mardi, avril 10, 2007

Steve Jobs et le retrait des DRMs: les chiffres disent pourquoi!....

[mise à jour: complément chez Guillaume qui donne les parts de marché: "Selon des données du NPD Group pour les Etats-Unis, Apple posséderait 73,7 % de parts de marché sur les baladeurs MP3, suivi de très loin par SanDisk avec 9 %, puis Creative (3,3 %), Microsoft (2,3 %) et Samsung (2,2 %)."]

Techcrunch annonce que:
  • Apple vient de vendre son 100 milionième iPod
  • son magasin iTunes en est lui à 2.5 milliards de chansons vendues auxquelles il faut ajouter 50 millions d'épisodes de série TV et 1.3 million de films
En reprenant et extrapolant les tableaux de Marie Meeker, on voit donc que:
  • le hardware iPod a rapporté environ 20.5 milliards de dollars à Apple
  • le contenu iTunes a généré lui un chiffre d'affaires d'environ 2.8 milliards de dollars
Quand on ajoute à cela le fait que les marges sont sûrement bien meilleures sur le hardware (pour avoir acheté un iPod nano il y a peu, je l'ai "senti"...) que sur le contenu (revenus partagés avec les ayant-droits), on peut mieux comprendre le lyrisme récent du chevalier blanc Steve Jobs au secours des consommateurs opprimés par l'insupportable tyrannie des DRMs.

Il va donc tirer les marrons du feu à double titre:
Bien joué Mr Steve Jobs! (je vous recommande encore une fois sa bio "politquement incorrecte" iCon dont j'ai déjà reparlé)



Source: blog Media & Tech (par didier durand)

5 commentaires:

Iguane39 a dit…

En même temps, je vois pas ce que le retrait des DRMs va pouvoir lui rapporter niveau revenus supplémentaires, vu que les DRMs permettaient justement de fixer les acheteurs de l'iPod sur les musiques vendues par iTunes.

Les utilisateurs d'autres baladeurs MP3 pourront certes acheter de la musique sur iTunes, mais ils sont minoritaires (27% dixit la présente news) mais les utilisateurs d'iPod pourront en acheter d'autres sites que iTunes, donc une grosse perte de revenus.

Je reste cependant d'accord sur le fond de l'article...

christian a dit…

Je ne partage pas totalement cette analyse car Steve jobs est également le premier actionnaire de Disney et sera l’un des perdants de la difficulté de protéger efficacement les œuvres et de la modification des modèles de revenus.
Je pense que le patron de la pomme est réaliste et qu’il a compris que les moyens technologiques ne permettraient jamais de protéger les contenus. La concurrence d’autres constructeurs et d’ayant droits commençant à proposer des contenus et matériels sans DRM l’oblige à réagir pour conserver son leadership. Je te rejoins sur l’aspect médiatique de cette campagne
www.tech.youvox.fr

d.durand a dit…

Bonjour Iguane39

(39 = le jura?)

Mon raisonnement est le suivant par rapport au gain pour l'iPOd: si la musique digitale circule plus facilement (sans DRM), plus de gens vont s'équiper - ils seront approvisionnées en contenu par leurs proches - donc plus d'iPod vendus!

Donc, le DRM-free ne va pas faire monter forcément les achats (sur iTunes) mais plutôt le taux d'équipement.

Si c'est les 2, tant mieux!

a+

didier

d.durand a dit…

Bonjour Christian

Ravi que tu ne partages pas tout: c'est le but des discussions sur le web.

Tu as effectivement raison pour le lien avec Disney [je l'avais oublié] mais c'est un lien perso.

100% d'accord avec toi sur le fait que les DRMs seront toujours impuissants (cf les hacks de HD très récents)

Pour revenir à Disney, pour le bien d'Apple (lien professionel de S. Jobs), c'est le mouvement juste que le sans DRM (voir commentaire de réponse Iguane ci-dessus): cela fera monter les ventes d'iPOd.

Merci de tes réflexions: elles poussent à réfléchir plus loin

a+

didier

christian a dit…

Bonjour Didier
Comme tu le dis avec raison, le web est l'occasion de partager différentes interprétations. Je n'ai d'ailleurs pas la déraison de penser que mes avis sont les meilleurs. Tu as suffisamment d'avis pertinents pour échanger intelligemment des opinions. Tu es d'ailleurs le bienvenu pour rédiger des articles et tribunes sur YouVox Tech y compris et surtout sur des avis contradictoires étayés aux nôtres. Le futur prend ses racines dans le présent mais les paramètres sont si nombreux qu'il est impossible de le prévoir avec certitude.
Christian
www.tech.youvox.fr