lundi, avril 30, 2007

S Ballmer: plus de chaise lancée contre Google mais des regrets....

Même si Steve Ballmer, le ceo de Microsoft, ne lance plus de chaise contre Google, il reconnait plus qu'implicitement qu'ils ont largement gagné une première bataille: celle de la conquête du marché de la publicité sur Internet.

En effet, dans une interview transcrite sur USA Today, il dit "“Really understanding the power of advertising as an Internet business model we came to later than I wish we had. That’s the No. 1 thing I regret. We underinvested in some opportunities for a while.”

Ce regret premier de S. Ballmer est très réel et fondé:
Conclusion: il y a loin de la coupe aux lèvre entre la stratégie théorique du CTO Ray Ozzie ("Software as a Service" - SaaS - financé par la publicité) et la réalité opérationnelle de la société.

Même si Microsoft est un habitué historique des "late combacks", là on part de vraiment loin....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

La minute narcissique: classements Wikio et 20 Minutes

Allez, en cette veille de fête du travail où tout le monde se repose (sauf quelques-uns dont je fais partie...) , je glisse ma petite minute narcissique - discrète - vu l'activité très réduite de la blogosphère aujourd'hui:
Ces 2 nominations seront mes 2 brins de muguet reçus avec un peu d'avance....

Fin de la minute narcissique. Une fois de temps en temps, on a le droit, non?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, avril 20, 2007

[Fun] Vraiment de tout sur Google Maps: des toilettes ? Un fer à cheval géant?...

On trouve vraiment de tout sur Google Maps! (et Google Earth puisque les photos-satellites sont partagées entre les 2 services)

A cette adresse sur Google Maps, vous trouverez ceci pas loin d'Orlando en Floride
Alors, c'est quoi? Un fer à cheval géant ? une méga-cuvette WC? autre?...

Il y a un commentaire plein d'humour sur Digg: quelqu'un écrit "c'est donc cela que vous, américains appelez "Super Bowl"! (Voir Google Images avec "toilet bowl" pour une explication en images...)

[Via Digg]

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, avril 18, 2007

Amazon S3: 5 milliards d'objets stockés!

S3, le service de stockage virtualisé de données via Internet d'Amazon, vient de passer un cap important : celui des 5 milliards d'objets stockés sur sa plate-forme alors qu'ils n'étaient que 800 millions en Juillet dernier et que le service a tout juste 1 an !

C'est un cap important pour moi: ce volume montre que ce concept de stockage virtualisé a une bonne "traction" auprès des nouveaux acteurs de l'Internet.

En effet, S3 comme EC2, son jumeau pour le traitement, préfigurent pour moi l'avenir de l'innovation numérique (l'Internet 2.0): un ensemble de très petites sociétés qui gèrent cependant des services très verticaux d'envergure internationale via mondiale.

Tout ce petit monde "se mashe parmi" à travers l'Internet pour construire des applications combinant les services et données de chacun. (cf. mon billet Linternux de l'époque)

Pour atteindre l'efficacité des coûts qui permettent à ces micro-entités de vivre, des géants fournisseurs de plate-forme comme Amazon "s'occuperont de la quincaillerie" et fourniront des infrastructures facturées à la consommation ("pay-by-the-drink"). Ils pourront ainsi réduire les besoins en capitaux des startups et leur permettre d'économiser une bonne partie des 70% du coût total d'un service web représentés par ces infrastructures.

Aujourd'hui, cette mutualisation se fait en interne de structures plus grandes comme Google (450'000 serveurs...) qui doivent ajouter de multiples services dans un même entité pour atteindre les effets d'échelle qui rendent compétitifs.

Donc, c'est cette "lnfrastructure as a Service" qui permettra à ces nouvelles (micro-)sociétés de l'ère du "Software as Service (SaaS)" (la stratégie officielle de Microsoft ) de se battre à arme égales avec les géants dans une époque où l'excellence opérationnelle autour de l'infratructure sera clé selon Eric Schmidt, le boss de Google!

PS: dans le billet que je cite au début, Jeff Bezos, le ceo d'Amazon, complète en disant:
Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Avec Clear Channel, Google concrétise l'acquisition de DMarc

Google vient de signer un accord avec Clear Channel, leader américain du monde de la radio qui possède 1200 stations sur le territoire US. Il garantit une partie de l'inventaire publicitaire (moins de 5%) de Clear Channel à la vente par "Google Adsense for Radio". Seules 675 stations sont concernées.

Il s'agit de vendre de la publicité pour ses stations de radio en étendant la plate-forme AdSense, générateur actuel de 99% des revenus de Google.

C'est la concrétisation (qui tardait à venir...) de l'acquisition de DMarc (la troisième en prix après DoubleClick et Youtube).

Cet accord a les termes suivants:
  • valide pour plusieurs années
  • concerne moins de 5% de l'inventaire Clear Channel soit quelques dizaines de milliers par semaine (Clear Channel, c'est, avec 1'200 stations, 9% des stations américaines et 18% des revenus de cette industrie - les revenus de cette industrie aux USA sont estimés à 21.5 milliards de dollars selon cet ancien billet)
  • les annonceurs pourront choisir la zone géographique, la cible / le type de radio mais pas la station précise
  • possibilité d'enchères pour un spot ou alors achat direct (à prix élevé - comme l'achat immédiat sur Ebay)
  • Pour Clear Channel, "Google Adsense for Radio" , c'est le nom officiel vient compléter sa force de vente de 5'200 vendeurs.
5% de 19% de 21.5 milliards, cela fait 100 millions de potentiel. C'est peu à l'échelle des 10 milliards annuels de Google: c'est 1%. Mais, c'est un début!

Après le démarrage de la régie publicitaire TV et même le flop dans presse /magazines , Google met en place les relais de croissance évoqués il y a longtemps et dont il a besoin pour rester au top de Wall Street.

En tout cas, tous ces deals cross-média vont donner de l'eau au moulin de Microsoft quand il plaide contre la position dominante / monopoliste de Google...

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mardi, avril 17, 2007

La transaction Googleclick fait remonter les challengers

L'acquisition de Doubleclick par Google a fait remonter la valeur de ce dernier de 2.5 milliards de dollars en 1 seule journée (l'acquisition a coûté 3.1 milliards)

Donc, bonne opération!

Mais, puisque l'un des buts était de couper l'herbe sous le pied à Microsoft, cette transaction a un impact immédiat sur les challengers de l'ex-Doubleclick: en tant que "proie substitutive", leur valeur monte!

PaidContent note ainsi que:
  • aQuantive monté heir de 12.2 pourcents
  • Real Media de 10.6 percent
  • ValueClick
Selon Reuters sur Yahoo, la prochaine cible de Microsoft, c'est aQuantive. Et, si cette fois, le "pickpocket", c'était Yahoo?... ;-)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Commentaire du jour [13] - La Bourse paie Googleclick: pas assez précis...

[Commentaire du jour sur Media & Tech: quoi et pourquoi - Les autres commentaires du jour]

Netcircus - très "sybillin" sur son identité - m'a (gentiment) repris sur mon raccourci de langage "la Bourse va payer Googleclick". Il dit

".... juste une précision : quand la valeur de l'entreprise dépasse dans la journée à la bourse, le montant de l'acquisition, ça veut simplement dire que le marché apprécie l'acquisition et estime que les synergies dégagées dépasseront la valeur de la cible, mais ça ne veut pas dire que la bourse paie l'acquisition, puisque l'appréciation du titre en bourse n'est pas censée avoir d'impact sur les comptes de l'entreprise (sauf en cas d'augmentation de capital ce qui ne semble pas être le cas). C'est juste pour atténuer les phantasmes sur la bourse..."

Il a raison.

L'analogie que j'ai dans la tête pour ce genre de situation est: si je mets 10'000 euros de travaux dans ma maison et qu'elle vaut effectivement au moins 10'000 euros de plus ensuite alors le marché de l'immobilier "paie" mes travaux. En fait, je devrais dire "paiera": en effet , je ne retrouverai ces 10'000 euros que si je vends ma maison. Avant, c'est de la valeur créé sur ma maison. Cette valeur reste "virtuelle" dans mon portefeuille jusqu'à la revente!

Idem pour Googleclick: ceux qui profiteront de la création de valeur sont les actionnaires (i.e. les propriétaires) qui revendront en tirant profit à hauteur de leur participation dans cette création de valeur. Dans les comptes d'opération de la société, il y a bien 3 milliards de dollars en moins!

PS: la Bourse de New-York a quasiment "repayé" (je vais garder mon raccourci....) Googleclick dans la journée d'hier en appréciant le titre GOOG de 1.71% soit +.2.5 milliards de dollars en 1 séance!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

lundi, avril 16, 2007

Googleclick: premiers constats

Ce week-end a eu lieu l'opération de rachat de Doubleclick par Google. Appelons-cela Googleclick après GooTube!

Henri et Techcrunch ont été parmi les tous premiers à livrer l'info "brute de décoffrage".

Regardons un peu ce que cette transaction nous dit:
Donc, les prochaines semaines s'annoncent très riches en évènements. On en reparlera....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

vendredi, avril 13, 2007

parts de marché US: Google toujours plus dominant

En un an, Google n'a pas molli! En 2006, il accaparait déjà la place de leader sur le marché des moteurs de recherche aux USA. Si on regarde les nouveaux chiffres Hitwise ci-dessous, on constate qu'il il a encore consolidé sa place de leader avec 64% soit 3 fois la part de Yahoo et 7 fois celle de Microsoft! (ces 2 derniers peuvent donc construire massivement: il y a du pain sur la planche...)



L'hégémonie financière de Google dans la pub Internet va encore se consolider par ce quasi-monpople sur le search:
On devrait donc encore avoir des résultats explosifs pour le T1 2007 (communiqués tout bientôt!)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

jeudi, avril 12, 2007

Exode prochain des millionaires chez Google?

Selon RedOrbit, des centaines de Googlers embauchés avant l'entrée en bourse arrivent à leur quatrième anniversaire de service.

Cela veut dire pour eux qu'ils peuvent faire usage du 100% de leurs stock-options. Elles ont été reçues à des prix variant de 1 penny au prix de l'IPO (85 dollars)

Elles représentent au total 2.6 milliards de dollars. C'est bien sûr peu face à la fortune personnelle en milliards de Larry Page, Sergei Brin et Eric Schmidt, le triumvirat qui dirige Google.

Mais, c'est beaucoup quand même: selon RedOrbit, dans le cas défavorable de quelqu'un qui n'aurait reçu "que" 10'000 options, il en tirerait aujourd'hui environ 4.7 millions de dollars au cours actuel de Google.

Il y a de quoi vivre bien quand même, non ?

La question de fond à laquelle Google doit maintenant répondre est: comment faire pour garder ceux qui ont construit cette énorme valeur?

Elle ne peut plus espérer leur offrir de tels facteurs multiplicateurs...

Donc, pour ces pionniers, il y a de fortes chances que pas mal vont partir:
  • pour "se la couler douce"...
  • pour retenter une nouvelle aventure dans une nouvelle startup où les coefficients multiplicateurs potentiels sont à nouveau énormes.
Cet exode des meilleurs est-il la rançon de l'hyper-succès?

La seule chance de les garder, c'est de procurer du plaisir à ses employés: c'est ainsi que Stacy Sullivan motive le fait qu'elle reste encore alors qu'elle était dans les 50 premières: "I still have fun here"!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

mercredi, avril 11, 2007

Léguez donc vos heures de Playstation 3 inutilisées pour une bonne cause!

Le Financial Times (FT) rapporte une initiative originale de Sony: les heureux possesseurs de PS3 ("négociation active" de mon fils actuellement sur le sujet..) peuvent d'ores et déjà léguer la puissance de calcul inutilisée de ce monstre - dossier hyper-détaillé chez Presence-PC sur le Cell Processor - à des bonnes oeuvres: depuis Mars, ils peuvent déjà en faire profiter l'Université de Stanford pour des simulations dans le domaine des protéines.

C'est l'initiative Folding@Home (qui rappelle furieusement Seti@Home) pour laquelle 11 à 12'000 PS3 calculent en permanence sur ces protéines selon Sony. C'est beaucoup plus que leurs meilleurs pronostics.

En conséquence de cet engouement, Sony discute aussi avec des sociétés qui auraient des applications commerciales à faire tourner sur ce "super ordinateur" finalement très similaire dans son architecture à ceux de Google, Yahoo, Microsoft: une nuée de petites machines. Selon, FT, il semble qu'il ne faudrait que 25'000 PS3 en réseau pour égaler la dernière puissance de calcul connue de Google (450'000 serveurs). Une PS3 semble valoir 20 PCs classiques selon Sony.

Bien sûr, pour aller dans le domaine commercial, il faudra partager avec les "consommateurs-producteurs" comme c'est maintenant la règle dans le domaine du web 2.0.

Et puis, il faudra bien choisir les applications: à l'heure où le ceo de Google considère (voir la fin de ce billet) son infrastructure et l'excellence opérationnelle qui va avec comme un actif plus important que tout le reste, une constellation de PS3 libres de venir et partir ne pourra être utilisée que dans des applications où le temps de réponse instantané n'est pas un paramètre de qualité essentiel!

PS: si mon fils a gain de cause au sujet de la nouvelle PS3 (il est opiniâtre...), je nous offrirai une bonne conscience en participant à Folding@Home!

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

Après "to google", maintenant c'est "to wilf"!

Google a eu son heure de gloire en entrant dans les dictionnaires anglophones officiels avec le verbe "to google". Et ce, bien entendu, contre l'avis contre de ses juristes...

Il semble qu'un autre néologisme émerge dans la langue de Shakespeare: le verbe "to wilf". C'est errer de manière virtuelle, stérile et improductive (pour nos employeurs...) sur Internet en ne sachant plus vraiment pourquoi on y est et ce que l'on était venu y chercher.

En effet, WILF = what Was I Looking For?


Le Telegraph (comme beaucoup de quotidiens britanniques) parle aujourd'hui de ce sujet du "wilfing" à la suite d'une étude au Royaune-Uni qui montre que 25% des répondants "wilfent" l'équivalent de 2 jours par moi.

Les citoyens de Sa Majesté semblent s'émouvoir de cette perte de temps. Mais, bon, en France aussi, on "wilfe" de manière abondante, n'est-ce pas?

Dans certains cas, d'ailleurs, "to wilf" et "to google" ne seraient-ils pas quasiment synonymes? En effet, on commence à chercher "un truc" puis on s'égare sur n'importe quoi d'autre...

PS: l'acronyme UGC pourtant anglophone a finalement percé aussi en France. Donc, je pense que l'on va garder le verbe "wilfer" aussi pour parler de ces errances virtuelles. Vous avez mieux à proposer? Sinon "ça le fera".... ;-)

Source: blog Media & Tech (par didier durand)