samedi, juin 16, 2007

Commentaire du jour [16] - Les ordinateurs polluent autant que les avions!

[Commentaire du jour sur Media & Tech: quoi et pourquoi - Les autres commentaires du jour]

A propos de "Intel, Google: Serveurs et PC = 50%+ d'énergie électrique gaspillée", Marc-Antoine Franc de Croissance Verte (des spécialistes du sujet) apporte des précisions très intéressantes:

"Vaste sujet en effet qu'est l'empreinte environnemental de l'informatique: l’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC) serait responsable selon une étude Gartner de 2% des émissions de CO2 mondiales, soit l’équivalent de l’aviation.

A noter également la création d'un consortium aux US (le Green grid) qui réunit les entreprises soucieuses de réduire les consommations énergétiques liées à leur centre de données : en 2005 les centres de données informatiques aux Etats-Unis ont consommé 4,5 milliards de kWh (kilowatt-heure), soit plus de 3 milliards de dollars de dépenses énergétiques, selon une étude réalisée pour AMD. "

Tous les billets de Croissance Verte autour de l'informatique ici.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, juin 14, 2007

Un milliard de vidéos sur Internet ? 50% chez Youtube

Devant l'engouement énorme pour la vidéo sur Internet, Nathan Weinberg a essayé d'évaluer combien de vidéos étaient disponibles sur Internet. Il est arrivé à 128 millions de vidéos connues

J'ai refait un essai sur la partie vidéo de l'Universal Search de Google: il connaît plus de 800 millions de vidéos visibles sur un site ou l'autre de l'Internet et indexées par ses robots.

[N'hésitez pas à cliquer l'image pour zoomer]
P. Lenssen rappelle que Google semble essentiellement se limiter à au format Flash et ne prend pas en compte les formats comme WMV, MOV ou MPG.

On peut donc conclure que:

il existe au moins 1 bon milliard de vidéos facilement et librement accesibles sur Internet
!

Pas mal en 2 ans environ (si on met le jour J à la naissance de Youtube en février 2005 ...) par rapport à la taille du web (estimée à 20+ milliards de pages en août 2005)

Pour le seul Youtube, c'est plus de 570 millions de vidéos qui existent pour le site (à 65'000 nouvelles par jour, ça va vite!)


[j'ai réutilisé la directive "site:" pour obtenir ce chiffre - voir ce billet pour les détails].

Voilà qui nous amènerait donc à une part de marché en volume de 50%: finalement les 1.65 milliards de dollars payés par Google, ce n'était pas si cher...

En tout cas, ces chiffres (et les audiences quotidiennes de 100+ millions de visualisations) font réfléchir les poids lourds des grands médias européens. Ils commencent à admettre la valeur de l'Internet et de Youtube en particulier pour leur promotion par les formats courts qui sont la spécifité de l'Internet.

En effet, le groupe France Télévision va profiter de la prochaine version française de Youtube pour faire la promotion via ce site: "cet accord [avec Google/Youtube] constituerait donc avant tout pour France Television un espace promotionnel où il puisse marketer et proposer ses produits ou des images en avant-première et ainsi récupérer de l'audience."

N'est-ce pas là une "étreinte mortelle" avec l'enemi de demain, la vidéo distribuée par Internet qui arrive (simplement) sur les TVs nos salons?

En effet, avec les chiffres évoqués ci-dessus et l'arrivée au pouvoir de la génération "Zapping "(i.e les ados comme celui que j'ai à la maison...) qui n'a jamais connu un monde sans Internet et pour qui quelque chose qui dure plus de 30 secondes est une éternité, je me ferais un peu de souci si j'étais responsable des programmes (longs) sur une chaîne classique ... et qu'il me reste encore plus de 5-7 ans à accomplir!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, juin 13, 2007

Intel, Google: Serveurs et PC = 50%+ d'énergie électrique gaspillée

Intel et Google se sont alliés pour "évangéliser" sur le terrain d'une informatique plus respectueuse de l'environnement: ils sont membres fondateurs (avec d'autres) de l'initiative "Climate Savers Computing".

Les premières "prêches" tournent d'une informatique moins gourmande en electricité (gaspillée):
  • 50% de l'énergie consommée par un PC perdue dans l'étage d'alimentation (conversion courant alternatif -> courant continu). Double pollution: pour produire l'électricité puis pour dissiper les calories...
  • 30% supplémentaires seraient ensuite perdus pour n'effectuer aucun travail informatique utile
L'utilisation de composants plus respecteux de l'environnement permet de dépasser un rendement de 90%. Google annonce que ses serveurs ont un rendement électrique de 90-93% en utilisant des alimentations électriques plus propres. C'est bien vu que Google possède maintenant largement plus de 450'000 serveurs.

Le surcoût est selon Intel seulement de 30 dollars par machine. C'est amorti en économie de factures électriques en moins de 2 ans selon les calculs du même Intel. Alors, pourquoi est-ce que tout le monde ne le fait pas?

L'enjeu a été aussi calculé: 54 millions de tonnes de carbone non rejetées chaque année dans l'atmosphère.

On commence quand? C'est pas cher et cela peut rapporter gros....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, juin 12, 2007

Publicité Internet: la sélection darwinienne va s'intensifier

La publicité sur Internet explose (en partie) grâce à sa technologie qui permet une "micro-mesurabilité atomique": toutes les impressions de pages et les clics publicitaires sont enregistrés puis analysés pour toujours améliorer le ciblage.

On dit que Google Adsense utilise 100+ paramètres différents pour choisir quelle pub afficher sur une page....

Parmi ces paramètres, le site sur lequel afficher est bien sûr un critère. Jusqu'à présent, il n'était pas remonté à l'annonceur quand il reçoit la facture: tant de clics à tant de centimes = N Francs.

Sur Adwords / Adsense, l'annonceur peut déjà se limiter à certains sites ou en exclure certains (qu'il connaît). Mais, sur la facture Google, il ne voit pas qui lui a généré des clics.

Eh bien, le géant de Moutain View fait un pas en avant vers toujours plus de transparence: Google va maintenant livrer un rapport détaillé des sites ayant publié les annonces puis éventuellement généré les clics.

Cela va permettre 2 choses:
  • d'abord, pour la prochaine période, l'annonceur va pouvoir éliminer des sites (qu'il ne connaissait pas) mais qui après visite montreront qu'ils ne correspondent pas à la cible marketing de l'annonceur.
  • surtout, l'annonceur pourra éliminer les sites qui, bien que dans la cible, génèrent des clics vers le site de l'annonceur mais qui ne sont ensuite pas suivis d'effet: pas d'achat, d'inscription, etc.... On est un peu ici dans la philosophie PPA/CPA [Note: en tant qu'éditeur Adsense, on a déjà la possibilité de filtrer les annonces de la concurrence - Google instaure donc une certaine symétrie].
Selon Clickz, les machines de Google analyseront automatiquement les corrections manuelles humaines pour "apprendre" et ainsi améliorer encore la pertinence de l'algorithme de sélection AdSense.

Google Adsense par le mariage de la Longue Traîne des annonceurs avec la Longue Traîne des éditeurs a pu devenir une société à 10+ milliards de dollars annuels de CA au pinacle de Wall Street.

Pour perpétrer cette position, en faisant disparaître le côté un peu "trou noir" de son réseau AdSense et après avoir lutté ardument contre la fraude aux clics, Google donne maintenant aux 2 parties des moyens de contrôle sur "les points de rencontre" effectifs de ces 2 traînes afin d'augmenter l'efficacité dudit mariage et de conserver ainsi sa position stratégique de plaque tournante financière au coeur de ce marché publicitaire.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, juin 11, 2007

Youtube va diffuser en Juin sur les télés de nos salons

La technologie Flash utilisée par Youtube jusqu'à présent est analysée comme l'une des raisons du succès (avec le streaming qu'elle permet) de Youtube: elle est présente sur 98% des PCs car elle arrive le plus souvent préinstallée sur le PC ou avec le navigateur.

Cela garantit que tout le monde peut visualiser le contenu sans peine. D'où le succès de trafic (100+ millions de visualisations par jour) qui a conduit au rachat par Google.

La monétisation du contenu Youtube a débuté mais elle n'atteindra jamais les "grandes largeurs" si ce contenu ne parvient pas à l'écran vidéo favori de "l'humain standard": le poste de télévision de nos salons.

En effet, le relais de croissance de Google est le marché des médias traditionnels: les recettes publicitaires de la télévision dominent sur tous les marchés en particulier aux USA.

Il est donc normal que Google/Youtube fasse les efforts de qualité nécessaires à la diffusion sur ce média. Ils ré-encodent actuellement toutes les vidéos antérieurement chargées (et précieusement stockées....) tous les jours sur Youtube en qualité H.264 (pour les néophytes, c'est la technologie utilisée pour la haute définition en particulier sur les nouveaux DVD BluRay ou HD). Steve Jobs d'Apple a confirmé qu'il s'agissait d'une collaboration officielle Apple-Google (utilisable dès juin)

Les premiers plugins Youtube (dans sa qualité Flash actuelle) sur les "boxes" tels Apple TV et bientôt sûrement sur nos "boxes" européennes AOLBox, Freebox, etc... sont des initiatives "pionnières" / gadgets qui ouvrent la voie aux passionnés. Mais, elles ne passent pas la rampe pour le marché de masse.

C'est donc un mouvement préparatoire normal que Google/Youtube exécute sur ce marché. Il est aussi sûrement dicté par l'arrivée de Joost qui est lui directement parti en haute qualité!

J'ai toujours pensé que la télévision interactive et personnalisée ne viendrait pas par le câble piloté (et contrôlé par nos opérateurs qui tentent de freiner les évolutions trop "anarchiques" ) mais par un système beaucoup plus ouvert et dynamique comme l'Internet. Il faut juste avoir le chaînon manquant pour lier l'un à l'autre: c'est l'ADSL et la box que l'on met au bout!

La stratégie Triple Play actuelle de tous les opérateurs télécoms qui ont peu d'acquis à préserver dans la TV va booster ce phénomène de la TV 2.0 à partir de maintenant! Et tant pis si les opérateurs de diffusion tv traditionnels souffrent....

(Il faudra - à mon humble avis - quand même 3-5 ans pour qu'elle émerge, cette TV 2.0!)

Source:
blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, juin 07, 2007

Publicité Internet: presque 5 milliards de dollars aux USA pour le T1 2007- Europe: 10.8 milliards pour 2006

l'IAB annonce que le cap des 5 milliards de dollars de chiffres d'affaires aux USA pour la publicité Internet a été approché pour le T1 2007 avec 4.9 milliards (+26% par rapport à l'an dernier).

Un cap symbolique après celui du milliard mensuel en Novembre 2005.

Dans une étude complémentaire séparée sur l'Europe, l'IAB détaille la répartition du marché européen de la publicité Internet pour 2006:
  • 10.8 milliards de dollars au total pour l'année
  • Le Royaume Uni se taille la part du lion avec 39% , l'Allemagne suit à distance avec 22% puis 15% pour la France.
  • 45% de cette dépense va dans le "search advertising", 32% dans les bannières et assimilé, 22% dans les annonces classées et 1.6% en email marketing.
Avec cette taille, le marché européen n'est pas encore aussi gros que le marché américain (16.9 milliards de dollars). Il faut donc encore donner un peu de temps à la prédiction de Yahoo sur un internet "non-US centric" pour que 'elle se réalise dans le domaine du "nerf de la guerre": l'argent issu de la publicité!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, juin 05, 2007

Commentaires du jour [15] - Mapplets, Mashup, Assassinat et Attrape-Startup

[Commentaire du jour sur Media & Tech: quoi et pourquoi - Les autres commentaires du jour]

J'ai reçu des commentaires super-intéressants à propos de mon billet sur les mashups promus par mapplets ainsi que les vices et vertus de l'écosystème mashup.

Comme tout le monde ne vient pas relire les commentaires sur ce blog après la publication du billet, je republie les 3 plus intéressants:
  • ceux de Benoìt et Richard que j'avais mis en cause via des liens dans le billet (vraiment cool ce Technorati pour répérer quand on est lié par qqn..)
  • celui de Stéphane
Donc, Richard a dit: "Si j'ai écris que Google assassine les mashups, je parlais en réalité de services existants comme Tinymaps réduit en service has been par MyMaps, et aux services qui proposaient les fonctions que Google a intégré.

Je pense comme vous que le fait de fournir des API grille la concurrence, pourquoi refaire ce qui est disponible ? Mais utiliser une API signifie une dépendance technologique. Dans le cas de TinyMaps par exemple, le travail des ingénieurs a été réduit en poussière par les équipes de Google.

Du côté des micro-contributions, l'idéal pour Google est quand même que l'utilisateur vienne alimenter SA base de donnée que celle d'un tiers. Je pense que c'est à ce niveau là que les mapplets interviennent.

Par exemple, il existe un mapplets "annonces immobilières", imaginez le nombre de sites web qui peuvent commencer à trembler.

Finallement, Google n'assassine pas les mashups, il les transforme en attrape-startups."

Benoìt lui a dit : " Personnellement, l’un des problèmes que je perçois avec les services mashup, conçus avec les API de Yahoo, Microsoft et surtout Google, est que l’entreprise qui le réalise ne possède pas la propriété de la technologie utilisée.

En tout temps, si Google ou autre géant de ce type décide de changer sa politique d’utilisation des API ou de reprendre une idée et de l’exploiter lui-même, les services tiers qui basent leur développement sur des mashups peuvent se retrouver en difficulté.

Par exemple, en novembre dernier, Google a acquis JotSpot. Or, plusieurs entreprises comme Jotxpert développaient des Wikis pour des clients qui utilisent JotSpot. Comme il n’y a plus de nouvelles inscriptions sur JotSpot, ces entreprises perdent des revenus et se voient forcées de réorienter leur offre.

La même chose pourrait bien se produire chez ceux qui construisent leur service autour des cartes de Google. Je ne suis pas de ceux qui pensent que Google est un épouvantable monstre. Mais lorsqu’un géant fait un faux pas, il peut sans le vouloir, ou même le remarquer, écraser quelques partenaires."

Enfin, Stéphane a dit: "Concernant les écosystèmes que construisent les offreurs d'API, je reprendrai Amazon et Google :

Le systeme d'affiliation d'Amazon repose sur l'ouverture de leur catalogue, une part de leur CA est donc intimement lié a l'exploitation de leur API par leur communauté.

Pour Google, c'est different. En quête perpetuelle de nouveaux business models [BM], il est important voire primordial pour eux d'ouvrir autant que possible les portes de leurs 'labs', la meilleure facon de le faire etant de sortir des API. Ceci a pour consequence de 'liberer' non plus la seule creativite du personnel de Google, mais aussi celle de toute la communaute internet.

Il y a donc une différence dans les écosystèmes de Google et d'Amazon. L'existence d'un BM de la part de celui qui met a disposition l'API doit donc être pris en considération. Plus le BM est clair moins il y a de risque que son propriétaire ne viennent perturber votre business, son CA etant relié au votre.

Dans d'autre cas, on part un peu a l'aventure. On ne peut être sur de rien avec les API de Google. Les API ne font qu'entrouvrir les portes des labos, les portes du marketing étant sérieusement verrouillées.

Quelles sont les parades alors ?
Multiplexer les API ? Trop tard car Yahoo! Pipes va donner a tout un chacun l'outil (utlime ?) pour se creer son propre mashup.
On en revient alors à ta définition des mashup : la valeur ajoutée multiplicative. Peut-on alors qualifier TinyMaps de mashup, le service ne proposant qu'une fonctionnalité à l'API GoogleMaps ? Je ne pense pas.

Il faudra alors être certain d'apporter une réelle valeur ajoutée à l'utilisateur pour ne pas se faire écrabouiller par Google (ou Yahoo, pour ne pas les laisser en reste). Mais cette règle n'est-elle pas tout bonnement le principe de tout bon business ? "

Instructifs ces commentaires, non ?

C'est vraiment ce que je trouve fantastique dans la blogosphère: pouvoir échanger des idées avec des personnes que l'on ne rencontrerait pas sans elle.

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

[Fun] Je suis millionnaire en francs suisses! (marketing TRES créatif)

Je suis bluffé par le coup marketing "one-to-one" du quotidien 24 Heures de Lausanne que je viens de recevoir dans mon mail professionnel

Ce lien m'envoie vers une page qui ne parle que de moi et le plus bluffant c'est la vidéo qui y est incluse, truffée d'affiches dans les rues de Lausanne qui portent mon nom. Allez-y jeter un oeil !

J'ai capturé ci-dessous une image qui montre le boulot de génération spécifique de vidéo (voir l'encadré rouge dans le screenshot)

Ce n'est pas que je sois narcissique (encore que....) mais c'est surtout cette personnalisation à outrance et hyper-réaliste que je trouve fun et drôle!

La technologie (ici du Flash) va clairement nous permettre des nouvelles formes publicitaires ces prochains temps. Messieurs les créatifs, direction la salle de brainstorming!...

Si vous voulez avoir votre page personnalisée et sa vidéo, c'est ici!

PS: je n'ai malheureusement pas gagné les 103 millions de francs suisses en question. Je ne donnerai donc pas suite à vos messages "amicaux" appelant à ma générosité au titre de notre amitié qui dure depuis N ans ! (choisissez le N) ;-)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, juin 04, 2007

Best of de Google Street View - La sphère privée atteinte?

Je n'ai pas parlé de la technologie Google Street View ajoutée à Google Maps / Google Earth. Les vues de rues panoramiques à 360° et interactives proposées sont (technologiquement) fascinantes! Voir tous les détails chez Zorgloob ou chez Vincent Abry.

Les photos sont prises avec cette New Beetle équipée d'une caméra spéciale à 11 prises simultanées (et géopositionnées). C'est Immersive Media, le partenaire de Google pour cette opération qui se charge de la majorité des photos.



Ces photos sont prises en live dans la journée "pendant la vie de tous les jours. "

Donc, aussitôt après la sortie du service, plein de sites se sont lancés dans la recherche de photos "partculières" prises au vol par la caméra spéciale:En voyant des photos comme celles ci-dessous, certains commencent à émettre des hauts cris (justifiés ?) autour de la violation de la sphère privée. Le NYT consacre tout un article au sujet: Google a visiblement abondamment travaillé le côté juridique avec ses avocats avant de se lancer. La catastrophe sécuritaire annoncée? Je ne crois pas ;-)

Même si se pose - en tout cas en France - de manière quasi-certaine le problème du droit à l'image pour un tel service.

[ici pour la voir "en live" sur Google Maps]


[ici pour la voir "en live" sur Google Maps]

En tout cas, si vous avez un moment, wilfez un peu sur les sites ci-dessus. C'est un moyen fun de découvrir cette nouvelle technologie qui me renforce un peu dans mes pensées que nous allons de plus en plus vers une intégration / convergence du monde réel et du monde virtuel. Les fans de Second Life (et les bénéficiaires de son économie) ne vont pas me contredire!

Par contre, avec tous les dédoublements de personnalité qui vont s'ensuivre, le boulot ne pas manquer pour les psys ! ;-)

[via P. Lenssen]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Votre aide SVP: piste audio MP4 vers fichier MP3

Comme le dit le titre de ce billet, je suis à la recherche d'un outil simple (de préférence gratuit et open source) pour extraire la piste audio d'un fichier vidéo MP4 pour la mettre en fichier MP3.

Objectif: écouter les bandes-sons en tant que podcast avec mon modeste lecteur MP3 qui ne fait pas la vidéo.

Qui peut m'aider? [Je republierai les solutions proposées avec attribution)

Merci d'avance!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

samedi, juin 02, 2007

[Fun] A ce rythme, je serai aussi bientôt "au gnouf"

Dans l'état du Michigan, un brave automobiliste qui s'arrêtait chaque jour devant un café offrant un accès wifi gratuit pour lire ses emails avec son portable depuis sa voiture (sans consommer) vient d'être condamné:
  • 400 $ d'amende
  • 40 heures de travaux d'utilité publique
  • il aurait pu prendre jusqu'à 5 ans de prison!
Tout cela pour "accès illégal à un réseau informatique" alors que le café en question offre cet accès à ses clients. La patronne du café en question elle-même a déclaré qu'elle n'y voyait pas le problème...

On a la même situation légale en France?

Si c'est le cas, je pourrais bien me retrouver au gnouf rapidement: je confesse utiliser parfois des accès wifi gratuits (et non sécurisés) quand j'en ai besoin car ils pullulent désormais dans nos villes...

Donc, si il y a un de ces jours un grand black-out sur Media & Tech, vous saurez pourquoi! Cela voudra dire que je n'aurai pas trouvé d'accès wifi dans la prison où ma première utilisation wifi "frauduleuse" m'aura conduit ;-)

PS: vous auriez aussi une chance de m'y rejoindre par les mêmes pratiques?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, juin 01, 2007

mashups et Web 2.0: le jeu par ses règles

Le web 2.0 est intrinsèquement basé sur la contribution de chacun: la définition "formelle" de Wikipedia le rappelle clairement en mettant son architecture de participation au permier plan.

Il y a pour moi 2 niveaux dans le web 2.0 de contribution:
  • les micro-contributions comme chacun des billets de nos blogs: chacune apporte sa petite pierre à l'édifice. La valeur unitaire de chaque contribution est infime mais additive et d'une certaine manière difficilement copiable par les Goliath du web qui ne veulent pas employer une "armée de fourmis" mais prospérer seulement sur la valeur dérivée par l'agrégation de ces millions de micro-contributions.
  • les méta-contributions (méta -> contributions sur les contributions) comme les mashups: la valeur de chacune est cette fois multiplicative. Chaque mashup reprend en effet via les bases de données ouvertes par APIs des informations d'au moins 2 sources pour les croiser et produire de nouvelles données d'une taille proportionnelle aux données initiales (d'où la valeur ajoutée multiplicative)
Ces méta-contributions sont pour les Google, Yahoo et Microsoft d'une part plus facilement copiables que les micro-contributions et d'autre part à plus forte valeur ajoutée unitaire par leur côté multiplicatif.

Il peut donc être très tentant pour un offreur d'API comme Amazon, EBay, Google, Yahoo, Microsoft, etc... d'ouvrir le jeu via ses API puis "d'écrabouiller" celui des "mashupeurs" qui a du succès en mettant en action une équipe d'ingénieurs pour plagier et reprendre à son compte l'idée. Et ceci en un temps record car un "mashupeur" isolé peut rarement lutter seul contre les équipes d'un grand...

Ce n'est pas la méthode la plus "fair" mais elle est pratiquée.

L'autre méthode consiste à acheter le "mashupeur" créatif et son projet (Writely ou HousingMaps par Google, Webjay par Yahoo, StumbleUpon par Ebay, etc....)

Mais, il existe une 3ème voie qui est celle de montrer que l'on veut vraiment laisser vivre l'écosystème qui naît autour de ses mashups.

Google vient de donner 2 signes forts dans cette direction dans les 48 dernières heures:
  • avec les Mapplets (tous les détails technologiques chez Zorgloob), il démontre qu'il veut laissant un espace vital aux mashups Google Maps qui ont du succès . Il va même un pas plus loin en leur assurant une vraie promotion par la possiblité d'apparaître sur la page officielle de Google Maps. Si on regarde la définition de Benoit Descary, on peut aussi considérer les mapplets comme des méta-mashups (mashup de mashups) où celui qui intialement facilite les mashups en tire finalement bénéfice en réintégrant leur valeur ajoutée sur son site propre. [Note: passer d'un mashup à une mapplet est une démarche volontaire - adaptations de son code nécessaire - qui est finalement une approbation explicite de ce principe de restitution de valeur ajoutée]
  • il va continuer à partager pour maximiser la monétisation: à la récente conférence Where 2.0, Google a confirmé que l'extension des publicités cartographiques aux mashups était prochaine et que les revenus seraient partagés avec les auteurs de ces mashups. Selon Google Earth Blog: "Google also announced a new capability in Google Maps which will enable (coming soon) Maps API developers to designate content which can have ads. So, if you search a place, you may see Hotel placemarks which if clicked can bring up an ad. If the user clicks on the ad the Maps API creator can get Adsense revenue from this"
Dans ce domaine, Google respecte sa devise "don't be evil"

Ces règles instaurées depuis Mountain View vont devenir vitales (et modèles pour d'autres) pour "l'hygiène de la relation" entre davids et goliaths dans l'écosystème naissant du web 2.0

PS: Vous pouvez aussi arriver à la conclusion inverse à la mienne avec les Mapplets comme Benoît Descary ou Richard de Tapahont qui disent que "Google assassine les mashups avec ses annonces Mapplets et MyMaps". Dans ce cas, votre avis m'intéresse! Merci d'avance pour vos commentaires enflammés (et contradictoires...)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)