parle de +500% de visiteurs en provenance de Facebook après avoir implémenté son service Connect.
- 500'000 applications Facebook ont été développées sur cette plate-forme dont la forme architecturale principale est le niveau 2 de la typologie de Mark Andreessen.
- 70% des utilisateurs de Facebook sont hors USA
On voit donc émerger à travers Facebook Connect, un véritable éco-système à bénéfices mutuels pour les partenaires autour du réseau social leader: ses alliés profitent aussi de sa construction en cours du graphe social mondial.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, décembre 08, 2009
Facebook sur Google : 100+ millions de pages maintenant indexées instantanément
Mise à jour:
En faisant la requête "site:www.facebook.com/pages" (cliquez ici pour constater par vous-même en haut à droite) sur Google, issue de l'astuce ci-dessous, on trouve exactement 143 millions (en tout cas sur mon écran) de pages ouvertes en mode public qui vont maintenant être indexées en temps réel. Mon estimation était donc bonne!
Billet original:
Inside Facebook et Techcrunch confirment que la marche vers le "Web Instantané" via les réseaux sociaux, récemment annoncée par Google et Microsoft Bing, devient effective.
En effet, Google indexe dès maintenant en temps réel les pages publiques de profil: ce sont toutes ces pages bâties par les stars, les associations, les grandes sociétés, des groupes d'intérêts (le Top30 mondial est ici) qui sont publiques. Un progrès de plus de "l'indexation intégrale instantanée" qui est une des cibles prioritaires de Google dans sa mission à long terme....
Combien y-a-t-il de ces pages ?
En utilisant mon vieux truc personnel pour les compter, on se rend compte que Google connaît à ce moment 476 millions de pages sur facebook.com. Nous sommes officiellement 350 millions de membres avec une page personnelle descriptive (partiellement publique et ce partiellement à notre insu) chacun.
On peut donc déduire qu'il y a aux alentours de 100-120 (476 -325 +/- qq "broutilles") millions de pages que Google va dorénavant tenir à jour dans son index en temps réel.
Google est équipé de 2+ millions de serveurs pour pister 1'000+ milliards d'URL publiques sur le web. Ces 100 millions de pages sont donc pour lui un détail (0.01 %) : on pourrait imaginer qu'il laisse fonctionner ces "aspirateurs à contenu" à leur vitesse maximum sur le site Facebook, mais ce serait mettre un gros stress sur l'infrastructure Facebook qui est petite (30'000 serveurs seulement) en comparaison...
Marissa Mayer de Google confirme donc qu'un dispositif spécial d'alertes instantanées sur les changements dans ces pages est maintenant en place entre les 2 sociétés afin de minimiser la charge côté Facebook. C'est très similaire à ce que Google fait déjà pour les blogs depuis longtemps via RSS pour limiter la charge de travail sur sa propre infrastructure.
Facebook est devenu cet été le 4ème site mondial (futur propriétaire du graphe social global) derrière l'éternel trio de tête GYM (Google, Yahoo, Microsoft) . Puisqu'un trafic massif est essentiel aux (actuels) 500 millions de dollars de revenus de son modèle d'affaires paradoxalement purement publicitaire (à l'heure actuel), les avancées dues à ces progrès d'indexation sont à suivre en détails dans les statistiques des prochains mois!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
En faisant la requête "site:www.facebook.com/pages" (cliquez ici pour constater par vous-même en haut à droite) sur Google, issue de l'astuce ci-dessous, on trouve exactement 143 millions (en tout cas sur mon écran) de pages ouvertes en mode public qui vont maintenant être indexées en temps réel. Mon estimation était donc bonne!
Billet original:
Inside Facebook et Techcrunch confirment que la marche vers le "Web Instantané" via les réseaux sociaux, récemment annoncée par Google et Microsoft Bing, devient effective.
En effet, Google indexe dès maintenant en temps réel les pages publiques de profil: ce sont toutes ces pages bâties par les stars, les associations, les grandes sociétés, des groupes d'intérêts (le Top30 mondial est ici) qui sont publiques. Un progrès de plus de "l'indexation intégrale instantanée" qui est une des cibles prioritaires de Google dans sa mission à long terme....
Combien y-a-t-il de ces pages ?
En utilisant mon vieux truc personnel pour les compter, on se rend compte que Google connaît à ce moment 476 millions de pages sur facebook.com. Nous sommes officiellement 350 millions de membres avec une page personnelle descriptive (partiellement publique et ce partiellement à notre insu) chacun.
On peut donc déduire qu'il y a aux alentours de 100-120 (476 -325 +/- qq "broutilles") millions de pages que Google va dorénavant tenir à jour dans son index en temps réel.
Google est équipé de 2+ millions de serveurs pour pister 1'000+ milliards d'URL publiques sur le web. Ces 100 millions de pages sont donc pour lui un détail (0.01 %) : on pourrait imaginer qu'il laisse fonctionner ces "aspirateurs à contenu" à leur vitesse maximum sur le site Facebook, mais ce serait mettre un gros stress sur l'infrastructure Facebook qui est petite (30'000 serveurs seulement) en comparaison...
Marissa Mayer de Google confirme donc qu'un dispositif spécial d'alertes instantanées sur les changements dans ces pages est maintenant en place entre les 2 sociétés afin de minimiser la charge côté Facebook. C'est très similaire à ce que Google fait déjà pour les blogs depuis longtemps via RSS pour limiter la charge de travail sur sa propre infrastructure.
Facebook est devenu cet été le 4ème site mondial (futur propriétaire du graphe social global) derrière l'éternel trio de tête GYM (Google, Yahoo, Microsoft) . Puisqu'un trafic massif est essentiel aux (actuels) 500 millions de dollars de revenus de son modèle d'affaires paradoxalement purement publicitaire (à l'heure actuel), les avancées dues à ces progrès d'indexation sont à suivre en détails dans les statistiques des prochains mois!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, décembre 07, 2009
Presse écrite et Internet: discrépance léthale ?
Les éditeurs de presse râlent depuis longtemps contre Google qu'ils accusent de piraterie éditoriale dans son service Google News pour profiter d'une manne publicitaire qu'il a su fabriquer en réussissant sa ré-intermédiation du 4ème pouvoir.
Alors, dans la lignée de son célèbre don't be evil", Google tente d'aider avec des mécanismes comme le récent programme "1st Click Free" où l'internaute ne peut chaque jour accéder gratuitement qu'un nombre limité d'articles lorsqu'il est envoyé par Google News qui génère ainsi 1 milliard de vistes mensuelles vers les sites éditoriaux.
Eric Schmidt, son CEO, a récemment défendu sa société dans un long article du Wall Street Journal: il tente d'expliquer finalement que c'est plutôt l'Internet et ses mécanismes d'optimisation extrême des coûts de production et distribution de contenu qui sont à blâmer plutôt que sa compagnie en elle-même. Par sa position de figure de proue, elle est devenue bouc émissaire selon lui!
Pour se défendre, il rappelle le milliard de visites mensuelles envoyées vers les sites de presse par Google News et y ajoute 3 milliards depuis le moteur de recherches pour montrer la bonne volonté de Google. Google retire d'ailleurs tout site de son index sur simple demande mais ceux qui s'y sont essayé ont fait machine arrière: la part des revenus alors perdus est trop conséquente.
E. Schmid va enfin jusqu'à parler de l'autosatisfaction passée des journaux, souvent générée par la facilité d'un monopole local pour dire qu'ils se sont endormis mais qu'il est encore temps de se remonter les manches tous ensemble pour trouver de nouvelles voies honorables de sortie de cette mutation structurelle de la presse qui est en cours.
Pierre Chappaz dans son analyse de la situation dit. " Le boss de Google veut rassurer: Internet ne va pas tuer l'info, comme la télé n'a pas tué la radio. Il y aura toutes sortes de modèles gratuits et payants, les meilleurs media ont déja compris l'importance de rassembler leurs lecteurs en communautés.
En effet, selon un rapport Moody's de juin 2009, les journaux investissement seulement 14% de leur coût dans la création de contenus et 16% dans la structure de vente publicitaire pour 70% dans les frais de production (composition) , d'impression et de distribution du produit ainsi que dans la gestion de la société.
A première vue, on peut donc certainement affirmer que les journaux n'investissent pas assez (en proportion) dans la création de contenus pour leur produit actuel: trop d'argent passe dans les commodités et le "confort" d'entreprise.
Mais, il serait par contre faux d'en tirer la conclusion qu'il suffit de stopper la rotative pour que les sites de presse en ligne deviennent des vaches à lait: les revenus en ligne des éditeurs sont actuellement pour la plupart d'entre eux tellement faibles que la seule chance de survie de la rédaction en ligne est d'être "noyée" dans la rédaction papier qui se fait elle-même très discrète et petite derrière les 70% évoqués plus haut.
Les rédactions de presse actuelles sont construites pour fonctionner au sein d'une infrastructure massive qui les rend financièrement acceptables mais elles seraient toujours bien trop grosses pour fonctionner rentablement dans un monde purement Internet où leurs coûts seraient prohibitifs face aux revenus tellement plus maigres du monde Internet.
Je ne dis pas que la taille n'est pas justifiée pour un journalisme de qualité (investigations longues, etc.) traditionnel du monde papier, je dis seulement que ce journalisme n'est plus finançable par les revenus issus de l'Internet. Il faut donc souhaiter que nous soyons tous volontaires pour continuer à acheter du papier...
Pour survivre dans les news sur Internet, il faut à mon avis être né après l'émergence du réseau des réseaux mais pas avant: très peu de chances d'adapter sa structure de coût si on n'est pas "né dedans". On est clairement ici dans un cas d'école du célèbre Innovator's Dilemma du C. Christensen. La meilleure preuve: le Huffington Post, justement étalon du "né dedans", a lancé un fonds de financement externe du journalisme d'investigation: il ne peut pas l'intégrer à ses finances courantes et doit donc le traiter de manière exceptionnelle..
Le petit nouveau sans importance d'il y a 10 ans (le Net) est devenu le Grand Méchant Loup: l'impact de l'Internet sur les rédactions va encore être très violent.
La bascule des utilisateurs vers l'Internet pour leur consommation médiatique va encore augmenter la pression sur les rédactions traditionnelles puisque la diminution de l'imprimé va faire augmenter leur quote-part dans la structure de coûts des groupes médiatiques qui ne récupéreront jamais dans la main gauche (revenus publicitaires online) les revenus laissés échappés par la main droite (revenus publicitaires papier) même si on ne parle que la proportion de ces revenus correspondant aux coût de création du contenu....
C'est là que je vois la discrépance potentiellement léthale entre presse et internet, titre de cet article. En effet, Wiktionary définit cette discrépance comme "Simultanéité désagréable de sons, de sensations, d'avis, etc., qui ne s'accordent pas.". C'est exactement le sujet!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Alors, dans la lignée de son célèbre don't be evil", Google tente d'aider avec des mécanismes comme le récent programme "1st Click Free" où l'internaute ne peut chaque jour accéder gratuitement qu'un nombre limité d'articles lorsqu'il est envoyé par Google News qui génère ainsi 1 milliard de vistes mensuelles vers les sites éditoriaux.
Eric Schmidt, son CEO, a récemment défendu sa société dans un long article du Wall Street Journal: il tente d'expliquer finalement que c'est plutôt l'Internet et ses mécanismes d'optimisation extrême des coûts de production et distribution de contenu qui sont à blâmer plutôt que sa compagnie en elle-même. Par sa position de figure de proue, elle est devenue bouc émissaire selon lui!
Pour se défendre, il rappelle le milliard de visites mensuelles envoyées vers les sites de presse par Google News et y ajoute 3 milliards depuis le moteur de recherches pour montrer la bonne volonté de Google. Google retire d'ailleurs tout site de son index sur simple demande mais ceux qui s'y sont essayé ont fait machine arrière: la part des revenus alors perdus est trop conséquente.
E. Schmid va enfin jusqu'à parler de l'autosatisfaction passée des journaux, souvent générée par la facilité d'un monopole local pour dire qu'ils se sont endormis mais qu'il est encore temps de se remonter les manches tous ensemble pour trouver de nouvelles voies honorables de sortie de cette mutation structurelle de la presse qui est en cours.
Pierre Chappaz dans son analyse de la situation dit. " Le boss de Google veut rassurer: Internet ne va pas tuer l'info, comme la télé n'a pas tué la radio. Il y aura toutes sortes de modèles gratuits et payants, les meilleurs media ont déja compris l'importance de rassembler leurs lecteurs en communautés.
Petit coup de griffe au passage: " Murdoch lui-même dit que c'est l'endormissement des journaux, dû à leur situation passée de monopoles, qui les a mis dans ces difficultés, pas la technologie". A mon avis il y a un peu des deux :-)"
Moi, je dois avouer que je vois une discrépance quasi-léthale entre presse et Internet dans la situation actuelle.En effet, selon un rapport Moody's de juin 2009, les journaux investissement seulement 14% de leur coût dans la création de contenus et 16% dans la structure de vente publicitaire pour 70% dans les frais de production (composition) , d'impression et de distribution du produit ainsi que dans la gestion de la société.
A première vue, on peut donc certainement affirmer que les journaux n'investissent pas assez (en proportion) dans la création de contenus pour leur produit actuel: trop d'argent passe dans les commodités et le "confort" d'entreprise.
Mais, il serait par contre faux d'en tirer la conclusion qu'il suffit de stopper la rotative pour que les sites de presse en ligne deviennent des vaches à lait: les revenus en ligne des éditeurs sont actuellement pour la plupart d'entre eux tellement faibles que la seule chance de survie de la rédaction en ligne est d'être "noyée" dans la rédaction papier qui se fait elle-même très discrète et petite derrière les 70% évoqués plus haut.
Les rédactions de presse actuelles sont construites pour fonctionner au sein d'une infrastructure massive qui les rend financièrement acceptables mais elles seraient toujours bien trop grosses pour fonctionner rentablement dans un monde purement Internet où leurs coûts seraient prohibitifs face aux revenus tellement plus maigres du monde Internet.
Je ne dis pas que la taille n'est pas justifiée pour un journalisme de qualité (investigations longues, etc.) traditionnel du monde papier, je dis seulement que ce journalisme n'est plus finançable par les revenus issus de l'Internet. Il faut donc souhaiter que nous soyons tous volontaires pour continuer à acheter du papier...
Pour survivre dans les news sur Internet, il faut à mon avis être né après l'émergence du réseau des réseaux mais pas avant: très peu de chances d'adapter sa structure de coût si on n'est pas "né dedans". On est clairement ici dans un cas d'école du célèbre Innovator's Dilemma du C. Christensen. La meilleure preuve: le Huffington Post, justement étalon du "né dedans", a lancé un fonds de financement externe du journalisme d'investigation: il ne peut pas l'intégrer à ses finances courantes et doit donc le traiter de manière exceptionnelle..
Le petit nouveau sans importance d'il y a 10 ans (le Net) est devenu le Grand Méchant Loup: l'impact de l'Internet sur les rédactions va encore être très violent.
La bascule des utilisateurs vers l'Internet pour leur consommation médiatique va encore augmenter la pression sur les rédactions traditionnelles puisque la diminution de l'imprimé va faire augmenter leur quote-part dans la structure de coûts des groupes médiatiques qui ne récupéreront jamais dans la main gauche (revenus publicitaires online) les revenus laissés échappés par la main droite (revenus publicitaires papier) même si on ne parle que la proportion de ces revenus correspondant aux coût de création du contenu....
C'est là que je vois la discrépance potentiellement léthale entre presse et internet, titre de cet article. En effet, Wiktionary définit cette discrépance comme "Simultanéité désagréable de sons, de sensations, d'avis, etc., qui ne s'accordent pas.". C'est exactement le sujet!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, novembre 25, 2009
Karmic Koala depuis un mois dans la famille : Simple comme Ubuntu!
Mise à jour:
Ubuntu party à Paris (Cité des Sciences) ce week-end du 28 et 29.11 2009 pour le lancement de Karmic Koala. Tous les détails dans ce fichier. Présence exceptionnelle de Mark Shuttleworth, le "père" de Ubuntu. Allez-y de ma part...
Billet original:
Fin Octobre 2009 alors que la planète entière (ou presque...) passait à Windows 7, la famille Durand jusqu'à présent équipée de XP a fait un virage à 180°: j'ai installé le nouveau PC familial sous Ubuntu avec sa dernière version Karmic Koala.
Avec le projet NACA (dont nous avons mis les outils de transcodage Cobol > Java en Open Source), j'ai fait prendre à Linux un rôle critique dans le système informatique de mon employeur. Maintenant que Linux semble également mûr pour le poste de travail personnel, il me paraissait logique de lui faire prendre aussi la place de choix dans l'informatique
Le PC acquis pour l'occasion est un clone "no-name" mais haute performance dépouillé de tout logiciel acquis à très bon prix (à cause de l'absence totale de soft) parmi les meilleurs ventes d'Amazon. Il est très standard dans sa config matériel: carte-mère ASUS, etc.
Le dernier service demandé au vieux PC poussif et boîteux sous XP a été de descendre l'image ISO du disque d'installation Ubuntu et de la graver sur un CD.
L'install s'est passée absolument sans souci: quelques paramètres à configurer et le système se met en place automatiquemet en 30 min. Il reboote et c'est fait: tous les dispositifs matériels internes (USB, connexion Ethernet, accélération graphique, disque, etc...) du PC ont été reconnus de même que les périphériques externes: imprimante HP multi-fonctions, disque dur externe USB, micro USB, lecteur MP3, etc.
J'ai ensuite ajouté des utilisateurs distincts pour ma femme et mon fils. Puis, mis en place tous les logiciels dont nous avions besoin pour reconstituer un environnement équivalent à celui que nous avions sur MS-Windows.
C'est là que je vous conseille l'excellent livre (libre lui aussi !) de Didier Roche "Simple comme Ubuntu" sur Framabook: il a été clef pour moi pour préparer cette migration. [Téléchargeable puisque libre mais à seulement 17 euros en version papier. Pourquoi s'en priver ?¨...]
Il présente en effet Ubuntu sous un angle parfait pour une telle migration: j'arrive de Windows, comment je fais pour reproduire mes vieilles habitudes MS-iennes sous Ubuntu? Eh bien, c'est détaillé sur de nombreux chapitres avec en prime un exposé clair (juste un peu biaisé parfois...) des avantages de Linux sur Windows dans ce genre d'activités. Tout ce qu'il faut savoir y est: des heures (jours ?...) de gagnés par rapport à la navigation "à l'aveuglette" dans les forums pour trouver les bonnes équivalences par soi-même.
De plus, parmi ces chapitres, il y a un inventaire dual sur les logiciels de chaque plate-forme par domaines qui propose des équivalences par domaine avec des recommandations pour les "stars" du libre : MS File Explorer > Nautilus, MS-Office > Open Office, MSN Messenger > Pidgin, Scan/OCR HP > Xsane, gestion des podcasts et MP3 > RythmBox + gPodder, etc.... Je ne cite pas Firefox (je suppose que vous y êtes déjà même sous Windows...)
Plusieurs chapitres sont consacrés aux jeux: nous en avons déjà installé quelques-uns. Premières constations: les jeux sous Linux n'ont franchement (plus) rien à envier à ceux sous Windows. Il va nous falloir plusieurs années pour venir à bout de tous ceux qui viennent avec Ubuntu....
La sélection de ses nouveaux outils personnels par popularité est essentielle: le dynamisme d'évolution d'un logiciel libre est toujours très fortement corrélé à la taille de sa communauté d'utilisateurs. Le bouquin ci-dessus est très précieux dans ce domaine.
Le bilan après un mois:
Même si j'ai écrit récemment que la taille du logiciel Open Source restait faible par rapport à tout le logiciel commercial et professionnel, elle suffit à combler les besoins de notre famille. Je ne le garantis pas sur les besoins très pointus que vous pourriez avoir.
Conclusion: Ubuntu/Linux n'est plus réservé à des geeks boutonneux à fortes compétences et inclination certaine pour le hack et la bidouille, c'est devenu un système d'exploitation 100% viable pour la station de travail familiale.
Si l'avenir me fait mentir, je reviendrai en toute transparence sur mes soucis dans de futurs billets.....
PS: Si vous prévoyez cette migration sur un PC déjà installé, il y a une solution sans risque pour voir "ce qui va se produire après" sans avoir à changer quoi que ce soit sur votre disque dur: le CD de Ubuntu est bootable.
Vous pouvez donc faire démarrer votre PC actuel sous Ubuntu à zéro risque: bootez juste sur le CD sans rien faire d'autre. Quand Ubuntu a démarré, regardez si tous vos dispositifs matériels sont correctement reconnus (Ethernet, carte graphique, disque dur, USB, etc...). Si c'est bien le cas alors vous pouvez faire une sauvegarde de vos données sur disque USB externe et vous lancer ! Un mode intermédiaire consiste à repartitionner le disque pour avoir un boot dual entre Windows et Linux pendant un petit moment: le temps de s'habituer!
PS du PS: je ne suis pas coupable de la casse ni responsable du support!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Ubuntu party à Paris (Cité des Sciences) ce week-end du 28 et 29.11 2009 pour le lancement de Karmic Koala. Tous les détails dans ce fichier. Présence exceptionnelle de Mark Shuttleworth, le "père" de Ubuntu. Allez-y de ma part...
Billet original:
Fin Octobre 2009 alors que la planète entière (ou presque...) passait à Windows 7, la famille Durand jusqu'à présent équipée de XP a fait un virage à 180°: j'ai installé le nouveau PC familial sous Ubuntu avec sa dernière version Karmic Koala.
Avec le projet NACA (dont nous avons mis les outils de transcodage Cobol > Java en Open Source), j'ai fait prendre à Linux un rôle critique dans le système informatique de mon employeur. Maintenant que Linux semble également mûr pour le poste de travail personnel, il me paraissait logique de lui faire prendre aussi la place de choix dans l'informatique
Le PC acquis pour l'occasion est un clone "no-name" mais haute performance dépouillé de tout logiciel acquis à très bon prix (à cause de l'absence totale de soft) parmi les meilleurs ventes d'Amazon. Il est très standard dans sa config matériel: carte-mère ASUS, etc.
Le dernier service demandé au vieux PC poussif et boîteux sous XP a été de descendre l'image ISO du disque d'installation Ubuntu et de la graver sur un CD.
L'install s'est passée absolument sans souci: quelques paramètres à configurer et le système se met en place automatiquemet en 30 min. Il reboote et c'est fait: tous les dispositifs matériels internes (USB, connexion Ethernet, accélération graphique, disque, etc...) du PC ont été reconnus de même que les périphériques externes: imprimante HP multi-fonctions, disque dur externe USB, micro USB, lecteur MP3, etc.
J'ai ensuite ajouté des utilisateurs distincts pour ma femme et mon fils. Puis, mis en place tous les logiciels dont nous avions besoin pour reconstituer un environnement équivalent à celui que nous avions sur MS-Windows.
C'est là que je vous conseille l'excellent livre (libre lui aussi !) de Didier Roche "Simple comme Ubuntu" sur Framabook: il a été clef pour moi pour préparer cette migration. [Téléchargeable puisque libre mais à seulement 17 euros en version papier. Pourquoi s'en priver ?¨...]
Il présente en effet Ubuntu sous un angle parfait pour une telle migration: j'arrive de Windows, comment je fais pour reproduire mes vieilles habitudes MS-iennes sous Ubuntu? Eh bien, c'est détaillé sur de nombreux chapitres avec en prime un exposé clair (juste un peu biaisé parfois...) des avantages de Linux sur Windows dans ce genre d'activités. Tout ce qu'il faut savoir y est: des heures (jours ?...) de gagnés par rapport à la navigation "à l'aveuglette" dans les forums pour trouver les bonnes équivalences par soi-même.
De plus, parmi ces chapitres, il y a un inventaire dual sur les logiciels de chaque plate-forme par domaines qui propose des équivalences par domaine avec des recommandations pour les "stars" du libre : MS File Explorer > Nautilus, MS-Office > Open Office, MSN Messenger > Pidgin, Scan/OCR HP > Xsane, gestion des podcasts et MP3 > RythmBox + gPodder, etc.... Je ne cite pas Firefox (je suppose que vous y êtes déjà même sous Windows...)
Plusieurs chapitres sont consacrés aux jeux: nous en avons déjà installé quelques-uns. Premières constations: les jeux sous Linux n'ont franchement (plus) rien à envier à ceux sous Windows. Il va nous falloir plusieurs années pour venir à bout de tous ceux qui viennent avec Ubuntu....
La sélection de ses nouveaux outils personnels par popularité est essentielle: le dynamisme d'évolution d'un logiciel libre est toujours très fortement corrélé à la taille de sa communauté d'utilisateurs. Le bouquin ci-dessus est très précieux dans ce domaine.
Le bilan après un mois:
- Madame Durand (vivant hors de la sphère geek...) est passée en douceur de Windows à Ubuntu: elle a retrouvé des outils équivalents sous Karmic Koala pour ses activités essentiellement bureautiques et internautes. L'ergonomie du bureau et de OpenOffice sont tellement proches de Windows qu'elle s'est à peine rendue compte du passage!
- ... enfin si, elle s'en est rendu compte: elle ne veut absolument plus retourner à Windows car elle trouve la nouvelle machine hyper-stable et très rapide. On ne sait ce qu'est un reboot: les derniers, c'est EDF qui les fait pour nous dorénavant !....
- un petit bémol de ma part: on va attendre un peu avant de se prononcer définitivement. Côté rapidité: le PC est tout neuf alors que le vieux avait 5 ans: la loi de Moore est passée par là... Côté stabilité: on verra à la longue car une machine Windows neuve est aussi toujours très stable: c'est au fil des installations hétéroclites et donc du pourrissement progressif de la MS-registry que les choses se gâtent en général. On verra dans quelques mois si Ubuntu lui se bonifie en vieillissant...
- Un point qui contribue à cette stabilité: seul l'administrateur (donc moi!) peut installer de nouveau logiciels sur la machine via la logithèque Ubuntu donc un meilleur contrôle sur les installations multiples de ma chère tête blonde... En général, le système de sécurité intégré au noyau de Linux (qui vaut 1.4 milliards de dollars si cela peut rassurer) dès sa conception rend le système beaucoup moins vulnérables aux virus et autres malwares.
- Avec la logithèque Ubuntu, j'ai trouvé un moyen intégré au système d'exploitation pour compléter de manière homogène et cohérente la panoplie des outils que nous utilisons. De plus, avec la taille de cette logithèque, on a l'impression d'avoir trouvée la corne d'abondance ... avec utilisation illimitée et gratuite en prime.
- Le système de correctifs est très simple: c'est strictement équivalent à Windows Live Update. La machine reçoit automatiquement les notifications de correctifs depuis les dépôts de paquets Ubuntu et les signale (ou les installe automatiquement selon paramètres choisis).
- Des économies: plus d'achats de nouveaux logiciels mais simplement leur installation à l'envi! Plus d'abonnement annuel à l'anti-virus, aux nouvelles versions des logiciels déjà utilisés, etc... En conséquence plus de craintes de retrouver des logiciels sans licence installlés par Junior via des cracks généreusement fournis par les potes.
Même si j'ai écrit récemment que la taille du logiciel Open Source restait faible par rapport à tout le logiciel commercial et professionnel, elle suffit à combler les besoins de notre famille. Je ne le garantis pas sur les besoins très pointus que vous pourriez avoir.
Conclusion: Ubuntu/Linux n'est plus réservé à des geeks boutonneux à fortes compétences et inclination certaine pour le hack et la bidouille, c'est devenu un système d'exploitation 100% viable pour la station de travail familiale.
Si l'avenir me fait mentir, je reviendrai en toute transparence sur mes soucis dans de futurs billets.....
PS: Si vous prévoyez cette migration sur un PC déjà installé, il y a une solution sans risque pour voir "ce qui va se produire après" sans avoir à changer quoi que ce soit sur votre disque dur: le CD de Ubuntu est bootable.
Vous pouvez donc faire démarrer votre PC actuel sous Ubuntu à zéro risque: bootez juste sur le CD sans rien faire d'autre. Quand Ubuntu a démarré, regardez si tous vos dispositifs matériels sont correctement reconnus (Ethernet, carte graphique, disque dur, USB, etc...). Si c'est bien le cas alors vous pouvez faire une sauvegarde de vos données sur disque USB externe et vous lancer ! Un mode intermédiaire consiste à repartitionner le disque pour avoir un boot dual entre Windows et Linux pendant un petit moment: le temps de s'habituer!
PS du PS: je ne suis pas coupable de la casse ni responsable du support!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, novembre 23, 2009
Youtube et sous-titrage: avantages stratégiques cachés
Google a annoncé le sous-titrage automatique des vidéos Youtube par utilisation de la technologie de transcription de Google Voice: Guillaume en donne les détails. Il avait été initialement testé sur les vidéos de la campagne Obama.
C'est bien sûr un service aux utilisateurs qui traite de la seconde partie de la mission à 300 ans de Google, "rendre le contenu accessible":
Mais, c'est un travail essentiel pour le futur: la proportion du contenu textuel dans l'univers informationnel a clairement tendance à diminuer pour faire place au multimédia.
C'est alors un enjeu stratégique que des maîtriser les techniques de l'indexation indirecte de ces nouvelles formes de contenu pour rendre de meilleurs services à l'utilisateur tout en maximisant la valorisation du trafic résultant.
Les futurs titans de l'Economie de la Sérendipité naissante sont à chercher parmi les leaders de ce domaine technologique!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
C'est bien sûr un service aux utilisateurs qui traite de la seconde partie de la mission à 300 ans de Google, "rendre le contenu accessible":
- quand on reste dans la même langue, c'est une assistance appréciable aux déficients auditifs.
- quand on combine la transcription textuelle avec le service de traduction automatique de Google (qui reste parmi les meilleurs du monde), il donne accès à chacun à du contenu étranger.
- Amélioration progressive de la technologie de base: le sous-titrage automatique va pouvoir être corrigé dans ses erreurs par les interventions manuelles des spectateurs qui seront ensuite réinjectées dans l'outil pour l'améliorer. C'est donc une fois de plus (cf. "le boulot au noir" de re-Captcha) l'utilisateur final qui est mis à contribution pour améliorer les services développés.
- Augmentation du trafic via meilleure indexation: les voix sont ramenées en texte. Ce texte peut ensuite être exposé aux moteurs de recherche (celui de la maison-mère bien sûr mais aussi Bing, celui de Microsoft et autres) pour qu'ils l'indexent. La mise en action ultérieure des technologies Universal Search expose ainsi au mieux ces vidéos sur les pages de résultats. Le trafic incroyable de Youtube augmentera encore ! (1.2 milliards de diffusion quotidiennes aux dernières nouvelles...)
- Elimination publicitaire du contenu scabreux: la stagnation du chiffre du d'affaires publicitaire de Youtube (à la déception de Google) est dû aux risques que les annonceurs ne veulent pas prendre: aucune grande marque ne peut accepter de voir une coûteuse campagne d'image associée à des contenus peu flatteurs dû l'imperfection des mécaniques d'association. La transcription textuelle systématique des vidéos va permettre à Youtube de détecter mieux (mais pas encore parfaitement) les clips "douteux" et donc pouvoir apporter plus de sécurité d'image aux annonceurs
- Meilleure ciblage publicitaire: à l'instar de ce qui se fait sur le moteur de Google, Youtube va pouvoir mieux cibler, à travers la compréhension des mots prononcés, les publicités qu'elles présentent avec les vidéos y compris dans les formes publicitaires spécifiques à la vidéo.
Mais, c'est un travail essentiel pour le futur: la proportion du contenu textuel dans l'univers informationnel a clairement tendance à diminuer pour faire place au multimédia.
C'est alors un enjeu stratégique que des maîtriser les techniques de l'indexation indirecte de ces nouvelles formes de contenu pour rendre de meilleurs services à l'utilisateur tout en maximisant la valorisation du trafic résultant.
Les futurs titans de l'Economie de la Sérendipité naissante sont à chercher parmi les leaders de ce domaine technologique!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, novembre 19, 2009
[Fun] Génération Y
Je viens d'avoir une révélation: pourquoi mon fils fait-il dignement partie de la génération Y ?
(celle qui va de 1980 à 1995)

Arf!
Merci Nathalie!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
(celle qui va de 1980 à 1995)

Arf!
Merci Nathalie!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mercredi, novembre 18, 2009
Google (News) = 15-20% des visiteurs pour les leaders de presse
La chaude empoignade qui oppose depuis quelques jours Ruppert Murdoch à Google dont il veut se faire désindexer amène la publication de chiffres très intéressants: le magazine Ad Age donne aujourd'hui les détails pour 3 leaders de la presse US: Barron's, New York Post et Wall Street Journal.
Rupert Murdoch doit donc avoir le coeur bien accroché pour renoncer à presque 20% des visiteurs du titre leader de sa société: pense-t-il vraiment tout au fond de lui-même que les souscriptions payantes supplémentaires vont compenser la chute correspondante des revenus publicitaires ?
La question reste ouverte:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Rupert Murdoch doit donc avoir le coeur bien accroché pour renoncer à presque 20% des visiteurs du titre leader de sa société: pense-t-il vraiment tout au fond de lui-même que les souscriptions payantes supplémentaires vont compenser la chute correspondante des revenus publicitaires ?La question reste ouverte:
- certaine rebellions belges passées du même ordre se sont vite terminées devant la catastrophe d'audience donc de revenus
- Google a lui-même annoncé router chaque mois un milliard de visites vers les sites de presse qu'il indexe
- la progression du "Web Immédiat" va petit à petit faire que les lecteurs auront de moins en moins le réflexe d'aller vers le site des éditeurs pour localiser les nouvelles fraîches
- l'obscurité n'est-elle pas plus tragique que la piraterie de contenu ?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, novembre 17, 2009
Désamicaliser = mot de l'année selon le dictionnaire Oxford
Le célèbre dictionnaire anglophone Oxford vient de choisir son mot de l'année 2009: c'est "désamicaliser" (to "unfriend" dans la langue de Shakespeare).
Cette action de "rompre le lien créé précédemment dans un réseaux social" (surtout Facebook) est donc le nouveau mot le plus marquant du langage de cette année.
Signe des temps, il y a 3 ans c'était le verbe "googler" qui avait son heure de gloire: ce choix du Oxford's montre clairement que le front de la vague est dans le web social. La recherche d'information n'a pas disparu (30'000 requêtes sur le seul Google chaque seconde) mais elle simplement standard dans notre vie.
Cette "socialisation virtuelle" de notre vie se prouve par les chiffres toujours hauts de Facebook en train de s'approprier le graphe social mondial.
Comme déjà écrit, je vis aussi ce jeu de la (dés)amicalisation tous les jours: très peu de mes relations non-professionnelles, pourtant très éloignées pour la plupart du Web Squared, n'ont pas leur page Facebook.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Cette action de "rompre le lien créé précédemment dans un réseaux social" (surtout Facebook) est donc le nouveau mot le plus marquant du langage de cette année.
Signe des temps, il y a 3 ans c'était le verbe "googler" qui avait son heure de gloire: ce choix du Oxford's montre clairement que le front de la vague est dans le web social. La recherche d'information n'a pas disparu (30'000 requêtes sur le seul Google chaque seconde) mais elle simplement standard dans notre vie.
Cette "socialisation virtuelle" de notre vie se prouve par les chiffres toujours hauts de Facebook en train de s'approprier le graphe social mondial.
Comme déjà écrit, je vis aussi ce jeu de la (dés)amicalisation tous les jours: très peu de mes relations non-professionnelles, pourtant très éloignées pour la plupart du Web Squared, n'ont pas leur page Facebook.
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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