jeudi, décembre 01, 2011

vendredi, octobre 07, 2011

Revue de livre: le Cloud Computing avec Amazon Web Services (Jeff Barr)



Cela fait longtemps (5 ans déjà) que j'étudie puis parle sur ce blog des services Amazon de Cloud Computing (comme EC2 ou S3) et depuis 9 mois je les utilise à grande échelle pour la majeure partie d'entre eux.

Je voulais donc faire une revue du livre "Cloud Computing avec Amazon Web Services" des éditions Pearson pour confronter les écrits de Jeff Barr (ici traduits en français) à ma propre perception et à mon expérience.

En effet, Jeff Barr est chez Amazon l'évangéliste de ces divers services depuis leur naissance: il sait donc de quoi il parle.

J'ai trouvé ce livre intéressant pour deux  points principaux:
  1. le fait que l'angle business / fonctionnel y soit traité: pourquoi utiliser le cloud computing, ses apports, ses avantages, etc. sont traités avec une vision de manager qui permet à quelqu'un qui ne "touche pas aux bits" de comprendre pourquoi ses troupes lui rebattent les oreilles avec la nécessité de monter une nouvelle infrastructure sur ce mode de location et de virtualisation plutôt qu'en la possédant et en gérant chaque morceau physique
  2. le résumé très lapidaire que fait Jeff Barr de la philosophie AWS dès le début du livre puis qu'il décline et démontre au long des pages: les services AWS sont un "centre de calcul programmable" où tous les services sont accessibles par interface de programmation (API).
C'est cette caractéristique qui est pour moi la plus saillante: ayant pendant de nombreuses années géré de grandes infrastructures internes, je connais toutes les turpitudes associées à la mise en place de nouveaux composants dans un centre de calcul (commande, livraison, préparation de l'espace, alimentation électrique, etc..). Même si les centres de calcul sont le plus souvent pré-équipés, les mises en place finissent presque toujours par être longues et coûteuses donc pénibles.

Avec Amazon AWS, c'est vrai que tout ceci n'est qu'un mauvais souvenir:
  • le démarrage d'un nouveau serveur, c'est l'appel de l'API EC2 (détails ici) avec les paramètres correspondant aux besoins (puissance de calcul, mémoire, etc...), 
  • la mise en place de stockage (pour des tailles pouvant être en térabytes...) c'est l'appel à l'API S3 (détails ici), la mise en place d'un réseau très sécurisé type VPN (détails ici), c'est à nouveau seulement quelques appels à l'interface VPC, etc...
Le livre détaille ses différentes APIs dans sa partie technique en fournissant des exemples de mise en oeuvre concrets (principalement en PHP) qui permette de "programmer son centre de calcul" selon la devise de Jeff Barr.

Dans la partie fonctionnelle, il met en avant les avantages du cloud computing qui vont de paire avec cette installation initiale simple. Les plus marquants sont pour moi
  • la flexibilité = possibilité de tester différentes combinaisons de machines, de logiciels, et d'architectures avant de s'arrêter sur un choix final. L'installation d'une machine devient de type Kleenex: on s'en sert et on jette de suite si cela ne convient pas...
  • la résilience = travailler même quand l'on est une petite structure sur un système certifié SAS70 qui sont parmi les plus sûrs au monde
  • l'agilité: possibilité de croître en capacité et de décroître en ne consommant que ce dont l'on a besoin. C'est économique et plus c'est "green" puisque l'on ne laisse pas tourner des machines dans le vide !
Donc, si vous souhaitez avoir une bonne vision globale du Cloud Computing en général, des services Amazon AWS en particulier et tout ceci dans la langue de Molière plutôt que dans celle de Shakespeare, je vous recommande ce bouquin !

Un petit regret: que peu d'espace ne soit accordé à des exemples en Java. C'est mon langage de prédilection ! D'autant qu'il est fortement adapté à la pratique du "centre de calcul programmable" puisque une modélisation orientée objet  de tous les services à disposition est un must dès que l'on vise une forte automatisation d'un tel système pour qu'il puisse croître à très grande échelle en toute efficacité.

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

mardi, août 16, 2011

Langage L4G Ideal / Datacom de Computer Associates (CA)

Chers lecteurs de Media & Tech,

J'ai  besoin de vous: je suis à la recherche de documentation (en ligne ou papier) sur le L4G Ideal de Computer Associates ainsi que la base de données Datacom qui fonctionne avec.

Merci d'avance de vos commentaires pour des pointeurs sur des documentations en ligne de référence de ce langage. J'ai passé pas mal de temps à chercher via Google mais je ne trouve rien de probant...

A défaut, je suis preneur d'une doc papier ou d'un CD / DVD qui serait devenu inutile. Dédommagement possible en plus de ma gratitude totale ! ;-)

Merci !

didier

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

mardi, juillet 12, 2011

HTC Sensation upgrade 1.35.166.1 (Android 2.3.3)

Je viens de terminer l'upgrade de mon HTC Sensation en version 1.35.166.1.

Android est resté en 2.3.3 comme il l'était avec le firmware précédent.

Quelqu'un peut-il me dire comment trouver les apports de cette nouvelle version? Malgré des recherches sur Google, je reste "sec".

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

vendredi, juillet 08, 2011

Qui veut une invitation Google+ ?

 Update 9 juillet:

Le robinet des invitations a (déjà) été refermé par Google. Désolé pour ceux que je n'ai pas pu fournir....

Billet original 8 juillet:

Les invitations Google+ sont à nouveau ouvertes !

Je peux donc vous en faire parvenir une tant que Google ne les referme pas... [La durée de cette nouvelle ouvertue n'est pas connue!]

Si vous êtes preneur, laissez un commentaire avec votre email, je me charge du reste dans la limite du stock disponible.

Un de ces jours, je prendrai le temps d'écrire ce que j'en pense de ce Google+.

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

jeudi, novembre 25, 2010

Google Docs Cloud Connect: l'étreinte fatale pour MS-Office ?

Google a annoncé son nouveau service Cloud Connect pour Google Docs basé sur la technologie acquise avec le rachat de la start-up DocVerse au printemps.

Cloud Connect, c'est quoi ? Un service qui permet essentiellement 2 choses:
  • partager et synchroniser les documents MS-Office entre des utilisateurs qui peuvent les modifier en même temps ou qui sont avertis pour re-synchroniser quand le document a été modifié par un partenaire hors d'une session commune
  • rendre accessible des documents par les nouveaux outils (les téléphones Android et iPhone au succès foudroyant, les iPads qui "cassent tout" ...)  de notre société "connectophile": j'édite mon document via MS-Word sur mon PC. Il est remonté vers Google Documents automatiquement par le service Cloud Connect et je peux alors l'accéder par mon téléphone Android, mon iPhone, mon iPad ou mon PC personnel dès que j'ai quitté le bureau: le navigateur Internet est le système d'accès. Tous les détails du fonctionnement sont ici
Cela va sûrement donner quelques angoisses sécuritaires aux directions informatiques des grandes entreprises: insomnies prévisbles à cause du fichier-tableur "top secret" qui finit dans Google Docs contre toutes les prescriptions sécuritaires de la maison et qu'une maladresse publie (par un simple clic...) pour le rendre accessible à la terre entière....

Dans le cas d'une utilisation appropriée, Cloud Connect est une énorme valeur ajoutée à MS-Office: accessiblité, productivité, etc....Pourquoi Google est-il allé jusqu'à racheter une société pour pouvoir tellement améliorer le produit de son concurrent féroce.

Eh bien, c'est à mon sens la version bureautique 2010 du dicton anglophone "If you can't beat them, join them !" . En effet, il a déjà été clairement démontré sur ce blog que MS-Office est, chiffres à l'appui,  la pierre angulaire du business de Microsoft. Donc, pour déboulonner Microsoft de son socle dans les entreprises et ainsi diversifier ses sources de revenus (encore bien trop publicitaires), Google doit l'affaiblir dans le domaine MS-Office. Une première tentative il y a 6 mois a été de simplifier la migration vers la messagerie électronique de Google (version professionnelle). Maintenant, c'est la deuxième phase de l'offensive...

Or, le patrimoine documentaire de toutes les entreprises sur MS-Office est colossal: une migration massive vers Google Docs est donc hors sujet sauf pour les plus téméraires. De ce point de vue, chapeau bas à notre gendarmerie qui a fait le divorce (dans une autre direction: Open Office  ... pour économiser 2 millions d'euros).Quel directeur informatique voudra prendre le risque de créer des erreurs financières énormes (à 6, 7, 8 chiffres....) dans les affaires de sa société pour un tableur Google Docs qui n'est pas 100% compatible avec MS-Excel et qui modifie les résultats de calculs critiques sans que personne ne s'en aperçoive....

Google Cloud Connect a donc pour but d'éviter cette décision binaire de migration trop difficile à prendre.

Par des petits bonus au quotidien, il s'agit de savonner la planche dans le bon sens : par une utilisation initialement marginale mais ô combien pratique, les utilisateurs vont apprendre à aimer Google Docs et à lui faire confiance. Ils ne s'opposeront donc pas dans quelques temps à la migration vers Google Docs. Au contraire, ils mettront peut-être la pression sur la direction informatique pour qu'elle se produise!

C'est sûrement face à danger que Steve Ballmer vient de liquider pour 1.3 milliards de dollars d'actions Microsoft. ;-)  Sûrement après avoir lancé quelques chaises et injures contre Google, encore une fois....

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

jeudi, novembre 18, 2010

Google Books: +50'000 ouvrages via Hachette .... sur 15 millions déjà digitalisés!

Hachette et Google viennent de publier un accord autour de Google Books: il porte sur "la numérisation de 40.000 à 50.000 livres épuisés de littérature générale, universitaires et documentaires des éditions Grasset, Fayard, Calmann Lévy, Armand Colin, Dunod et Larousse."

Les termes vraisemblables de l'accord sont similaires à ceux passés avec les librairies universitaires américaines:
  • Hachette reçoit une copie des scans et le texte en clair des ouvrages digitalisés en clair (si il ne les a pas par ailleurs...)
  • Les revenus publicitaires (en provenance du site Google Books)  et éditoriaux dans le  cas de réimpression papier ou de revente sous forme Ebooks à partir des scans.
Comment situer cet accord ? 
Ce projet Google Books et cet accord avec Hachette sont pour moi très clairement dans la veine de  la mission à 300 ans que Google s'est fixé: travail de longue haleine qui ne rapporte pas vraiment initialement et que l'on bâtit pierre après pierre en vue de construire un actif véritablement stratégique qui permettra de tirer les marrons des feux de différents marchés le moment venu.....

Et les progrès sont clairement là: avec 15 millions d'ouvrages, on dépasse maintenant les 10% du patrimoine mondial total estimé à 130 millions d'ouvrages par Google lui-même.

Ce que j'en pense en tant qu'individu est toujours identique: l'exhaustivité de Google Books est bonne pour moi et les miens: je suis donc favorable!

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

jeudi, novembre 11, 2010

Nouvelles vidéos sur Youtube: +50'000 heures chaque jour ! (Evolution depuis 2007)

Youtube met aujourd'hui à disposition un graphique très intéressant: il détaille l'évolution du contenu nouveau chargé sur le site par ses utilisateurs.

La croissance est explosive depuis 2007: on est passé de 5 heures de programmes nouveaux par minute début 2007 à plus de 35 heures par minute maintenant.


Une courbe d'évolution de rêve! Elle justifie clairement la survaleur de 1 milliard de dollars payée au moment de l'acquisition par Google et avouée par E. Schmidt.

Le lancement du Google TV est très pénible: les chaînes de télévision de télévision américaines bloquent le boitier de Google comme celles de l'Hexagone se préparent à le faire. Tous les acteurs historiques ont parfaitement perçu le nouveau partage désavantageux du gâteau publicitaire TV qui se profile et veulent l'empêcher. Au minimum, le retarder.....

Mais, avec des moyens tout à fait honnêtes déjà disponibles pour faire de tout internaute un producteur afin de reproduire pour la TV 2.0 l'épopée de la bande FM, Google peut sereinement envisager un autre scénario: celui où son besoin de coopération avec les grands acteurs va se réduire et où par contre leur demande de collaboration envers lui va croître: il dispose d'actifs attrayants à travers ce contenu unique dont la qualité moyenne est parfois un obstacle publicitaire certes mais qui permet quand même d'envisager déjà  un LCI/CNN en mode crowdsourcing.

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

mardi, octobre 26, 2010

Firesheep: comment (se faire) piquer des données personnelles sur Facebook

Eric Buttler vient de publier une extension Firefox appelée Firesheep qui appuie là où cela fait mal pour les sites peu soucieux de la sécurité des données personnelles de leurs utilisateurs. Pour se donner bonne conscience, la plupart de ses grands sites encrypte les données au moment de l'authentification de l'utilisateur mais passe en clair ensuite pour la suite des échanges. Ensuite, c'est "tout en clair" ou presque !....

En particulier, on passe par des communications en clair quand les machines du service en ligne renvoie les cookies HTTP qui servent à identifier l'utilisateur quand il revient sur le site et qui évitent ainsi la saisie utilisateur / mot de passe pour une reconnexion. Ces mêmes cookies en clair servent à mettre en place les mécanismes des boutons du type  "J'aime" de Facebook avec un utilisateur parfaitement identifié pour assurer une bonne propagation virale auprès de ses amis: j'en avais fait la démonstration explicite point par point dans ce billet.


Le cas est partculièrement dramatique pour Facebook (même si Firesheep fonctionne aussi pour Twitter, Flickr, Google, etc.) dont le succès des boutons Like est énorme: 
Ces 2 grands nombres combinés font qu'en faisant tourner l'extension Firesheep (qui utilise Winpcap pour la capture des paquets sur le réseau sans fil) dans un lieu public (café branché, halle de gare, etc.) avec un accès wifi public non crypté, on fait des "miracles": cette extension fait apparaître rapidement les noms / photos des utilisateurs dont elle a capturé les cookies qui sont passés sur le réseau sans fil parce que leur propriétaire est en train de "travailler" sur ce même réseau sans fil..

En effet, tout le monde ou presque est sur Facebook, y revient plusieurs fois par jour ou se balade sur un site "Like-enabled" surtout quand il a 5 minutes  à perdre avec son iPhone en attendant son train....

Il suffit de cliquer alors sur ces noms d'utilisateurs pour se retrouver instantanément connecter à leur place sur leur compte!

Oooooouch, un méchant coup dans le bas-ventre!

Je pense que l'on est est sur le pied de guerre chez Facebook pour mettre en place la contre-risposte: il y a déjà eu trop de bavures (même si nécessaires ?...) chez eux dans le domaine de la sphère privée!.

Il n'y aura à mon avis pas beaucoup d'autres parades possibles que celle mise en place par Google sur Gmail en janvier de cette année: activer l'encryption de bout en bout par SSL pour parer aux négligences des autres maillons de la chaîne de transmission....

L'objectif de Eric Butler (comme de mon billet d'ailleurs) n'est pas d'inciter au piratage de données personnelles mais plutôt de montrer aux utilisateurs les dangers du laxisme en termes de protection de la sphère privée afin qu'ils se mettent en retour à "tirer les oreilles" des éditeurs de services en ligne pour les forcer à corriger leurs faiblesses puisque leur exploitation est à la portée de tout un chacun!

Dans le cas de Facebook, cela devrait coûter quelques milliers de serveurs additionnels (ajoutés à un parc déjà bien étoffé...) car la compression SSL est particulièrement gourmande en puissance de calcul  - Si bien sûr c'est la solution retenue....

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

dimanche, octobre 24, 2010

Après 220 millions d'unités vendues, Sony arrête le walkman. Sniff...

Après 30 ans de bons et loyaux services, Sony arrête la production du Walkman, son célèbre lecteur personnel de cassettes audio.

Un peu de nostalgie: pour les quadras et plus dont je fais partie, le walkman a été le premier équipement personnel permettant de se promener avec SA musique (moyennant parfois des poches bourrées de cassettes pour transporter un morceau de sa bibliothèque musicale) et aussi ...de montrer que l'on voulait s'isoler même en présence d'autres.

Avec la disparition de ce Walkman, c'est une page de vie qui se tourne. Sniff!...

Bien sûr, c'est l'iPod (suivi par l'iPhone), icône canonique des lecteurs numériques, qui a porté l'estocade au Walkman. Mais, avec 220 millions d'unité produites, cela reste un beau succès commercial planétaire: Apple qui active quotidiennement 230'000+ produits à base de son iOS (iPhone, iPods)  a vendu "seulement" 125 millions de ces gadgets.

Bien sûr, ce chiffre a été atteint beaucoup plus vite par Apple que par Sony. Mais, la question qui est maintenant ouverte: Apple pourra-t-il lui aussi atteindre ce cap des 220 millions d'unités?

Certes le marché est aujourd'hui beaucoup plus large (5+ milliards de clients prospectifs fin 2010!), donc le potentiel est énorme mais la concurrence avec les terminaux basés sur Android en tant que plate-forme technologique stratégique est féroce, attisée par l'habile "tous contre 1" orchestré par Google. Tous ces terminaux aussi fonctionnels et moins chers que ceux d'Apple ne vont-ils pas empêcher l'atteinte de ce cap historique par la firme de Cupertino?

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

jeudi, octobre 21, 2010

Video interactive à 360°: la première que je vois!...

La première que je vois de ce genre: une vidéo interactive à 360°!

Ce que j'entends par là: en cliquant sur un pixel de cette vidéo puis sans relacher la souris, vous pouvez la faire tourner à votre guise (d'où l'interactivité) autour de ce point dans toutes les directions (d'où les 360°)

C'est la même idée que Google Street View mais dans ce cas, on passe la photo statique à la vidéo animée.

Comme c'est à but publicitaire, elle est bien protégée, impossible de vous la montrer sur ce blog, il vous faut une visite directe à http://www.youtube.com/doritosuk

Vous en connaisez d'autres du même accabit ? Merci de nous les signaler par commentaire

La technologie est encore très spécifique, à quand sa démocratisation pour filmer les repas familiaux de la même manière....

Source: blog Media and Tech (par didier durand)

lundi, octobre 04, 2010

Google, Apple, Microsoft: les enjeux de la bataille autour des smartphones!

 Microsoft vient d'intenter un procès à Motorola, grand utilisateur d'Android, après avoir signé un accord de licence autour de brevets mobiles avec HTC, lui aussi fan du système de Google dans ses téléphones. Pourquoi ?

L'intelligence comparée des smartphones actuels n'est qu'éphémère: en laissant agir tranquillement la loi de Moore ainsi qu'elle continue à le faire sur d'autres domaines de l'Internet, celle-ci va raboter ce côté "smart" relatif des téléphone actuels type iPhone ou Nexus One pour faire que ces caractéristiques distinctives actuelles de leur haut de gamme (écran couleur haute résolution, connexion internet permanente, puce GPS, etc.) deviennent absolument standard.

Cette montée en gamme de l'ensemble du parc mondial est un enjeu énorme: il concerne à terme les 5 milliards d'individus connectés par mobile sur cette planète!

Le saut fonctionnel quantique apporté par ces nouveaux téléphones stimule l'entrée de nouveaux acteurs comme Google pour qui ces 5 milliards de combinés en service ne sont pas l'enjeu de la bataille. C'est l'utilisation massive de l'Internet et les revenus publicitaires mobiles qui vont en découler qui l'intéresse.

C'est pour cela qu'il donne gracieusement son système Android à tous les constructeurs de combinés téléphoniques: pour leur permettre d'innover au plus vite dans le sens de combinés toujours plus riche fonctionnellement.

Android est donc devenu le cheval de bataille des nouveaux constructeurs mobiles qui n'ont pas d'actifs  antérieurs à protéger. Il est par contre le cauchemar de Nokia: la société finlandaise fait tout ce qu'elle peut pour saborder Android au profit de son système Symbian et se refuse bien sûr officiellement à l'utiliser directement elle-même. Mais, ce faisant, elle s'isole: elle vient de perdre 2 partenaires de renom: Sony Ericssson et Samsung qui lâchent Symbian pour Android.

Les impacts de Android sont d'ailleurs si forts (relation client, flux financiers, etc.) que les opérateurs mobiles comme Orange, Vodafone en viennent à imaginer leur propre alternative au vu des défaillances actuelles du leader actuel et passé Nokia en pleine turbulence.

La riposte de Microsoft est donc logique: la société de Redmond va successivement intenter des procès à tous les fabricants de combinés Android car elle vit de licences des logiciels qu'elle produit ou à défaut des royalties de son large portefeuille de brevets. A la veille du lancement de Windows 7 Mobile, elle doit donc faire tout ce qui est en son pouvoir par annihiler les efforts de la concurrence.

Cependant, même si Google tente de lui couper directement les ailes, les équipes de Ballmer doivent attaquer eux les producteurs de combiné pour avoir des cas beaucoup plus tangibles et donc des résultats juridiques rapides et plus tranchés! ll faut soit stopper la diffusion des combinés concurrents soit en extirper des royalties maximales par rapport à son portefeuille de brevets. C'est de la bonne tactique juridique, simple et effiace!

C'est Oracle qui s'est pour l'instant juridiquement attaqué au "problème stratégique" de la dominance à termes de Google sur le marché des gadgets électroniques (il est déjà présent dans les 4 outils principaux de notre vie quotidienne...) pour tenter de scier Android à la base en démontrant que Dalvik, bien que totalement réécrite "from scratch" par Google, viole des brevets de base de la technologie Java. Il n'y a que Oracle qui puisse lancer une telle attaque: elle détient les brevets incriminés depuis son acquisition de Sun et elle a les poches assez profondes pour payer les bataillons d'avocats spécialisés nécessaires à un procès aussi séminal!

James Gossling, père de Java,  met en doute la viabilité de ce procès sur la seule base de violation de brevets: Cette position valide donc l'attaque tactique de Microsoft contre Motorola et celle de Apple sur HTC il y a quelques temps.

Tous ces procès dans tous les sens valident en tout cas les propos de E. Schmidt: la nouvelle vague technologique (et  donc financiero-spéculative...) se trouve dans l'Internet mobile.

Quant à tous ces procès, sur le fond, on aura le temps de les disséquer ces prochains mois: ils vont durer des années!  Google ne peut qu'aider - en arrière boutique - HTC contre Apple et Motorola contre Microsoft en plus de traiter sa propre affaire avec Oracle.

On peut donc être sûr que les procédures vont être conduites dans les règles de l'art et ainsi durer de nombreuses années.....


Source: blog Media and Tech (par didier durand)