lundi, mars 31, 2008

LinkedIn: les "flux migratoires" (démissions / embauches) inter-sociétés rendus progressivement transparents

Dans "Recrutement 2.0", j'ai déjà raconté comment les professionnels (i.e. nous tous ou presque en tant que "proies consentantes non officielles") portent une attention particulière à l'entretien très régulier de la validité de leur profil LinkedIn afin de maximiser la taille de leur réseau de connexions.

LinkedIn possède donc une base de données très intéressante:
  • elle sait à tout moment où travaillent ses 20+ millions de membres en provenance de 150 industries différentes
  • elle connaît en plus l'historique de leur parcours
Il lui est donc possible de publier à partir de maintenant des synthèses très intéressantes sur les sociétés (ou autres types d'organisations) elle-mêmes à partir des micro-informations livrées: pour 160'000 d'entre elles, on peut voir d'où arrive les nouveaux employés, où partent les démissionnaires, avec quelles autres sociétés les connexions LinkedIn interpersonnelles sont les plus nombreuses, les promotions récentes, les démissions, les employés "les plus célèbres" par le taux de consultation de leur profile, etc...

Pour vous faire une idée, voir l'exemple ci-après publié par le blog Linkedin sur Google [cliquer l'image pour la grossir]

[Autres exemple: Facebook, Apple, etc... - Note: il faut être identifié sur le système pour voir ces profils¨]

Cela a permis a Louis Gray de compiler un tableau de synthèse riche d'enseignements sur les entreprises en vogue de l'Internet


Dans le monde professionnel, il y a donc de plus en plus une transparence directe et explicite livrée par les CEOs des sociétés comme J. Schwartz, ceo de Sun. Mais elle se conjugue aussi désormais à une transparence indirecte et implicite par l'agrégation intelligente des données livrées par les "micro-producteurs de contenus" que nous sommes tous devenus.

Cette transparence involontaire et indirecte sera-t-elle toujours souhaitée par les sociétés ? Je pense que non et donc que l'on aura prochainement des débats juridiques sur ces thèmes...

En effet, on va toujours un cran plus loin dans cette "transparence de notre société" (mon boss pense lui que c'est une tendance de plus en plus effrénée de notre société moderne à de nouvelles formes d'exhibitionnisme - au moins virtuel...):
Pour se forger un avis dans tous ces méandres informationnels finalement plus ou moins réellement transparents, il ne nous reste plus qu'à méditer la conclusion du billet de Cathy d'aujourd'hui: "Sur internet, le mensonge se généralise : nous mentons facilement à propos de notre identité, de notre âge, ou de notre situation maritale ou sur notre localisation. Pour les internautes, le mensonge n’est d’ailleurs pas l’opposé de la vérité mais celui de la réalité. "

Faut-il donc croire tout ce qu'on lit, sur LinkedIn et ailleurs?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

2 commentaires:

Jean a dit…

Et en plus à voir ce que j'ai trouvé chez PPC, ils ont l'air sympa chez LinkedIn et plutôt fétard

d.durand a dit…

Bonjour Jean,

20 millions d'utilisateurs, cela vaut bien ce petit rassemblement, non?
cordialement
didier