mercredi, décembre 13, 2006

Yahoo aurait voulu racheter Facebook pour 1.6 milliards de dollars - Bulle 2.0?

Les réseaux sociaux du valent décidémment très cher:
On revient donc toujours à la question "bulle 2.0 ou pas"?

A méditer d'autant plus quand on lit le billet de Emanuel sur un panel de LeWeb3

Le modérateur de la conférence a entrepris de faire voter la salle sur cette simple question:

“pensez-vous que d’ici quelques années les projets des différents membres du panel (les medias collaboratifs de Wikio à Citizenbay) resteront indépendants cad autonome et rentables (je cite de mémoire)”? Et là, chose étonnante, pratiquement aucun bras ne se lève dans la salle.

Le modérateur continue …

- “Pensez-vous qu’ils seront achetés par exemple par des grands groupes de médias [traditionnels]”? Et là, les trois quarts des mains se dressent tout à coup! Dans cette salle composée à 95% du gratin de l’internet, entrepreneurs et blogueurs réunis, la fine fleur du web 2.0!

Quelques instants de malaise devant ce constat simple et effrayant: aucun de ces acteurs du web 2.0 ne croit un instant à la capacité des médias dits participatifs de survivre de façon autonome …

Vous auriez répondu la même chose?

Source: blog Media & Tech (par didier durand)

8 commentaires:

emmanuel a dit…

Les arguments d'Ouriel (techcrunch FR et d'autres) sont justes: cette fois ce n'est pas un phénomèe boursier. Encore qu'on puisse considérer Google comme le nouvel ecosysteme qui joue à lui seul le rôle de bourse en monétisant l'essentiel du web..

Pour moi la nature de la bulle est ailleurs, c'est un problème de définition de la valeur. La grande question c'est quelle est la vraie valeur d'un visiteur unique. Autrement dit comment anticipe-t-on le revenu d'un utilisateur. Google la positionné à pres de 50$ loin derriere les valos de la bulle 1.0 (jusqau'à 10 ou 15 fois ça). Du coup le marché estime qu'il y a un prix et u acheteur et tout le monde court après.

Le problème c'est que le potentiel de revenu tiré du visiteur est probablement surestimé, en tout cas c'est une inconnue. Yahoo monétise son visiteur à 19$ selon Morgan Stanley et Google à 11$ ...

Pour moi la bulle 2.0 se situe à ce niveau. En cas d'éclatement je rejoins à nouveau les autres pour dire que l'effet sera minime pour le marché.

Mathieu a dit…

Je pense que les acteurs du net pensent (espèrent ??) trop que le racaht est la porte de sortie des start-up. Il me manque que des petites entreprises montées sérieusement et rentablement pourront continuer à exister sans être racheter.

Envisager cette eventualité permettrait à mon avis d'éviter également une bulle 2, en se basant sur une développement rentable.

D.VDA a dit…

Attendons encore 12 à 18 mois.

En effet, si la mode Web 2.0 tombait maintenant on n'aurait que des plops de bulettes et une disparition des recrutements de stagiaire/developpeur Web 2.0.

Le risque de (+/- grosse) baisse du marché immobilier de la croissance de l'économie de services des US ne m'engage pas à penser que le phénomène ne deviendra pas prochainement boursier.

Bon. Je m'en vais lire le billet d'Emmanuel. ;)

d.durand a dit…

Bonjour Mathieu,

100% d'accord mais il semble que devenir (très) riche (très) vite soit le seul objectif d'un maximum d'entrepreneurs

didier

d.durand a dit…

Bonjour d.vda,

D'accord sur la taille limitée des bullettes.

Mais, 2 bulles trop rapprochées, cela saperait pour longtemps le moral de ceux qui veulent se lancer...

d.durand a dit…

Salut Emanuel,

D'accord avec toi et d.vda sur les conséquences boursières limitées.

Comme dit àd.dva, c'est plutôt le côté psychologique qui risquerait d'être sapé pour longtemps.

Aussi d'accord avec toi sur le fait que "l'hyper-fluidité" de la communication engendrée par l'Internet rend plus difficile la valorisation d'un visiteur internet que celle d'un abonné de presse papier.

lilious a dit…

aucun de ces acteurs du web 2.0 ne croit un instant à la capacité des médias dits participatifs de survivre de façon autonome …

Surement car ils se placent dans une optique business/investissement/rentabilité. Il existe d'autres modeles, non basés sur la rentabilité économique, qui fonctionnent:

Un projet comme wikipédia par exemple: la construction et le contenu sont générés par les utilisateurs et ne coutent rien. Le cout des serveurs est assurés par dons, donc indépendant des investissements.

Ce qui est interessant avec un projet comme wikipedia, c'est qu'il ne peut pas etre racheté. Imaginons que Microsoft ou Google rachete wikipédia pour y placer de la pub. La majorité des utilisateurs fuiront et iront reconstruire une autre wikipedia a cote.

Et si l'avenir du web était dans la création collective non lucrative ?
Les investisseurs seraient bien embetés :-)

d.durand a dit…

Bonjour lilious,

Je suis aussi un grand fan de Wikipedia & co (cf mes billets sur le sujet)

Cependant, pour que ces projets existent et survivent, il faut à mon avis qu'il y en ait d'autres qui soient des succès commerciaux pour leurs investisseurs!

D'accord avec moi?

didier