lundi, juin 23, 2008

Dépenses publicitaires en France 1996 - 2010

Le blog de l'Association Mondiale des Journaux (WAN / AMJ) publie un graphique historique très intéressant sur l'évolution des dépenses publicitaires en France tous médias confondus.

Il est basé sur des données ZenithOptimedia donc on ne plus solide!

Ce que l'on y lit:
  • une augmentation des dépenses globales de 7.47 milliards d'euros en 1996 à 10.7 en 2007 pour aller à 11.5 milliards en 2010. Donc, finalement une augmentation soutenue (qui ne vaut bien sûr pas celle de la pub Internet mais bon....). Un chiffre qui prouve 2 choses pour moi: (a) tout d'abord que nous sommes de plus en plus dans une économie de l'attention et que celle-ci se paie de plus en plus cher! et (b) que la globalisation exacerbe la concurrence et qu'il faut donc mettre le paquet pour se faire connaître!
  • en 1996, le trio de tête était TV, journaux et magazines. En 2010, ce sera toujours TV, suivie par Internet et magazines alors que les journaux auront perdu du terrain. Les journaux en déclin seront passés au 4ème rang.
  • Internet aura la croissance la plus rapide: embryonnaire en 1996, 1 milliard d'euros passés en 2006 et 2 milliards en 2010. D'ailleurs à cette date, il représentera selon l'IAB largement plus de 10% du gâteau publicitaire français: le cap devrait être passé fin de cette année dans l'Hexagone.
La seule crainte que l'on peut avoir à ce moment? Qu'une forte récession survienne et qu'elle brise nette ce magnifique élan....

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

7 commentaires:

JM Salaun a dit…

Bonjour Didier

«une augmentation des dépenses globales de 7.47 milliards d'euros en 1996 à 10.7 en 2007 pour aller à 11.5 milliards en 2010. Donc, finalement une augmentation soutenue (qui ne vaut bien sûr pas celle de la pub Internet mais bon....). »

Affirmation un peu rapide, il me semble. Entre 2000 et 2007, il n'y a qu'un Mds d'augmentation, soit 1% environ, ce n'est pas vraiment une augmentation soutenue. Et même 3% en 10 ans, si on démarre en 97, ce n'est pas le Pérou. Après 2007, c'est du marc de café qui produit un effet d'optique trompeur.

d.durand a dit…

Bonjour Jean-Marc,

Votre propose: un milliard sur 10 , c'est 10% plutôt que 1%,non?

De toute façon, je mettais la bulle de côté: pour avoir été dedans, je peux dire qu'elle n'avait rien de réel....

Donc, plus de 3.3 milliards en 10 ans (96->07) soit 45%+, c'est pas mal, non?

cordialement
didier

JM Salaun a dit…

Autant pour moi, je dois retourner en primaire pour réviser les règles de trois.. c'est pas mal en effet.

Blü a dit…

Dommage que le mobile ne soit même pas identifié comme un média pour 2010, même s'il l'est déjà aujourd'hui.
Un marché publicitaire de 10 M€ en 2008, ce n'est pas énorme, mais c'est un bon début , non?

Dommage que Zenith passe à côté de ce genre d'évidence. A moins que le mobile soit inclus dans les données Internet, ce qui serait également une erreur.

d.durand a dit…

Bonjour Blü,

Je pense (malheureusement) qu'il faut un marché de 100+ mio euros pour entrer sur le radar de Zenith qui ne s'occupe que des très grands comptes... donc des très gros budgets.

Par ailleurs, je pense que Mobile et Internet vont se confondre ... à cause de l'Internet Mobile.

cordialement
didier

nico. a dit…

Bonjour,

Merci pour le post et ce lien vers les stats du WAN.

Après un peu de number crunching, quand on compare l'évolution du marché pub à celle de l'économie dans son ensemble, on voit que la part de la pub dans l'économie à diminuée. (explications ici)

Soit je me suis planté dans les calculs, soit l'attention n'est pas si fondamentale que ça pour les entreprises.

d.durand a dit…

Bonjour Nico,

Très intéressante votre analyse!

Si on prend le PIB, vous avez raison par rapport à l'attention.

Maintenant, est-ce le bon indicateur pour mesurer les effets de l'économie de l'attention? Est-ce que le pourcentage des valeurs ajoutées réinvesties dans la pub est valide?

Nous, on mesure plutôt l'augmentation des dépenses par rapport aux nombres d'habitants / de foyers: elle augmente même lissée par l'inflation.

cordialement
didier