Guillaume de Numerama nous annonce que le premier système (correction: système et pas téléphone, merci Frank!) portable, une tablette Internet wifi, compatible avec Google Android est en fait déjà sur le marché: c'est le Nokia N810. La recette complète de l'installation est dans le billet de Guillaume.
Un vrai paradoxe (comique de situation?) alors que Nokia se prépare à gêner au maximum la progression de la plate-forme mobile (Android) de Google par la mise en open source de son propre OS mobile phare Symbian.
Voilà qui nous prépare des mois à venir fort palpitants: Nokia n'a pas encore utilisé la munition du geomapping face à son client de données qu'est Google.
A suivre!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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mardi, juillet 08, 2008
mardi, juin 24, 2008
Nokia: la barricade Symbian pour emmêler / empêcher Google Android
On peut bien sûr voir dans la création aujourd'hui par Nokia d'une fondation Symbian et sa dotation par l'OS mobile leader au monde (avec pour objectif de le mettre en open source à très court terme) comme une reconnaissance de la valeur intrinsèque de l'Open Source et de sa communauté ... On peut même y voir même un mouvement altruiste de Nokia, Motorola & consors!
Mais, la générosité n'était pas vraiment de ce monde, on doit donc surtout y voir une matérialisation concrète de la volonté d'embourber Google Android que j'expliquais hier avec moult détails (... sans savoir que les faits allaient me donner raison 24h après!).
L'objectif est très simple: faire hésiter voire basculer vers Symbian les fabricants de combinés et les développeurs tiers qui partaient vers Google Android.
Nokia veut donc les entraîner vers Symbian sur lequel il gardera une emprise certaine même si il est placé dans le domaine libre: Sun démontre très bien depuis N années avec Java comment on peut piloter l'évolution d'une plate-forme ouverte au profit d'une communauté en ménageant quand même la chèvre et le chou (choisissez qui est qui !)
Objectifs de cette fondation:
D'accord avec moi?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Mais, la générosité n'était pas vraiment de ce monde, on doit donc surtout y voir une matérialisation concrète de la volonté d'embourber Google Android que j'expliquais hier avec moult détails (... sans savoir que les faits allaient me donner raison 24h après!).
L'objectif est très simple: faire hésiter voire basculer vers Symbian les fabricants de combinés et les développeurs tiers qui partaient vers Google Android.
Nokia veut donc les entraîner vers Symbian sur lequel il gardera une emprise certaine même si il est placé dans le domaine libre: Sun démontre très bien depuis N années avec Java comment on peut piloter l'évolution d'une plate-forme ouverte au profit d'une communauté en ménageant quand même la chèvre et le chou (choisissez qui est qui !)
Objectifs de cette fondation:
- rapatrier les brebis égarées, les écouter un peu plus en satisfaisant leurs requêtes mais garder le contrôle
- fragmenter le marché sur au moins 2 pôles (voire 3 en incluant en la fondation Limo) pour éviter de voire émerger un nouvel acteur dominant comme Google
- profiter financièrement de cette fragmentation (qui réussittoujours aux acteurs déjà établis) le plus longtemps possible.
D'accord avec moi?
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
lundi, juin 23, 2008
Google Android: les raisons cachées du retard?
Google laisse aujourd'hui entrevoir un retard de 3 à 6 mois sur le lancement officiels des premiers téléphones mobiles basés sur sa plate-forme Android.
On peut bien sûr croire aux raisons officiellement invoquées dans le Wall Street Journal:
Mais, je reste personnellement convaincu qu'il y a beaucoup plus d'enjeux inavoués sous ces atermoiements: Google veut activer la loi de "migration des profits attractifs" édictée par C. Christensen mais les acteurs en place vont tout faire pour l'empêcher ou, au pire, retarder l'échéance!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
On peut bien sûr croire aux raisons officiellement invoquées dans le Wall Street Journal:
- T-Mobile, partenaire aux USA qui veut lancer Android encore cette année demande beaucoup de changements qui mettent la pression sur les équipes de Google
- Sprint est retardé par les demandes de T-Mobile
- China Mobile a des "soucis imprévus"
- les développeurs tiers y perdent leur latin par des APIs qui changent sans arrêt.
- Google, c'est le mastodonte qui fait peur. Chaque fois qu'il touche un domaine, il le transforme en or. Il distribue alors des subsides aux petites structures innovantes qui font avancer son agenda mais ne partage pas avec les autres grands ("winner takes all"). L'industrie des télécoms est énorme (1'500 milliards de dollars/an): ceux qui en tiennent les ficelles actuellement vont faire le maximum pour les garder bien en main.
- les constructeurs de combinés (Nokia, Motorola, etc...) vivent très largement (mais grassement) du subventionnement des combinés par les opérateurs: ils ne vont donc pas leur "tirer dans les pattes"en plaçant sur le marché des combinés trop ouverts (Android est Open Source) qui feraient perdre le contrôle à leurs pourvoyeurs
- ces mêmes constructeurs de combinés n'ont d'ailleurs eux-mêmes que peu d'intérêt à voir émerger une plate-forme trop ouverte comme Android qui va niveler le terrain de jeu en permettant via les mécanismes intrinsèques de l'Open Source à des touts-petits de lancer sur le marché des combinés au niveau de l'état de l'art sans qu'ils aient eu à payer le ticket d'entrée de ce marché: Nokia a dépensé des milliards pour mettre son OS mobile au point. Pourquoi aiderait-elle trop alors à débugguer puis lancer une plate-forme comme Android sur laquelle elle n'a plus aucune prérogative spécifique ? Aucun intérêt à se noyer soi-même dans la masse.
- Avec Android, Google veut encore pousser à outrance la stratégie du "tout gratuit payé par la publicité", domaine où il tire à chaque les marrons du feu. Pour cela, il active encore une fois "la tactique de la destruction créatrice" même si elle doit coûter le développement d'une plate-forme comme Android... Le gâteau mondial des télécoms à 1'500 milliards de dollars annuels en vaut la peine: son "amincissement" se ferait au bénéfice du gâteau publicitaire internet encore 30 fois plus petit!
Mais, je reste personnellement convaincu qu'il y a beaucoup plus d'enjeux inavoués sous ces atermoiements: Google veut activer la loi de "migration des profits attractifs" édictée par C. Christensen mais les acteurs en place vont tout faire pour l'empêcher ou, au pire, retarder l'échéance!
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
jeudi, novembre 15, 2007
Android Dalvik: Google veut éclipser la licence Mobile Java de Sun
Je ne suis pas venu sur le lancement du kit de développement d'Android par Google: voir Zorgloob ou le tout nouveau blog francophone PointGphone pour les détails sur le kit livré par Google et la compétition (...richement dotée) qui va avec.
Le must sur le sujet, c'est bien sûr la vidéo par Sergei Brin, fondateur de Google, lui-même !
Stefano Mazzochi du MT apporte sur son blog un éclairage intéressant sur les problèmes de licence autour de ce kit et comment Google a dû pratiquer afin de pouvoir maximiser la diffusion d'Android (pour exacerber la compétition et le transfert des profits vers d'autres services comme la publicité....). Il explique:
A suivre! C'est sûr...
PS: le jeu de mot du titre, c'est en hommage au projet maintenant Open Source "Eclipse" initialement lancé par IBM dont l'équipe avait choisi, selon la "légende" ce nom pour clairement exprimer sa volonté de faire de l'ombre au Soleil ("Sun").
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Le must sur le sujet, c'est bien sûr la vidéo par Sergei Brin, fondateur de Google, lui-même !
Stefano Mazzochi du MT apporte sur son blog un éclairage intéressant sur les problèmes de licence autour de ce kit et comment Google a dû pratiquer afin de pouvoir maximiser la diffusion d'Android (pour exacerber la compétition et le transfert des profits vers d'autres services comme la publicité....). Il explique:
- Sun a rendu Java Open Source après 2-3 ans d'hésitation(je l'ai évoqué dans le premier billet NACA)
- Par contre, Sun a discrètement gardé des droits et restrictions de licence sur Java Mobile Edition (... pour tirer les marrons du feu de la très grosse industrie des télécoms, 1500 milliards de dollars annuels)
- Google a donc réécrit sa propre machine virtuelle Dalvik et le compilateur associé (voir ci-dessous) qui fait tourner un bytecode Java-like (mais un peu différent tout de même pour éviter les problèmes...). Le code source est lui 100% compatible Java pour que "les développeurs soient à la maison". Pas un p'tit boulot mais la maison a les moyens de ses ambitions! Google évite ainsi les ennuis aux développeurs qu'il est en train de courtiser par ce kit et ne génère pas non plus des flux de dollars de licence vers Sun!

- En bénéfice subsidiaire, Google se retrouve avec une plate-forme fraichement réécrite (les sources de la JVM Java originelle commencent à dater) dans laquelle il peut en plus introduire toutes les nouveautés qu'il veut sans dépendre de Sun qui contrôle encore l'évolution de Java via son droit de véto sur les "Java Community Processes". Il mettra ainsi la pression sur Sun en introduisant des nouveautés en permanence, fait coutumier à Mountain View!
- Malgré l'annonce officielle, les codes sources d'Android ne sont pas encore publiés. c'est "Faites que ce je dis mais pas ce je fais" ?
A suivre! C'est sûr...
PS: le jeu de mot du titre, c'est en hommage au projet maintenant Open Source "Eclipse" initialement lancé par IBM dont l'équipe avait choisi, selon la "légende" ce nom pour clairement exprimer sa volonté de faire de l'ombre au Soleil ("Sun").
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
mardi, novembre 06, 2007
Opensocial et Open Handset Alliance/Android = loi de migration des profits attractifs de Christensen en action!
Je pars de la même constatation qu'Olivier pour les récentes annonces de Google autour d'Open Social et d'Android / Open Handset Alliance : ce sont 2 morceaux d'une même stratégie (à long terme) élaborée à Mountain View
Par contre, nous divergeons sur la finalité de cette stratégie:
Alors que faire? Eh bien, à mon avis quand on a la taille et la puissance de Google, on tente d'exacerber la concurrence de l'industrie en question en lançant puis en tentant d'assurer le succès de standards destinés à
PS: pour Pierre, voilà mon commentaire...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
Par contre, nous divergeons sur la finalité de cette stratégie:
- "Google est le webOs, le webOs est Google" est la métonymie (->Olivier: j'ai appris un mot. merci!) qui décrit selon Olivier ce que prépare Google: un web ouvert et standard mais contrôlé par lui. Olivier en parle ainsi: "...un Internet substitutif. L'internet de Google. Un réseau ouvert. Ouvert mais propriétaire. "Tu fais ce que tu veux chez moi, tu y invites qui tu veux, tu t'y comportes comme tu veux mais ... tu n'oublies pas que tu es chez moi." Ou plus précisément, moi propriétaire, je mets tout en oeuvre pour te permettre d'oublier que tu es chez moi : en te laissant te comporter à ta guise, en te laissant meubler ou réaménager tout ou partie de ma maison, je t'observe, je t'analyse pour mieux te rendre lisible, perméable, prévisible, pour rendre monétisable chacune de tes actions, chacun de tes comportements."...
- selon moi, l'objectif est tout autre: il s'agit au contraire d'ouvrir et d'aplanir au maximum et de mettre en action la "destruction créatrice " de Schumpeter (déjà évoquée à propos de Feedburner) dans 2 zones où Google ne règne pas: les réseaux sociaux et les télécommunications mobiles. Pourquoi ? Parce que les stratèges de Google ont, à mon avis, admis (au moins de manière interne) qu'ils ne prendraient pas une place et des parts de marché significatives dans ces 2 mondes bien verrouillés par les opérateurs (que Pierre appelle non sans raison "une mafia") pour les mobiles et par les 2 grands (Facebook et MySpace) dans l'autre.
Alors que faire? Eh bien, à mon avis quand on a la taille et la puissance de Google, on tente d'exacerber la concurrence de l'industrie en question en lançant puis en tentant d'assurer le succès de standards destinés à
- réduire le ticket d'entrée dans cette industrie par des technologies uniformes et gratuites (Open Source) qui maximisent la taille de la cible potentielle
- donc, augmenter le nombre de compétiteurs qui vont ensuite se livrer à une compétition acharnée sur les prix et lessiver ainsi les profits.
- transférer ensuite ces profits vers une autre zone de l'économie selon la bonne vieille loi de "conservation des profits attractifs" de Clayton Christensen. Dans le cas qui nous intéresse, cette nouvelle zone, c'est bien sûr la publicité en ligne où Google est hégémonique. Il peut donc y "lessiver" le marché: ses profits pharaoniques le prouvent! Et puis, finalement, ce n'est finalement qu'une application concrète de la vision de Microsoft sur le web 2.0.
PS: pour Pierre, voilà mon commentaire...
Source: blog Media & Tech (par didier durand)
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